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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 01:51

"Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé."

 

Le tweet des tweets ! Valérie Trierweiler fait exploser une bombe de premier choix. Elle renie insidieusement, publiquement l'investiture et le soutien de son époux président pour Ségolène Royal, sa grande rivale, qui brigue le perchoir suprême. En fait, rien n'est moins sûr. À l'évidence, ça ne peut être qu'un coup de maître de François Hollande, qui voit loin, et, qui est tout sauf un couillon.

Quand on s'appelle Valérie Trierweiler, journaliste politique rompue à toutes les intrigues intestines des partis, on ne peut pas avoir envoyé un tweet aussi stupide sans l'assentiment d'une fine stratégie dictée par son époux. Car, ne soyons pas naïfs, c'est certainement lui qui l'a concoctée. Ou tous les deux.

Olivier Falorni, ami de longue date et ancien directeur de campagne de François Hollande lors de la primaire, peut tout à fait être 'remercié' par ce biais là. Un amical petit coup de pouce quelques jours avant le deuxième tour. D'ailleurs, dans ses réponses à la presse, il remercie gentiment le couple.
Peu nombreux sont les amis du président au gouvernement. Hollande fait passer la politique avant les sentiments. Logique quand on est un redoutable fin stratège comme le découvriront tôt ou tard tous ceux qui le traitent de mou et d'indécis. De Mitterrand il a tiré toutes les leçons et ne commettra aucune de ses erreurs.

Valérie Trierweiler, Ségolène Royal, on est d'accord, les deux femmes se détestent. C'est normal. L'une s'est fait plaquer, l'autre partage depuis 2006 la vie maintenant présidentielle de François Hollande, et le "rend heureux", dixit l'intéressé. Toutes les images et vidéos diffusées ont bien fixé cette insupportable inaptitude à pouvoir échanger un regard, une poignée de main entre elles. Devant les caméras et appareils photos, chacune tente de jouer le jeu, petit sourire en coin mais commissures amères. Valérie Trierweiler a l'air de faire des efforts de réconciliation pendant que Ségolène Royal n'en fait visiblement aucun. Et pour cause.

La reine, l'énarque magnifique aux plusieurs ministères, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, celle qui a failli devenir la première présidente des Français, la mère des quatre enfants de l'actuel président de la République, c'est bien elle. Elle a toujours su ce qu'elle voulait, s'est battu pour devenir ce qu'elle est et se battra encore pour ce qu'elle pourrait encore être. Elle a touché la plus haute marche, elle peut peut-être encore y prétendre.
Marie-Ségolène, c'est une vaillante petite soldate. Dans sa jeunesse, elle a même assigné en justice son machiste de père, Jacques Royal, polytechnicien, lieutenant-colonel de marine, car il refusait de lui payer ses études considérant les femmes comme des sous-êtres ! Elle a obtenu gain de cause. Contraint par la justice, pension alimentaire il lui versera. Hé hé !

François Hollande son gros problème, c'est elle. Il connaît bien son ex. Opiniâtre, tenace, mais imprévisible, elle représente pour lui dans ce quinquennat un boulet qu'il devrait traîner pendant cinq ans si elle atteignait le perchoir de l'Assemblée nationale. Il lui faut biaiser, finement, et faire semblant de remercier Ségolène qui a fait campagne et joué le jeu de l'union du PS qui s'est calée auprès de Martine Aubry alors qu'elles se détestent. Elle a fait de gros efforts. C'est elle qui aurait dû être au poste de première secrétaire du PS et non Aubry qui a bénéficié des fameuses scandaleuses voix d'Allauch dirigées par Jean-Noël Guérini.

Lors de son investiture, François l'a plusieurs fois embrassée sous les objectifs et les vivats enchantés, et l'œil pseudo-indifférent de Valérie. Ça, c'est facile. L'opinion, on la modèle facilement. Deux bisous devant la France et la nouvelle maîtresse. Et Ségolène ne pourra pas dire qu'il l'a rejetée.
Maintenant, les choses sont plus agaçantes. Il faut mettre des bâtons dans les roues de Ségolène, quitte à monter des duels à gauche pour la faire éliminer aux législatives. Car si Ségolène Royal est élue et atteint la présidence de l'Assemblée nationale, elle deviendra troisième dans l'ordre protocolaire de la République. Petit rappel.
1- Président de la République (élu par les Français)
2- Président du Sénat (sénateur élu par ses pairs)
3- Président de l'Assemblée nationale (député élu par ses pairs)

Elle serait officiellement de toutes les cérémonies, et elles sont nombreuses,  comme par exemple pour le 14-Juillet tout proche.
Rien que d'imaginer Ségolène à côté de François avec Valérie dans leur dos ! Non non ! Vraiment, le pauvre homme n'en finirait pas, c'est impossible !

D'où le tweet.

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                              Ségolène Royal aux côtés de Martine Aubry, après l'annonce du tweet

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 02:53

Dignité, simplicité, sobriété. L'investiture de notre nouveau président de la République s'est déroulée dans le climat que François Hollande a choisi. À part la pluie et les grêlons qui l'ont rendue plus distrayante, pas de véritable liesse populaire ni de fêtes déjantées à la mesure de l'événement. Hollande se devait d'être l'antagonisme de Nicolas Sarkozy. Fini les robes Armani et chaussures Louboutin.

Valérie Trierweiler, très élégante, qui l'a accompagné pendant toute cette journée mémorable, portait une robe d'une marque banale, Apostrophe, environ 200€, un manteau blanc de Tara Jarmon, 650€, et des escarpins de l'originale Anne-Valérie Hash, 250€, soit 1100€. On est loin des 1500€ de la robe Prada, d'ailleurs magnifique, que portait Cécilia Sarkozy pour l'investiture de son époux en 2007, pour ne citer que sa robe…

Histoire de se démarquer du mandat Sarkozy, François Hollande en a fait des tonnes pour
rester simple. Du départ de son domicile rue Cauchy dans le 15ème jusqu'à l'Elysée, le cortège de François Hollande prendra beaucoup de retard à cause d'embouteillages et plusieurs arrêts aux feux rouges qu'il interdira de franchir. Et tout ça sous la surveillance étroite d'un hélico ! Ça frisait vraiment le ridicule !

A 10h, Nicolas Sarkozy arrivait avec Carla par la Porte du coq à l'arrière de L'Elysée. Fini pour lui l'entrée par la cour principale.
Pendant que son époux, toujours président, attendait dans le hall le candidat gagnant, Carla en ballerines noires recevait Valérie Trierweiler pour lui transmettre les manettes des cuisines. Compte tenu du rôle que la République accorde au rôle de 'première dame', on se demande bien de quoi elles ont pu discuter.

Nicolas Sarkozy, agité de quelques poignants derniers tics, a reçu sur le tapis rouge et tout en bas des marches du perron, un François Hollande plus que réservé, pas du tout affable. Ils se sont éclipsés pendant 38mn, le temps de faire croire qu'un code nucléaire à transmettre existait réellement et se sont quittés sans effusions. Le strict minimum. Nicolas aurait bien voulu, pas François. L'un est en manque affectif, l'autre est pudique. Mais les deux sont des loups politiques, il n'a donc jamais été question de cadeaux entre eux.

Alors que Nicolas Sarkozy avait réussi son départ lors de ses dernières allocutions, là, il loupe sa sortie. Partir main dans la main avec son épouse n'est pas très digne d'un président sortant. 
Un dernier coucou aux pauvres cris qui l'appellent, Nicolas Sarkozy monte dans sa voiture qui crisse une dernière fois sur les graviers sublimes. Il sort une main pour saluer les fidèles militants désespérés. Apparaît alors son bracelet Albanu en poils d'éléphant serti d'or, dernier modèle d'une collection haut de gamme, 2245€. Il n'a pas pu s'en empêcher ! Mais il aurait pu porter aussi le modèle en poil de girafe ou en queue de cheval, d'Albanu, grande marque monégasque pour les adeptes du bling-bling de la savane. Un prochain cadeau à envisager pour Carla.

Pendant ce temps, à l'intérieur de la Salle des fêtes de l'Elysée, François Hollande vit enfin son rêve recevant solennellement la Grand-croix de maître de la Légion d'honneur. Il fait son premier discours de président investi. Comme d'habitude, sa cravate est de travers avec un nœud étranglé.
Qu'est-ce que c'est agaçant ces nœuds de cravate mal faits ! Sauf, Nicolas Sarkozy (et oui), Pierre Bergé (YSL oblige), le magnifique Stéphane Hessel, Jack Lang et quelques autres que j'oublie, très peu savent faire un nœud droit qui va permettre à la cravate de tomber parfaitement. L'élégance, en un tel jour, c'est un devoir. Visiblement, pas pour tous.
Bref, embrassades aux invités, bise à Mazarine qui filme avec son Iphone pendant que devant les Invalides le canon tire à blanc ses 21 salves. Enfin... Le président bling-bling est mort ! Vive le président plan-plan !

La remontée sur les Champs avec la DS5 restera un moment privilégié car les éléments naturels ou surnaturels ont décidé de jouer avec lui. La pluie redouble et fouette Hollande transfiguré par l'exaltation du moment sublime. Sous les vivats de la foule massée et trempée par cette eau bénite, il arrivera sous l'Arc de triomphe plus lourd d'un litre ou kilo.

Ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu, sonnerie aux morts, "La Marseillaise". Et la pluie qui 'flingue' les képis des officiers stoïques, qui ne fléchie pas. Puis, les Tuileries et un hommage à Jules Ferry où les enfants invités sont ravis. Le temps s'amuse. Il fait beau. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy fait son jogging au Bois de Boulogne et râle après les paparazzis qui le suivent. "Vous n'allez pas me suivre tout le temps comme ça !"

Pour le 7ème président de la 5ème République, direction l'Institut Pierre et Marie Curie où François Hollande doit, pour la deuxième fois de sa première heure de quinquennat, déposer une gerbe devant la statue du génial couple français.
Mais maintenant il grêle ! Peu importe les caprices et humeurs célestes. Le président, lunettes et chemise trempées, applaudit les jeunes chercheurs agglutinés aux fenêtres et repart pour l'Hôtel de ville, très en retard sur l'horaire imparti.

Pour la troisième fois, il a changé de costume. Un bleu moins soutenu. A la mairie de Paris,     attendent 1000 invités triés sur le volet, ses fidèles, ou ex-ennemis pardonnés. Présent sur le parvis, Bertrand Delanoë, son ami, très ému. C'est la première fois qu'un maire de gauche reçoit un président de gauche.
Un délicieux bain de foule après, François Hollande entre dans l'Hôtel de ville.
Rien ne change, tout est immuable. Dans la salle des fêtes, Ségolène Royal, comme à son habitude, guette toutes les caméras sur elle et affiche selon les plans un sourire instantané. Emmanuel Valls mâche un chewing-gum, Yves Simon et sa morgue arborent de nouvelles lèvres siliconées, mais, dans l'ensemble, toute cette assemblée est digne et impatiente de voir son président élu.

"Cher Bertrand Delanoë, j'ai compris votre émotion…". Discours de François Hollande et l'émotion qui ravage Delanoë en perte de contrôle. Et puis les remerciements des élus et proches massés en rangées immobiles qui attendent l'accolade forcément sublime de celui qui saura peut-être se montrer reconnaissant. 
Parmi eux, un visage carnassier surgit du passé, Jean Tiberi, toutes canines hérissées, serre la main de Hollande. Beurk ! Comment peut-il ?
Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, qui tout à l'heure sera promu premier ministre, ont l'allure et les nœuds de cravates conformes au moment solennel. C'est bien. On est dans la dignité.
Reste encore pour le président son dernier rendez-vous à Berlin avec Angela Merkel où la presse européenne l'attend au tournant.

19h. Aéroport de Villacoublay. Les éléments décochent un dernier coup de foudre sur le Falcon présidentiel qui vient de décoller et l'obligent à revenir sur le tarmac. Mais Hollande, pas tombé de la dernière pluie, a prévu un avion de rechange.
Un redécollage plus tard, François Hollande, maître de l'univers et des éléments, s'envole enfin vers Angela avec une heure de retard. Quelle journée !

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:44

La cérémonie très réussie de l'armistice venait tout juste de se terminer, émouvante et pleine de dignité républicaine avec les deux présidents côte à côte, François Hollande et Nicolas Sarkozy, droits comme des ifs guerriers et vlan ! voilà que tombe la nouvelle pendant l'émission d'Ali Baddou, "La nouvelle édition".

Filmée dans son bureau de la mairie, Maryse Joissains vient de faire une bourde monumentale qu'elle risque de payer très très cher politiquement. Elle critique violemment l'élection pour elle non "légitime" de François Hollande et hurle sa douleur (j'exagère un peu) devant l'éviction, le départ, la sortie, bref, l'exil de son cher Nicolas, ex-président de la République française.

Après avoir vu la fameuse vidéo, Ali baddou n'en revenait pas. "Et elle est députée ?" Et bien oui Ali, elle est députée. Et, depuis 2001, elle empoisonne, que dis-je, elle 'empoissonne' la mairie d'Aix-en-Provence sans aucune pince à linge sur le nez.
Son interview ? Une pure anthologie de poissarde, de pauvreté intellectuelle, une analyse basique et stupide sur cette présidentielle qu'elle juge "anti-démocratique". Mais, surtout, une main tendue au Front national, possible famille de substitution d'avenir pour gagner les législatives et la municipale 2014 bien compromises après la logique et possible explosion de l'UMP.
Toutes dents fernandelesques jaillies, "Je n'espère pas pour autant que mon pays se casse la figure". Maryse Joissains, dont on connaît les tendances FN depuis longtemps, nous donne ici toute l'étendue de ses multiples canevas politiques, de propos extrêmes, sans éthique, sans tenue ni retenue, mais bien en corrélation avec les déjections qui jonchent les rues aixoises depuis son élection.

Car bien sûr elle associe tous les Aixois à ses propos ! Je lui rappelle, que sur les 70.018 personnes qui se sont exprimées dont moi, 32.844 Aixois ont voté François Hollande soit 6% d'écart entre les deux candidats et n'oublions surtout pas les 2.947 votes blancs et nuls. Maryse Joissains n'est certainement pas représentative de l'ensemble des Aixois. Ses méthodes de dénigrement, de victimisation, sa vulgarité sans limites n'est réfléchie que par ceux qui lui ressemblent. Quant à ceux qui votent en aveugle pour le parti, ils devraient prendre exemple sur les millions de Français qui ont éjecté Nicolas Sarkozy uniquement pour son comportement outrancier et sa honteuse drague à Marine.

En 2014, pour la prochaine municipale, Maryse Joissains ne devra pas entamer un troisième mandat. Les multiples affaires scandaleuses que traîne son époux, Alain Joissains (voir aussi le blog de LAC) toujours en cassation au Conseil d'Etat, ne seront pas supportées éternellement par les électeurs.
Mais je comprends la fébrilité de Maryse Joissains. En effet, l'exemple de l'éviction de Nicolas Sarkozy sur ces mêmes critères pourrait bien se reproduire en 2014 pour elle. Nous ferons tout pour.

Aux dernières nouvelles, la députée-maire souhaite faire invalider cette présidentielle et porter plainte contre François Hollande ! La camisole n'est pas loin...

 

Voici un copié-collé du texte original du site City Local News, transcription des propos de MJ. 

"S'il y a un gagnant, c'est bien Nicolas Sarkozy, parce que s'imposer comme il l'a fait après la campagne de salissure, après les tombeaux d'ordures qu'il a pris sur la figure tous les jours, je pense que c'est lui qui a gagné la compétition. À Aix-en-Provence, nous avons gagné. M. Sarkozy arrive en premier. J'ai tendance à penser qu'à Aix-en-Provence, on est plus intelligent qu'ailleurs.

Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime, parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays.

J'espère que la jeunesse de ce pays ne va pas pâtir dans les années à venir de la bande de rigolos qui va s'emparer des commandes. Pour autant, je n’espère quand même pas que mon pays se casse la figure. Je pense que Nicolas Sarkozy pourrait servir de recours dans pas si longtemps que ça.

François Hollande est un danger pour la République. Cet homme n'a jamais fait la démonstration qu'il ait fait quelque chose dans sa vie. Je ne le crois pas compétent, ni capable. En tout cas physiquement. Il ne donnera pas l'image d'un président de la République. J'aurais aimé d'un président qu'il ait plus de prestance et pas qu'il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses meetings parce que ça me paraît extrêmement ridicule.

Il va y avoir le quatrième tour, celui des promesses qui ne seront pas tenues, parce qu'elles ne pourront pas l'être. Ce sera la faute à qui ? Les socialistes ont toujours dit : "responsables, mais pas coupables." Vous vous rappelez dans l'affaire du sang contaminé où il y a eu des centaines de milliers de morts ? On n’en a pas parlé, on ne l'évoque plus.
Les médias n'ont pas fait le bilan (de Nicolas Sarkozy). Ils avaient trop peur que M. Hollande soit rétamé complètement. Maintenant, j'attends avec tranquillité, bonheur. À partir de demain, on va raser gratis.
Je pense que M. Hollande ne méritait pas d'être président de la République française. Je suis colère. Je ne suis pas sereine du tout. Il n'y a eu que de l'anti-sarkozysme. On est en train d'être ridicule dans le monde entier.
J'ai le mord aux dents, j'ai la rage au ventre et je ne vais pas laisser tomber. Je ne vais pas faire les discours conventionnels, conventionnés : "je lui souhaite bonne chance..." Rien du tout, on est dans le combat.
Quand il y a les socialistes et que vous la ramenez, vous avez le droit à tout : contrôles fiscaux… Je m'attends à tout. Mais j'ai toujours combattu. Je suis en rage vous ne pouvez pas imaginer.

Ce type-là ne mérite pas d'être où il est. Point barre. Il a été puissamment aidé par un état tout entier. Même les syndicats s'y sont mis. Heureusement, parce qu'il est passé à un petit point et ça ressemble à ses petits bras. Je ne l'aime pas, je le dis, je vais le répéter, et je vais affirmer et confirmer. Ce sera le village gaulois."

La vidéo en question ci-dessous.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 00:20

Ouf ! Ca y est, cette présidentielle est terminée. Le pseudo flan ou fromage mollasson s'est révélé tome d'acier et François Hollande est élu sans avoir une avance aussi terrassante que les sondages annonçaient.
La tête de Turc Sarkozy va dégager des unes non sans grincements des chefs de rédactions à qui il aura quand même rapporté un revenu confortable pendant ces cinq années. Pareil gugusse à caricaturer ne se reproduira pas de sitôt. Il a tout fait pour, sans en mesurer les dangers. Il l'a d'ailleurs dit sur le plateau du Grand journal il y a quelques jours. "Si je ne suis pas élu, vous allez me regretter !" Mais les guignols vont s'adapter. Sans coeur et sans pitié, ils vont presser encore quelques dernières gouttes de ce fruit autrefois juteux. Petit à petit l'excité du Fouquet's rejoindra Chirac le sénile bientôt rangé dans les coulisses des marionnettes périmées. 

Finalement, les meetings à Marseille vus de l'intérieur ont réfléchi une image logique compte tenu du résultat officiel.
Celui de Hollande avait été le plus réussi. Il avait été le seul candidat à s'être adressé pendant de longues minutes aux Marseillais alors que les autres n'avaient pas même effleuré leurs présences. Mépris total. Hollande à Marseille l'emporte à 50.87% contre 49.13% pour Sarkozy.

A priori, Nicolas Sarkozy devrait assez vite donner les codes du bunker et des clés de l'Elysée. Quand on a perdu, on ne s'incruste pas. Une fois le relais passé à la tome d'acier, à lui la "Dolce vita !" comme il l'avait dit et prévu il y a quelques temps quand il était encore porté par son syndrome de toute puissance. Pas si sûre que ça sa "Dolce vita" à venir... Les paparazzis du monde entier vont le pister sans états d'âmes, on compte sur eux.

Tout va rentrer dans l'ordre pour les choqués du bling-bling pendant la crise. Finis les étalages clinquants, bijoux branchés, tailleurs Chanel, impers Burberry, escarpins Louboutin et pommettes mongoliennes de Rachida et Carla pour ne citer qu'elles.
Bonjour les costumes mal coupés, les impers naphtaline, les looks surannés et la vieille montre Lip au remontoir manuel du début 20ème. Heureusement que Martine Aubry ne porte plus ses écharpes à la Dalaï lama car ça, c'était vraiment in-su-por-ta-ble !
Quand elle sera ministre de la Culture (son grand fantasme), elle devra faire quelques efforts d'originalité surtout quand elle se rendra à Marseille, capitale de la culture 2013, où elle évitera soigneusement Jean-Noël Guérini, pourtant sauveur sublime de son élection à la tête du PS. On compte toujours sur le juge Duchaine...

Pendant que les spéculations sur le futur premier ministre affolent les bookmakers, curieuse je suis de voir où va se retrouver Ségolène Royal. Dans le gouvernement ?
Son ex devenu maintenant président de la République française vient de faire hurler de bonheur les milliers de militants agglutinés tout à l'heure à la Bastille.
Après son discours, au moment des saluts, équipe complète présente et applaudissant à ses côtés sur la scène, François Hollande quitte les bras de la belle Valérie, et, mû par une tendresse soudaine, se dirige vers Ségolène, l'embrasse affectueusement (sur les joues), la surprenant et déclenchant devant ce geste inattendu une vague de cris surpris et ravis. Ah... Que c'est beau ! Mais que c'est beau ! 
Allez. Il est tard. Au lit. 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 23:32

 

Et bien voilà. Presque à l'aube du premier tour, le dernier meeting à Marseille d'un des cinq candidats au-dessus de 10% d'intentions de vote pour cette présidentielle, il me manquait François Bayrou.
Pour juger, jauger, les performances d'un candidat lors d'un meeting, il faut tout d'abord savoir patienter pour avoir une bonne place et arriver à l'avance.

Dimanche 15 avril, 13h. Une heure avant l'ouverture des portes du Silo, ancien silo à céréales magnifiquement aménagé tout au bord du port, je m'attendais comme aux autres meetings à y voir une foule importante en attente, banderoles aux mains et slogans aux lèvres. Pas du tout. Personne. Mais où étaient-ils donc ? Le leader du Modem devait prendre la parole une heure plus tard, les portes devaient s'ouvrir tout de suite et aucun supporter marseillais ne trépignait d'impatience en s'écrasant contre les grilles ! Pourtant, dans le parking, les camions techniques des médias TV étaient présents. Ils avaient certainement un horaire à respecter et le timing de ce type de manifestation millimétré à la seconde ne supporte aucun retard.

Deux agents du service d'ordre confirmèrent mes doutes. A part l'équipe du candidat déjà sur les lieux et les camions des TV, personne n'était rentré. Incroyable ! Après avoir vu quatre meetings à Marseille, Sarkozy, Hollande, Le Pen, Mélenchon, dans l'ordre et pas des moindres, côtoyé des foules considérables comme au Salon de l'agriculture à Paris, bref, il me semblait réellement impossible que je sois la première devant les portes une heure avant le début du meeting de François Bayrou !

Un quart d'heure plus tard trois ou quatre bus loin d'être remplis arrivaient. Les gens se placèrent derrière les barrières, calmes et sans entrain, une trentaine de personnes en tout.
Un homme fit le point des bus présents. Peypin, Avignon, La Fare, Les Milles. Du local proche donc. Entre les portes d'entrée, de temps en temps une tête émergeait et regardait, navrée, le manque de militants ou sympathisants. Pourtant pas de match de l'OM en prévision. Mélenchon était déjà rentré à Paris et aucune grande manifestation ne pouvait ratisser large. Un peu plus tard, pas beaucoup plus de monde. Les militants parlaient tranquillement entre eux, pas de cris de soutien, pas de drapeaux, rien qu'une petite queue sage qui attend l'ouverture des portes.

14h. Le portail coulisse enfin. Escalators rutilants, orchestre en accueil des militants, l'entrée dans l'ancien silo est assurée par une bonne com'. Un stand de vente de tee-shirts et affiches, un bar ouvert où personne ne se précipite et heureusement une superbe vue sur la Joliette.
Dans la salle où Bayrou doit se produire, les quatre premiers rangs sont réservés pour les VIP et politiques locaux. Péniblement, la salle se remplit aux trois-quarts, environ 600 personnes. Pas plus. Consigne au micro, "évitez de vous éparpiller, qu'il n'y ait pas de sièges libres".

La presse en revanche est présente et ricane en douce du manque de militants. Les Marseillais s'en fichent complètement de Bayrou, c'est le moins que l'on puisse constater. Avec une demi-heure de retard, tant pis pour le direct de BFMTV ou autres TV car la salle est loin d'être remplie, Jean-Luc Bennahmias, François-Xavier de Peretti prennent la parole pour introduire le grand esprit en attente de son entrée. Bennahmias parle sans consistance et appelle à la nécessité de construire une nouvelle majorité autour du projet de Bayrou, le contraire eut été étonnant d'ailleurs, François Xavier de Peretti, très élégant, hâlé, (auto-bronzant ou retour du ski ?, je ne l'ai d'ailleurs jamais vu autrement, ça doit être de l'auto-bronzant) appelle lui aussi à l'union qui fait la force mais on sent dans son discours une approche plus consensuelle qui souhaiterait bien une entente vers Hollande mais bon, tout ça est dans la finesse du discours…

Et voici enfin le héros des villages des alentours marseillais. François Bayrou en cordon ceinturé alors que personne ne tente de l'agripper, arrive sous les cris mesurés de ses militants. "Bayrou pré-si-dent !" Il monte les quelques marches et, l'air grave, se met tout de suite derrière son pupitre.
Il y a toujours une chape de plomb qui s'abat quand Bayrou commence à parler. Il transpire l'obscurantisme cet homme, le pessimisme en caryotype avec un glas en bandoulière.

Pendant son discours long de plus de cent minutes, la France en prend sacrément pour son grade.
Au sujet du commerce extérieur, "en 2005 "nous étions en excédent, aujourd'hui nous sommes en déficit de plus de 70 milliards d'euros par an, si le chômage était en baisse nous n'aurions pas besoin d'en parler, or seuls, nous, nous en parlons". L'Inde, la Chine ne sont pas responsables de ce chaos qui se profile. Non. Ce n'est pas la mondialisation. "Si les Japonais de Toyota nous disent que c'est plus rentable de produire en France, pourquoi les sociétés françaises ne le font pas ? (…) "c'est un combat pour la vie !, non un combat politicien, c'est une question de survie pour le modèle français !"

Bayrou n'accorde jamais un sourire au public qui, pourtant, gentiment mais pas vraiment fou furieux comme celui de Marine Le Pen par exemple, le soutient à chaque fin de phrase. C'est l'austérité même cet homme. Aucune intro sur Marseille, pas un mot sur les Marseillais, les gigantesques problèmes économiques de la ville. De tous les candidats présents en meeting dans la ville phocéenne, il est quand même dans la deuxième ville de France, c'est le seul à ne pas du tout prendre compte de l'endroit où il se trouve. Il fait donc un copié-collé de son discours. Il continue longuement sur le textile en France. Alors que notre pays est toujours le premier pays exportateur du luxe on n'est même plus capable de défendre notre dentelle dont nous avions eu le monopole de vente. La dentelle, c'est quelque chose non ? Mais ce n'est plus ce que c'était.

J'apprends qu'un jean quel que soit son prix d'achat n'a qu'un écart de 4 euros à sa fabrication. Comprenez qu'un jean Diesel qui coûte 250 euros ou un jean de chez Tati à 10 euros ont été faits par les mêmes structures. Bizarre… J'apprends aussi que les filles de François Bayrou n'achètent que des jeans à trente euros, pas cruches les filles du chef du Modem… Ça reste à vérifier.

Il dit être le candidat de la vérité et, après avoir traité tous ses concurrents directs de menteurs (les autres font pareil), pourfend la France "qui a perdu tout crédit et sera très difficile à reconstruire". Il nous propose alors pour ne pas la perdre, la France, de faire des efforts solidaires, de lui faire confiance car lui a un projet de retour à la confiance des Français. Ben voyons.

Et c'est long, long. Pour une pareille salle, ce n'est pas vraiment compréhensible mais il y a le direct et les malentendants. Oui, j'ai oublié, une traductrice en langage des signes double le discours de Bayrou. Je suppose que ce n'est pas pour ceux qui sont dans la salle car tous crient en secouant leurs petits drapeaux. D'ailleurs il va en exténuer deux de traductrices en relais.

Les militants sont de la classe moyenne et pas vraiment de toute première jeunesse. A côté de moi, une femme qui vient d'Arles est déçue par le discours de Bayrou trop sombre et fataliste. Elle me confie qu'elle votera finalement pour Sarkozy. Elle n'a pas oublié que grâce à lui elle n'a pas payé ses frais de succession lors d'un héritage…
Et la libération. Pour clore le plus petit meeting marseillais, l'obligatoire "Marseillaise". François Bayrou décoche enfin ses premiers sourires qu'il adresse à "ses amis" et les appelle à le rejoindre sur la scène.
Musique finale, drapeaux, public debout, "La Marseillaise" est reprise en chœur par tous et toutes, tous ? Sauf un !  Et qui ? François-Xavier de Peretti, français, droit et fier de bronzage, homme politique local, conseiller municipal, ex-tête de liste à la dernière municipale aixoise.

 

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                                                  François Bayrou

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                                                                                              la foule en délire...

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La Marseillaise, tout le monde chante sauf FXDP caché par l'homme au foulard jaune mais visible sur la vidéo de campagne. 

 Lien sur Dailymotion, vidéo de Cécile Kalayadjian, mettre le curseur à 1mn45, vous le constaterez pendant le chant de La Marseillaise...  J'ai choisi cette vidéo, plus courte. CLIC

 

                                                                            Photos perso Cixi-Hélène

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 01:33

 

Jean-Luc Mélenchon a de la chance. Il avait plu ces trois derniers jours à Marseille et voilà qu'en une nuit le mistral se lève et lui offre un meeting ensoleillé. La pluie pour la Bastille, pour Toulouse, mais elle n'avait pas freiné l'ardeur populaire, des chiffres records paraît-il. Pour aujourd'hui, malgré ce que disent les annonces de son staff et que toute la presse répète, on était loin des 150 000 ou 100 000 disciples, fans, curieux, militants. A mon avis, tout au plus 30 000. J'y étais. Et puis d'ailleurs, 40 000 Marseillais s'en fichaient complètement puisqu'ils roulaient pour aller soutenir dans la soirée l'OM contre Lyon au stade de France pour la fameuse ligue.

Aux alentours de midi, les gens commençaient à arriver tranquillement. Tout en haut de l'avenue en ’L’ du Prado, la statue de David était prise d'assaut par de joyeux communistes qui l'habillaient d'affiches et de drapeaux. Un peu plus tard, une multitude de bus se garaient et déversaient ses militants environnants. Beaucoup de jeunes. Milieux pas vraiment populaires, pas de clinquant, la classe moyenne française engagée, militante ou pas vraiment, présents pour le temps favorable, les plages toutes proches et l'immense avenue du Prado exceptionnellement quasiment piétonne.

Jean-Luc Mélenchon ne lésine pas sur les moyens tant que ça rapporte à son affaire. Comme les autres candidats, tout ce qui concerne ses images est soigneusement bichonné, carottes électorales obligent. Mais le choix de la scène ridiculement petite, étroite, profonde, trop basse, le genre de scène louée pour le 14 juillet de Cucuron (le pays où les ânes volent), fut un véritable fiasco. Ses drapeaux, par rapport à ceux de Sarkozy, de Hollande et de Le Pen, étaient de très belle qualité, il me reste encore à tâter ceux de Bayrou que je verrai dans quelques jours au Silo. Des panneaux à brandir étaient distribués mais bien trop lourds à tenir pour des heures de militantisme à rester debout.

L'estrade prévue pour la presse était à mourir de rire. Minuscule et aux trois-quarts de la scène -alors que les caméras du candidat trônaient tout en haut des nacelles bien en face- BFMTV, I-TELE, Canal + entre autres, très à l'étroit et bien trop bas ne pouvaient pas filmer correctement. Il y eut même une annonce demandant aux militants de ne pas brandir les drapeaux pendant le discours de Mélenchon ! Allez demander à des militants de faire ça ! Un orchestre soi-disant rock avec une ringarde joueuse de flûte assurait le début du meeting avec des paroles en lien avec le Front de gauche évidemment.

15h, monte sur la scène Clémentine Autain, très mignonne mais une voix pas vraiment porteuse, décoloration insipide dont rien ne reste. Ensuite Pierre Laurent, secrétaire du parti communiste, qui, après un discours certainement époustouflant pour ses adeptes a enfin introduit la montée des trois marches de la fameuse bête de scène attendue, Jean-Luc Mélenchon.

Déçue je suis. Je m'attendais d'entrée à une accroche avec beaucoup plus de tonus et de harangue de la part du meneur du Front de gauche tout au moins c'est ce qui passe dans nos écrans ou radios car la voix était beaucoup moins frondeuse. Était-ce le mistral qui emportait le son ? Il est toujours très étrange de constater quelques heures plus tard que les images choisies par le Front de gauche ne ressemblent en rien à ce que nous avions vécu... Magie des montages et prouesses des ingénieurs du son.

Le discours est sur tous les sites adéquats, Jean-Luc Mélenchon a beaucoup et longuement parlé des communautés variées qui ont créé Marseille, ont peuplé Marseille, peuplent Marseille, représentent Marseille, font vivre Marseille. Bien sûr quelques youyous et non "sous les youyous" comme le dit BFMTV, une communauté espagnole "no pasaran, no pasaran", mais pas de quoi démolir David, tout proche, les hanches recouvertes d'affiches rouges. Parfois les poings se levaient, "Résistance ! Résistance !" mais pas vraiment des poings vengeurs ou sombrement animés. Une bonne demi-heure de décrochage pour ma part, ronron Mélenchon.

Des photographes professionnels venus de Paris pour l'évènement marseillais tentaient de prendre des clichés en se rapprochant de la scène. Aucun espace n'avait été prévu pour eux. Les gens massés à quelques mètres du podium les empêchaient de travailler, leur interdisaient de passer en les traitant de tous les noms d'oiseaux. Pas très cool les militants. Et le lendemain dans les journaux, bien contents de voir des photos d'eux. J'en ai même aidé un à tenir ses objectifs pour qu'il puisse prendre quelques clichés ! Et le ronron qui continuait. Beaucoup de vague à l'âme, "ah… la traversée de la Méditerranée… Rien sur la souffrance économique de Marseille et ses protagonistes. Tiens ! Parlons-en justement.

Une heure avant l'arrivée du grand phénomène, devant la miteuse scène, un carré VIP bien minable, une belle brochette de fidèles à Jean-Luc Mélenchon assuraient sa sécurité.
Se pavanaient, cigares au bec, des dockers CGT de Marseille, vous voyez de qui je veux parler ? Ces dockers cégétistes qui depuis trente ans mettent ou ont mis le port de Marseille à genoux, vous voyez ? Cette mafia infecte qui bloque l'activité économique d'un port autrefois le plus puissant d'Europe !

Je ne retiendrai de cette journée que la victoire de l'OM sur LYON, le but de Brandao.

 

David

                                                                   Ce cher David...

 

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                                  Docker-sécurité-CGT fumeur de havane devant l’estrade

 

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                          Le même docker CGT de dos (retraite Marseille)

 

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                                                                              Photos Cixi-Hélène

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 04:37

Le budget 2012 de la ville de Marseille, près de deux milliards d'euros, a été voté le 19 mars comme prévu par l'ensemble des élus Marseillais. Ce conseil municipal présidé par un Jean-Claude Gaudin en grande forme pagnolesque, aguerri à toutes les manœuvres politiques du vieux guerrier blasé, n'a eu aucun mal à moucher du haut de son trône une opposition des plus faiblardes dont une bonne dizaine d'élus manquaient. 

Sans grand étonnement, la majorité municipale ressemblait à un parc animalier, loufoque, vulgaire et grossier, parsemé de quelques petites hyènes ricaneuses. Seul Jean-Claude Gaudin, ventre étalé contre sa tablette, suçant des bonbons et ne mâchant pas de chewing-gums comme l'ensemble des élus présents, menait sa troupe poissarde avec maestria. Une sacrée présence le vieux lion débonnaire, rien ne peut obstruer son regard sur l'horizon politique. La moindre mouche qui oserait s'opposer serait anéantie en deux mots fouets et dédaigneux. 

De bonne guerre, chaque fois que l'opposition prenait la parole, un tollé qui sentait l'ail déferlait sur Patrick Mennucci, chemise et cravate bleues, bretelles rouges, bien trop long dans ses interventions et qui faisait bâiller (sans mettre la main devant la bouche) l'ensemble de l'hémicycle. Impatient ou autres pôles d'intérêts, il était souvent absent, se levait et partait une bonne demi-heure pour revenir ensuite s'avachir lourdement sur sa chaise. Nathalie Pigamo, sa voisine, surprenante candidate aux législatives, soulevait de la part de la majorité une réelle antipathie aux subtiles réflexions de poissardes qui fusaient lors de ses interventions.

Renaud Muselier, lui, n'est pas trop bavard et ne va pas au-devant des autres. Un taciturne peut-être. En revanche, il paraît être apprécié par la gent des élues féminines qui lui tourne visiblement autour, vautour ?
Un phénomène dans cet hémicycle, l'élue Jeanine Imbert, délégation de l'Opéra de Marseille, coupe courte, cheveux noirs effilés, fond de teint blafard, créoles hystériques, rouge à lèvres atomique assorti à une veste à boutons dorés. Elle n'est jamais intervenue (sauf pour voter) mais s'amusait, dès que l'opposition intervenait, comme une vieille Castafiore périmée et convulsive à faire des vocalises éraillées, évidemment, chewing-gum en bouche. Il ne lui manquait que la corde à sauter mais le col du fémur n'aurait pas résisté.

Il y avait aussi l'élue Solange Biaggi, délégation commerce, artisanat, habillée d'une robe trop collante en maille rayée noir et blanc, bien trop courte, qui allait, qui venait, grosse guêpe bourdonnante, une vraie tour de garde sur roulettes furetant partout. Puis, pour ne choisir qu'eux et aller vite, Yves Moraine, au basique speech d'avocat très applaudi par ce public facile, obsédé par ses cheveux plaqués en arrière se rongeant en douce les ongles, et, le seul, peut-être pour sauver cette image en naufrage, Jean Roatta, 7ème adjoint du vieux lion, apportait enfin une touche d'évolution à cet ensemble affligeant grâce à l'aisance de son discours et d'une élégance naturelle.
Voilà pour ce petit tour sans détails politiques. Parfois, ça fait du bien. 

Pour terminer, aujourd'hui samedi 24 mars, l'inauguration de la permanence de Patrick Mennucci, soutien de François Hollande. Présents, Eugène Caselli, Harlem Désir, Michel Pezet. Dont acte.

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                         19 mars 2012, Conseil municipal, Jean-Claude Gaudin et Marianne


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                                                     Renaud Muselier


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                                           Michel Pezet devant la permanence de Patrick Mennucci

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 03:16

Enfin le meeting de François Hollande à Marseille ! Et quel meeting en comparaison avec les deux autres vécus à quelques jours d'intervalle. Celui de Nicolas Sarkozy fut insipide, sans teneur, un candidat qui n'en était pas un et se prenait pour un président de la République. Quant à celui de Marine Le Pen, j'ai vraiment eu l'impression d'assister à une fête familiale, une sorte de kermesse à la gloire du fascisme déguisé où tout le monde se reconnaissait et se tapait sur l'épaule sans même se connaître.

Au Dôme, hier soir à Marseille, un millier de personnes attendaient déjà vers 16h alors que le candidat Hollande devait se produire à 19h. A 17h30, le Dôme était à bloc alors que c'était l'heure où les portes devaient s'ouvrir ! 8000 personnes en exultation précoce. Dans la salle, tous les profils possibles, toutes générations, toutes races (peut-on encore prononcer ce mot-là ?) confondues.

L'ambiance prit feu tout de suite comme seuls les Marseillais peuvent le faire, car, là, il y avait beaucoup, beaucoup de Marseillais.
Deux chauffeuses d'une salle qui n'en avait d'ailleurs aucun besoin, Aurélie Filipetti, député de Moselle, dont je ne retiens que la recette des gnocchis de sa grand-mère dans son mauvais livre autobiographique "Les derniers jours de la classe ouvrière", et, Marie-Arlette Carlotti, conseillère générale, la première à s'être opposée à Jean-Noël Guérini dès que les vents lui furent contraires.
Ensuite, Michel Vauzelle, président du conseil régional, qui n'a jamais dû avoir pareille salle devant lui, récita un discours insipide et sans relief, comme à son habitude. Il fit répéter à la façon des supporters de l'OM les militants PS qui trépignaient sous la longueur de son texte. Heureusement, un extrait de Coluche prédisant le retour de la gauche en 2012 est venu relancer l'hystérie collective, ouf !

Comme chacun le sait, Enrico Macias et l'énorme Gérard Depardieu soutiennent Nicolas Sarkozy. Le PS a, lui aussi, quelques stars pas très vaillantes avec Christophe Malavoy qui est intervenu au micro et dont je ne garde aucun souvenir, Pape Diouf, l'ex-président de l'OM, Pierre Bergé, ex-sponsor de Ségolène Royal, Edmonde Charles-Roux et Charles Berling qui est toujours en promo pour son disque que personne n'achètera. Bref, à part le monument Edmonde Charles-Roux qui recevra une vibrante ovation, Gaston Defferre oblige, tout ça n'est pas très convaincant. J'oubliais la présence surprenante de Thierry Rey, judoka célèbre et ex-gendre de Jacques Chirac…

Dans la tribune politique, de nombreux invités que je ne nommerai pas tous. Michel Pezet, visage amaigri, Patrick Mennucci, Eugène Caselli, Elisabeth Guigou toujours aussi figée de make-up truelle, le douteux Roland Povinelli, fidèle pote du président du CG, Jean-Noël Guérini, grand absent banni de cet évènement et qui devait regarder, la larme à l'œil, du haut du neuvième pont de son Bateau bleu tout à côté du Dôme, la foule socialiste grouillante au rendez-vous sublime.
Manuel Valls a fait un petit speech façon PS pour préparer l'entrée de François Hollande qui n'a pas pourfendu la foule à la Johnny comme l'ont fait dans leurs meetings Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.

Après un clip d'intro, François Hollande est apparu par la droite de la scène sous une folie marseillaise digne des plus grands buts de l'OM. Cornes de brume et trompettes avaient été distribuées dans le public mais je ne pense pas que sans elles il y aurait eu moins de délire ! Impossible de faire taire cette meute déchaînée. Hollande tentait d'apaiser la transe mais Hollande était ravi…

Il a commencé par parler de ce qu'il fallait que les Marseillais entendent. C'est-à-dire parler d'eux, de leur ville, de leurs problèmes, ce que Nicolas Sarkozy avait honteusement ignoré lors de son meeting, mais, il est vrai que peu de Marseillais avaient fait le déplacement… Longuement, il a parlé de Marseille. Longuement, et ça, c'est un scoop dans la rhétorique politique locale et nationale.
"J'aime Marseille parce que je sais les difficultés que vous rencontrez, j'aime Marseille parce que Marseille a donné l'hymne de la République, (…).

Il a parlé de ses différentes communautés et de la richesse qu'elles représentaient, Arméniens, Italiens, Maghrébins, Corses, Espagnols. À chaque nom de communauté, les gens se reconnaissaient et criaient de plus belle. Il a parlé de la jeunesse marseillaise et son important chômage, "Je sais que Marseille se sent abandonnée par l'Etat".
Une heure et demie d'un discours de vrai candidat, la voix cassée par trop d'usage en ces temps de folie électorale mais la voix qui en veut encore et encore. Discours de campagne, oui, mais discours profondément proche des gens, discours net, juste, complet, qui ne s'adressait qu'aux Marseillais, et là, Hollande a marqué un magnifique but, en pleine lucarne.


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Pierre Bergé

                                                                                Le grand Pierre Bergé

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                                                  Edmonde Charles-Roux,  et le texte du transcripteur audio

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Photos Cixi-Hélène                                        
LIEN SUR LCP DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE LE 14 MARS 2012

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:58

Jean-Noël Guérini est un homme ponctuel. A 16h tapantes au clocher de la Bonne mère, il entrait dans l'hôtel Radisson, quai de Rive-neuve, pour sa conférence de presse sur l'évolution de sa procédure judiciaire. Attendu dans l'entrée par une mini-meute de journalistes locaux et correspondants nationaux, il est monté à l'étage accompagné d'un de ses avocats, le bâtonnier Dominique Mattei. Arrivés à l'avance, dans la salle, quelques fidèles conseillers généraux, pas vraiment nombreux et bien silencieux pendant toute la conférence, Denis Rossi, Rebia Benarioua, Daniel Conte, René Olmetta. Pas plus de cinq ou six personnes attendaient le grand méchant loup aux incisives non limées. Ils tiraient tous des têtes de croque-morts.

 Après quelques bises bien corses, Jean-Noël Guérini a ôté son manteau noir en cashmere et s'est assis à côté de son avocat.
"Mesdames et messieurs les journalistes, je vous remercie d'être venus nombreux à cette conférence de presse qui s'impose à la suite d'une succession d'évènements qui ne manquent pas d'être inquiétants pour notre Justice et plus généralement pour notre Démocratie", 'justice' et 'démocratie' en majuscules dans le texte distribué avec une grosse police pour tous les journalistes presbytes.

 Il a dénoncé le "pouvoir politique démocratique qui est sanctionné par les urnes régulièrement". Il est vrai que les urnes, ça le connaît. On se souvient de celles d'Allauch bourrées pour Martine Aubry de quelque 120 bulletins supplémentaires pour son élection à la tête du PS éjectant Ségolène Royal au profit de la fille Delors. 
Evidemment, plus tard, il eut droit à la question sur Aubry et son manque de soutien dans cette instruction, campagne Hollande oblige. "Elle a été prise à froid ! Elle a fait ces déclarations sans connaître le fond du dossier !" D'accord.

 Il a dénoncé le "pouvoir judiciaire (…) qui nuit à l'image de la Justice et souvent la discrédite aux yeux du citoyen". Dans un pays de plus en plus corrompu, il en sait quelque chose. Quant au simple citoyen, ça fait bien longtemps qu'il ne fait plus partie de cette caste-là.

Il a dénoncé le "pouvoir des médias (…) qui se laissent contaminer et polluer par la rumeur et s'abandonne à des analyses hâtives ou des interprétations incertaines". Qui va croire que les médias se font influencer par la rumeur ? Et qui les lancent ? Grotesque ! Seuls les tirages comptent. Localement, Marsactu et le Ravi sont les seuls qui font encore du journalisme d'investigation. Mais, bon, revenons à notre mouton.

Jean-Noël Guérini a donc fait une requête en dessaisissement de la juridiction de Marseille tant les fuites des "secrets de l'enquête et de l'information et recel de l'instruction suite à la publication d'extraits de procès verbaux dans un quotidien national" étaient importantes. Complot politique ? Il veut connaître la vérité qui est à la source de cette injuste et terrible procédure. Injuste, je ne sais pas, terrible, ça ne doit pas être facile tous les jours pour lui. 

Posé devant lui, Le Canard enchaîné, et, le brandissant, "c'est pas Le Figaro qui va faire des déclarations ! Et puis, le Canard est moins bien renseigné que l'AFP ! Vous trouvez pas ça bizarre vous ?" 
Il a cité plusieurs fois le journal La Provence, lequel annonçait son audition prévue pour le 13 février 2012 alors qu'il n'avait pas encore reçu sa convocation, lui, en vacances au Maroc. Le journal annonçait même l'objet de l'interrogatoire.
"Comment des journalistes peuvent connaître la date mais surtout les "axes" d'un interrogatoire dont seul le juge d'instruction devrait en avoir connaissance ?".
Moi, je ne vois pas du tout. C'est impossible puisque la justice française n'est pas corrompue, puisque la presse française respecte la présomption d'innocence qui s'applique à tous, que l'on s'appelle Jean-Noël Guérini ou Paul Jambon.

Il a aussi évoqué, la voix mi-figue mi-raisin, la requête en nullité de la mise en examen du 8 septembre 2011, des faits qui lui sont reprochés et, levant la tête devant les journalistes présents, "un petit nombre d'entre vous, bien informés, les évoquent avant même que moi-même je ne les connaisse !"
Il s'est aussi défendu au sujet de la main levée de l'immunité parlementaire, "le juge d'instruction l'a rédigée et adressée au Sénat sur un quiproquo et une mauvaise analyse de mes intentions et de mes protestations". 

Explication de Jean-Noël Guérini. En fait, le juge a été irrité qu'il quitte son cabinet le 15 février 2012 en s'insurgeant contre les axes de son audition qui s'étalaient dans la presse avant même qu'il ne pénètre dans le cabinet ! Et le juge, stupide, a cru que JNG se défilait alors qu'il avait été présent aux trois précédentes auditions ! Quel nul ce juge ! 
Mais, le juge a bon cœur et a reconnu sa bêtise. Il "reconnaît qu'il n'envisage pas et n'a jamais envisagé de prendre, à mon encontre, des mesures coercitives (pas facile à prononcer pour lui ce mot-là) tel un contrôle judiciaire. Cette demande de main levée d'immunité parlementaire' devient "de facto" sans objet (…). Le juge compréhensif en a convenu puisqu'il "a compris, retenu ou observé (…) que je me rendrai toujours aux convocations que la Justice m'adresse".

Et puis les attaques sur Renaud Muselier et son ami avocat machiavélique qui "a ses entrées au palais", qui s'occupe d'une demande très importante d'un job pour le neveu du fameux gendarme qui a enquêté sur son affaire, demande qui "doit" arriver direct sur le bureau du ministre de l'Education, Luc Chatel ! Il est bien au courant lui aussi Jean-Noël Guérini de ce qui se passe au palais, non ? quel nid de crabes !

Après avoir plaint l'épouse de Muselier, soudain, la voix cassée par l'émotion, "Je pense beaucoup à elle, ça doit être très dur pour elle" et répété aux journalistes, micros tendus, "Vous savez ce que je subis depuis deux ans et demi ! Moi, je ne le souhaite à personne ce que j'ai vécu ! (…) c'est pas seulement pour mon honneur c'est aussi pour l'honneur de mon épouse, l'honneur de ma fille, du nom que je porte parfois qui est difficile à porter qui a été bafoué, qui a été mis à terre, je veux me battre surtout pour connaitre la vérité (…). Les quatre dernières minutes de conclusion pathétiques arrivent. 
Il paraissait touché. La voix s'est faite bien plus douce, presque un murmure. Plus de texte à lire. Beaucoup moins combatif, il regardait les journalistes soudain aux aguets. Il peut craquer. Le scoop. Silence total. Mêmes les mouches restaient en stationnaire. 

"Vous m'avez fait passer pour un voyou, un voleur, un bandit, un type qui avait aucune mentalité, des horreurs, je veux démontrer que je ne suis pas l'homme que certains médias ont voulu me faire passer, un bandit, un voyou, je suis un homme qui a reçu une éducation dure de ses parents, issu d'une famille très modeste et tout ce que j'ai appris en matière d'éducation je le dois à mes parents, pour mes parents qui m'ont tout donné, m'ont tout apporté et très pauvres, mais je vais me battre, je vais me battre parce que deux ans et demi d'horreur que j'ai vécues, j'en ai pris des coups, c'est la première fois que je m'exprime devant vous en toute liberté, je dis bien en toute liberté sur l'affaire, et, croyez-moi, il n'y aura pas une minute où je ne me battrai pas tant qu'on ne me dira pas toute la vérité, je dis bien toute la vérité, et ce qui est grave, c'est que nos institutions, l'institution judiciaire marseillaise est bafouée, remise en cause, on dépose les dossiers contre moi, contre ma femme, (…) comment avoir confiance à la lecture de tous ces articles à ces enquêteurs, à ce gendarme. Moi je souhaite que la justice aille jusqu'au bout mais je veux une justice sereine, responsable, une justice pas du tout manipulée, des enquêteurs responsables ni manipulés ni manipulables, (…) donc aujourd'hui je demande des comptes au ministre de l'Intérieur, au directeur général de la gendarmerie nationale, au général Mondoulet !, aussi. Qui est ce gendarme ? dont M. Muselier est intervenu pour son neveu pour un emploi au ministre Chatel, c'est tout ! Moi je veux savoir la vérité et c'est pour ça que mes avocats ont pris ce dossier à bras le corps et que nous demandons le dessaisissement et c'est un combat de tous les jours que nous avons mené, on n'a pas été capable de m'abattre politiquement par le suffrage universel donc il fallait trouver contre Jean-Noël Guérini des tas de choses, et bien, je suis pas plus que vous, je suis justifiable comme tout citoyen mais je veux qu'on aille jusqu'au bout de la vérité ! Je vous remercie."

Et cette phrase lancée, bon petit scud bien vicieux à tous les rats d'élus qui l'ont abandonné au Bateau bleu : "Vous savez, j''ai plein de projets ! Le Conseil général a un budget de deux milliards 400 millions d'euros à voter ! A mon avis, il n'y aura pas beaucoup d'élus qui ne voteront pas pour lui ...".

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                  Arrivée de Jean-Noël Guérini, hôtel Radisson, quai de Rive-Neuve à Marseille


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                              Jean-Noël Guérini  face à la presse dans le hall d'entrée.


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                                            Jean-Noël Guérini et le bâtonnier Dominique Mattei


photos et vidéo Cixi-Hélène

- Communiqué de presse   - Conférence de presse    - article Marsactu

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 01:30

L'avancée des partis d'extrême droite en Europe ne cesse d'augmenter comme pour la Suisse, la Norvège, la Finlande où le Vrai Finlandais est devenu la troisième force politique de ce pays. J'ai suivi tous les meetings des candidats à Marseille. Voici celui de Marine Le Pen, impressionnant. 

Dimanche 4 mars, à 14h, les portes du Palais de l'Europe au parc Chanot s'ouvraient. Environ trois cent cinquante personnes attendaient. Ambiance neutre, pas du tout excitée, presque bon enfant. Quelques-uns parlaient entre eux au sujet d'une centaine de manifestants issus pour la plupart du Maghreb, défilant dans les rues marseillaises pour dénoncer la venue de Marine Le Pen à Marseille, bafouant les lois de l'intégration. Le mot "gris" circulait beaucoup, repris par beaucoup de personnes. Gris ? Pourquoi gris ? 

Après avoir payé cinq euros, de jeunes hôtesses tamponnaient le dessus de la main d'un rond dans lequel figuraient deux initiales indéchiffrables. Elles donnaient un pin's (clignotant) que tous les militants agrafaient sur leur revers ou décolleté en se précipitant pour avoir les meilleures places dans l'immense salle. La scène entourée de spots tricolores dégageait un brouillard de fumigène. La salle, très vaste, sans gradins, était parsemée de drapeaux. Chaque chaise était couverte de prospectus de parrainages et de propagande de réservation pour le grand meeting du 17 avril à venir au Zénith de Paris.

Une heure plus tard, trois mille militants, pour la plupart Marseillais, affolaient la température sans l'aide d'aucun chauffeur de salle. Rien à voir avec le meeting de Sarkozy où les personnes présentes venues de la région (très peu de Marseillais) ne réagissaient que mollement à la claque des jeunes militants UMP.
Ici, dans le Palais de l'Europe, la grande majorité des militants venait visiblement de milieux très populaires mais, à côté de moi, une pharmacienne et une commerçante aixoise...
Ils agitaient leurs petits drapeaux en criant avec force le prénom forcément sublime, "Ma-ri-ne !" "Ma-ri-ne !". Revenaient les mêmes conversations qu'au meeting de Sarkozy, à croire que les seuls problèmes dans ce pays ne peuvent venir que de la communauté musulmane donc maghrébine, qui, à Marseille, représente 13% de la population où plus de 53% des jeunes de moins de 18 ans sont d'ascendance étrangère dont 40% d'origine maghrébine, subsaharienne ou turque.

Sans être vu par l'ensemble de la salle et par une entrée près de la scène, Jean-Marie Le Pen a gagné le premier rang dans un remous assez canalisé rejoignant l'avocat Gilbert Collard très entouré par les médias.
Dans une obscurité ciblée, sur le Boléro de Ravel, comme une cocotte minute en attente de l'explosion, tous les regards des militants se tendaient vers l'arrière de la salle où la garde de leur star s'était déjà placée en haie de sécurité.

Quand Marine Le Pen est arrivée dans son cordon en plein milieu de la salle, j'ai pu mesurer son incroyable popularité. Tous les gens sont montés spontanément sur leur chaise et hurlaient La Marseillaise. Grande, environ 1m75, tout de noir vêtue, assez belle, elle a vraiment fait une entrée à la Sarkozy, une sombre madone blonde, rieuse et vénéneuse.

Dans son discours axé en grand majorité sur l'immigration et sa nostalgie de l'autorité des profs, des instituteurs "dont on n'ose plus prononcer le mot instituteur", ou l'autorité parentale fusillée par "mai 68", elle a fait un copié-collé du discours de Nicolas Sarkozy sur les cantines scolaires, a ironisé sur "et où il est le karcher !" à qui une militante a répondu en criant, "en Nollande !
Elle a d'ailleurs traité plusieurs fois Hollande de "siamois" de Sarkozy. Le nom du premier a été beaucoup plus hué que celui du second pendant tout le meeting. A l'applaudimètre, au FN, on a visiblement moins d'affinités avec le PS qu'avec l'UMP... Elle n'a pas abordé le retour de la peine de mort qu'elle préconise et le refus de rembourser l'avortement à celles qui s'en servent de moyen de contraception, c'est déjà ça, je ne sais pas si je l'aurais supporté.

Dans la salle, les invectives fusaient sans arrêt dans une bonne ambiance fêtarde, une sorte de loto de fin d'année où tout le monde se retrouve et se comprend. "Rends-nous la France !", "Marine on t'aime !", "débarrasse nous de cochonnet !" (Hollande), "on veut plus de gris !", beaucoup de militants avaient dans les yeux une véritable soumission béate devant la belle au pupitre, de vrais disciples. Surtout les hommes d'une génération plus ancienne, pieds-noirs, criant sans pudeur leur haine de "l'arabe". Revenait souvent le mot "Ca-yen-ne !" "Ca-yen-ne !", qui était scandé dès que Marine Le Pen retournait sur ses terres de prédilection racistes. Il y a quand même eu un "Débarrasse-nous des Guérini !".

Une heure et demie de discours. Dès le dernier mot prononcé, le père, Jean-Marie, est alors monté sur la scène sous une colossale ovation de mutants en transes. Incroyable popularité !
Un canon de paillettes aux couleurs nationales a arrosé le duo mythique pendant que tous entonnaient La Marseillaise à se décoller la plèvre. J'ai vraiment cru que Le Pen ne fasse en direct un malaise tant il a mis du cœur à chanter.

Et puis tout le monde est parti en se congratulant. Dehors, la foule attendait en une haie d'honneur les voitures du père et de la fille. Les gardes du corps, totalement caricaturaux, en faisaient des tonnes et pavanaient leur charnier mental devant les militants prêts à lancer un dernier "Marine je t'aime !" à la vitre noire blindée. Ah ! J'oubliais, peut-être le principal…

Dans le premier quart d'heure, sur le problème grec et après avoir menacé de sa voix métallique, "la pente qui pourrait nous entraîner vers un lent et violent chaos social, la France pour horizon !", montrant une pseudo ligne d'horizon de l'affiche de Nicolas Sarkozy, lentement, une posture étudiée, elle se met de profil, lève le bras droit, main à plat et tient la pose plusieurs secondes..., un temps de stupeur et le public qui s'électrise, qui interprète comment ?, petit sourire de Marine Le Pen. 
Elle a fait exprès ou pas ? 
Climat subliminal ? A ce stade-là, chaque geste est étudié comme dans un show et ce sera d'ailleurs la seule longue posture de son meeting car elle restera derrière son pupitre jusqu'à la fin. 

      MLP 04.03.12
Capture d'écran sur LC

 

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