Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

  • : CIXI-HELENE
  • CIXI-HELENE
  • : Site d’Hélène Pastore, en pause mais pas arrêté ;))
  • Contact

Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

Suivez-moi sur Twitter : @Cixi_Helene (renvoi sur FB)

une-charliehebdo-14.jpg

        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 20:45

Ecouter Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet, complètement incultes en la matière, s'adresser à la presse donc aux Français, c'est un peu comme si une classe de maternelle parlait aux terminales et tentait d'être rassurante au gravissime accident nucléaire de Fukushima au Japon ! Eric Besson, "ce n'est pas une catastrophe nucléaire" et "d'après ce que j'ai vu, ou entendu, vu sur beaucoup de tv et de radios, cela n'a rien à voir avec Tchernobyl "(…) "attention à ne pas alerter nos propres populations (…) "à ne pas faire sonner un tocsin qui n'existe pas".

Les sources officielles d'un ministre de l'Industrie passent donc par l'écoute des radios et télévisions ! Et je ne parle pas de l'incompétente "fashion lady" Kosciusko-Morizet qui tient les rênes de l'Ecologie, petit sourire goguenard permanent, drapée dans son étole blanche sur les plateaux de TV et décrivant le nucléaire ! Bref, pour être vraiment informé sans pelletées de langue de bois, on ne peut que se ruer sur les médias internationaux, ou, à la limite, sur France-Info et BFM.

Comme pour Tchernobyl, black-out sur l'information. L'insécurité en France, ce sont les membres de son gouvernement. J'ai des amis au Japon, à Tokyo, dans le Sud. Depuis des années, tout le monde attendait le "Big One". On évoquait les pires scénarios, 80 000 morts rien que sur Tokyo. On envisageait même une explosion du Fuji-san !

Pour ce terrible tremblement de terre de Sendai, l'épicentre un peu plus loin de la capitale, rend plus modestes les pertes humaines envisagées. Aujourd'hui, le gouvernement japonais, conservateur et moins orgueilleux, évite de commettre à nouveau l'erreur de repousser l'aide étrangère comme il l'avait fait pour Kobe, car pour Kobe, les équipes de secours avaient été stoppées et consignées dans les aéroports à cause… de la quarantaine qui s'appliquait aux chiens de secours étrangers !
Eduqués et pros de l'organisation, les tokyoïtes pour ne citer qu'eux, ont constitué dans les tours de la capitale des stocks de produits alimentaires et de première nécessité en vue d'un autre tremblement de terre après Kobe. Mais ce qui fait le plus peur aux habitants de Tokyo, c'est le risque de liquéfaction des sols dans la "Shitamachi", partie basse de la capitale
de Tokyo. Le manque d'espace, la montagne occupant les ¾ du territoire de l'archipel, la forêt 67%, il a fallu assécher les marais et gagner sur la mer. Ces importantes constructions sur ces lagunes inquiètent beaucoup leurs habitants car la remontée des eaux dans le métro noierait un grand nombre de personnes qui n'auraient aucune chance d'en échapper.

Que va-t-il se passer pour les prochaines secousses annoncées, d'ici trois jours, 7 sur l'échelle de Richter ? Le risque de fusion de réacteurs des centrales nucléaires, outre celle de Fukushima, renforce le clash nucléaire, quasi sûr, inévitable. On retrouve encore dans les pâturages écossais et dans le cerveau de certains ministres des traces de Tchernobyl… Et puisqu'il faut ajouter une touche d'humour à ces noirs lendemains, une petite pensée pour nos 58 réacteurs nucléaires français, évidemment nichés dans des zones sûres et sans problèmes selon les propos rassurants d'un Besson ou d'une Kosciusko-Morizet, mais, qui, sous nos fesses, finiront bien par nous catapulter tôt ou tard hors de notre miteux siège éjectable soi-disant sécurisé. A mon avis, nous n'atterrirons jamais.

(Sondage de 2008 mais certainement stable depuis...)

sondage Monde ENCORE MIEUX QUE LES MOTS, LES IMAGES SATELLITE DU NEW YORK TIMES.

A NE PAS LOUPER. Repérer le curseur et le déplacer horizontalement pour superposer les images "avant" et "après".

Repost 0
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 02:09

"C dans l'air", lundi 7 mars 2011 : Marseille- Linge sale en famille.

Enfin ! Une émission de qualité qui porte sur la sellette le système Guérini en panique ! Hors PS, tout le monde est content. Nicolas Sarkozy pousse ses médias aux fesses du Parti socialiste des BDR en pointant son pouce vers le sol. Si la présidentielle n'était pas si proche, on attendrait des lustres et l'Aaaaffaire trainerait facilement un millénaire. Le juge Duchaîne serait devenu cacochyme et les big brothers du 13 auraient encore ratissé large hors Gaudin depuis longtemps momie lyophilisée.
Et quelle aubaine ces Guérini ! Quel emballement électoral ! Car les cantonales sont là dans 15 jours et ce grand carnaval médiatique, cette magnifique bombe espérée a été amorcée grâce au rusé et coriace Arnaud Montebourg avec son fameux rapport fumeux  sur la gestion du 13, rapport dit "exemplaire", qui demande tout net la mise sous tutelle des BDR !
Zorro sans masque, Montebourg, baptisé "Monsieur propre du PS", candidat aux primaires, brigue ainsi "le pot de miel, la fédération du 13". Il parle de Marseille trop pauvre, acculée, certes, mais égorgée entre autres économiquement depuis longtemps par une autre mafia, celle de la CGT des dockers. Est-ce dans son rapport ?

Arnaud Montebourg est bien seul. Il dénonce la loi du silence au sein du PS car il sait qu'il risque gros, surtout à être le dindon de la farce. Pourtant Ségolène Royal gronde ou bèle que dans cette affaire "le parti socialiste doit être exemplaire", (oubliant que Jean-Noêl Guérini l'a éperdument soutenue) et Benoit Hamon bafouille bêtement que la situation du 'problème' Guérini est démesurée dans l'actualité (!).

Martine Aubry en grande cheftaine du PS doit réagir vite, très vite, elle, pourtant si rapide à dénoncer les dérives d'un autre bord. A trop éviter le sujet des frérots mafieux elle risque un sabordage.
Sur le plateau de "C dans l'air", Christophe Barbier lui propose la seule échappatoire. Annoncer sa candidature aux présidentielles. Elle ne serait ainsi plus apte à parler des affaires internes du PS devenues minablissimes du haut de sa nouvelle condition.
On apprend aussi avec stupeur que Jean-Noël Guérini et son mentor de frère donnaient comme pseudo dans leurs sms échangés, 'Brushing', à Eugène Caselli... Comme c'est rigolo !
Plus sérieusement, Jean-Michel Verne dénonce le defferrisme maintenu depuis les années quarante et José d'Arrigo
, correspondant de Nice-Matin à Marseille, appelle le "pionnier' Arnaud Montebourg (qu'il veut décorer pour son rapport) à ne pas mettre un pied dans Marseille. Il serait certainement assassiné ou débité en rondelles par la mafia sanglante marseillaise cachée sous chaque bouche d'égout ou nichée armes au poing sur tous les clochers de la cité phocéenne, "Bonne mère" comprise. 
La guerre Aubry-Montebourg aura-t-elle lieu ? Ca sent déjà la poudre... d'escampette ?

Enfin, José d'Arrigo en fin d'émission nous donne la solution. AHhhh... Il est vrai que personne n'y avait pensé :
Une réforme
unique, qui ferait voler en éclats (de rire) tous ces sempiternels magouilleurs politiques : L'instauration d'un mandat unique non renouvelable qui éviterait le clientélisme…


 France 5. Emission "C dans l'air" : Marseille ; linge sale en famille

Repost 0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

Zemmour, Galliano… Surtout ne pas confondre les genres. La liberté d'expression est un droit, une liberté reconnue par tous les états dits républicains et démocrates. Ses limites en France sont importantes. Elles concernent le droit à l'honneur. Par exemple quand John Galliano insulte et tient des propos antisémites à ce couple au café La Perle à Paris, il aurait pu le faire, mais, sans témoins et surtout pas filmé par un portable caché. Imbibé, drogué, c'est son problème ! Il oublie surtout que ses principaux clients sont juifs, mais bon, les désinhibants nous font dire ce que nous sommes réellement. Mais John n'est pas Eric.
Il y a aussi les critères politiques : tout ce qui peut porter atteinte à la sécurité de l'Etat est interdit. La liberté de la presse n'est pas absolue en France. Quand le journaliste Zemmour déclare que "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes", il franchit une limite. En France. Regardez la laïcité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat : il n'existe plus aucune religion "officielle" en France. D'une part ce principe autorise la libre pensée donc la liberté de culte mais d'autre part, et pour garantir ce droit, il interdit toute expression qui équivaudrait à une forme de prosélytisme.
Aux Etats-Unis non. Propos homophobes ou pas, la Cour suprême défend farouchement la liberté d'expression "et même quand elle peut blesser". Les Etats-Unis ont très peu de limites : Incitation au crime, interdiction formelle à tous les états de brûler le drapeau américain.
Lors des funérailles en 2006 du jeune soldat américain gay, Lance Matthews Snyder, l'église Westboro ultra conservatrice prétendait et prétend toujours  que les soldats américains tombent au combat parce que l'Amérique s'est perdue "dans le péché" car son armée tolère l'homosexualité. Pancartes brandies : "Merci mon Dieu pour les soldats morts !", "soldats pédés !"
Tout en reconnaissant la violence des propos, la Cour suprême a jugé par huit voix contre une que leurs auteurs étaient protégés par le premier amendement de la Constitution américaine qui garantit la liberté d'expression. En première instance, le père du jeune soldat a réclamé et obtenu 11 millions de dollars de dommages et intérêts pour "détresse morale", mais, la décision a été cassée en appel sous le couvert de ce fameux premier amendement…

Et dire que le grand artiste John Galliano, en mal de solitude, assis à sa terrasse de café n'a voulu qu'entamer une discussion avec un banal couple attablé à côtés de lui… Mauvais choix. Très mauvais choix. Le couple l'a pris pour un clochard ! D'où les injures, de part et d'autres paraît… dixit Sleek.
En France, John Galliano est un personnage public. Il représente un des fleurons du grand coq bleu blanc rouge hurlant sa progestérone sur son tas de fumier. Qu'il soit alcoolo, camé, dépressif, je m'en fiche. Qu'il soit antisémite et pro Hitler me scandalise personnellement mais ne me regarde pas. Ces égos surdimensionnés, élites autoproclamées ont toujours le fantasme de préserver ce qu'ils considèrent comme leur race. Malheureusement pour eux, ils sont en minorités. Et à l'allure où va la démographie mondiale, ils ont du souci à se faire. Que Galliano parle en privé de ses tendances, c'est son droit, mais que le Sun nous déballe cette vidéo volée créant évidemment un buzz bien prolixe est vraiment édifiant. Que cherche le Sun ? A faire tomber une idole de la Haute couture ? A faire du tirage ? A servir une cause politique ? 
Le dernier gros buzz du Sun concernait les trafics d'influences de la grosse endettée Sarah Fergusson qui "négociait" les influences de son ex-époux le prince Andrew, représentant officiel du Royaume-Uni pour le commerce international et les investissements. Enorme scandale au Royaume-Uni, mais Sarah Fergusson tout récemment réintroduite officiellement dans la famille royale des Windsor par la reine elle-même, jubile, Sarah Fergusson photographiée dernièrement tout sourire sur des pentes neigeuses aux cotés d'Andrew qui se fiche 'royalement' de la colère des sujets de sa mère.  A qui profite le buzz ? Pas toujours à ceux que l'on croit…

Il y a, depuis l'ère sarkoziste, une nette tendance à museler petit à petit la liberté d'expression dans ce pays. Galliano est un mauvais exemple car il touche à l'Histoire, à notre histoire, et il est particulièrement insoutenable d'entendre de tels propos. Mais Eric Zemmour, c'est tout autre chose car si vous regardez bien la vidéo incriminée du début jusqu'à la fin chez Ardisson, sur Canal+, Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste "Les Indivisibles" cherchait visiblement à "se faire" Zemmour. L'agressé n'est pas R. Diallo mais E. Zemmour. Je n'ai pas une sympathie particulière pour lui et je le trouve souvent sans intérêt mais dans ce cas-là, une fois encore, les extraits choisis de la vidéo qui circule sortent du contexte de l'ambiance du plateau. Rokhaya Diallo coupe sans arrêt la parole, n'argumente jamais, lance des piques pour envenimer et cherche visiblement la provocation. Je n'y ai pas vu un Zemmour " furieux" ou qui "explose de colère" comme je l'ai lu dans plusieurs articles. Son "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes" est prononcé comme quelque chose de fataliste, d'évident, de statistiquement prouvé, c'est l'avis d'Eric Zemmour, et, au nom de la liberté
d'expression, pourquoi pas ? C'est à se demander qui distribue les muselières.
  

    "Salut les terriens"  Emission de T Ardisson Canal+. Diallo-Zemmour (en entier)

Repost 0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 01:52

  "Oui ! Je vous le dis ! Je vous dois la vérité… j'avais mon frère au téléphone ! Oui ! Je lui parlais… comme je parle à ma fille ! Est-ce un délit ? Oui ! Nous parlions de tout, et de rien ! Si mon frère Alexandre a commis des fautes, un délit, il faudra qu'il en réponde ! Je suis corse ! Je porte le nom de Guérini ! Je porte en moi un délit de patronyme, frère de, forcément coupable ! Ça su-ffit ! Là, je siffle la fin de la récréation !"

Tout dépend de quelle récréation et dans quelle cour Jean-Noël Guérini parle ou gémit, car, à mon avis, il est bien loin de celle d'une maternelle ou d'un collège d'ados acnéiques. Il y a toujours un côté pathétique qui tend presque vers la pitié quand on écoute à sa tribune un politique qui sombre. Qui sait qu'il sombre.
Mais le capitaine du Bateau bleu sait déjà qu'il va être bien seul à son gouvernail. Il le constate déjà. L'Eugène Caselli, après sa garde à vue traumatisante, a séché la dernière réunion du PS pour l'Open13 et Michel Vauzelle, par pur hasard n'est-ce pas, avait ses devoirs budgétaires à la Région. L'heure des trahisons arrive. Jean-Noël Guérini va enfin goûter l'amertume de la grande solitude des bannis et regarder, impuissant, à l'écroulement de son pouvoir.
Franchement, quel manque de malchance. Ces maudites écoutes tombent juste au moment des cantonales et quand la magistrature très belliqueuse en ce moment entre en guerre avec le chef de l'Etat qui se permet une fois de plus de les juger ! Pauvre JNG. Pas de bol.
Et cette première lettre qu'il a envoyé au Procureur de la République le 6 janvier 2011 pour lui demander de faire cesser cette violation permanente du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, et qui, je le cite, "n'a pas eu d'écho".  Comment ? La justice ne répond pas à Jean-Noël Guérini ? Il veut que la Justice lui soit appliquée comme à n'importe quel citoyen, et, comme un acharné stupide, a envoyé une autre lettre au Procureur aphasique accompagnée d'un dépôt de plainte des chefs de "violation et recel du secret de l'instruction". Mais enfin ! La violation et recel du secret de l'instruction c'est devenu monnaie courante depuis les lustres ! Il a un gros problème d'adaptation Jean-Noël.
"Je souhaite que Monsieur le Procureur de la République recherche la source des diffusions parcellaires d’éléments tronqués de la procédure qui, soumis à l’interprétation des médias, portent gravement atteinte à mon honneur, ma dignité et ma réputation."
Mort de rire le procureur.
Et puis son "Je suis Corse !", dit-il d'un ton qui jette comme une malédiction sur ce merveilleux département.  Et alors ? La Corse n'est pas un repaire de brigands que je sache, en revanche, "Je porte en moi un délit de patronyme", le nom Guérini, et là je suis plutôt d'accord avec lui, ne résonne pas dans le 13 comme un quintet de Mozart mais plutôt comme la chevauchée des Walkyries de Wagner. Et je ne pensais pas à son frère Alexandre mais au clan Guérini, puissants gangsters des années 40 nés eux aussi comme JNG à Calenzana en Haute-Corse. Mais c'est une coincidence, n'est-ce pas ? Et il pousse un peu loin avec son "Je suis frère de, donc forcément coupable !" L'instruction est là et le dira… Mais, n'a-t-il pas toujours soutenu son frère puisqu'il l'a porté au sommet du CG avec lui ?
Jean-Noël Guérini, s'en remet à la Justice et se place "en quelque sorte sous sa protection, comme tout justiciable", dénonçant une campagne politico-médiatique visant à "détruire et salir " sa réputation. Il a annoncé avoir porté plainte pour "violation et recel du secret de l’instruction ", afin de découvrir, dit-il, l'origine de ces fuites dans la presse.

Notre baron local aux abois ne peut que jouer un rôle de persécuté. Mais on est tous devenus sourds. C'est la ritournelle éculée qui nous fait bâiller, comme "Petit papa Noël".

 

  Sources : Blog de Jean-Noël Guérini (discours)

Marchés truqués Guérini, Corse-Matin

Repost 0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 01:34

Le 12 janvier 2010, une vingtaine de secondes ont suffi pour réduire Port-au-Prince et sa région à l‘état de ruines. Douze mois après la situation reste plus que jamais préoccupante. Triste anniversaire, un an aujourd'hui. Il faut le dire clairement, Haïti a été abandonnée. Après le chaos, Hillary Clinton, secrétaire d'État américaine a reconnu avec une mine chagrinée certains problèmes : crise humanitaire, choléra, pauvreté, faiblesse du gouvernement, bref, rien pour perturber la quiétude du gouvernement américain. En fait, ce qu'Hillary Clinton aurait voulu dire au peuple haïtien, c'est ça :
"Haïtiens ! Vous êtes les parias du monde, un peuple de sans-abri et de sans-talents. Cessez de compter sur le BS international ! Si vous n'avez plus de ressources... Inventez-en ! Nous sommes fatigués de vous entendre vous plaindre depuis des lustres ! Bien sûr, Haïtiens, votre pays a été malmené par l'histoire à cause de la colonisation, des envahisseurs européens qui ont assujetti votre pays et vous ont menés au bord de l'esclavage, bien sûr, vos terres et vos richesses naturelles ont été pillées, vos fonds ont été spoliés sans vergogne par des dictateurs corrompus (qui sont maintenant réfugiés dans de luxueux châteaux sous la protection de pays complices), bien sûr les dirigeants que vous avez élus ont lamentablement failli à la tâche, comme ce prêtre sur qui vous fondiez tant d'espoir, le hideux Jean-Bertrand Aristide* pseudo homme de Dieu, mais à l'âme en dent de chien, aux mille et une ruses religieuses pour mieux vous endormir, pour mieux vous faire gober les juteux trafics des narcotiques. D'ailleurs, que fait-il votre grand Aristide en fuite que vous vénérez encore, qui dit vivre à Johannesburg mais qui réside en fait à Pretoria bien au chaud en Afrique du Sud, protégé et entretenu par le clément président Zuma ? Je vais vous le dire : Il enseigne dans une faculté et coule une vie pépère de jeune papa avec ses deux dernières filles qu'il veut absolument protéger de la méchante presse charognarde. Je sais, je sais, ce n'est pas facile ! Bien sûr vous vivez depuis dix mois dans la boue, bien sûr vous avez une criminalité galopante, bien sûr vous avez encaissé coup sur coup un séisme indescriptible, des inondations catastrophiques, une épidémie de choléra, de graves perturbations sociales, mais, vous ne pensez tout de même pas qu'au nom de la sacro-sainte autonomie des nations nous interviendrons dans vos élections présidentielles ? Ne rêvez pas ! Nous ne détournerons jamais une minime partie des fonds consacrés à nos milliers de tanks, d'avions et de véhicules militaires pour vous fournir quelques béliers mécaniques. Et puis, l'œuvre "humanitaire armée" de nos soldats en Iran et en Afghanistan ne peut être sacrifiée pour juguler vos petits problèmes d'eau, de santé, de criminalité ! Vous n'y pensez pas ! Quant à l'argent promis (8.75 milliards de dollars)
qui vous revenait de droit, je fais mon possible pour contourner le Congrès mais la bureaucratie américaine est toujours lente à se mettre en branle et puis, euh... Vous avez déjà touché 15% n'est-ce pas ? Ne vous plaignez pas trop, ça commence à être indécent. Occupez-vous de votre politique inexistante, ça vous occupe, même si Préval ne pense qu'à reconstruire son palais... Faites-les vos élections puisque vous y tenez tant ! Qu'est-ce que ça changera, de toute façon ? RIEN."

Ce 12 janvier 2010 à 16h 53mn heure locale, Andy Wyllie travaillant pour une ONG dans la capitale, sauve sa vie sans le savoir en sortant dans la rue pour avoir une meilleure réception de son portable. A quelques rues de là, l'hôtel Karibe où il réside avec sa famille. Vingt secondes plus tard, Laurence son épouse et ses deux fils, Baptiste, 4 ans, Evan, 7 ans, sont tous trois ensevelis dans les décombres. Andy retrouvera leurs corps une semaine après...
Bien sûr, Hillary Clinton était présente lors de la cérémonie d'inhumation à Washington.

A toi Andy. Tu n'es pas seul.

(Avec l'aide du texte de Victor Gravel Gatineau)


    * : Notez le stylo Montblanc...  

 

Repost 0
1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 00:01

Juste une petite sélection de trois vidéos pour clore cette année. 2011 s'annonce lourde d'informations en tous genres à relayer, à découvrir, à dénoncer, pour en rire, en grincer, mais jamais pour en pleurer. J'espère être aux premières loges pour continuer à nourrir ce blog insatiablement en demande alimentaire, qui, ces derniers temps, accusait un sérieux déséquilibre, mauvaise mère je suis...

Je vous remercie tous pour votre fidélité sur mon blog, qui, je le répète, n'est pas anonyme comme le disent mes détracteurs. Overblog possède obligatoirement toutes mes coordonnées. Je suis toujours étonnée de la constance des connexions, et, même s'il n'y a rien de nouveau. J'en profite pour dire que beaucoup de mails que je reçois dénonçant telle ou telle situation ne peuvent être traités. On m'en fait souvent le reproche. Mais il m'est impossible d'écrire sans preuves un évènement 'délicat' qui entraînerait une procédure en diffamation. Tous les articles 'délicats' sur ce blog sont protégés par des pièces ne laissant aucun doute aux écrits, d'ailleurs, aucune plainte n'a été engagée malgré un grand nombre de menaces auxquelles je suis totalement adaptée. Ça me stimule...

Cette fin d'année à son lot de nouvelles plus ou moins intéressantes à entendre. Ces derniers jours, l'une d'elles m'a comblée. Celle du maintien en détention d'Alexandre Guérini à la prison de Luynes alors que son avocat réclamait une permission pour les fêtes... Son frère Jean-Noël doit lui manquer. Mais bon, la 'cantine' d'un Guérini doit être bien juteuse et j'imagine aisément que sa cellule ne grouille pas de cafards. Il se contentera pour une fois de vrais pétards dans ses paquets de papillotes...
Bref, à toutes et tous (détracteurs compris), je vous souhaite tout simplement TOUT. Pensez quand même à jouer de temps en temps au loto, évitez Partouche et ses machines à sous, sortez toujours parfumées (és) et n'oubliez pas qu'une bonne coupe de champagne entourée d'amis fait des miracles ! Les horizons de 2011 seront bien plus ouverts que sur ces derniers mois et l'actualité va être riche à s'en damner, enfin je l'espère, et tant qu'à faire, je préfère rôtir que supporter la mièvrerie d'un paradis. Allez savoir... La roue tourne parfois de façon curieuse, c'est ça, que j'adore !!

 ATOUTRESVITE !!

-C-H-

Repost 0
11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 11:43

Pile poil, il y a une semaine, c'était le jour de fête de sainte Barbe, le 4 décembre. Le 29 octobre dernier, place Henri Bergson dans le 8eme parisien, Brigitte Girardin envoyait ses invitations du 4 décembre pour le premier Conseil National de République Solidaire aux cadres nommés dans chaque département et collectivité d'Outre-mer. Dominique de Villepin serait présent, évidemment. Pour moi, le jour de la sainte Barbe, comme pour toute indiscutable aixoise, c'est le jour où on plante le blé et les lentilles porte-bonheur qui assureront prospérité pour l'année à venir. Hors de question de louper cette germination sacrée. Elle ornera la table de Noël, ou le rebord d'une cheminée, son épaisseur donnera tous les espoirs à ceux qui y croient et la laisser flétrir ou pendouiller portera obligatoirement malheur à l'imbécile négligent.
Bref, le 4 décembre, Dominique de Villepin a autre chose à faire qu'à penser faire germer ses lentilles et encore moins planter du blé dans du coton. Et puis, c'est un rite de pauvre. Jamais il ne pourrait symboliser un truc pareil ! Et Dieu sait qu'en matière d'écriture il a une solide puissance littéraire. Brigitte Girardin, elle aussi s'en fiche de Barbe la vierge martyre. Ancienne ministre de l'Outre-mer sous le gouvernement de Raffarin, elle est depuis le 19 juin 2010, secrétaire générale du mouvement de DDV et y consacre tout son temps.
Donc ce 4 décembre sacré, dès 8h, au Palais des congrès Porte Maillot à Paris, toute l'équipe s'affaire au 2eme étage autour et dans l'Amphithéâtre bleu de 826 places. Dehors il fait un froid polaire ou de loup, comme vous voulez. A 10h tous les cadres invités sont déjà là. Impossible de passer le service d'ordre si vous n'avez pas un sésame de cadre, d'adhérent au Club Villepin. La carte UMP ne suffit pas…. Eh eh... Et non.
L'amphi s'est très vite rempli et dès 10h30 Brigitte Girardin entame son discours d'ouverture. Pantalon noir, spencer violet, brushing 16eme, la secrétaire générale de République Solidaire, adepte du sac Tod's, assure sans problème. Evidemment, Dominique de Villepin n'est pas encore là. L'apparition céleste est prévue vers 12h30… En l'attendant, les interventions se succèdent plus ou moins vindicatives comme celle bien relevée de Daniel Garrigue, porte-parole du mouvement. Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault, responsable des Fédérations, fut à la limite du soporifique mais c'est une habitude chez lui. Isabelle Ignace et Sidi Sakho, responsables des Jeunes Solidaires, pas vraiment à l'aise devant la salle bondée, s'en sortent très bien. Laurent Tessler, trésorier du mouvement, a débuté son discours d'un : "Quand je dis que je suis trésorier de République Solidaire, je sens bien que je fais rire. En effet ce n'est pas simple."
Avec quelque 21 969 adhérents (réseau social et club) et, en ce départ de campagne, il est évident que le soutien trébuchant est une priorité essentielle. Humour, élégance, Laurent Tessler ne dénote pas de son leader toujours pas pendu à un croc de boucher.
11h45. Présentation de la motion politique par Daniel Garrigue. 12h15. La presse audio et tv vient de grossir subitement. Elle s'agglutine au bord de la scène et flaire l'arrivée du big boss. Je suis fascinée par une caméra de Canal+ tenue par un grand métis superbe, jean noir, polo beige, sac à dos. Au moins 20 000€ d'occasion. La caméra, pas le métis. Mais Canal, avec une moue méprisante, doit acheter par dizaines ce modèle Sony que je pense cher et performant…
Dominique de Villepin arrive. Pas de musique, on est dans le light, le sérieux. Le 19 juin, dernier c'était le lancement de République Solidaire avec les gros moyens accrocheurs pour la Halle Freyssinet aux dimensions plus importantes remplie de 10 millions de militants en transe et évènement retransmis jusque sur la face cachée de la Lune. Aujourd'hui DDV, costume gris sombre, dominant de son mètre quatre douze (treize ?), le groupe compact des journalistes en ceinture sur lui (et même mon caméraman de Canal+), bondit sur la scène tel un félin comme Bagheera sur son arbre dans le Livre de la jungle. Ovations. Ovations. Il embrasse son équipe de fidèles (pour le moment) assise sur la scène. Ils vont pouvoir discuter de la motion politique et voter ensuite à main levée avec de petits cartons distribués dans les docs. Bleu pour le 'pour', rouge pour le 'contre' et blanc pour le benêt qui n'a rien compris et rien à faire là. Inutile de dire qu'après la discussion toute la salle lèvera son carton bleu, lieutenants et DDV compris.
Une pause de 20mn est demandée. La plupart sont là depuis trois heures. On suggère d'acheter les tee-shirts de République Solidaire en vente à 10€ (ils étaient à 5€ en juin dernier, ça craint). Certains cadres rechignent à payer et tentent d'obtenir gratuitement la preuve en coton blanc de leur appartenance. Comment voulez-vous que Villepin avance avec de tels boulets ?
Tout le monde est à nouveau assis. Brigitte Girardin est attentive. Et maintenant, le discours de Dominique de Villepin. Les médias ont calé leurs objectifs sur le bord de la scène. Les Jeunes solidaires se regroupent derrière DDV assurant la claque et l'image 'djeuns' qui vont marquer le direct des tv présentes. Normal. Mettre un groupe de vieillards cacochymes serait ridicule, n'est-ce pas ? C'est le cas au PS, non ?
Villepin devant sa tablette se prépare. Il est vraiment superbe. Peut-être un petit fond de teint… Je vois une bonne épaisseur de feuilles à lire, à peu près une heure de discours. "Merci à vous tous du fond du cœur d'être là. Je sais que vous avez bravé pour cela le froid et les intempéries…" Merci. C'est gentil. Dehors il neige à gros flocons. Si ça continue comme ça, Dominique, sportif confirmé, repartira en raquettes remonter l'avenue de la Grande armée mais moi, je serai congère pétrifiée au bout de deux mètres vers Porte Maillot.
Le discours est long et tout y passe. Chômage, précarité de l'emploi, autorité de l'Etat "sans être sous le même parapluie nucléaire de l'OTAN", "l'euro (qui) ne doit pas devenir un boulet", "la lassitude de notre démocratie", l'importance d'une Europe unie devant les croissances souveraines comme la Chine, l'Inde. Le discours n'a pas beaucoup de reliefs. Au bout d'une demi-heure, les journalistes ont posé leurs objectifs et ne semblent pas vraiment écouter. Pas de photo à prendre sur le vif d'une tirade qui pourrait provoquer un juteux buzz comme DDV en a fait dernièrement ou bien un petit délice qui saigne façon Mélenchon le malin.
45 mn plus tard, Villepin a presque fini. Il sort du texte, improvise, revient au froid. "Ce matin, je courais dans la neige et bien… figurez-vous… que je pensais à vous !"
J'en frémis de bonheur. La salle aussi. Il continue, les yeux pénétrants et goguenards. "Il va nous falloir du sang-froid, beaucoup de sang-froid..."
Ovation, tout le monde a compris la chute ambiguë. Que d'émotion ! Quelques mots encore et c'est fini. La Marseillaise est chantée à l'unisson. A mes côtés, un ténor dans un corps d'ogre géant hurle dans mon tympan droit qu'un sang impur abreuve ses sillons, mes bottes neuves me font un mal de chien, et, vu le temps et la douleur, il va falloir me rapatrier dans le Sud en traîneau solaire.
Sous les "Villepin ! Président ! Villepin ! Président !" Le grand scorpion intelligent du 14 novembre 53, sourire aux lèvres, s'est approché tout au bord de la scène, a levé les bras comme pour plonger (en saut de l'ange évidemment, pas une bombe !) dans la masse des objectifs houleux.

Et il a sauté, tel Weissmuller dans….



canal+                                                              Le caméraman.de canal+...
Laurent Tessler                                                                      Laurent Tessler, la classe et la gentillesse...
Photos propriété C-H.

Discours clip de DDV (qu'il termine par son saut de l'ange)

Motion politique du 4.12.10 : Pour la vérité et pour l'espoir

 

Repost 0
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 23:00

Jean-Noël Guérini, sénateur, président du conseil général du 13, frère aîné d'Alexandre Guérini dit l'incinérateur, bref, notre baron PS local, peut continuer à fréquenter comme il aime la 'jet-set' provençale sans souci. Tout va bien du haut de sa tourelle et l'été ne lui a apporté aucun orage.  Jean-Noël Guérini en tant que président a les clefs du coffre du CG et donne ce qu'il a envie au 'pauvre' Jean-Claude Gaudin bien silencieux ces derniers temps. 98 millions d'euros sont consentis à Marseille qui sera en 2013 capitale de la culture. D'autant plus que rien ne bouge. Aucune organisation des manifestations et expositions ne se profile. L'argent est pourtant là, étalé en quatre versements par année.  C'est l'apathie marseillaise, tout le monde s'en fout.
 

Et oui, qui l'eut cru, la culture c'est lui. Son directeur de cabinet, Rémy Bargès, (ancien directeur de l'ATD 13) est heureux lui aussi. Après la petite frayeur de la perquisition subie l'année dernière pour les 'possibles' trafics d'influence et prises illégales d'intérêt sur divers marchés publics' du cadet Guérini, Bargès a décidé de caser confortablement sa compagne sur le Cours Mirabeau à la galerie d'art du Conseil général d'Aix. Pas simple pour y arriver. Les restrictions de budget empêchent les créations de poste et quand les places sont déjà occupées par des fonctionnaires s'accrochant à ce job en or, les bonnes vieilles méthodes réapparaissent, comme par enchantement .
 

Présomption d'innocence oblige, personne n'est ici visé comme auteur de ces arts minables. il existe encore des magistrats indépendants, paraît-il (en voie d'extinction programmée) : à eux de trancher d'autant plus que dans cette affaire une enquête est en cours. Par contre, personne n'est dupe sur la manière dont on dégage un fonctionnaire si le besoin s'en fait ressentir :
Harcèlement moral, humiliations, discriminations physiques, pressions diverses. Normalement les intrus s'effondrent et partent aux oubliettes. Peu importent les plaintes déposées ou les demandes de protection  fonctionnelles par ces sous-fifres car se sont toujours des agents de la catégorie C... Un blâme leur fera vite oublier leur outrecuidance et puis ils sont fonctionnaires, de quoi se plaignent-ils ? Un cagibi fera l'affaire.

Rémy Bargès a dans sa poche un groupe soudé de femmes têteuses. Annick Colombani, la pierre angulaire du CG13 (cadre cat. A), Cécile Aubert (directrice de la culture, cadre cat. A),  Véronique Traquandi, (chargée de mission à la galerie du CG, cadre cat. A), Yvane Panizzi, (responsable de la galerie, cadre cat. B en chasse du A). La galerie, c'est leur matrice. Elles savent mettre en place les stratégies répressives. Reste à créer un poste de médiation pour la nouvelle venue qui sera cadre cat. B en quatre mois... Bargès est content. Elle passera vite au A, tout le monde s'arrange dans ces cas là, c'est si simple de s'entendre. Et puis il y a les élus locaux, pourtant avertis de la détresse des victimes, Michel Pezet (délégation de la culture), André Guinde (dont la propre belle-fille a travaillé à la galerie), bâillant d'agacement devant ces récriminations et promettant d'intervenir. Mais de vernissage en vernissage ils balayeront d'une main agacée toute tentative d'approche des persécutés en ignorant les rendez-vous proposés et les appels au secours. C'est que chacun tient à ses acquis. Le classique modus vivendi groupé des pleutres.

La rentrée, c'est la rentrée à la galerie du CG 13. Les travaux d'agrandissement sont quasi bouclés à l'étage et chacune des sur-fifres pourra enfin retirer ses escarpins malodorants seule dans son nouveau bureau. A quoi servent ces galeries d'art des conseils généraux ? A rien culturellement. Des centaines de musées hautement plus potentiels crèvent de ruine et de poussière pendant que batifolent ces petits vernis du système, ici en exemple celui de Guérini. Ici en l'occurrence le petit réseau est bien en place et bave ses petits trafics d'influences sous le nez de tous avec l'argent public. Dans le hall d'entrée des Archives départementales d'Aix trône une grande fresque peinte par l'artiste-peintre Traquandi, époux de la responsable des expositions de la galerie d'art du CG. Le grand rideau de scène du théâtre du Jeu de paume, c'est lui aussi.

On applaudit ? 

 

Les progrès sont visibles depuis son coaching en com aux US... Un vrai poète

Lien sur le blog Pasidupes, article  sur "Le collectif mafieux des frères Guérini de Marseille"

 

                                        Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

Repost 0
21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 00:59

Dominique de Villepin est pauvre. Il recherche désespérément des soutiens financiers pour sa campagne mais ne veut pas envisager de passer sous les dessous salaces de sponsors clinquants, donc, politiquement inconvenants. On a assez donné dans le bling-bling.

"On n'en a pas les moyens" reconnaît le député Jean-Pierre Grand, responsable du maillage territorial du club. Il faut donc faire avec et avec se nomme Villepin.com et ses 15000 adhérents de cotisants. Ajoutez le réseau social qui  petit à petit apporte une grande partie de bénévoles, et Dominique peut réussir son appel gaulliste du 19 juin.
La Halle Freyssinet dans le 13ème est à deux pas de Bercy que l'on pourra briguer la prochaine fois. 9h, 19 juin 2010. Il fait froid, temps typiquement parisien, le parapluie est plié quelque part sous une aisselle. A l'intérieur, 300 bénévoles présents sur les 500 contactés. La salle est immense, 300m de long et haute de 16. Au fond une scène. A dix mètres d'elle une estrade pour les caméras des médias accrédités. Devant, 3000 chaises vides. Les équipes s'activent, des groupes et sous-groupes se forment. Vestiaires, cafétéria, stands de ventes de tee-shirts et badges, sécurité. Une cinquantaine de costauds en costards vont assurer bénévolement la sécurité. Sept pompiers sont là. Tout le monde se met en place. A l'extérieur un camion satellite retransmettra sur BFM le grand jour et à l'intérieur à l'étage qui surplombe la salle Arthur de Villepin commence à diriger la sonorisation et l'ensemble de la technique. Il accompagnera l'entrée certainement triomphante de son père vers 16h. Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin, accueille, supervise et Laurent Tessler ancien PDG de DASSO est trésorier de la bataille engagée de DDV. Vêtu d'une veste pied de poule beige, il commence à courir dans tous les sens, portable vissé à l'oreille. L'ambiance est sympa et l'organisation pas vraiment ciselée met un peu de temps à prendre place. Midi. Tout le monde mange sur la mezzanine sandwichs et brownies.
Deux heures plus tard les portes s'ouvrent sur une foule compacte et dense s'engouffrant dans la salle. Les chaises sont prises d'assaut et les VIP prévus au premier rang râlent de le voir occupé. On fait déplacer les intrus tant bien que mal. Présents, d'anciens ministres tel qu’Azouz Begag (MODEM) une dizaine de députés (UMP) en exercice dont Jean-Pierre Grand député de l'Hérault ainsi que des sympathisants (PS).  L'entrée en musique de quelques banderoles "La Dordogne avec Villepin", ou encore, "Bergerac avec Villepin" fait chauffer l'ambiance. Arthur fait monter les décibels et les premiers cris "Villepin président fusent". La foule, achète des tee-shirts blancs portant l'inscription
"Tous solidaires" et des badges aux inscriptions différentes. Cinq sont en vente :
- "Avec Villepin"
- "Je soutiens Dominique De Villepin"
- "Villepin j'aime"
- "Je kiffe Dominique De Villepin"
- "Villepin je kiffe"
La presse de tous bords est très importante. Elle sillonne toute la salle et interviewe au hasard. "Le petit journal" de Canal+ essaie de filmer un badge qui "kiffe" Villepin et s'étonne du choix de ce terme de djeuns et de banlieues. Panique dans l'organisation. Il faut retirer tous ces badges de la vente ! Pourquoi ? C'est stupide ! D'ailleurs la banlieue arrive. Une trentaine de jeunes beurs, blacks, de filles voilées, entrent en hurlant et en brandissant une énorme banderole "VILLEPIN PRESIDENT !".
Les caméras se ruent et les appareils mitraillent. Bien joué. Seul l'impact compte. Peu importe la mise en scène ou son coût. Il faut que tous les électeurs puissent se reconnaitre, et surtout, que la jeunesse soit présente et la Halle Freyssinet n'en manque pas aujourd'hui.
16h. L'âme de ces lieux devrait apparaître. C'est imminent. Les gens sont chauffés à blanc par Arthur là-haut dans sa mezzanine à décibels. Un groupe de journalistes s'est déjà compacté devant une des entrées. D'instinct, le flair, le bon, ils l'ont. Le leurre d'une autre porte possible, on ne leur fait pas. Bousculade, mouvement de foule, c'est bien la bonne entrée, le voilà !
Arthur balance la sauce avec I've gotta feeling des Black Eyed Peas ! Malgré son cordon de sécurité, Dominique de Villepin superbe et riant à ses anges est quasiment porté jusqu'à la scène par une masse hurlante gorgée d'objectifs et de caméras maltraités. Ce n'est qu'un long hululement d'hystérie collective. Tous veulent voir et toucher l'objet du désir ou de leur avenir mais ne voient que la tête illustre et argentée qui dépasse de ce cordon humain. Michael doit se retourner dans sa tombe. Les écrans renvoient le délire. Génial ! Tout a réussi. La salle est en transe. Do-mi-ni-que ! Pré-si-dent ! Do-mi-ni-que Pré-si-dent ! Dominique salue, a tous les gestes du grand Charles les bras levés en V comme Villepin. Il irradie. Le plus dur reste à faire, toutes les caméras sont braquées et le direct est en place. Ne reste que le discours, qui durera sans que la voix ne flanche et dans une parfaite aisance, 1h10 !
Des bribes : "Nous avons besoin de temps !", "Nous avons besoin de 10 ans", "Nous avons besoin d'un calendrier contraignant et pas d'un bail tous les 5 ans", "Les plus riches devront faire un effort !", "Nous avons besoin d'une information libre ! Des journalistes qui alertent ! Plus de connivences ! Plus de conflits d'intérêts ! L'interdiction de posséder des médias !" Et à quelques secondes de la fin ; "Nous devons être sans concession pour défendre notre souveraineté, nous sommes dans un temps de sursaut ! Ensemble bâtissons une République Solidaire ! VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LA FRANCE !
3000, 5000 personnes écrira la presse. Sur place, Laurent Tessler disait qu'un procédé astucieux avait comptabilisé exactement 8254 personnes ! Really ?
Les 1000 tee-shirts en stock ont été vendus. 1000 à 5€ pièce, c'est déjà 5000 € dans la poche de la nouvelle république, non ? Ségolène et Nicolas, eux, ont dépensé 20 millions d'euros pour leur campagne. Je suis inquiète. Les 3 'B'
  Bettencourt, Bouygues, Bergé, sponsors prestigieux, ne se trouvent pas dans les halles... Il me reste deux badges, qui les veut ?

       Badges                                                    

Repost 0
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:32

Médiapart donne (en partie) les enregistrements cachés du maître d'hôtel de Liliane Bettencourt réquisitionnés par la police. On peut se demander si l'ex-employé de la milliardaire, qui règle soi-disant ses comptes avec son illustre maîtresse, n'est pas commandité par la fille de celle-ci... Dans ces milieux là, les traîtres pullulent plutôt dans chaque placard. 

Pour ceux qui ne sont pas abonnés à Médiapart, un peu long mais pourtant épuré...

 

 

Repost 0