Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

  • : CIXI-HELENE
  • CIXI-HELENE
  • : Site d’Hélène Pastore, en pause mais pas arrêté ;))
  • Contact

Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

Suivez-moi sur Twitter : @Cixi_Helene (renvoi sur FB)

une-charliehebdo-14.jpg

        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 22:58

Jean-Noël Guérini est un homme ponctuel. A 16h tapantes au clocher de la Bonne mère, il entrait dans l'hôtel Radisson, quai de Rive-neuve, pour sa conférence de presse sur l'évolution de sa procédure judiciaire. Attendu dans l'entrée par une mini-meute de journalistes locaux et correspondants nationaux, il est monté à l'étage accompagné d'un de ses avocats, le bâtonnier Dominique Mattei. Arrivés à l'avance, dans la salle, quelques fidèles conseillers généraux, pas vraiment nombreux et bien silencieux pendant toute la conférence, Denis Rossi, Rebia Benarioua, Daniel Conte, René Olmetta. Pas plus de cinq ou six personnes attendaient le grand méchant loup aux incisives non limées. Ils tiraient tous des têtes de croque-morts.

 Après quelques bises bien corses, Jean-Noël Guérini a ôté son manteau noir en cashmere et s'est assis à côté de son avocat.
"Mesdames et messieurs les journalistes, je vous remercie d'être venus nombreux à cette conférence de presse qui s'impose à la suite d'une succession d'évènements qui ne manquent pas d'être inquiétants pour notre Justice et plus généralement pour notre Démocratie", 'justice' et 'démocratie' en majuscules dans le texte distribué avec une grosse police pour tous les journalistes presbytes.

 Il a dénoncé le "pouvoir politique démocratique qui est sanctionné par les urnes régulièrement". Il est vrai que les urnes, ça le connaît. On se souvient de celles d'Allauch bourrées pour Martine Aubry de quelque 120 bulletins supplémentaires pour son élection à la tête du PS éjectant Ségolène Royal au profit de la fille Delors. 
Evidemment, plus tard, il eut droit à la question sur Aubry et son manque de soutien dans cette instruction, campagne Hollande oblige. "Elle a été prise à froid ! Elle a fait ces déclarations sans connaître le fond du dossier !" D'accord.

 Il a dénoncé le "pouvoir judiciaire (…) qui nuit à l'image de la Justice et souvent la discrédite aux yeux du citoyen". Dans un pays de plus en plus corrompu, il en sait quelque chose. Quant au simple citoyen, ça fait bien longtemps qu'il ne fait plus partie de cette caste-là.

Il a dénoncé le "pouvoir des médias (…) qui se laissent contaminer et polluer par la rumeur et s'abandonne à des analyses hâtives ou des interprétations incertaines". Qui va croire que les médias se font influencer par la rumeur ? Et qui les lancent ? Grotesque ! Seuls les tirages comptent. Localement, Marsactu et le Ravi sont les seuls qui font encore du journalisme d'investigation. Mais, bon, revenons à notre mouton.

Jean-Noël Guérini a donc fait une requête en dessaisissement de la juridiction de Marseille tant les fuites des "secrets de l'enquête et de l'information et recel de l'instruction suite à la publication d'extraits de procès verbaux dans un quotidien national" étaient importantes. Complot politique ? Il veut connaître la vérité qui est à la source de cette injuste et terrible procédure. Injuste, je ne sais pas, terrible, ça ne doit pas être facile tous les jours pour lui. 

Posé devant lui, Le Canard enchaîné, et, le brandissant, "c'est pas Le Figaro qui va faire des déclarations ! Et puis, le Canard est moins bien renseigné que l'AFP ! Vous trouvez pas ça bizarre vous ?" 
Il a cité plusieurs fois le journal La Provence, lequel annonçait son audition prévue pour le 13 février 2012 alors qu'il n'avait pas encore reçu sa convocation, lui, en vacances au Maroc. Le journal annonçait même l'objet de l'interrogatoire.
"Comment des journalistes peuvent connaître la date mais surtout les "axes" d'un interrogatoire dont seul le juge d'instruction devrait en avoir connaissance ?".
Moi, je ne vois pas du tout. C'est impossible puisque la justice française n'est pas corrompue, puisque la presse française respecte la présomption d'innocence qui s'applique à tous, que l'on s'appelle Jean-Noël Guérini ou Paul Jambon.

Il a aussi évoqué, la voix mi-figue mi-raisin, la requête en nullité de la mise en examen du 8 septembre 2011, des faits qui lui sont reprochés et, levant la tête devant les journalistes présents, "un petit nombre d'entre vous, bien informés, les évoquent avant même que moi-même je ne les connaisse !"
Il s'est aussi défendu au sujet de la main levée de l'immunité parlementaire, "le juge d'instruction l'a rédigée et adressée au Sénat sur un quiproquo et une mauvaise analyse de mes intentions et de mes protestations". 

Explication de Jean-Noël Guérini. En fait, le juge a été irrité qu'il quitte son cabinet le 15 février 2012 en s'insurgeant contre les axes de son audition qui s'étalaient dans la presse avant même qu'il ne pénètre dans le cabinet ! Et le juge, stupide, a cru que JNG se défilait alors qu'il avait été présent aux trois précédentes auditions ! Quel nul ce juge ! 
Mais, le juge a bon cœur et a reconnu sa bêtise. Il "reconnaît qu'il n'envisage pas et n'a jamais envisagé de prendre, à mon encontre, des mesures coercitives (pas facile à prononcer pour lui ce mot-là) tel un contrôle judiciaire. Cette demande de main levée d'immunité parlementaire' devient "de facto" sans objet (…). Le juge compréhensif en a convenu puisqu'il "a compris, retenu ou observé (…) que je me rendrai toujours aux convocations que la Justice m'adresse".

Et puis les attaques sur Renaud Muselier et son ami avocat machiavélique qui "a ses entrées au palais", qui s'occupe d'une demande très importante d'un job pour le neveu du fameux gendarme qui a enquêté sur son affaire, demande qui "doit" arriver direct sur le bureau du ministre de l'Education, Luc Chatel ! Il est bien au courant lui aussi Jean-Noël Guérini de ce qui se passe au palais, non ? quel nid de crabes !

Après avoir plaint l'épouse de Muselier, soudain, la voix cassée par l'émotion, "Je pense beaucoup à elle, ça doit être très dur pour elle" et répété aux journalistes, micros tendus, "Vous savez ce que je subis depuis deux ans et demi ! Moi, je ne le souhaite à personne ce que j'ai vécu ! (…) c'est pas seulement pour mon honneur c'est aussi pour l'honneur de mon épouse, l'honneur de ma fille, du nom que je porte parfois qui est difficile à porter qui a été bafoué, qui a été mis à terre, je veux me battre surtout pour connaitre la vérité (…). Les quatre dernières minutes de conclusion pathétiques arrivent. 
Il paraissait touché. La voix s'est faite bien plus douce, presque un murmure. Plus de texte à lire. Beaucoup moins combatif, il regardait les journalistes soudain aux aguets. Il peut craquer. Le scoop. Silence total. Mêmes les mouches restaient en stationnaire. 

"Vous m'avez fait passer pour un voyou, un voleur, un bandit, un type qui avait aucune mentalité, des horreurs, je veux démontrer que je ne suis pas l'homme que certains médias ont voulu me faire passer, un bandit, un voyou, je suis un homme qui a reçu une éducation dure de ses parents, issu d'une famille très modeste et tout ce que j'ai appris en matière d'éducation je le dois à mes parents, pour mes parents qui m'ont tout donné, m'ont tout apporté et très pauvres, mais je vais me battre, je vais me battre parce que deux ans et demi d'horreur que j'ai vécues, j'en ai pris des coups, c'est la première fois que je m'exprime devant vous en toute liberté, je dis bien en toute liberté sur l'affaire, et, croyez-moi, il n'y aura pas une minute où je ne me battrai pas tant qu'on ne me dira pas toute la vérité, je dis bien toute la vérité, et ce qui est grave, c'est que nos institutions, l'institution judiciaire marseillaise est bafouée, remise en cause, on dépose les dossiers contre moi, contre ma femme, (…) comment avoir confiance à la lecture de tous ces articles à ces enquêteurs, à ce gendarme. Moi je souhaite que la justice aille jusqu'au bout mais je veux une justice sereine, responsable, une justice pas du tout manipulée, des enquêteurs responsables ni manipulés ni manipulables, (…) donc aujourd'hui je demande des comptes au ministre de l'Intérieur, au directeur général de la gendarmerie nationale, au général Mondoulet !, aussi. Qui est ce gendarme ? dont M. Muselier est intervenu pour son neveu pour un emploi au ministre Chatel, c'est tout ! Moi je veux savoir la vérité et c'est pour ça que mes avocats ont pris ce dossier à bras le corps et que nous demandons le dessaisissement et c'est un combat de tous les jours que nous avons mené, on n'a pas été capable de m'abattre politiquement par le suffrage universel donc il fallait trouver contre Jean-Noël Guérini des tas de choses, et bien, je suis pas plus que vous, je suis justifiable comme tout citoyen mais je veux qu'on aille jusqu'au bout de la vérité ! Je vous remercie."

Et cette phrase lancée, bon petit scud bien vicieux à tous les rats d'élus qui l'ont abandonné au Bateau bleu : "Vous savez, j''ai plein de projets ! Le Conseil général a un budget de deux milliards 400 millions d'euros à voter ! A mon avis, il n'y aura pas beaucoup d'élus qui ne voteront pas pour lui ...".

 car-JNG.JPG

                  Arrivée de Jean-Noël Guérini, hôtel Radisson, quai de Rive-Neuve à Marseille


 arrivee-JNG.JPG

                              Jean-Noël Guérini  face à la presse dans le hall d'entrée.


jNG1.JPG

                                            Jean-Noël Guérini et le bâtonnier Dominique Mattei


photos et vidéo Cixi-Hélène

- Communiqué de presse   - Conférence de presse    - article Marsactu

                                       Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

Repost 0
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 00:00

Jean-Noël Guérini a peut-être reçu "le" coup de fil annoncé par Martine Aubry. Allez savoir…
Il y a deux jours, il l'attendait toujours paraît-il, parole de "mariole" dont l'arrogance devient plus qu'agaçante et déclenche une série de soupirs lassés aux nombreux conseillers en attente de la tuerie. Et que peut dire Martine Aubry à cette teigneuse bête pas si aux abois que ça ? Quelles pressions peut-elle exercer sur celui qui lui à donné sa place ?
A mon avis, aucune. Martine n'a qu'à se débrouiller, c'est SON problème pendant que Hollande balaye vite d'un pouce agacé répètant qu'il est en campagne pour la présidentielle.  

Jean-Noël Guérini sait parfaitement que l'heure est venue pour lui d'obtenir des négociations particulières et qu'il peut encore ouvrir son tiroir caisse avant de tirer sa révérence de canard.
Ses dernières apparitions, toujours plus goguenardes, annoncent une fermeté sans tremblote. La trahison, il ne connaît que ça et peu importe sa mise à l'écart. Il a la cuirasse d'un parrain.
Il rappelle devant les micros tendus que "ses" conseillers sont "ses amis", en haussant bien le ton et détachant bien les syllabes d'a-mis pour que tous comprennent le message jusqu'au dernier débile ou innocent du CG (il doit bien y en avoir plusieurs) et intègre sa menace calibrée. Un paon qui titille sa gâchette tout en faisant la roue.
Et que craint-il ? Pas grand-chose. Son procès (si procès il y a) prendra plusieurs années et il touchera les indemnités de rigueur sans aucun problème. Et puis, il faut bien qu'il continue de cotiser pour sa retraite non ? Les paradis fiscaux sont bien moins sûrs qu'il y a quelques années, son frère Alexandre en sait quelque chose.
Évidemment, il ne faut pas se leurrer. Le PS est certainement 'ennuyé' avec ce boulet marseillais mais le boulet n'est pas si lourd que ça. L'impact Guérini ne résonnera que dans le 13 pour la présidentielle. Toutes les autres régions se fichent éperdument de la mafia Guérini. Exécrable réputation qui perdure.
Dans les esprits, à la simple vue d'une plaque d'immatriculation 13, les gens pensent clientélisme, police corrompue, banditisme associé à toutes les sauces politiques, ce n'est pas nouveau. On en a malheureusement pris le pli et le 13 récolte la réputation qu'il mérite puisqu'il continue de voter pour eux. En gros, les autres fédérations sont considérées comme clean...

Bref, cette campagne présidentielle n'est pas gagnée pour le PS quoi que les sondages en décident.
A Cannes, au G20, Obama soutient Sarkozy devant les médias à grands renforts de qualificatifs amicaux et Nicolas, qui en fait des tonnes, est aux anges. Qu'il est loin le temps où il courait émerveillé derrière le tout nouveau président noir. A cette époque, Barack, grand sauveur potentiel de l'humanité démocratique, ne lui adressait qu'un sourire altier et en biais.
Mais cinq ans ont passé. Obama est en campagne lui aussi. Pour l'instant, il a besoin du G20, c'est un échange de bons procédés. Ils ont monté leur petit coup médiatique qui ne trompe presque personne mais bon… C'est de bonne guerre et c'est six points de gagnés pour Sarkozy.
Pas mal joué.

 


 

Repost 0
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 05:46

La semaine a été riche de nouvelles fracassantes.

Tout d'abord, Mouammar Kadhafi est mort. Son convoi en fuite hystérique est stoppé par un drone américain et un Mirage français. Il est capturé vivant, et, visiblement, mis à mort par les combattants libyens. Reste le fiston, Saïf Al-Islam, bien plus dangereux et qui fonce vers le Sud en direction du Niger.
Les dictateurs en devenir ont bien du souci à se faire. Le job n'est plus aussi tranquille et le nettoyage planétaire se fait inexorablement. Malheureusement, pour Kadhafi, le procès n'aura pas lieu, comme pour Hussein (Irak), Pinochet (Chili), Milosevic (Serbie), Bokassa (République Centrafricaine) etc. Restent ceux qui seront peut-être jugés, Ben Ali (Tunisie), Gbagbo (Côte d'Ivoire), Duvalier (Haiti), Hissène Habré (Tchad).

La mort appelle la naissance. Á tout juste cinq jours, Giulia est rentrée chez elle avec sa maman Carla dans son bel hôtel particulier du XVIème parisien. Son demi-frère, Aurélien, l'y attendait pendant que le nouveau papa, Nicolas, en Allemagne et visiblement amaigri, se dépatouille avec Angela Merkel pour tenter de sauver les meubles européens. Car les Allemands ne sont pas contents. Berlin veut mettre sous tutelle les pays qui auraient recours au fond de secours de la zone euro. Ils devront être prêts à renoncer à certains pans de leur souveraineté pour que l'on puisse intervenir dans leurs budgets nationaux. Ça va grincer grave…

Et puis, la pauvre Liliane Bettencourt, mise sous la tutelle de sa fille qu'elle déteste tant, tutelle pourtant quasiment jamais accordée à un membre de la famille avec qui le sujet ne s'entend pas, tutelle jugée "scandaleuse" selon le docteur Françoise Forette sur le plateau du Magazine de la santé sur France5. Fini le droit de vote. Fini la citoyenneté. La mort sociale avant la vraie, c'est la tutelle.

Plus prosaïque, la France n'emporte pas d'un point la coupe du monde de rugby à cause d'un arbitrage litigieux, soyons chauvins, mais bon, les joueurs se consoleront. Ils ont fichu une trouille fantastique aux rigolos du Haka néo-zélandais et chacun percevra 140 000€ contre 180 000€ s'ils avaient décroché la coupe sacrée. A ce niveau là, 40 000€ de moins, ce n'est pas vraiment important, juste un cillement de moins dans leur compte en banque.

Plus localement et pour ne pas oublier celui qui fait semblant de dormir, Jean-Noël Guérini, après sa dernière apparition au vote de la primaire PS, est, sur les instances de Martine Aubry, d'une discrétion effrayante. Un apparent agneau sans sa mère mais qui reste très actif dans l'ombre.
Comme prévu, la compagne de Rémy Bargès (directeur de cabinet de JNG) a obtenu le poste visé après les mises au placard de fonctionnaires gênants à la Galerie d'art du conseil général à Aix.
V.F est devenue responsable de la "Galerie des crasses". A quand la promotion cadre A ? Je rappelle qu'une procédure pénale est toujours en cours.
Car il faut bien, même dans l'urgence, tenter d'assurer ses arrières avec la bande de fidèles toujours en place qui sait parfaitement qu'elle sombrera lors du naufrage final du système Guérini.
C
omment résister à ne plus piocher dans la caverne d'Ali Nono pour se remplir encore les poches ? Et se dire, allez, c'est la der des der, une dernière fois encore, quelques petites et dernières dérogations pour consolider les proches, juste avant de tomber de la falaise… 

 

 

Repost 0
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:52

Et bien voilà. C'est presque fait. Jean-Noël Guérini est mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue d'un trafic d'influences" par l'efficace juge Duchaine. Le département dormira mieux le jour où il sera mis derrière les barreaux car la bête s'agite encore dans les filets.

Dans la soirée, Martine Aubry en Allemagne où elle se trouvait et en direct sur BFM, nous a appris sa grande ignorance des faits, "je ne connais pas ce dossier, qui est un dossier personnel et qui concerne Jean-Noël Guérini". Elle a rabâché la classique présomption d'innocence, souhaité quand même "son retrait" d'autant plus qu'elle "aspire à être présidente de la république" comme si, par le simple fait de cette candidature, elle effaçait ainsi toutes les suspicions que nous pourrions avoir contre elle. La leader du PS, très agacée par les logiques questions des journalistes, arrache net son oreillette pour mettre fin à l'interview, sort du champ, et part sans un au revoir. Attitude incompréhensible à un tel niveau. On croît rêver. Ca devient pathétique, il n'y a pas que Chirac qui déraille. Mais, revenons à la sortie du tribunal de ce fameux 8 septembre.

Jean-Noël Guérini a l'outrecuidance des mafieux en colère. Il faut le voir, morgue en bannière, déclarer se mettre en congé du Parti socialiste mais pas pour autant démissionner de la présidence du CG. Il délègue temporairement ses prérogatives à son 1er vice-président, Daniel Conte. "Et je reste le pilote et le garant de la politique suivie".

Les menaces, il connaît. Dans ses fréquentations mafieuses on ne parle pas du point de chaînette ou du point de croix mais plutôt de business en se remontant les testicules à pleines mains. Business is business. Il jette donc l'opprobre sur l'impartialité du juge, là, il sait broder.

"C'était un scénario écrit à l'avance", "je ne vous cache pas que je ne dispose pas aujourd'hui de toutes les garanties suffisantes pour exclure tout doute légitime sur l'impartialité de la juridiction. Dans ce contexte je m'interroge donc sur la manière dont est conduite cette instruction, son instrumentalisation et ses objectifs réels". Mais oui, qu'il s'interroge.

Il n'oublie surtout pas "ses amis", ses conseillers généraux, ses chers complices. Les trahisons se veulent mais ne peuvent pas. Car il a évidemment de nombreuses épées de Damoclès qu'il fait plus que jamais gigoter sur leurs têtes. Dans son discours, il les rappelle dans les rangs avec un retour sur sa réélection à la présidence à une large majorité, "mes amis conseillers généraux qui m'ont récemment renouvelé leur confiance avec une large majorité". Hé hé…

"Hollande, Aubry, une omerta scandaleuse !", dixit Renaud Muselier, toujours sur BFM, qui rappelle les 17 mises en examen du juge Duchaine et répète que, depuis deux ans, les deux leaders du PS savaient pertinemment ce qu'il se passait sur les "dix ans du système Guérini". Il souligne le courage d'Arnaud Montebourg pendant que ce dernier, vainqueur solitaire et bien isolé au PS pendant des mois, en appelle devant les dizaines de micros tendus, à "l'assainissement des Bouches-du-Rhône". A mon avis, Montebourg peut se frotter les mains pour les primaires. Il le mérite.

Martine Aubry commence tout juste son chemin de croix. Elle va payer très cher les 120 voix frauduleuses d'Allauch que lui a apportées comme convenu pour l'élire, l'ex-baron du 13, Jean-Noël Guérini. Mais aussi, pour qu'elle se taise... Tout cela mérite bien une coupe de champagne. On boira plus tard la bouteille.

 

 

Repost 0
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 00:16

Ça y est, la campagne bat la campagne. Pendant les vacances, tous les partis ont graissé leurs barillets et affûté leurs munitions. C'est parti.
Chirac souffre d'anosognosie pour ne pas dire vulgairement d'un Alzheimer et, bien évidemment, ne se présentera pas à son procès. Le pétage de plomb neurologique de l'ancien croqueur de pommes arrive au bon moment, une parfaite programmation méningée. Bravo à lui. À chacun ses pépins. Comme quoi, on peut provoquer 'inconsciemment' un évènement pour contrer ou sauvegarder un autre évènement, regardez Carla et sa grossesse !
Nous retrouvons ensuite notre DSK revenu à un de ses poulaillers, celui de la Place des Vosges. L'homme a maigri, 'l'affaire' a dû le castrer, et il s'est muré dans un silence qui laisse songeur. A-t-il encore l'ambition de revenir sur la scène politique ? Pour lui aussi, les dégâts psychologiques ont dû être ravageurs. On ne tombe pas tous les jours sur un os à plumeau.

Et puis il y a le pauvre Jean-Noël Guérini, acculé, qui montre encore les dents et qui répond sur son blog à Harlem Désir qui demandait sa démission, une pathétique défense. Ils devraient s'entendre pourtant, l'un et l'autre se sont baignés dans les mêmes eaux sales… Un extrait :
" Je n’accepterai pas d’être un bouc émissaire ! Innocent, je me défendrai et m’expliquerai comme je souhaite le faire depuis plusieurs mois sur une affaire que des tribunaux médiatiques expéditifs ont déjà jugé".
"Ont déjà jugé ?"
. Et le COD Jean-Nono ? "que" remplace "affaire", est devant le verbe donc "jugée" qui s'accorde avec "affaire". Allez ouste ! À l'école ! Je vous en collerai moi des exercices grammaticaux comme, par exemple, 
d'apprendre à conjuguer le verbe escroquer que vous connaissez pourtant bien, mais pas encore sous toutes ses formes. Et puis n'allez pas rectifier pour me faire passer pour une menteuse ! J'ai fait une capture d'écran pour preuve, ci-dessous.

Bref, de Martine Aubry, Claude Guéant et toute la clique UMP au Parc Chanot ce week-end, Marseille, grâce à Nono et au rapport Montebourg, intéresse enfin les candidats à la présidence. Quel beau morceau de viande avariée ils se disputent. Les souveraines rédactions parisiennes reniflent le sang, il n'y a qu'à voir comment "Le petit journal" de Barthès sur Canal+ illustre un "Plus belle la vie" détonnant avec Marseille en décor de guerre civile.
Mais la deuxième ville de France ne leur fera aucun cadeau car même l'opium de l'OM n'a plus d'effet sur ses électeurs. Les politiques y sont perçus comme des guignols ou des mafieux et le comédien Jean-Claude Gaudin, pourtant maire, ne fait plus rire avec ses attitudes pagnolesques que le touriste étranger perdu sur You Tube.

Encore quelques jours d'attente. N'oublions pas que Jean-Noël Guérini est "un bouc émissaire" et qu'il est "innocent", parole de Guérini. Je rappelle le contenu de la convocation du juge Duchaine que Nono a fait bizarrement photocopier pour sa trentaine de conseillers (complices ?) présents, vendredi 2 septembre au CG : "complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité", "prise illégale d'intérêts", "trafic d'influence", "association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence".
Allez Le 8, c'est jeudi prochain. Quatre jours d'impatience.

guerini blog (1)

                      Pti raffraîchissement avec "Complément d'enquête" de France 2

Repost 0
20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 15:55

Sur les stratégies politiques, magouilles et tutti quanti de la fédération PS du 13, tout a été écrit, tout a été compris. Restent quelques secrets chantages détenus par les plus vieux loups qui tomberont tôt ou tard sauf pacte avec le diable. Les infos pullulent sur la blogosphère et sur une tonne de sites réacs. Dénoncer les activités louches et mener des enquêtes sur la scandaleuse fédération du 13, c'est fait. Il y a du journalisme sérieux.
Les journaux, eux, sont en trajectoire de banc de poissons pour traiter une info. Ils suivent le poisson pilote. Dans la réalité, il paraît que c'est faux. Le banc de poissons est un ensemble parfait qui réagit simultanément au millième de seconde. Pas de guide, pas de chef. J'ai toujours été fascinée par les bancs de poissons. Bon, bref. Donc, tout a été écrit et compris sur cette arène politique qui ne sent pas que l'ail et le poisson mais le Ciot en ce moment.

Dans le 13, la fédération PS est une ineptie à elle seule. Les rapports Montebourg et Richard n'ont pas de caisse de résonnance. Ou bien un faiblard geignement apparent qui n'intéresse pas médiatiquement Paris. La capitale ne relaie quasiment pas. Ou à peine. La province, beurk ! Elle ne fait pas vendre. Qui va lire dans le métro parisien que les BDR sont gérées par des réseaux associés au grand banditisme ? Personne. Car tout le monde le pense depuis l'ère Defferre et s'en fout. Même nettoyé, le 13 aura toujours "ça" collé à ses Bouches. Les vieux loups locaux le savent et savourent. Une avenue ils auront longtemps encore.
People oblige, les grandes rédactions pressent jusqu'à la dernière goutte une info percutante comme DSK et sa kyrielle de pseudo viols ou maîtresses qui ne devraient à ce stade là n'intéresser que les TGI. Que la mère de Banon ou ses grand-mères aient couché avec lui ne m'intéresse plus. L'écœurement est à son comble. À Paris, dans le métro, on lit Métro, l'éditeur suédois du journal international qui a lancé le concept du gratuit. Il vient de vendre à TF1 sa filière française… Il est le deuxième journal le plus lu en France et sa grande majorité de lecteurs est à Paris. On leur donne à lire ce type de news pendant le double trajet quotidien en RER et rien que les lignes A et B représentent plus de 3 millions de voyageurs par jour. Á l'aller l'édition du matin, au retour l'édition du soir. Et je ne compte pas le métro et les bus. Cherchez l'erreur….

Ici, la presse locale assure selon l'humeur de ses dirigeants. Le Ravi et Marsactu montent souvent au créneau. La Provence, elle, plonge prioritairement ses unes dans le fait divers, appât de base, et l'édition politique Pays d'Aix ressemble à quelque chose grâce à Alexandra Ducamp qui, seule, bosse ses sujets. Mais le pire existe. Hier encore, je lisais un article complètement faux d'un certain François Tonneau qu'ose publier le chef de rédaction.
Que Jean-David Ciot soit quasiment élu premier secrétaire de la fédération socialiste du 13 en écartant les candidats à ce poste comme Patrice Poli, aux compétences intègres, et que le journaliste Tonneau considère ces candidatures comme des dissidences, il va falloir me l'expliquer ! Et je passe sur les erreurs de date du parcours politique de Patrice Poli qui n'a même pas été contacté pour donner ses idées et expliquer son engagement. Evidemment, Jean-David Ciot est le sujet de l'article ! Un Tonneau de plus chez les loups.
On peut en rire finalement car il est évident que Jean-Noël Guérini est toujours là. Bien là. Il profite des vacances du juge Duchaine… Ciot sera élu le 21 juillet, pas de problème, on a compris. La rentrée politique va être rude. Juillet est déjà pourri et le moral en berne. Ici, avec le soleil, on rêve toujours de griller quelque chose. On est en manque.

Le système Guérini doit tomber. Ses élus plient, il les a si bien enduits. C'est la corruption en bannière masquée. Tant qu'il ne sera pas jeté en prison il aura des centaines de marionnettes comme Jean-David Ciot sous la main. Que dire… Et pourtant il faut encore et toujours harceler le citoyen-lecteur pour tenter de le détourner du vote aveugle pour le parti, son parti, celui par lequel il a misé toute sa confiance politique, partagé et acquiescé ses idées, ses projets, ses engagements. C'est lui qui doit dire qu'il n'est pas d'accord, lui qui doit montrer qu'avec les moyens actuels d'informations il n'est pas dupe, qu'il n'est plus un bourrin malléable. Folie que de réclamer une équité ? Le nettoyage d'une fédération corrompue et dirigée par de vieux renards nauséeux, jusqu'à l'écœurement du pauvre dernier encarté, pourtant intelligent et politiquement bien informé, et qui découvre petit à petit qu'il ne peut pas faire partie de cette utopique famille politique, ce nettoyage est-il vraiment envisageable ? possible ?

 


Repost 0
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 00:42

On est en pleine sardinade ! A quoi fallait-il s'attendre sur la venue de Jean-Noël Guérini rue Solférino devant la commission de contrôle du PS en ce jeudi 28 avril ? A un numéro de haute-voltige ? Ou à une farce burlesque ?
"Je suis l'instrument d'une campagne visant Aubry !"
, a crié de sa voix de canard en déroute le baron outragé.
La bête aux abois est donc arrivée cinq minutes avant son audition prévue à 11h. C'est dire la détermination de sa défense. On en a froid dans le dos. Derrière lui, un porteur esclave tire une bien lourde valise à roulettes. "35 kilos de documents !", montre-t-il, frimeur, d'un doigt vengeur à ceux qui oseraient croire qu'il n'a pas ses preuves. Les comptes de la fédération ?
Bien sûr, il a fustigé le rapport Montebourg en des termes d'une grande originalité tels que "calomnie", "diffamation", "agression gratuite", "propos mensongers" et j'en oublie. Evidemment, il a porté plainte contre son bourreau, ce Rastignac de la pire espèce qui "prend les caméras pour des miroirs et les micros pour des sucres d'orges". C'est déjà ça, il a lu (peut-être) Balzac mais, à défaut, son frère Alexandre va avoir le temps.
Jean-Noël Guérini serait resté deux heures et quart devant les membres de la commission présidée par Alain Richard, ancien ministre de la Défense, à répondre à leurs questions.

Au motif qu'il s'agit de "procès-verbaux d'une procédure judiciaire en cours", JNG aurait refusé d'aborder 38 des 44 pièces du fameux rapport qui fait mal, qui n'auraient rien à voir avec la fédération des BDR…
Que pouvait-il d'ailleurs opposer d'autre sur ces procès-verbaux visant son frère, la terreur Alexandre, emprisonné à Luynes au sujet des marchés publics de ramassage de déchets et mis en examen pour "détournements de fonds de biens publics, recel, blanchiment, abus de bien sociaux, corruption active, trafic d'influence."
Au début de ce mois, les gendarmes sont venus au CG des BDR et ont exigé la remise par le directeur de cabinet, Rémy Bargès, d'un document attestant du vote des élus en commission plénière de l'extension de la décharge du Mentaure. Tête en l'air, Rémy Bargès avait sans doute oublié de le donner lors de leur dernier passage. Les gendarmes partis, Jean-Noël Guérini est sorti fou furieux de son bureau et a invectivé de son quatrième étage (où se trouvent son bureau-trône et son appartement) jusqu'au rez-de-chaussée l'ensemble du personnel dans ses petits souliers et têtes en punition avancée.
Dans l'énorme espace du Bateau bleu à l'écho bien pesant tonnaient des "mais qu'est-ce que ça veut dire !!!", "on rentre ici comme dans un moulin !!!", "ça va pas se passer comme ça !!!".
Dès le lendemain, les contrôles déjà serrés à l'accueil pour les entrants, badges, remise de pièces d'identités, étaient répercutés à tous les étages. Non mais, il ne manquerait plus que la gendarmerie se croit chez elle !

jng

Repost 0
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:11

L'enquête continue...

Abonnée à Médiapart, je ne peux résister à vous faire partager le dernier article de Louise Fessard, envoyé spécial à Marseille, pour cette comique élection d'un baron en fin de course entouré de ses subordonnés à la morgue inconsciente... Rira bien qui rira le dernier.
                                                                                       ----------------
 CG13-copie-1.JPG

Jean-Noël Guérini a été réélu jeudi matin à la présidence du conseil général des Bouches-du-Rhône, en obtenant 40 voix contre 17 à la candidate UMP Martine Vassal. Seule surprise, le président sortant a reçu le soutien de trois voix en plus de sa majorité de gauche (31 conseillers PS et 6 communistes), «comme quoi j'arrive à rassembler au-delà de mon camp», s'est-il amusé. 
Alors que le PS local est secoué par l'enquête visant son frère Alexandre et le rapport Montebourg, Jean-Noël Guérini, à la tête du département depuis 1998, a commencé par dénoncer à la tribune
"cette manœuvre d'une petite presse en manque de sensationnel (qui) n'a fait qu'augmenter la poussée de l'absentionnisme et l'ancrage du FN
". Avant de se lancer dans une ode au clientélisme. «On m'a bassiné avec le clientélisme pendant des mois, a-t-il dit, visiblement énervé. Si faire du clientélisme, c'est s'occuper des hommes, des femmes, des personnes âgées qui sont dans la misère, qui cherchent un logement, les aider à s'insérer, alors j'assume le mot.»
Aucune dissidence n'est donc venue des rangs des conseillers généraux socialistes qui s'étaient réunis la veille autour de Jean-Noël Guérini pendant quatre longues heures pour un «vrai débat».
"On m'avait annoncé un bain de sang mais l'atmosphère était plutôt calme, ceux qui se disaient des guerriers dans les médias se sont révélés des agneaux", ironise l'élu aixois Alexandre Medvedowski.
Seule concession, mais minime : «Jean-Noël Guérini a promis que, s'il était déféré devant les tribunaux, il saurait protéger l'honneur de l'institution», dit Marie-Arlette Carlotti. La conseillère générale, qui avait assuré qu'elle ne donnerait pas de «blanc-seing» à
  Jean-Noël Guérini, raconte surtout que ce dernier «a dit avoir reçu mercredi en séance un coup de fil de Martine Aubry, qui lui réitérait sa confiance», conclut Marie-Arlette Carlotti.
Sauf que, d'après un conseiller de Martine Aubry, il n'y a jamais eu de coup de fil de la première secrétaire du PS. «Le dernier contact qu'on a eu avec Guérini remonte à dimanche soir, pour avoir les résultats, explique ce conseiller. Ça fait un moment qu'il raconte partout l'avoir régulièrement au téléphone.»
Un premier faux pas pour celui qui a déclaré que «le Jean-Noël nouveau est arrivé» et promis une nouvelle gouvernance ? Comme il l'avait annoncé, Jean-Noël Guérini devrait en tout cas démissionner de la tête de la fédération départementale du PS, poste incompatible avec celui de président d'une collectivité locale selon les statuts du PS.
Dans les couloirs du vaisseau bleu, Samy Sidani, animateur départemental du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), se réjouit. «Nous avons été salis, traînés dans la boue avec tout cette campagne de presse, cette campagne au sein du PS et, malgré cela, Jean-Noël Guérini fait 40 voix !», dit-il. Et de demander, revanchard : «Ils sont où maintenant les militants de Renouveau PS 13 ?»

                                                                                    ----------------------------
 

 «cette manœuvre d'une petite presse en manque de sensationnel (qui) n'a fait qu'augmenter la poussée de l'absentionnisme et l'ancrage du FN» :
Je ne sais pas quelle presse
lit
JNG, mais la "petite presse en manque de sensationnel" a de sacrés atouts :
Presse écrite, La Provence (qui au niveau local a assuré) Le Canard Enchainé, Le Point, Nouvel Observateur, L'Express, Le Parisien, Le Figaro, Le Monde, pour le web Le PostMédiapart, et j'en passe... La plupart des radios ont traité le sujet, RTL, Europe1France-Info en boucle et tous les JT nationaux, TF1, F2, F3, Canal+ etc. je ne vais pas tous les mettre.

                                                                                                   -----

La photo choisie pour l'article est des plus édifiantes. André Guinde, nouvel élu local, sourire du bon copain à qui on ne la fait pas, est aux ordres révérencieux du président du CG. Quant au reste, "Ca fait un moment qu'il raconte partout l'avoir régulièrement au téléphone" le mensonge dévoilé de Jean-Noël Guérini sur ses récents contacts avec Martine Aubry qui n'existent pas... Je vous laisse juges.
                                                                          -----

«On m'avait annoncé un bain de sang mais l'atmosphère était plutôt calme, ceux qui se disaient des guerriers dans les médias se sont révélés des agneaux» :
Alexandre Medvedowsky... Bof. Au fait, Mme Fessard, l'article sur le site a deux coquilles : vous aviez mis un "i" à la fin de son nom, mais je vous comprends, ce n'est pas quelqu'un que l'on retient. La deuxième, "Bouche-du-Rhone", j'ai corrigé, Bouches prend un "s". Il est vrai qu'il y en a beaucoup dans le 13...

120px-Mediapart

Repost 0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 00:48

31 mars 2011 : "Merci à ces troix voix, je ne sais pas lesquelles, on verra bien... dit Jean-Noël Guérini à l'AFP, Surpris et ravi de cette pseudo aubaine, réélu à la tête du CG, réélection qu'il a dédiée à sa fille chérie.  A ce degré là de morgue, on peut se demander comment il va se comporter devant le juge duchaïne...  Que dire...

-----      -----

30 mars 2011 : Le groupe Renouveau PS 13 dénonce une fraude massive ! Résultat de l'élection louffoque du seul postulant au CG 13, Jean-Noël Guérini, réélu avec 60% de participation et avec 84% de voix  par les militants PS des BDR, mais avec 621 bulletins blancs ou nuls… Donc quelques centaines de clairvoyants non corrompus. JNG doit se ronger les ongles et cette nuit va être longue de coups de fil car demain, 57 élus du Conseil général vont voter pour sa présidence. On va bien voir le degré de corruption...

 

Je n'ai jamais tant vu Marine Le Pen invitée sur la plupart des plateaux télé nationaux ! Canal + qui la boudait s'y met aussi ! A croire que l'ensemble de la presse s'amuse à l'apprenti sorcier et profite à fond des embellies évidentes des résultats des cantonales. A part les analyses de l'excellent Daniel Eeuwen sur le plateau de France 3 dimanche soir, un vrai baume d'intelligence non artificielle, ces cantonales reflètent bien le mur d'indifférence qu'elles suscitent.
A Mots croisés hier soir
, il était pénible de suivre cette cacophonie hystérique entre Morano, Le Pen et Duflot mais surtout Duflot dont la voix et le débit aigu qui martèle sont vraiment insupportables ! Harlem Désir était inexistant et Mélenchon roulait des yeux amusés devant ce caquetage intempestif qui n'avançait pas. J'ai vite zappé. J'ai peut-être loupé un scoop… Vraiment, tout sauf Duflot.

Dans la même fournée et journée, Copé, au Grand journal, a abreuvé Aphatie et Denisot d'un flot quasi ininterrompu, quelle mécanique bien huilée… mais on sommeille vite devant son ronron cathodique. Seul notre Johnny ressuscité, en promo de son dernier album, a détendu l'atmosphère d'un chouette duo avec 'M'.
J'oubliais le plus important, notre moribond baron du 13, pour ces cantonales 2011, le quasi-détrôné Jean-Noël Guérini qui s'accroche encore aux branches de sa fédération, entérinée depuis l'emprisonnement de son frère comme la plus corrompue de France, mais qui constate que "les électeurs n'ont pas été dupes des manœuvres et des outrances de Muselier et Gilles".

Ah bon ? Mais en fait, tout le monde s'en fout ! Sauf les purs et durs militants qui veulent encore de la part du gâteau, qui se dévorent entre eux, qui continueront sempiternellement de croire que l'ensemble des électeurs pensent comme eux et qui courent voter toujours pour les mêmes. Pas de sang jeune à l'horizon. La consanguinité politique ça existe, vous avez vu la tête de nos élus ? Restent les quelques fous, désœuvrés, oisifs, dépressifs qui sont allés voter dimanche en espérant trouver quelqu'un à qui parler dans les bureaux de vote bien vides et qui ont évidemment voté blanc donc nul (2%). Quant aux autres, les inscrits manquants, reste à les attraper.

J'ai bien aimé aussi les remerciements de Jean-Noël Guérini ravi du succès du PS. Ça faisait plaisir à voir ce sourire franc et contagieux. Tout le monde souriait autour de lui, c'est fou non ? Et toutes ses félicitations aux élus victorieux… Olmeta, Carlotti, Medvedowsky, Eouzan, Guinde, Pezet, etc., etc. Il n'en a oublié aucun. Comme il est doux et prévenant Jean-Noël quand il le veut…
En fait, il tente un rappel à l'ordre. Car avec des crocs pareils, il est hors de question pour lui de manger du menu fretin. Les élus réélus sont déjà prévenus d'ailleurs. Le président du Bateau bleu tente de rattraper les fuites des plus puissants mais l'affaire n'est pas simple. Combien hésitent et promettent ? Lesquels n'ont rien à devoir à Jean-Noël ? Aucun. Quant aux quelques benêts parachutés comme paravent politique, sorte de chair à canon hébétée, trop faciles à manœuvrer, ils ne sont même pas envisagés. Ceux-là sont comme un banc de poissons. Peu importe le pilote. Ils suivent.

Car il ne partira pas comme ça Jean-Noël, en fermant doucement la porte. Et même s'
il clame son départ dès qu'il sera réélu à la tête du CG, il pousse un peu loin son crochet en disant que cette campagne est "injuste, délétère, violente, antidémocratique et que les socialistes du CG ont été salis". Combien d'accords passés ont été plantés ? Combien de menaces ont été proférées ? Ce sont les dernières munitions de Jean-Noël Guérini car Arnaud Montebourg ne le lâchera pas dans son point de mire, et  fera plier Martine.
Et puis ces mots, prononcés de son étrange voix de canard laborieux, lourds comme des chapes, choisis juste avant ses félicitations aux élus :
"Ces épreuves que nous avons traversées, tout comme celles à venir, ne font que décupler mon énergie. Elles ne changeront pas les axes de mon action. Toutefois, attendez-vous à quelques surprises…"

                                                                                                ---

Articles sur JNG :

La galerie des crasses de Jean-Noël Guérini

Cui-Cui ! Il est cuit !

Arnaud Montebourg, kamikaze au PS



Repost 0
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 01:52

  "Oui ! Je vous le dis ! Je vous dois la vérité… j'avais mon frère au téléphone ! Oui ! Je lui parlais… comme je parle à ma fille ! Est-ce un délit ? Oui ! Nous parlions de tout, et de rien ! Si mon frère Alexandre a commis des fautes, un délit, il faudra qu'il en réponde ! Je suis corse ! Je porte le nom de Guérini ! Je porte en moi un délit de patronyme, frère de, forcément coupable ! Ça su-ffit ! Là, je siffle la fin de la récréation !"

Tout dépend de quelle récréation et dans quelle cour Jean-Noël Guérini parle ou gémit, car, à mon avis, il est bien loin de celle d'une maternelle ou d'un collège d'ados acnéiques. Il y a toujours un côté pathétique qui tend presque vers la pitié quand on écoute à sa tribune un politique qui sombre. Qui sait qu'il sombre.
Mais le capitaine du Bateau bleu sait déjà qu'il va être bien seul à son gouvernail. Il le constate déjà. L'Eugène Caselli, après sa garde à vue traumatisante, a séché la dernière réunion du PS pour l'Open13 et Michel Vauzelle, par pur hasard n'est-ce pas, avait ses devoirs budgétaires à la Région. L'heure des trahisons arrive. Jean-Noël Guérini va enfin goûter l'amertume de la grande solitude des bannis et regarder, impuissant, à l'écroulement de son pouvoir.
Franchement, quel manque de malchance. Ces maudites écoutes tombent juste au moment des cantonales et quand la magistrature très belliqueuse en ce moment entre en guerre avec le chef de l'Etat qui se permet une fois de plus de les juger ! Pauvre JNG. Pas de bol.
Et cette première lettre qu'il a envoyé au Procureur de la République le 6 janvier 2011 pour lui demander de faire cesser cette violation permanente du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, et qui, je le cite, "n'a pas eu d'écho".  Comment ? La justice ne répond pas à Jean-Noël Guérini ? Il veut que la Justice lui soit appliquée comme à n'importe quel citoyen, et, comme un acharné stupide, a envoyé une autre lettre au Procureur aphasique accompagnée d'un dépôt de plainte des chefs de "violation et recel du secret de l'instruction". Mais enfin ! La violation et recel du secret de l'instruction c'est devenu monnaie courante depuis les lustres ! Il a un gros problème d'adaptation Jean-Noël.
"Je souhaite que Monsieur le Procureur de la République recherche la source des diffusions parcellaires d’éléments tronqués de la procédure qui, soumis à l’interprétation des médias, portent gravement atteinte à mon honneur, ma dignité et ma réputation."
Mort de rire le procureur.
Et puis son "Je suis Corse !", dit-il d'un ton qui jette comme une malédiction sur ce merveilleux département.  Et alors ? La Corse n'est pas un repaire de brigands que je sache, en revanche, "Je porte en moi un délit de patronyme", le nom Guérini, et là je suis plutôt d'accord avec lui, ne résonne pas dans le 13 comme un quintet de Mozart mais plutôt comme la chevauchée des Walkyries de Wagner. Et je ne pensais pas à son frère Alexandre mais au clan Guérini, puissants gangsters des années 40 nés eux aussi comme JNG à Calenzana en Haute-Corse. Mais c'est une coincidence, n'est-ce pas ? Et il pousse un peu loin avec son "Je suis frère de, donc forcément coupable !" L'instruction est là et le dira… Mais, n'a-t-il pas toujours soutenu son frère puisqu'il l'a porté au sommet du CG avec lui ?
Jean-Noël Guérini, s'en remet à la Justice et se place "en quelque sorte sous sa protection, comme tout justiciable", dénonçant une campagne politico-médiatique visant à "détruire et salir " sa réputation. Il a annoncé avoir porté plainte pour "violation et recel du secret de l’instruction ", afin de découvrir, dit-il, l'origine de ces fuites dans la presse.

Notre baron local aux abois ne peut que jouer un rôle de persécuté. Mais on est tous devenus sourds. C'est la ritournelle éculée qui nous fait bâiller, comme "Petit papa Noël".

 

  Sources : Blog de Jean-Noël Guérini (discours)

Marchés truqués Guérini, Corse-Matin

Repost 0