Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

  • : CIXI-HELENE
  • CIXI-HELENE
  • : Site d’Hélène Pastore, en pause mais pas arrêté ;))
  • Contact

Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

Suivez-moi sur Twitter : @Cixi_Helene (renvoi sur FB)

une-charliehebdo-14.jpg

        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:49

Pour celles (ceux) qui seraient curieuses de découvrir l'écriture de DDV, en voici un exemple on ne peut plus récent. J'ai d'ailleurs été assez surprise ! Je m'attendais peut-être à une écriture plus 'pointue'... A noter, la clarté de lecture, la particularité des 'S' et la grand marge prise à gauche... Un graphologue en dirait beaucoup plus que moi. Je vous laisse juges

ddv2-copie-1.jpg

Repost 0
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:30

Il y a quelques jours, j'ai reçu une invitation de la part du député Jean-Pierre Grand pour une rencontre entre adhérents et sympathisants du Club Villepin pour le 31 mai 2010. Pour l'instant, je sympathise, mais, avec moi, on ne peut prévoir la durée ni l'implication. Ma sympathie est assez rare et a des limites, surtout, en politique.

Il y a deux mois, le premier rendez-vous donné par l'équipe de rabattage villepiniste était dans une pizzeria, Chez Mario, souvenez-vous... Hier, nouveau lieu et rendez-vous au Club du Vieux-Port à la Place aux Huiles à Marseille. Je cite la plaquette : "Le Club du Vieux-Port est un espace privilégié" (bof) "qui vous attend pour déguster en toute confidentialité et détente dans un cadre raffiné avec une vue exceptionnelle", mais, rien à voir avec celle du Sofitel un peu plus haut et de son restaurant les Trois Forts. L'intérêt de cet espace est son caractère historique qui date du XVIIème siècle où les galériens passaient sous ces fenêtres et que l'on regroupait un peu plus loin dans d'infectes geôles.

Le rendez-vous était pour 18h30. J'arrive en retard et m'installe au fond d'une salle aux murs moyenâgeux. Derrière moi, le cocktail dressé (flûtes à champagne etc.), devant moi, une cinquantaine de personnes assises écoutaient béatement le député Jean-Pierre Grand.

Choisi pour rabattre le gibier des nouveaux militants de DDV dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Pierre Grand écume tous les médias du coin et assure la campagne de DDV d'une voix soporifique et sans saveur. Son physique va avec sa voix. On est loin du modèle de tribun de son maître. Son discours (et c'est un bien grand mot) tournait autour de la réforme des collectivités territoriales, des retraites et du grand chambardement qu'allait provoquer, le 19 juin, l'annonce officielle du parti de Dominique. "Dominique de Villepin a un contact fabuleux avec les gens, c'est impressionnant ! En septembre, il viendra à Marseille dans les cités, vous verrez le contact qu'il a avec les gens… Vous verrez !" C'est ça, on verra. Ça nous changera peut-être du karcher nettoyeur de NS. L'élégance parfois fait des miracles. Je n'attends que ça. Puis, bla bla bla insipide. Il répétait sans cesse qu'il devait partir pour prendre un avion et qu'il n'avait que très peu de temps. En attendant, il ne décollait pas de la salle. "L'Assemblée nationale tout à l'heure, vous comprenez ? Un amendement à défendre..." Veuillez excusez mon bâillement, Monsieur le député.

Je balayais d'un regard l'assistance. Dans la salle, beaucoup d'hommes de tous âges, peu de femmes. Au premier rang côté couloir, un profil me fit sursauter mais je distinguais mal la silhouette. Je connaissais ce profil de Brutus, j'en étais sûre ! A qui appartenait-il ? Il y en a tellement dans la région ! Le ronron sans saveur continuait. Soudain, J-P Grand, pressé d'en finir, proposa de répondre à quelques questions, "seulement quelques-unes ! J'ai un avion à prendre !"

Un psychiatre pavana ses titres et savoir politique, ne posa rien de concret et deux autres médecins,  assurés par leur confrère, soulevèrent à part leurs fesses le problème existentiel de leur déception devant la politique de l'UMP. Le micro circulait et le profil qui me titillait s'en saisit, se leva, et prit la parole pour remercier le député de sa venue. STEPHANE SALORD ! C'est lui qui assurait la présentation du copain de DDV ! Je n'en revenais pas ! Il appelait au grand rassemblement du 19 juin et tutoyait le député nettement plus classe que lui ! Vous croyez qu'il est fini politiquement et il réapparaît sous des horizons impensables ! Visiblement son petit réseau est assez efficace, il a même les proches de DDV dans son carnet !

C'est bien lui ! L'ex-consul des Comores -j'allais écrire des commères- tout récemment limogé, le roi de l'embrouille aixoise, locale, miteuse à souhait, du nomadisme politique associé longtemps à son alter ego le bellâtre Bruno Genzana (petit protégé de J-C Gaudin) pour balancer Maryse Joissains de son balcon XVIIIème de la mairie d'Aix… Incroyable ! Mais que fait-il là ? En 2008, il changeait deux fois de camp : UMP et MoDem. En 2009, dans sa haine de voir enfin tomber Maryse Joissains, il appelait à voter pour le candidat socialiste Medvedowsky et posait à ses côtés ! En 2010, trois changements ! Union centriste, Alliance écologique indépendante et maintenant avec DDV ! Comment le service de com de Dominique de Villepin peut-il choisir pour une région déjà gangrenée par la corruption aux électeurs assoiffés d'un nettoyage salutaire, un tel sous-fifre avec de telles casseroles ! Demandez à Maryse Joissains ce qu'elle pense de son ancien adjoint favori ! Remarquez, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Mais il est vrai qu'il représente 7% de votes au dernier recours des municipales aixoises de 2009, il a dû les négocier, mais bon, PITIE ! DOMINIQUE ! PAS LUI !

Les gens se levaient, se précipitaient vers le buffet, mon portable sonnait sans arrêt. Je suis partie en courant en regardant d'un œil navré une coupe me lancer ses bulles aguicheuses…

Repost 0
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 21:52

Il y a des délices qui se mangent froid et sans sel. Sarah Ferguson et son ex-époux le prince Andrew, fils d'Elisabeth d'Angleterre, négocient des bakchich pour sollicitations d'influences !

Quand son divorce a été prononcé en 1996 avec le prince Andrew, à cause de photos érotiques la montrant, elle, la duchesse d'York, sur un transat à Bornes-les-Mimosas, se faisant lécher les orteils par le très très moche John Bryan, la rousse incendiaire Sarah Ferguson n'a pas pensé à la perte financière de sa pension allouée aux membres de la famille royale.Traumatisée par cette révélation du tabloïd sur la scène internationale et la mise à l'écart des Windsor, elle ne négociera pas de rente et ne touchera que 15 000 malheureusx livres sterling par an (soit env 17.500€/an ou 1450€/mois) pour l'éducation de ses deux filles. Il est évident que le train de vie d'une descendante du roi Charles II ne peut exister avec pareille aumône…

 Elle s'exile aux US, mais le couple avec Andrew ne se défait pas vraiment car ils s'entendent très bien dans l'infidélité. De Weight Watchers aux contes pour enfants, de l'écriture sur des régimes aux parts dans l'industrie cosmétique et à la production cinématographique, Sarah tente d'éponger ses dettes et celles de sa mère (plus de 6M d'euros). Bien que n'ayant jamais réellement quitté le domicile conjugal, elle s'affiche avec différents amants fortunés pendant qu'Andrew assouvit sur tout ce qui gigote ses penchants naturels. Le couple existe toujours malgré le divorce et bon nombre de photos les montrent avec leurs filles roucoulant une amitié suspecte aux quatre coins de la planète. "Andrew est mon meilleur ami !", aime répèter Sarah à la presse.

Sa belle-mère illustre, la reine, cède à ce grand amour contrarié qu'elle a mal évalué et pardonne sous la pression du peuple anglais attendri. Ils s'entendent si bien ! Et s'ils se remariaient ? Ce serait si romantique ! La reine ne peut que céder à ses sujets, (souvenez-vous pour le décès de son autre belle-fille Diana ?) et montre donc sa grande mansuétude en invitant officiellement l'infidèle Sarah au château de Balmoral, après 15 ans d'exil. Vous y croyez ? Vous ? A ce roman ? Moi non.

Hier, dimanche 23 mai, le tabloïd "News of the world" publie la vidéo de sa plus belle préméditation depuis 8 ans. Les vieilles photos des orteils sucés de Fergie, c'est de la gnognote à côté de ce qui va jaillir. Explication :
Le prince Andrew est le représentant officiel du Royaume-Uni pour le commerce international et les investissements. Enormes prérogatives. Immenses sont ses influences. Des journalistes du tabloïd se sont fait passer pour des hommes d'affaires et ont piégé Sarah devenue négociatrice des pouvoirs de son ex-époux. Caméra cachée, 35.000 livres sterling en liquide, tout y était pour ferrer et pécher un tel poisson qui ne ressemble déjà plus à une sirène.
Le journal a parfaitement préparé son coup. Dans la vidéo, sous nos yeux, Sarah assure que leur investissement sera largement bénéficiaire grâce aux 'portes' qu' Andrew leur ouvrira. Elle le couvre, dit qu'il ne faut pas tenter de le joindre. 175.000 livres sterling de bakchich ont déjà été négociées lors d'un précédent rendez-vous. Devant elle, en tas, 35.000 livres sterling posées sur une table. Ce sont les arrhes des faux hommes d'affaires. Elle ne se frotte pas les yeux de stupeur devant le tas de billets comme le dit bêtement la voix off de la vidéo mais certainement par l'épuisement de la négociation. Elle part avec l'argent.

Enorme scandale qui ne fait que commencer. Evidemment, le prince Andrew nie ca-té-go-ri-que-ment (ben voyons !) avoir eu une quelconque implication dans les affaires de son ex. Qu'il le prouve !

Sarah, hier soir, s'excuse et fait profil bas. Elle est anéantie. Rien ne dit qu'elle est la seule instigatrice. Le couple peut tout à fait avoir monté cette petite entreprise dans le fond de leur alcôve d'infidèles. Ne voit-on pas le prince avec un milliardaire du Kazakhstan qui a racheté à prix d'or sa résidence du Berkshire et son récent hébergement dans une villa somptueuse du prince régnant d'Abou Dhabi ? Les médias anglais évoquent également l'usage immodéré qu'Andrew, ancien pilote d'hélicopère de la Royal Air Force, fait de ce mode de transport, relevé par le National Audit Office, l'équivalent de la Cour des comptes. Il est facile pour Buckingham de faire porter le chapeau à celle par qui tous les scandales sont déjà arrivés.

1992. La reine ne veut plus y revenir. Sa fille Anne divorçait, Diana se séparait de Charles, Sarah étalait ses seins et orteils aux unes du monde et le château de Windsor brulait en partie. Une autre "Annus horribilis" ? Pauvre Elisabeth, (214 ème fortune mondiale, 16 milliards de livres). Madame, Nous compatissons.

 

Une musique masquante a été rajoutée sur la vidéo (qui ne se trouve plus sur Dailymotion ou You Tube) mais on peut facilement décripter les traductions

Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

Repost 0
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 23:00

Samedi 24 avril, il y avait fête au château de Calas. Quand je dis château, je parle d'une construction 19ème qui est évidemment à des années lumière de Chambord, mais, à Calas, on dit "le château de Calas". Calas est un petite commune qui dépend de Cabriès (DVG) tout à côté d'Aix-en-Provence. C'est un dortoir pour les employés d'entreprises environnantes, comme, par exemple, Eurocopter.

 Dans ce château, vit au rez-de-chaussée l'adorable et avenant Arnaud de Villeneuve Esclapon, comte de Provence. Ce jour-là, il y fête son 39ème anniversaire bien qu'il soit né le 23 du mois précédent. Quelques tables dressées dans le parc, d'autres à l'intérieur car la pluie menace, avec un petit orchestre, harpe, saxo et sono. Le buffet est tout à fait light, soft, cacahouètes, pizzas, mayonnaise en pots, légumes découpés, bref pas vraiment de gros moyens. Bienvenus étaient ceux qui apportaient quelque chose. Le train de vie des héritiers des comtes de Provence ne dépend que de l'héritage laissé par leurs aïeux ou bien de leur aptitude à préserver ce patrimoine. Pauvres ou riches (ici, en l'occurrence pauvres) sont recherchés par d'avides roturiers entrepreneurs pour l'aura de leurs particules, leurs relations, et l'exploitation de l'espace prestigieux de leurs propriétés.

Samedi, une centaine de personnes habillées en noir. Seule, une blonde osait le court et les bas résilles. Pas vraiment de belles toilettes. La moitié des invités venaient de Calas, des commerçants, milieux moyens bas et moyenne d'âge assez élevée dans son ensemble ce qui était surprenant compte tenu de l'âge de l'hôte. L'autre partie venait de l'association du "Festival de la chanson française". Cette association très prolixe depuis plus de sept ans dans la région aixoise tourne allègrement, se produit dans de grandes salles comme au Pasino (1250 places, Partouche) grâce à la présence constante d'une soixantaine de bénévoles, mors en bouche, dirigés d'une main de fer par la directrice, Patricia Pélissié. Le gentil Arnaud DVE comte de Provence en fait partie.

On remarque sur le site de l'association 31 sponsors dont 3 viennent de l'argent public, Conseil Général, la ville d'Aix et Pays d'Aix Associations dont le nouveau président n'est autre… que l'époux de la directrice, Gérard Pélissié. J'aime bien cette large collaboration conjugale un peu tentaculaire, cet esprit de communauté sage, obéissante, mais bon, ce n'est que de l'amour pour la chanson française, n'est-ce pas ? Une question directe : J'aimerais bien connaître le budget annuel subventions, prestations (toutes) et billetteries comprises ? En tout bien tout honneur, bien sûr... Car les dépenses avec cette armée de bénévoles soumis ne doivent pas être pharamineuses, non ?
Mais revenons à cette soirée.

Le couple Pélissié était absent. Un invité de marque dans son élégant costume alpaga a fait une entrée triomphante, le bellâtre Bruno Genzana dans une obligatoire démarche électorale. Pour ceux qui ne le connaissent pas, qui ne sont pas d'Aix, je vais essayer de faire vite mais c'est un peu compliqué car cette banale girouette politique, cet oiseau opportuniste n'étant pas simple à attraper, j'ai un peu de mal à le baguer.
 

On le situe en 1983 au Parti Républicain, ensuite à l'UDF, puis au RPR, à l'UMP, et, tout récemment, au Nouveau Centre. Je crois que je n'ai rien oublié, mais, je n'en suis pas sûre. Déjà conseiller général et régional, il est intelligement soutenu par Jean-Claude Gaudin qui ne peut craindre un complot neurologique de sa part. Haï par un grand nombre de la classe politique aixoise (quand je tape 'classe' j'en frémis) par ses sinuosités politiques, il n'a pas l'air du tout de s'en émouvoir. Pendant cette soirée, il était de toutes flatteries possibles auprès des invités pour la plupart habitants de cette commune. On l'a même vu aider dans la cuisine à découper des carottes pour le buffet ! Pourquoi ? A votre avis ? Pour briguer les législatives. Car la 11ème circonscription inféodée au député Christian Kert va être découpée en deux, en 11ème et 8ème, Cabriès-Calas, actuellement dans la 10ème, étant accolé à leur périmètre. Mais revenons à notre château.

Le pâtissier de Calas a créé la pièce montée château-fort en nougatine, une autre, plus petite en guimauve de toutes les couleurs. Tout le monde était content. C'était un anniversaire ennuyeux mais réussi. La priorité a été respectée. Entretenir de bonnes relations et caresser dans le sens des plumes les dindons d'une farce. Une fois par an.

Pour clore ce billet, voici ma réponse au commentaire 56 laissé par le blog Cpolitic :

"En effet les ramifications de ces 'profiteurs' de particules pour ne citer qu'elles sont assez tentaculaires et toujours tournées dans le domaine associatif facilement manipulable. Beaucoup de retraités en manque de sociabilité donc, de la main d'œuvre bon marché, se retrouvent enchainés dans ces structures dirigées par des gants de fer. Il est très difficile d'en sortir (il y a toujours des chefs de groupes très actifs) et l'âge n'autorise plus les rebellions."

J'en profite pour dire à ceux qui veulent lire ce que je n'ai jamais écrit, qu'Arnaud de Villeneuve Esclapon n'est pas du tout attaqué dans cet article. Et si ce dernier le pense, qu'il me joigne par le contact du blog en bas de page.  Longue vie à votre blog Cpolitic !

Repost 0
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:42

Tout à côté du Trocadéro, au 6 rue Galilée, se trouve le très chic Aéro-club de France. Évidemment on est en plein seizième. On y transfuse l'histoire de l'Aviation et on y décerne surtout la prestigieuse "La grande médaille de l'Aéro-Club de France" laquelle, je cite, "ne peut être décernée qu'une fois et pour des actes et des services constituant des titres exceptionnels". En 1900, le comte Henry de LA Vaulx l'a reçue pour son record mondial de distance en sphérique, Roland Garros en 1912 pour un grand prix d'aviation, en 1969, le trio lunaire Armstrong, Aldrin, Collins, le grand Serge Dassault en 1995, notre super woman Claudie André-Deshays (Haigneré) en 1996, notre fleuron le Concorde en 2004, et, en 2009, Renaud Ecalle champion du monde de voltige, pour ne citer qu'eux… Je n'arrêterais pas ! Bref, ce fantastique nid d'élites posthumes et vieillissantes, gloires orgueilleuses et superbes de notre cher pays accueillait samedi 10 avril de 9h à 13h, dans un de ses salons, l'UMP, pour une réunion et une discussion sur le bilan de la tragédie des régionales.
Pas de presse. Xavier Bertrand est arrivé parmi les premiers et s'est tout de suite assis sur l'estrade pour présider. En tailleur pantalon noir, chemise claire, manteau Burberry, Nathalie Kosciusko-Morizet, maquillage léger, l'a rejoint. La salle se remplissait. Rama Yade comme à son habitude de noir vêtue souriait à tous et était de loin la plus belle, Jean-Didier Berger, Hervé Hocquard, Brigitte Bareges ont jeté négligemment leurs manteaux au vestiaire où des hôtesses les accueillaient. Une entrée très remarquée, celle de Linda Uzan l'ex conseillère du PS, vous savez, celle qui avait "décidé de rejoindre le camp du changement ", s'est assise au premier rang. Description : Tailleur blanc immaculé robe mi-cuisses, large ceinture marron foncé à la taille, chaussures chocolat hérissées de 16cms de talons et maquillée comme une voiture volée. Le premier rang est toujours brigué par ce genre de prédatrice.
Une bonne soixantaine de personnes. La discussion pouvait commencer ou reprendre car la veille, ces régionales avaient déjà été "analysées" dans cette même salle par d'autres UMP.
Et ce soir, tout le reste y est passé. Les points forts du PS "à prendre très sérieusement en exemple" disait Xavier Bertrand pour s'en inspirer et surtout pour analyser leur campagne de communication bien plus réactive et productrice que celle de l'UMP. Tous reconnaissaient le réel manque de réseaux informatiques performants mais paraissaient bien connaître le problème. La fiabilité du site de l'UMP a été abordée et ce cher Xavier qui connaît bien sa bande d'attentifs leur a posé une colle :
- Quelle était la question du jour sur le site ? a-t-il demandé le regard malicieux.
Silence implacable dans la salle. Niet. Aucune réponse. Personne ne savait. Aucun ne va sur le site.
Et voilà comment on piège une bande d'attentifs incapables. Les mines étaient sérieuses mais la légèreté s'étalait, là, dans les yeux d'Hervé Hocquard (maire de Bièvre) qui reluquait la ravissante hôtesse qui passait le micro ou Jean-Didier Berger qui regardait les jambes de Linda Uzan virevolter devant l'estrade. Nathalie K-M s'est éclipsée prétextant une autre réunion et petit à petit l'assemblée dirigeait ses regards vers la sortie. Le superbe restaurant de l'Aéro-Club les attendait. Tous ont repris leur Burberry presque en courant. Toujours aussi désagréable, Marie-Luce Penchard a fait un caprice hystérique en réclamant un taxi alors qu'elle pensait à tort qu'on la dirigeait vers un métro, un comble pour elle, elle, secrétaire d'Etat à l'Outremer ! Elle toisait les hôtesses comme si elles étaient débiles et leur épelait méchamment : - "JE VEUX UN TA-XI ! PAS UN METRO UN TA-XI !
Ouf… Et dire que les oiseaux gazouillaient dehors… Mais que fait donc Villepin !

Souvenez-vous en février dernier :

 

Repost 0
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:11

Jean-Luc Mélenchon a fait le buzz sur le net il y a quelques jours grâce à une interview minable, bien négociée par un petit stagiaire manipulé par le journal Le Parisien. Lors de la première écoute de cette vidéo en illustration ci-dessous, on bute d'abord sur la grossièreté de Mélenchon, et puis, si on décortique bien, on s'aperçoit qu'il défend des valeurs de plus en plus rares dans le milieu journalistique et dénonce une déontologie quasi inexistante. Dans la région, avec le journal La Provence Pays d'Aix, on touche aussi à des sommets assez vomitifs et il ne se passe pas une semaine où ne surgisse un sujet des plus racoleurs évidemment dirigé par une ligne éditoriale totalement débilitante. "Les lecteurs ne sont pas des abrutis", comme le dit Mélenchon dans cette vidéo. Le tressage des rumeurs n'est rentable que virtuellement, sur le net, pour des ados qui balaient en un clin d'œil et véhiculent entre eux des infos de cour de récré. Où veulent nous entraîner les chefs de rédaction ? A chacun sa spécialité. L'Equipe pour le sport, Voici pour les cancans, Le monde diplomatique pour l'économie, etc. La lente désertion des lecteurs est inexorable car, dans beaucoup de quotidiens, il n'y a plus rien à lire de pertinent. On achète grâce au titre racoleur ? Pas si sûr. Car la barre n'est-elle pas déjà trop haut ? Trouver l'accroche à tout prix, en inventer une, vieille pratique quand on n'a rien sous la main et, d'ailleurs, pourquoi ne pas jeter la suspicion au hasard, tiens, cette fois-ci, on prendrait l'Institut d'Etudes Politique d'Aix-en-Provence et on parlerait d'un concours truqué ? Non ? On pourrait dire qu'un étudiant aurait reçu un SMS révélant le sujet d'Histoire du concours d'entrée en 2eme année. Ensuite, pour le contenu de l'article, on emploierait des "peut-être", des "il paraît", des "ce n'est pas sûr",  pour se couvrir d'une diffamation par le directeur qui n'aurait pas d'autre choix, s'il tient à la réputation de son établissement, que déposer plainte contre X. Facile de faire un article sur du rien. C'est le journalisme "nouveau" celui qui trucide une Florence Aubenas dans son travail d'investigation, rabaisse son livre 'Le quai de Ouistreham' qui, en réponse, est en tête des ventes françaises ! Je reviens à La Provence.
Voici le titre accrocheur sur la une de l'édition Pays d'Aix du 31 mars 2010 : "Aix, un concours truqué à l'IEP ?". En page 4, l'article occupe la moitié haute de la page, mais, est évidemment plus soft. Des extraits :
"Cet SMS est au cœur d'une "petite" polémique qui touche l'IEP."(…) "Pour l'heure, la tricherie n'a en aucun cas été prouvée." On reste dans le vague malgré 450 candidats ! "Plusieurs témoignages concordent…" cet SMS serait parvenu seulement à "un ou plusieurs des prétendants (…)". UN ! D'ailleurs, "un candidat confirmerait avoir reçu le SMS incriminé." Voilà. En gros. C'est le lamentable travail d'investigation d'un quotidien régional.
D'autant plus que l'IEP, entaché par le journal avec du rien, du virtuel, ne le sera pas qu'à Aix puisqu'on répercute les "Soupçons de triche par SMS"  dans un encadré bien visible au cœur d'une des pages régionales alimentée par les agences locales, dont celle d'Aix sous la responsabilité souveraine de son petit chef, Damien Frossard. C'est la pratique du groupe Hersant. Le bling-bling et la peopolisation en opium des lecteurs. Didier Pillet, PDG du groupe La Provence, a du quand même s'inspirer des techniques de l'ancien directeur de la rédaction Hedi Dahmani, (ex-rédacteur en chef de Voici) lors de son bref passage au sein du groupe. Après l'avoir écarté en 2008 pour incompatibilté, il osait même en dire, "Nous avons buté sur des problèmes éthiques, de morale et du respect du lecteur". Morale ? Ethique ? Respect du lecteur ? La Provence ?
Mais je plaisante bien sûr ! Ne sommes-nous pas un premier avril ?
(Site de La Provence, lien sur l'article (du site)
Pour illustrer cette lente décadence journalistique, voici le script intégral du petit bijou vidéo que vous avez peut-être déjà vu. J'ai seulement ignoré quelques, 'euh', 'ah', 'ben'.
Résumé :
Jean-Luc Mélenchon répond à une question sur les régionales posée par un stagiaire du Parisien. Il râle sur la désinformation de la presse. Il est furieux quand il découvre que le jeune journaliste n'est pas intéressé par sa réponse politique mais par le titre aguicheur du Parisien qui proposait la réouverture des maisons closes. Ce titre, Mélenchon s'en était servi comme exemple pour illustrer le mauvais journalisme. Le stagiaire se fait malmener jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il va faire un buzz.
J-L Mélenchon :
- Regardez ! Cette semaine par exemple, hein ? Le jour de, après qu'on ait tous jeté de grosses larmes sur l'abstention populaire, quel était le  titre du journal Le Parisien ? "Faut-il rouvrir les maisons closes"! Voilà ! Sujet qui est venu sur quatre ou cinq radios. C'est intéressant ça ? Non ? Alors, ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l'esprit public va continuer jusqu'à la catastrophe, évidemment …
Le journaliste :
- En tous cas on dirait que ça les intéresse les gens la réouverture des maisons closes…
Mélenchon :
- Mais si vous leur parlez de choses intelligentes, ça les intéresseraient aussi ! Faut pas prendre les gens pour des abrutis !
Le journaliste :
- Mais c'est un débat important…
Mélenchon :
- Non c'est un débat sans aucun intérêt, aucun intérêt !
Le journaliste :
- Ca dépend c'est c'est c'est un débat sur l'hypocrisie… euh
Mélenchon :
- Voilà c'est ça ! C'est vos problèmes à vous le refoulé politique de la petite  bourgeoisie. Votre hypocrisie,  moi, je m'excuse, mais ce que vous racontez, ca ne concerne personne dans mon quartier, personne ! Personne s'est dit "-tiens je préfère aller dans une maison close qu'aller chercher les putes au coin de la rue " Voilà. J'ai jamais entendu quelqu'un parler de ça, sinon vous et votre sale corporation de voyeuristes et vendeuses de papier !
Le journaliste :
- Parce que le problème c'est qu'elles sont dans les bois, les prostituées à l'heure actuelle..
Mélenchon :
- Mais j'en ai rien à faire ! Si vous voulez parler de ça, vous allez trouver quelqu'un d'autre, D'accord ? Avec moi, vous  parlez de choses sérieuses ! "DIGNITAS GRAVITAS" la maxime romaine, donc, avec moi, vous parlez politique ! Et vos sujets de merde vous allez les faire avec les gens qui veulent répondre à la merde !
Le journaliste :
- Non mais ce que je veux dire c'est que…
Mélenchon :
- Non ! Non ! Non ! Non !  C'est fini ! Terminé ! Toc ! Toc ! Toc ! Toc ! Toc !
Le journaliste ;
Mais vous m'avez emmené sur le terrain de…
Mélenchon :
- Ferme ta petite bouche ! Tu me parles de politique ? Moi je parle de média et de ton métier pourri et si tout ce que tu trouves à faire c'est de me répondre ça… Tu vas faire ton interview plus loin, ok ?
Le journaliste (qui sent le buzz venir):
- Je ne comprends pas cette agressivité, enfin…
Mélenchon :
- C'est vous qui êtes agressif ! Vous ne vous en rendez pas compte tellement votre tête est pourri !
Le journaliste :
- Mais c'est vous qui avez commencé à me parler de…
Mélenchon :
- Vous trouvez digne de parler avec un homme comme moi ! Vous trouvez digne, alors que je vous donne comme exemple un titre pourri du Parisien, de commencer un débat avec moi sur la prostitution ? Mais vous me prenez pour qui, bonhomme ? Je veux pas parler avec vous de ça, c'est clair ? Si vous voulez  me parler politique, je réponds.
Le journaliste :
- Bah… Fallait pas me parler du titre du Parisien, si vous vouliez pas me parler de ça
Mélenchon :
-  Je veux parler du titre du Parisien petite cervelle ! Pas de de  (il en bégaye) la prostitution ! Du titre du Parisien !
Le journaliste :
- C'est moi qui suis insultant ? Vous parlez de petite cervelle et c'est moi qui suis insultant…
Mélenchon :
- Parce je crois que c'est une  limite que vous avez atteinte, allez…ca suffit.
Le journaliste :
- Ah bon… Ben merci…
Mélenchon :
- Et bien moi je ne vous dis pas merci ! Vous êtes tous les mêmes et vous êtes en train de préparer un drôle de métier, vous allez être comme les autres à mouliner du papier qui se vend…

Lien France 5, C à dire, émission du 1er avril avec les explications de J-L Mélenchon- Lien vers le blog de J-L Mélenchon

 

Repost 0
23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 01:24

L'élégant Georges Tron, député de l'Essonne, fidèle des fidèles de Dominique de Villepin, vient d'accepter une belle promotion. Il devient secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, chargé de la Fonction publique. A mon avis, il n'a pu décider sans l'accord de DDV, trop lié, trop proche. Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour faire baisser la progression constante des mécontents, (seulement 16% des Français l'approuvent) et reprendre quelques points d'audimat jusqu'à aller chercher chez l'ennemi un tendre agneau qu'il pense découper plus tard. Ça sent la double stratégie, la connivence fourbe et l'apaisement orienté. Et les présidentielles sont quasiment là. 

Dominique vient de rentrer de Chine ce matin. Il donne des conférences un peu partout dans le monde où il est toujours reçu comme un ministre. Elles seront porteuses. Il y a deux ans, il était au plus bas. Aujourd'hui, l'impact de l'Epilogue Clearstream en France comme à l'étranger ne lui a non pas porté tort mais ouvert une avenue dans laquelle il ne peut que s'engouffrer. Nicolas Sarkozy le sait. En cette dure période de crise, la taxation exceptionnelle des plus hauts revenus au nom de l'équité sociale avait été pourtant demandée par des députés de sa majorité, souvenez-vous. Impossible de reculer. Les promesses sont les promesses surtout quand elles sont faites à de puissants groupes-sponsors de campagne, Arnault, Bouygues, Dassault, Desseigne, Lagardère, Pinault, Rothschild dans l'ordre alphabétique. Ils sont aussi opportunistes qu'un boucher à l'affût d'un plus grand étal. Miser sur un autre plus grand, plus beau, plus propre et moins agité ne pose aucun problème.
DDV n'a pas d'argent. Il lui faut construire dans le calme tout un appareil politique de soutien pour envisager une victoire. Chirac conseille. Et dire que si Jacques se représentait aujourd'hui il serait élu haut la main ! Les Français l'aiment bien finalement regardez son succès de star au Salon de l'Agriculture ! Il leur en faut si peu... 

Dominique de Villepin jeudi prochain va donner une bombe de conférence de presse. Il annoncera un nouveau parti, mouvement, coopérative, bref, un nouveau terme non associé au mensonge, à l'irresponsabilité politique, à... On n'en finirait pas. UMP colle trop à la peau de Nicolas Sarkozy pour que la droite abstentionniste, c'est-à-dire celle qui n'a pas voulu voter pour Le Pen lors de ces régionales, retrouve le chemin des urnes. Les trois lettres ex-hautaines devenues péjoratives correspondent maintenant à son représentant pourtant élu au plus haut poste. Elles se donnaient comme but de donner à la politique française 'un souffle nouveau' et d'enrayer 'la montée de la méfiance à l'égard de la politique'...
Un Giscard, un Mitterrand, un Chirac n'auraient jamais claqué l'inconscient "Casse toi pauvre con !" Il ne se représentera pas ou chutera peut-être dès le premier tour. Et en attendant 2012, il n'a pas fini de planter les ongles dans la belle main de Carla sous les sifflets des Français. 


 

 

Repost 0
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:22

J'avais croisé fin janvier devant les Galeries Lafayette parisiennes l'ex doudou de Bernadette Chirac, David Douillet. Il distribuait dans le froid polaire les tracts de la tête de liste de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse. Du haut de ses deux mètres, très sympa, ouvert à toutes les photos de la grand-mère étonnée à la touriste japonaise gloussante, il était resté des heures à braver les -5° de la Chaussée d'Antin, accompagné d'une petite cour, deux photographes officiels, et, évidemment, sans garde du corps. Douillet assez discret d'ailleurs que l'on a peu vu dans les médias pendant cette campagne des régionales.
Je ne reviens pas sur la grande victoire du premier tour claironnée par Martine Aubry que tout le monde attendait en baillant, ni sur les explications tristounettes de la défaite par le désabusé François Fillon. Pour vous donner une idée des tracts distribués en ce moment en Ile-de-France par la droite et de l'argumentation nécessaire pour convaincre de la nullité de la gauche, je vous donne quelques extraits de l'un d'eux, distribué dans le fief sarkozien, à Neuilly. Vous constaterez, à part le gras de la police, que l'argumentation électorale utilisée est tellement insipide, tellement usitée, qu'elle renforcera une fois de plus, pour le deuxième tour, les abstentionnistes.

 Chère Madame, chère Mademoiselle, Cher Monsieur,

Depuis 1998, c'est la gauche à majorité socialiste qui dirige la région Ile-de-France. Entre nous, avez-vous constaté depuis douze ans une amélioration de la situation dans notre région, en matière de transports, de logement ou d'environnement ?

Bien au contraire, malgré une hausse vertigineuse des impôts régionaux  (+46% en 6 ans) le conseil régional conduit par M. Huchon a été incapable d'anticiper, de programmer et de financer les investissements nécessaires à l'amélioration de notre cadre de vie. Nous n'en sommes pas surpris : cette gauche, empêtrée dans une majorité d'alliance, PS-Verts-PC, se déchire sur les sujets essentiels, bloquant ainsi toute décision opérationnelle, tout spécialement dans les transports, sans parler de la gabegie financière au sein de la région Ile-de-France.

Il est temps d'en finir !

(…) Contrairement à la gauche qui est éclatée en  plusieurs listes qui se déchirent, nous avons fait le choix de l'union dès le premier tour, derrière Valérie Pécresse et André Santini : UMP, Nouveau Centre, Radicaux, Progressistes, Gauche moderne, Chrétiens-démocrates, MPF, apparentés à la Majorité présidentielle (…). Faites-nous confiance et ne vous trompez pas d'élection : sans état d'âme, soutenez la liste conduite dans les hauts de Seine par André Santini, Rama Yade et Roger Karoutchi. Elle seule est porteuse du changement, elle seule est capable de faire de l'Ile-de-France une région moderne, dynamique et offrant un cadre de vie amélioré à ses habitants.

Marie-Cécile Ménard, Conseillère générale de Neuilly, Jean Sarkozy, Conseiller général de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, Maire de Neuilly.

Nos coûteux et abscons politiques ont du souci à se faire quand la France s'éveillera pour les présidentielles…

Vidéo intéressante où David devenait député. Tout y est. Claque payée, bagarre, etc. 

 

Repost 0
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 16:15

Roman de mars 2010 :
Alors là, les bras m'en tombent ! Je pensais que c'était une rumeur, mais pas du tout ! Dominique de Villepin surnommé 'Doumé' chez les corses vient discuter sur l'après des élections régionales le 22 mars à Marseille. Et devinez où ? Au palais des sports ? Au Théâtre de la Criée ? Au Dôme ? Pas du tout. Il va "Chez Mario", une pizzeria inconnue ! En un premier temps je pensais à un lièvre ou une blague de quelqu'un connaissant mes 'affinités' pour DDV. Et bien non. J'ai reçu des preuves. Méfiante, j'ai téléphoné à la pizzeria pour vérifier l'info. Allez. On s'amuse, je vous mets tout ça en dialogue :
- Bonjour. La pizzeria 'Chez Mario' ?
J'entends du brouhaha mais pas de réponse. Je répète. Une voix masculine qui se veut rigolarde  répond.
- Restaurant "Chez Mario".
- Bonjour. Vous êtes un restaurant ? Une pizzeria ?
- Ben oui ! Jusqu'ici j'ai pas entendu dire que c'est une boucherie !
Ah d'accord, il le prend comme ça le Mario en question (si c'est lui)… Dans ces cas là, il faut rester calme et jouer son jeu. Je ris un peu mais pas trop quand même de sa fabuleuse vanne.
- Je suis désolée de vous dire que je ne connaissais pas votre pizzeria…
Grand rire de bœuf outragé qui me guillotine les tympans. 
- Et bien maintenant, vous pourrez plus le dire ! Ah ! Ah ! Ah !
Je vous certifie que Mario à toujours ses amygdales. Un vrai électrochoc laryngé. Bien fait pour moi. Je l'ai cherché. Surtout lui laisser croire qu'il est la dernière perle masculine et qu'il mérite bien son surnom de la "Quéquette en or de Marseille"*. Je ris une fois de plus, toujours un peu et toujours pas trop. Il faut le mettre en confiance. Je me lance.
- Voilà. Je recherche le restaurant où Dominique de Villepin devrait venir le 22 mars pour discuter sur les régionales. Est-ce chez vous ?
Silence. Plusieurs secondes embarrassées.
Euh… Euh… Euh…
- …
- Euh… Euh… Euh…
Il a l'air de subir un gros bug et je me demande s'il n'est pas en train de faire un AVC en direct.
- Il y a un problème ?
- Ben… Ben… Ben…
Ou le Mario disjoncte sérieusement ou bien il est muselé par une info qu'il ne peut pas divulguer. Ces 'Euh' et 'Ben' le trahissent. Evidemment l'info est bonne. Là, je suis la reine ou l'impératrice comme vous voulez car je ferai parler n'importe quel ermite ayant fait vœu du silence depuis 30 ans. Par contre, le secret est sacré pour moi. Je ne supporte pas ceux qui ne les tiennent pas. Je vais tester Mario. Je prends une voix étonnée mais très sûre. Evidemment, il faut mentir.
- Ecoutez. Je fais partie du Club Villepin et j'ai déjà contacté les membres officiels pour faire une réservation chez vous. Ne me dites pas que M. de Villepin ne viendra pas ! Mais je peux me tromper et ce n'est pas chez vous…
Il semble en confiance limitée. On a du le menacer de toutes les fatwas possibles s'il parlait de sa venue. Mais, même en confiance, il ne doit pas parler. Point.
- Vous comprenez… Euh… Ben… C'est-à-dire… Oui… Je ne peux pas…
Je relance. Je sens que Mario va lâcher le morceau. Le goût du secret, il ne l'a pas dans les gènes.
- OK j'ai compris, c'est donc bien chez vous. Ne vous en faites pas je serai discrète. Mon seul problème est de ne pas faire le voyage pour rien. Je vous appelle de Paris comme vous pouvez le constater (neuf chances sur dix qu'il n'ait pas l'affichage des numéros) et je voudrais deux  places supplémentaires pour des amis marseillais UMP qui ne veulent absolument pas rater M. de Villepin.
Mario est bien ennuyé. Il a déjà commencé à parler. Il sait que je sais mais il sait surtout qu'il ne doit rien dire car c'est le seul et premier grand secret que sa pizzeria doit garder. S'il diffuse l'info, tout sera fichu. La presse occupera  le restaurant et ce n'est pas une conférence de presse que DDV veut faire mais une discussion, je cite, avec 'Tout le 13" ! Mais on est à Marseille. Pas en Corse. Tout ce sait en un milliardième de seconde.
Mais Mario n'en peut plus; Il est tellement content et flatté d'avoir la bête politique que rêve de pendre le boucher Sarkozy à son croc.
- Vous comprenez… Euh… Je n'ai pas encore le top. Ben… Je l'aurai lundi. J'attends la confirmation…
Ah... il a craqué. Et d'une voix toute radoucie comme si la levée du secret le rendait infantile. Et bien voilà, nous y sommes... J'enfonce le clou.
- Bon. Vous me rassurez. Si je résume, M. de Villepin se rendra bien chez vous le 22 mars, c'est confidentiel, ce n'est que sur réservations privées et le menu unique est de 23€ boissons et café inclus. L'heure, c'est 19h30 je crois ?
Petite voix de castrat du Mario.
- Euh… oui. Mais vous savez, on attend quand même la confirmation lundi prochain. Soyez discrète.

Oui Mario ou Polichinelle, ne vous en faites pas. La discrétion n'est pas au menu de votre Bou... pizzeria. Mais je suppose que l'on y mange divinement bien. Je vous donne le lien de quelques clients qui ont laissés quelques critiques...
Le secret à la forme d'une oreille *

 Allez, le dernier Muse...

 

 


                                                   "Marseille et tout le 13 avec Dominique de Villepin"

vous donne rendez-vous le LUNDI 22 MARS 2010, thème de la discussion proposée :

 

Élections Régionales 2010

QUELLES CONSÉQUENCES EN TIRER ?

 

à partir de 19h 30 – restaurant pizzéria CHEZ MARIO,

Menu 23 € (boisson + café inclus)

* Merci de nous confirmer votre présence par email/ réservation téléphonique

 

A très bientôt!

 

 invitation (extrait)

* citation de Cocteau

Repost 0
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 00:00

Lors du récent enlèvement des deux journalistes de France 3 en Afghanistan, Claude Guéant, en janvier dernier, avait lancé un mauvais pavé qui résonnera longtemps son onde de choc : "Le scoop ne doit pas être recherché à tout prix !" Merci M.Guéant. Dorénavant, nombreux seront ceux qui iront systématiquement mettre en doute le travail d'investigation du journalisme d'immersion, d'autant plus et surtout si ce sont des femmes....

Florence Aubenas, Ingrid Bétancourt, les deux sont nées la même année. L'une vient d'avoir cinquante ans, l'autre les aura en cadeau le jour de noël. Les deux ont vécu l'horreur de l'enlèvement et l'enfer de la vie d'otage. Florence est devenue célèbre par son rapt hypermédiatisé. Elle est restée 5 mois dans une cave de 4 mètres de long à plafond bas, les yeux bandés, attachée, silence total. Ingrid a passé 6 ans dans la jungle colombienne dans des conditions extrêmes. Elle n'est pas journaliste. Les deux sont des femmes de conviction aux engagements entiers et peut-être inébranlables. L'avenir nous le dira. Florence et Ingrid sont devenues des produits alléchants pour un marketing facile. Ingrid écrit son livre et je l'attends avec impatience. Pour booster leurs ventes, les ex-otages ex-amis d'Ingrid ont tous exploité sa renommée en désacralisant le mythe de la belle mystique. L'époux aussi. J'ai lu en diagonale (debout dans une librairie) son pathétique livre. J'ai beaucoup pleuré… de rire.

Mais, pour aujourd'hui, Florence Aubenas. Son dernier livre, 'Le quai de Ouistreham', grâce à   l'éminence Guéant, est donc critiqué comme 'scoop alimentaire' et l'info remorquée par d'autres journalistes est souvent sans aucun état d'âme. Certains forums fleurent bon la débilité profonde. C'est tout juste si l'enlèvement et la vie d'otage n'avaient pas été une aubaine pour elle ! On la lapide sans scrupules comme par exemple dans le forum de Marianne, comme ça, sans tenir compte de son passé de grand reporter, de ses nombreux courages d'écritures. Vous allez me dire, cela ne l'empêche pas d'être dans le top des ventes ! Évidemment et heureusement ! Mais cette critique immédiate qui stigmatise sans être objective est alarmante. Le journalisme d'immersion mérite totalement ses bénéfices trébuchants car il est, comme dans ce cas, sans déguisement politique possible. Il est facile de critiquer derrière son écran, au chaud, les pieds dans ses vieilles pantoufles diffamatoires. Qui irait chercher l'info sur le terrain ? Quelles sont les journalistes qui iraient faire des ménages pendant des mois pour dénoncer une réalité sociale ?  

Dans le Télérama de cette semaine, page 162, un certain François Gorin titre 'Florence Aubenas, star précaire'. Son petit article miteux est rempli de sous-entendus perfides qui ne souligneront en aucun cas ce que voulait dénoncer sa consœur sur la tragique réalité sociale qu'elle a vécue à Caen, Caen représentative de toutes les villes de France. Le Gorin en question, pas solidaire du tout, décrit une Florence Aubenas comme avide de reconnaissance où seule son image est importante. Le sujet principal est évidemment absent. Une fois de plus, le lecteur ne lit pas une information, même critique, mais tombe dans un jugement de valeur mesquin et personnel, sans aucune démarche journalistique. Voici des extraits :

 "Difficile de lui échapper, Florence Aubenas est invitée partout- elle a le chic de redresser mine de rien les questions posées un peu de travers. " (…) "On la croit sans peine quand elle dit que son livre est là pour faire exister les personnes (…) des femmes presque toutes. En attendant, c'est elle qu'on voit." Il devient encore plus soupçonneux et met en doute l'authenticité de sa démarche : "Mais comment la célébrissime Florence Aubenas a-t-elle pu passer incognito au Pôle emploi de Caen ? Lui demande-t-on une fois de plus. Elle raconte alors que chez son éditeur (…) la jeune femme de l'accueil ne l'a pas reconnue. Elle n'était pourtant pas déguisée…" Avec des points de suspension pour soulever le doute. Il termine son sournois vilipende stérile en une somptueuse conclusion mille fois utilisée depuis que Shakespeare se fossilise dans le Warwickshire. "Le quai de Ouistreham permet aussi de méditer sur la notoriété : la vouloir ou pas, telle est la question." Quelle grande culture possède ce Gorin à l'étymologie porcine.

Fabienne Pascaud la rédactrice en chef a validé. A combien tire Télérama ? Mais il y a un livre excellemment critiqué au sujet philosophique nouveau, une réflexion profonde sur les conditions de la gent féminine bien plus importante que la misère étalée d'une femme de ménage par une journaliste sans portefeuille médiatique. C'est celui d'Elisabeth Badinter qui squatte tous les plateaux radios, tv, avec son livre suranné et tarte qui dénonce ce que tout le monde sait et vit sur les difficultés contemporaines de la femme en activité professionnelle. Tout y passe ou y repasse. La parité, la maternité et même les difficultés intrinsèques de l'allaitement  en 2010 (je rêve !). Heureusement qu'elle n'aborde pas le complexe d'Œdipe selon Dolto, car, sur l'Enfance, elle plagierait presque la clinicienne qui continue de polluer encore des maternités en manque de guide ! On se croirait dans les années quarante !

Elisabeth, son fond de commerce, c'est la femme, sous toutes ses coutures archaïques qu'elle jauge du haut de formules complètement dépassées. Les révolutions féminines à faire, elle ne peut même pas les symboliser ! Par contre, félicitations pour la superbe médiatisation de cet essai historique. Avec son regard bleu, doux et tranquille, la richissime 'Madame' Elisabeth Badinter épouse du grand homme, solide actionnaire de Publicis, essaime l'air de rien le monde du Net :
A ce jour, quand on tape sur Google le titre de son livre, s'affichent 1.350.000 réponses !
165.000 pour 'Le Quai de Ouistreham'…

Bravo ! Florence.

Repost 0