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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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        Charlie 7 janvier 2015 

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Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:53

Marseille, lundi 10 décembre 2012. Comme d'habitude, à l'entrée de l'Espace Bargemon, un citoyen marseillais voulant assister au conseil municipal de Jean-Claude Gaudin est indésirable. Il doit être inscrit et apparaître sur "la" liste. Cette liste est sous la garde d'un premier barrage par des Marins-pompiers (?) pendant que la presse passe sans problème et que le citoyen non averti est refoulé. Malgré les nombreuses plaintes dénonçant cette pratique non-républicaine, les ordres de Gaudin ne varient pas. La liste restera.

En ce jour froid et mistralien, l'ensemble des élus est arrivé à l'heure. "Faire gagner Marseille" aussi avec Patrick Mennucci, chapeauté, écharpe cashmere évidemment rose qui avait plus belle allure qu'en été. Samia Ghali, pull col roulé rouge et pantalon sur fond noir bariolé, a retrouvé son siège tout étonné de la revoir. Elle avait une paire d'escarpins pointus vernis noir superbes, et, à mon avis, ce n'était ni de l'Eram ni du Kiabi. Avec son cumul de mandats, elle peut sans problème s'acheter une petite paire de Louboutin de temps en temps, mais pas trop quand même, elle ne cumule pas assez. Il lui faudrait les canines d'une Dati pour amonceler dans son dressing les fameuses semelles rouges, mais attendons un peu. Les dents poussent chez certains spécimens.

Bref, le conseil a commencé sans grand élan. Selon l'avancée de l'ordre du jour, les réactions de l'opposition pas très virulentes étaient à la limite du cordial. L'hémicycle dormait encore. Eugène Caselli et sa voix toujours posée répondait au maire avachi, "nous sommes dans l'Europe du Sud dans la compétition des territoires, et nous, en Provence, on continue de se regarder le nombril. Oui à la métropole !" Peu importaient ses critiques contre la politique de la majorité, d'autant plus qu'en déplaçant malencontreusement quelques feuillets sur son micro on ne l'entendait presque plus. Seule la résonnance des pas éléphantesques de Solange Biaggi en nombreux allers-retours organiques rompaient cette douce harmonie. Il ne manquait que les croissants et un bon café chaud.

"On est un peu sur une scène de théâtre" dixit J.C Gaudin pour décrire la politique dans sa bio-docu de France3 "En entendant Gaudin". Chaque conseil se ressemble, les mêmes formules tombent tout en reluquant la cabine presse pour mesurer l'impact de la vanne. Contre Patrick Mennucci, Gaudin récure sec. "Je sais bien que c'est vous qui décidez de tout !", "c'est vrai que vous avez des relations très haut placées, vous !", "vous connaissez des ministres, demandez-leur donc à eux !", "c'est moi qui décide, pas vous ! Vous n'êtes pas encore à ma place, si vous y arrivez !". Le jeu en question commence à devenir lassant. Comme par exemple les sempiternelles remarques stériles au sujet du port de Marseille lapidé depuis trente ans par la CGT toujours en place, "nous n'avons aucun droit de regard sur le port de Marseille, il est autonome ! La Ville a un représentant ! Où est l'hégémonie ? Sur les Roms et leur éjection, "nous faisons ce que nous pouvons mais on ne peut pas se substituer à l'Etat !" Sur Le Palais de la glisse (2008), gigantesque patinoire (même entrepreneur que celle d'Aix, bizarres appels d'offres...) désertée, sans accès ni moyens de transports, une ineptie locale financée entièrement par la Ville (44.8 M€) totalement rejetée par les Marseillais qui avaient tant besoin de piscines (Marseille, 2eme ville de France, seulement 4 piscines aux bassins de 25m, pas de bassin olympique de 50m comme à Aix), et j'en passe. Ronronnement classique, pendant que tout le monde s'en fiche, brouhaha et allers-venues constants, et Gaudin qui couve sa grippe.

Pour ne choisir que quelques épisodes sur les 5 heures du conseil, impossible de connaître le loyer de l'OM. A 18 mois de l'achèvement des travaux de couverture du Vélodrome, il faudra attendre 31 ans pour la fin du remboursement ! Gaudin a rappelé les subventions : 47M€ de la Ville, 30M€ du Conseil général, 20M€ de la Communauté urbaine, 12M€ de la Région, et l'Etat qui traîne la patte, qui devrait donner 28M€ mais qui n'en a versé que 8. "Pour l'instant nous n'avons pas un rond de l'Etat !".

Le port de Marseille et l'exploitation des énormes bateaux de croisière qui ne peuvent pas entrer dans le port de la Joliette car trop longs (environ 365m). Actuellement, au-delà de 180m, c'est impossible. Coût de la transformation : 450M€ ! "Marseille devrait devenir le port naturel de Lyon !", Eugène Caselli. Et la CGT en planque d'un blocage ? Justement, la majorité réagit : "Et le blocage du port pendant 40 jours ? C'est une atteinte grave à notre économie !". Dans l'hémicycle, le PS ne dit rien pendant que les cocos râlent…

La très classe Nathalie Pigamo, voisine de Patrick Mennucci, après une litanie sur les "stades nauTCHIques", a trouvé des "bizarreries auTCHour de la fourrière animale". "Nous nous absTCHiendrons sur ce rapport". L'adjointe à la culture, Dominique Vlasto, dans son français aproximatif et avant de se couvrir de ridicule, a relevé l'extrême vétusté du MAC de Marseille, son manque cruel de rénovation. "Beaucoup d'artistes contemporains voudraient qu'ils soient plus considérés". Ce à quoi le maire a répondu qu'il y avait "trois musées neufs et que, celui-là, on le fait au fur et à mesure" (seule la clim a été changée). Réflexion entendue de l'opposition, "vous êtes plus sensible à l'art des siècles passés !"

Deux très bons moments. Une madeleine de Proust, celle donc de Dominique Vlasto, 2eme adjointe, relations avec les institutions européennes, qui lit son texte sur je ne sais plus quoi et dit "vous avez été 'visionnistes' et… (…)", la salle entière public confondu éclate de rire ! La gauche s'en repaît. Gaudin ne relève pas mais se marre en douce pendant que l'élue continue tranquillement de lire sans corriger sa faute digne d'un cours préparatoire attardé. Je répète, c'est l'adjointe aux relations avec les institutions européennes…

13h. Tout le monde a faim, le conseil est loin d'être fini. Pascal Chamassian, PS, à la suite d'une longue intervention sur les dépenses de la Ville des équipements sportifs, se fait élégamment remettre en place par l'UMP Richard Miron : "On va pas y passer la Noël ! On le voit pas beaucoup sur les terrains de sport, on le voit pas beaucoup auprès des clubs, d'ailleurs on le voit nulle part à part ici à ouvrir sa grande bouche, c'est que ça qui sait faire !"(sic).

Alors là, c'est l'honneur du PS qui se joue. Patrick Mennucci bondit et réclame au maire des excuses de la part de son élu. Gaudin mauvais joueur n'a pas du tout envie et ose un, "Personne ne les a entendues sauf vous M. Mennucci, c'est trop facile !". Moi, j'ai bien entendu. Houle de désapprobation dans le public. Les journalistes hochent la tête l'air navré et parlent entre eux. Mais trop c'est trop pour le chef de l'opposition qui se lève avec majesté, et, tel un Raimu souffleté, enfile son manteau, couvre déjà sa tête de son chapeau, met son écharpe rose sous les sarcasmes éraillés d'une virago UMP : "Allez ! CIAO ! Allez ! Mets l'écharpe rose !"

Aux dernières nouvelles, comme le bon Escartefigue, Pascal Chamassian "exige des esscuses reufléchies" et publiques de l'UMP Richard Miron pour laver l'affront. Un vrai bonheur sémantique ces élus marseillais. A souhaiter presque le retour de la royauté.

                                                                                                  ------

(PS : j'aimerais beaucoup savoir quel rôle tenait M. Gaudin dans la Pastorale, ça manque dans le documentaire de France3, et ce n'est pas une blague... Si quelqu'un peut me répondre (pourquoi pas le maire lui-même) dans les commentaires, merci !)


 Petit extrait, sur LCM, du 'tremblement de Terre' marseillais

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:45

Lundi 8 octobre 2012. "Tout d'abord nous souhaitons un bon anniversaire à notre maire !" Applaudissements dans l'hémicycle. Jean-Claude Gaudin ceint de ses nouveaux soixante-treize ans, sourit, mais ne dit rien. La bagarre pour la prochaine municipale est bien engagée et ses 17 ans de règne ne sont pas grand chose par rapport à Gaston Defferre, 33 ans ! Mais il est en pleine forme Jean-Claude ! Tout au moins d'un point de vue prostatique car pendant les interminables 5h15 de ce conseil municipal il n'a pas quitté son siège !

Grande mais miteuse absence de ce conseil municipal, celle de Samia Ghali, maire des 15 et 16ème arrondissements de Marseille, devenue très médiatisée depuis sa déclaration bombe sur les quartiers marseillais aux mains des trafiquants, "Il n'y a que l'armée qui puisse intervenir pour désarmer les dealers." Déclaration totalement inconsciente visant uniquement à attirer l'attention sur elle. Quant aux conséquences dramatiques sur l'image de Marseille, à quelques mois de devenir capitale de la culture, ponctuellement caricaturée par les Guignols comme étant une ville en état de guerre, Samia Ghali, stupide et incompétente, plutôt axée sur sa médiatisation que sur l'avenir de sa ville, joue un rôle qu'elle ne connaît pas, qu'elle n'a même pas pu apprendre par la sagesse de l'expérience.

Le site Bakchich l'a bien cernée. Fidèle petite lieutenante de Jean-Noël Guérini, (sur sa liste municipale et en numéro deux sur sa liste sénatoriale) qui a porté jusqu'au Sénat cette débutante issue d'un quartier difficile pouvant donc consolider son territoire, Samia a vite compris que la politique avait de gros avantages et qu'elle pouvait gagner merveilleusement bien sa vie. Ce n'était pas très compliqué. Elle n'a eu qu'à copier ceux qui flairaient en elle un bon petit appât de cités.

Patrick Mennucci a dû guider cette débutante qu'il trouvait si jolie. Avec sa façon rustre et sans nuance qui le dessert tant mais dont il n'a même pas conscience, il a, depuis le décrochage du pompon de son titre de député, bizarrement abandonné les quartiers comme Noailles qu'il fréquentait tant. D'ailleurs l'élève Ghali a bien appris. Elle n'est pas très présente ni active au Sénat.

Dans l'émission il y a une semaine de "Càvous" sur France5, Patrick Cohen ne s'est pas laissé prendre. Samia Ghali après avoir récité son chapelet sur Marseille abandonnée par la politique de Sarkozy, sa violence, Marseille "qu'elle aime tant" et ses quartiers défavorisés qu'elle soutient puisqu'elle, "elle les comprend", oubliait l'essentiel, le cumul des mandats dont elle profite avec avidité et qui lui a permis d'habiter dans un des plus beaux quartiers de Marseille.

En direct, alors qu'elle pleurait sur le sort des Roms (elle n'a rien fait pour empêcher leur expulsion), Patrick Cohen lui assenait un perfide et talentueux "Il me semble que vous n'avez pas signé la charte du PS contre le cumul des mandats ?". Elle répondit en riant qu'en effet elle ne l'avait pas fait car elle n'avait pas eu le document en question !

Lors d'une interview dans la presse écrite locale, elle reconnaissait "Quand on passe de l'ambiance dorée du Sénat à un secteur où les problèmes sociaux sont nombreux on peut vite perdre le sens des réalités, il y a un grand décalage entre les deux situations, il faut garder les pieds sur terre." Je doute de la véracité des propos que le journaliste a dû mettre en forme, car, quand on l'écoute en direct sur un sujet qu'elle n'a pas eu le temps d'ingérer, ce n'est qu'un galimatias de mots enchevêtrés, de retours, de contresens, d'interjections ponctuant une rhétorique de débutant sur un sujet qui n'est pas maîtrisé. Belle carrière accélérée par la sempiternelle consanguinité politique grâce à Guérini, mais pas d'aptitude.

Il y a quelques jours sur le plateau du 19h de Public Sénat où elle était invitée, elle réagissait sur la réflexion buzz de Jean-François Copé draguant le FN avec son racisme anti-blancs dans les cités. Samia Ghali soutenait Fillon en saluant "les propos de Fillon sont d'une sagesse extrême" au détriment de ceux de Copé ! Aurait-elle changé de camp ? On commence malheureusement à s'habituer à ce type de girouette. Peut-être copie-t-elle sa cousine Nora Preziosi, hyper sarkoziste qui a flairé le parti gagnant lors de la présidentielle de Nicolas 1er. Bref, pour en revenir à cette intervention, j'ai retranscrit mot à mot sa réponse au journaliste. Vous allez voir, ce n'est pas évident à vivre pour un téléspectateur et encore moins pour un lecteur.

"Quand M. Copé dit ça il dit pas par contre que 'eux' ont créé les écoles ghettos depuis des années en France, qu'ils ont mis dans les mêmes écoles les noirs les arabes les gitans avec les mêmes problématiques, oui, ils ont créé les écoles de la République l'école ghetto de la République c'est eux qui l'ont créé alors oui ça ils peuvent le dire que, ha, peut être que finalement, euh, ceux qui ont aujourd'hui à souffrir c'est peut-être ceux-là ceux qu'on a 'ghettorisés' à qui on a dit ben finalement vous n'avez pas de chance vos écoles sont des garderies sont plus des écoles pour apprendre finalement le savoir, alors moi je crois qu'il faut tout simplement que M. Copé revoie sa copie que peut-être que la campagne électorale l'excite un peu trop et qui faut qu'il se calme un peu".

Elue en tant que conseillère municipale pourquoi pas. Maire de deux arrondissements de la deuxième ville de France, c'est impensable ! Élevée au rang de sénatrice c'est scandaleusement scandaleux !!!

 

Article dans Bakchich sur Samia Ghali

Marsactu, Conseil municipal du 8 octobre

Vidéo de l'émission de Public Sénat sur PlayTV, site en maintenance pour le moment, dans l'attente du lien.

 

                                            Vidéo seulement visible pendant une semaine

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 22:42

Dernier conseil municipal marseillais avant les vacances sous l'Espace Villeneuve-Bargemon derrière l'Hôtel de ville. Comme d'habitude, à Marseille, on filtre l'entrée des citoyens qui veulent assister à cette séance car ils doivent être inscrits alors que les séances publiques sont obligatoirement d'accès libre ! C'est totalement interdit par le Code des collectivités mais les consignes gaudiniennes sont ainsi. Les portes resteront donc hypocritement ouvertes mais contrôlées par un service d'ordre. Ce serait bien d'avoir quelques explications… républicaines.

8h30, les élus sont installés. Un grand nombre d'absents dont Renaud Muselier qui, comme on le sait, contraint, vient de démissionner de certaines fonctions politiques pour s'occuper à plein temps de sa clinique. Jeanine Imbert, robe noire, maquillage pour un premier rôle de la Traviata, allure décharnée, n'a cette fois-ci pas fait de vocalises pour contrer l'opposition, tout comme Solange Biaggi, elle aussi en robe noire et veste blanche, pas vraiment motivée pour ce dernier conseil avant les vacances.

Le seul qui a toujours la forme, c'est Patrick Mennucci, ex-homme à tout faire de Ségolène Royal. Député PS, il n'arrive visiblement toujours pas à trouver ses marques pour l'accès au grand pouvoir politique. Copier le vieux lion Jean-Claude Gaudin pétri dans la même pâte qu'un Gaston Defferre demande un grand sens de l'observation et surtout une intelligence adaptée et apte à atteindre les hauteurs de ce trône qui ne peut être pourvu que par une forte et grande personnalité. Le charisme, c'est comme la classe. On l'a ou on l'a pas. Avoir un diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques, cela ne mène pas tout droit à l'escalier suprême. Les marches sont à gravir avec calme et légèreté, quitte à en redescendre quelques-unes. Mais ne jamais tenter d'en sauter une, c'est la règle d'or !

Costume noir, veste doublure rouge, Patrick Mennucci est ce que la première impression en l'abordant nous donne. C'est-à-dire, beaucoup d'esbroufe et pas de fond. A chaque réflexion qu'il fera pour contrer Gaudin, ce sera toujours dans un français basique qui se veut tonitruant pour capter l'attention des objectifs dans la loge presse. D'ailleurs, à chaque intervention maigrement argumentée qu'il fera (le mot 'intervention' est vraiment trop fort), il lancera toujours un regard appuyé vers les journalistes à se pavaner dans une attitude plus pachydermique que résolue.

Au sujet de la campagne Pastré sur un sujet dont je ne me souviens plus de la teneur mais qui devait être très très important, JC Gaudin, bedaine en avant, terrible Raimu flamboyant, lancera un tonitruant :
- C'est mon secteur à moi ! On ne touchera pas à la campagne Pastré !
Et le roi-lion de rugir un :
- ICI ! C'EST MOI QUI DECIDE !
Et Mennucci tournant les pages d'un journal local :
- N'importe quoi !
Et il se tourne vers la tribune presse, sourire en coin, comme si elle entérinait ses propos, puis regarde Eugène Caselli tout à côté de lui, qui 
feuillette une BD, cool, toujours très calme, qui ne lui accordera aucun intérêt et que l'on n'entendra pas de toute la séance, 

Il a été question entre autres du Taser pour la police municipale critiqué par l'opposition dont Gaudin dira "ça fait 17 ans que je suis là et j'y suis maintenant favorable !", du tram qui ne fait que 11 kms alors "qu'ailleurs" il est de 40 kms. Et aussi des crèches dont l'élue, Colette Babouchian, et suite à l'affaire de la découverte de la crèche clandestine à Marseille, défendra son rapport sous les applaudissements de la majorité. A Marseille, 5225 places dans les crèches municipales, "De plus, tous modes de garde confondus, nous disposons de 15728 places d'accueil, ce qui représente une offre deux fois plus importante que la moyenne du territoire national hors Paris." Protestations dans la salle. Gaudin vient à la rescousse de sa conseillère en lisant le communiqué qui sera plus tard distribué à la presse. De la pure com' de Gaudin qui donne sa version toute mâchée aux journalistes. Certains s'empresseront de la recopier, à l'exception de Marsactu qui, d'après ses investigations, n'est pas d'accord.

Et une énième guéguerre plus tard au sujet du prix des repas et des moyens des foyers marseillais par rapport à la scolarité de leurs enfants, Patrick Mennucci rentrera avec une audace incroyable dans le lard de la droite, "vous mettez tous vos gosses à l'école privée !" (comme si ceux de la gauche ne le faisaient pas). Jean-Claude Gaudin, énervé et pressé d'en finir conclura l'ordre du jour, "De toutes façons le programme de l'Education nationale se résume en un seul mot, PAYONS !" 

Les vacances sont déjà là. Prochain conseil marseillais le 8 octobre.

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 04:37

Le budget 2012 de la ville de Marseille, près de deux milliards d'euros, a été voté le 19 mars comme prévu par l'ensemble des élus Marseillais. Ce conseil municipal présidé par un Jean-Claude Gaudin en grande forme pagnolesque, aguerri à toutes les manœuvres politiques du vieux guerrier blasé, n'a eu aucun mal à moucher du haut de son trône une opposition des plus faiblardes dont une bonne dizaine d'élus manquaient. 

Sans grand étonnement, la majorité municipale ressemblait à un parc animalier, loufoque, vulgaire et grossier, parsemé de quelques petites hyènes ricaneuses. Seul Jean-Claude Gaudin, ventre étalé contre sa tablette, suçant des bonbons et ne mâchant pas de chewing-gums comme l'ensemble des élus présents, menait sa troupe poissarde avec maestria. Une sacrée présence le vieux lion débonnaire, rien ne peut obstruer son regard sur l'horizon politique. La moindre mouche qui oserait s'opposer serait anéantie en deux mots fouets et dédaigneux. 

De bonne guerre, chaque fois que l'opposition prenait la parole, un tollé qui sentait l'ail déferlait sur Patrick Mennucci, chemise et cravate bleues, bretelles rouges, bien trop long dans ses interventions et qui faisait bâiller (sans mettre la main devant la bouche) l'ensemble de l'hémicycle. Impatient ou autres pôles d'intérêts, il était souvent absent, se levait et partait une bonne demi-heure pour revenir ensuite s'avachir lourdement sur sa chaise. Nathalie Pigamo, sa voisine, surprenante candidate aux législatives, soulevait de la part de la majorité une réelle antipathie aux subtiles réflexions de poissardes qui fusaient lors de ses interventions.

Renaud Muselier, lui, n'est pas trop bavard et ne va pas au-devant des autres. Un taciturne peut-être. En revanche, il paraît être apprécié par la gent des élues féminines qui lui tourne visiblement autour, vautour ?
Un phénomène dans cet hémicycle, l'élue Jeanine Imbert, délégation de l'Opéra de Marseille, coupe courte, cheveux noirs effilés, fond de teint blafard, créoles hystériques, rouge à lèvres atomique assorti à une veste à boutons dorés. Elle n'est jamais intervenue (sauf pour voter) mais s'amusait, dès que l'opposition intervenait, comme une vieille Castafiore périmée et convulsive à faire des vocalises éraillées, évidemment, chewing-gum en bouche. Il ne lui manquait que la corde à sauter mais le col du fémur n'aurait pas résisté.

Il y avait aussi l'élue Solange Biaggi, délégation commerce, artisanat, habillée d'une robe trop collante en maille rayée noir et blanc, bien trop courte, qui allait, qui venait, grosse guêpe bourdonnante, une vraie tour de garde sur roulettes furetant partout. Puis, pour ne choisir qu'eux et aller vite, Yves Moraine, au basique speech d'avocat très applaudi par ce public facile, obsédé par ses cheveux plaqués en arrière se rongeant en douce les ongles, et, le seul, peut-être pour sauver cette image en naufrage, Jean Roatta, 7ème adjoint du vieux lion, apportait enfin une touche d'évolution à cet ensemble affligeant grâce à l'aisance de son discours et d'une élégance naturelle.
Voilà pour ce petit tour sans détails politiques. Parfois, ça fait du bien. 

Pour terminer, aujourd'hui samedi 24 mars, l'inauguration de la permanence de Patrick Mennucci, soutien de François Hollande. Présents, Eugène Caselli, Harlem Désir, Michel Pezet. Dont acte.

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                         19 mars 2012, Conseil municipal, Jean-Claude Gaudin et Marianne


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                                           Michel Pezet devant la permanence de Patrick Mennucci

                                             Photos Cixi-Hélène

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 02:09

"C dans l'air", lundi 7 mars 2011 : Marseille- Linge sale en famille.

Enfin ! Une émission de qualité qui porte sur la sellette le système Guérini en panique ! Hors PS, tout le monde est content. Nicolas Sarkozy pousse ses médias aux fesses du Parti socialiste des BDR en pointant son pouce vers le sol. Si la présidentielle n'était pas si proche, on attendrait des lustres et l'Aaaaffaire trainerait facilement un millénaire. Le juge Duchaîne serait devenu cacochyme et les big brothers du 13 auraient encore ratissé large hors Gaudin depuis longtemps momie lyophilisée.
Et quelle aubaine ces Guérini ! Quel emballement électoral ! Car les cantonales sont là dans 15 jours et ce grand carnaval médiatique, cette magnifique bombe espérée a été amorcée grâce au rusé et coriace Arnaud Montebourg avec son fameux rapport fumeux  sur la gestion du 13, rapport dit "exemplaire", qui demande tout net la mise sous tutelle des BDR !
Zorro sans masque, Montebourg, baptisé "Monsieur propre du PS", candidat aux primaires, brigue ainsi "le pot de miel, la fédération du 13". Il parle de Marseille trop pauvre, acculée, certes, mais égorgée entre autres économiquement depuis longtemps par une autre mafia, celle de la CGT des dockers. Est-ce dans son rapport ?

Arnaud Montebourg est bien seul. Il dénonce la loi du silence au sein du PS car il sait qu'il risque gros, surtout à être le dindon de la farce. Pourtant Ségolène Royal gronde ou bèle que dans cette affaire "le parti socialiste doit être exemplaire", (oubliant que Jean-Noêl Guérini l'a éperdument soutenue) et Benoit Hamon bafouille bêtement que la situation du 'problème' Guérini est démesurée dans l'actualité (!).

Martine Aubry en grande cheftaine du PS doit réagir vite, très vite, elle, pourtant si rapide à dénoncer les dérives d'un autre bord. A trop éviter le sujet des frérots mafieux elle risque un sabordage.
Sur le plateau de "C dans l'air", Christophe Barbier lui propose la seule échappatoire. Annoncer sa candidature aux présidentielles. Elle ne serait ainsi plus apte à parler des affaires internes du PS devenues minablissimes du haut de sa nouvelle condition.
On apprend aussi avec stupeur que Jean-Noël Guérini et son mentor de frère donnaient comme pseudo dans leurs sms échangés, 'Brushing', à Eugène Caselli... Comme c'est rigolo !
Plus sérieusement, Jean-Michel Verne dénonce le defferrisme maintenu depuis les années quarante et José d'Arrigo
, correspondant de Nice-Matin à Marseille, appelle le "pionnier' Arnaud Montebourg (qu'il veut décorer pour son rapport) à ne pas mettre un pied dans Marseille. Il serait certainement assassiné ou débité en rondelles par la mafia sanglante marseillaise cachée sous chaque bouche d'égout ou nichée armes au poing sur tous les clochers de la cité phocéenne, "Bonne mère" comprise. 
La guerre Aubry-Montebourg aura-t-elle lieu ? Ca sent déjà la poudre... d'escampette ?

Enfin, José d'Arrigo en fin d'émission nous donne la solution. AHhhh... Il est vrai que personne n'y avait pensé :
Une réforme
unique, qui ferait voler en éclats (de rire) tous ces sempiternels magouilleurs politiques : L'instauration d'un mandat unique non renouvelable qui éviterait le clientélisme…


 France 5. Emission "C dans l'air" : Marseille ; linge sale en famille

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 10:22

Hier le congrès de Reims affichait complet dans l'inaptitude à trouver le moindre accord sur une orientation et un nouveau leader. La bande des quatre lutte farouchement pour ses intérêts mais ne semble pas vraiment tenir compte du regard porté sur eux par leurs militants.

Pour la première fois depuis le funeste Congrès de Rennes en 1990, le PS va sortir aujourd'hui dimanche de son 75e congrès à Reims sans majorité pour le gouverner.
Sortie en tête du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix, Ségolène Royal toujours aussi mal conseillée, s'adressant  avec cette grandiloquente mise en scène médiatique renvoyant une ridicule image d'une Madonna récitant un  suranné discours pour des conservateurs-catho-coincés, a l'élocution anonnante et impossible à dynamiser (pathologie visiblement jumelle avec Jean-Noël Guerini) n'est pas parvenue à réunir une majorité du parti autour des orientations qu'elle proposait pour "la rénovation" du Parti socialiste.
Après son départ auréolé d'une cour (factices entre autres ?) de caméras traîne,  les chefs de file des trois autres grandes motions Bertrand Delanoë, Martine Aubry (25% environ chacun) et Benoit Hamon (19%) réunis entre eux, n'ont pas réussi à s'entendre pour un accord  possible sur un texte commun.

"Les militants vont avoir maintenant la parole, dès jeudi prochain (lors du vote pour élire le premier secrétaire). La main tendue aux autres partenaires n'a pas été saisie", a déclaré la tragédienne candidate Royal  à la sortie de la réunion des quatre en pleine nuit, pendant que dans les couloirs Benoît Hamon tourné vers Martine Aubry semblait réféchir à un avenir incertain, François Hollande un micro sous le menton déclarait "compter sur le vote des militants" et que Bertrant Delanoé écoeuré s'en allait par une porte dérobée en jetant de rage cette sale éponge.

 Il faut bien que les dirigeants socialistes saisissent  le profond désengagement des 50% de militants qui n'ont pas voté (et pour cause) et que la langue de bois qui cache de scandaleuses magouilles électorales ne rendent pas dupe l'ensemble des militants bien plus lucides qu'il n'y paraît.

Pour illustrer ce fossé d'archaïsmes et d'inaptitudes voici un extrait de l'émission sur France Inter du 14 novembre dernier avec comme invité Vincent Peillon (eurodéputé qui brigue le poste n° 2 du PS, proche de S. Royal, un de la bande de Guerini) qui se faisait tirer l'oreille par Nicolas Demorand dans l'émission « Le sept dix » pour répondre en direct  à une dérangeante question d'un auditeur aixois. Voici la question scriptée :

Oui, Bonjour, Merci de prendre ma question,

J'habite dans les Bouches du Rhône et il y a eu un certain nombre de scandales ; on parle un peu de république bananière puisqu'on a entendu ce matin, sur votre antenne, qu'une équipe de football était venue voter aux noms d'autres personnes, que la ville d'Allauch, la section de la ville d'Allauch, a voté et rempli une urne avec un vote toutes les 30 secondes, et que suite à ça, l'ensemble des sections qui n'ont pas voté comme l'avait demandé le premier secrétaire Monsieur Guerini, ont été soit dissoutes c'est le cas à Aix en Provence, soit séparées et coupées c'est le cas à Marseille.

Donc  Monsieur Peillon, suite à ça, comptez-vous vous désolidariser des personnes qui dirigent cette fédération, M. Guerini, M. Caselli et leur soutien M. Medvedowsky, et si Mme Royal venait à être élue, quelles seraient ses actions, quelles seraient vos actions en tant qu'équipe, pour sanctionner et éviter que se reproduisent ces errements ?

   cliquez sur le bouton à l'extrême gauche

Aujourd'hui 18 novembre, l'article de J.M Aphatie
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 18:41

Comprendre les sénatoriales n'est pas toujours simple. Il est question de sièges à remporter. Les candidats sont sur tous les fronts à bénir tous ceux qui soutiendront leur liste. Vivement la venue de Benoît XVI car le sien, de siège, est Saint. Pourvu qu'il nous bénisse... et nous fasse miroiter un paradis plus explicite. C-H
 Extrait dans Marseille L'Hebdo de ce matin, mercredi 10 septembre, article de Fred Guilledoux.
 

Sénatoriales : Gaudin et Guerini, la campagne invisible
Six mois après les municipales, une nouvelle élection oppose les deux poids lourds du département. Si la lutte est acharnée, la gauche est bien armée pour l'emporter par 5 sénateurs à 3.
La dernière batailles des sénatoriales des Bouches-du-Rhône date d'une décennie : en 1998, le match opposait trois listes. Une de gauche conduite par Jean-François Picheral, une de droite avec Jean-Claude Gaudin en première ligne, une du Front national  avec Ronald Perdomo. A l'arrivée, c'est la gauche qui l'avait emporté, sur le score de 4 élus à 3. Dix ans plus tard, pour un nouveau match qui se disputera le dimanche 21 septembre, les trois camps sont sur la ligne de départ, plus les Verts.
Pour les départager, 3062 'grands électeurs' sont attendus aux urnes. Derrière ce vocable étrange se cachent:
- 16 députés
- 51 conseillers régionaux
- et 2938 délégués des conseils municipaux.
Nouveauté 2008, les Bouches-du-Rhône enverront un sénateur de plus qu'en 1998 conséquence de l'évolution démographique du département. Sans rentrer dans le détail d'une règle technique à souhait, une liste doit obtenir 382 voix pour gagner un sénateur le dernier siège étant  attribué à la plus forte moyenne. Si la campagne des candidats est quasiment invisible pour le grand public, elle n'en est pas moins des plus actives : depuis plusieurs  mois Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guerini (...) avalent des centaines de kilomètres, multiplient les rencontres, font miroiter quelque subvention .
(... ) Jean-Claude Gaudin a repris du poil de la bête lorsqu'il a senti l'odeur de la poudre. S'il a été obligé d'accepter la présence de la fille de Maryse Joissains en numéro 2, une hypothèse qui faisait beaucoup rire  son équipe au lendemain des municipales, il pilote une liste équilibrée qui a l'avantage de présenter quelques visages jeunes et de couvrir l'ensemble du département. Suffisant pour gagner quatre sièges comme il l'espère?
Quand à Guerini :
"La campagne se passe très bien, je me régale"... Guerini affiche bonne humeur et confiance ravi de mener une de ces campagnes de proximité qu'il affectionne. Deux bémols toutefois :
Sa liste comporte  essentiellement des élus marseillais et la désignation des candidates venues du PC n'a pas été exempte de tiraillements. Suffisant pour lui faire perdre un des cinq sièges qui lui paraissent promis ? (...) 
Fred Guilledoux

Puisqu'il est question de sièges en voilà 'un' qui se trouve dans un titre et qui n'a absolument rien à voir avec JNG, tout au moins dans la  technologie  de l'image... A mettre en mode grand écran  et  pour les amateurs d'un autre mode, pendant que l'invisible campagne continue. Has been s'abstenir

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 15:11

Et comme prévu, je vous l'avais dit, l'article ci-dessous de Michel Henry de Libération ne parle pas des indemnités de frais de représentations de l'Eugène qui s'élèveraient à 45000€...
                                     

                                                          De Michel Henry

02 juin 2008
. Marseille: les élus de la communauté urbaine se votent une augmentation. Le socialiste Eugène Caselli s’est offert samedi un joli cadeau pour fêter son élection surprise à la tête de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), le 17 avril : il a augmenté son salaire, ainsi que celui des 33 vice-présidents qu’il a nommés.

Le Président va gagner 5 424 euros brut, contre 3 549 pour le précédent occupant du poste, Jean-Claude Gaudin (UMP). Soit + 52%. Même hausse pour les vice-présidents, qui passent de 1 777 euros à 2 712, alors que leur nombre est considérablement augmenté, de 19 à 33.
Novice dans la gestion politique, Caselli a promis « une action publique novatrice, au-delà des clivages partisans, au service exclusif de nos communes et des habitants ». Sa première décision montre que c’est bien parti.
Danièle Milon (UMP), nouvelle maire de Cassis, a bien tenté de ramener ses pairs à la raison :
"Je suis enseignante. Il faut regarder le contexte social. Il y a terriblement de gens malheureux. Je ne pense pas que ce soit l’augmentation des indemnités qui nous fera travailler plus. "
Elle n’a pas été entendue. Par 93 voix pour, et 62 contre, l’augmentation est passée. Eugène Caselli la justifie sans souci :
Il ne fait qu’aligner MPM sur d’autres communautés urbaines équivalentes, et, pour devenir président à plein temps, il doit quitter son précédent emploi, perdant de l’argent.
Mais il y avait bien un autre moyen suggéré par le conseiller UMP Jean-Marc Benzi : que ses collègues élus cumulards, aux revenus plafonnés par la loi lui reversent une partie de la somme qu’ils ne touchent pas, ce qui est possible.
Mais Caselli, premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône, où il sert de courroie de transmission à Jean-Noël Guérini, n’en a pas voulu. Ce qui est risqué.
Car, même si l’augmentation ne représente qu’une part infime du budget de l’institution, elle peut discréditer d’entrée une communauté urbaine mal en point financièrement comme le montre un rapport de la Chambre régionale des comptes qui sera discuté à la prochaine séance.
Sentant le malaise, Renaud Muselier (UMP) a parlé d’« erreur politique » et prôné l’abstention.
Il n’a pas été entendu. Il faut dire que sa crédibilité est mise à mal. A son corps défendant, l’ex-premier adjoint à la mairie symbolise la vertigineuse disgrâce de la droite marseillaise.
Le 16 mars, grâce à la bonne tenue du tandem Muselier-Bruno Gilles dans le 3e secteur municipal, elle sortait triomphante des urnes, conservant la deuxième ville de France à l’UMP.
Dans la foulée, Muselier devait se faire élire président de MPM, d’où il aurait eu une plate-forme pour préparer les municipales de 2014.
Hélas pour lui, un mouvement de mauvaise humeur des élus de droite pourtant majoritaires a fait basculer le vote. A la surprise générale, Caselli a été élu président par 79 voix contre 77, et la gauche dirige désormais l’institution. Stupeur pour l’UMP et son chef Jean-Claude Gaudin, qui en sort grandement affaibli : le maire n’a que deux sièges de majorité au conseil municipal et MPM, où se prennent les décisions les plus importantes (transports, déchets, logement, voirie, aménagement du territoire, économie…), lui échappe.
Résultat : un mois après son succès, la droite est à terre, le pouvoir municipal tangue, les milieux économiques sont dans le brouillard.
Pour sortir du blocage, les élus des 18 communes formant MPM ont négocié un "contrat communautaire de gouvernance " et gauche et droite se sont réparties les vice-présidences.
Mais la situation reste très fragile et les thèmes de discorde sont légion, à commencer par l’incinérateur en construction à Fos-sur-Mer.
La droite est pour, la gauche contre, et MPM botte en touche, via un audit commandé pour gagner du temps.
"C’est un poker menteur, avec une majorité flottante. On a organisé la paralysie de la ville à travers un meccano qui ne marche pas ", assure un élu UMP, qui estime cependant : "C’est viable, car les politiques sont trop lâches pour faire péter le truc, on trouvera toujours des accords d’eau tiède. "
Et heureusement, un thème a déjà fédéré les deux camps : leurs indemnités de fonction.
MICHEL HENRY

 

Ci-dessous, juste une information après lecture de la presse matinale dans cette pluie qui n'en finit pas, je pars sur le Vieux port via La Provence Marseille qui ne sait ou ne nous dit pas encore tout : Son avant dernier paragraphe de ce matin samedi 31 mai ;
 

"À l'occasion de cette deuxième plénière de la mandature où vont être mises au vote les modalités de fonctionnement de l'exécutif communautaire, l'un des 29 rapports pourrait être sujet à débat.
Il s'agit de celui portant "sur les indemnités de fonction des conseillers communautaires" et plus particulièrement sur les rémunérations du président et des vice-présidents, revalorisées par rapport à la précédente mandature."

Décrit comme un homme discret, Eugène Caselli avait remporté l'élection de la CUM (communauté urbaine marseillaise) grâce à la majorité des socialistes qui l'ont préféré de deux voix à l'arrogant Renaud Muselier. Devenu donc premier socialiste ou premier fédéral des Bouches du Rhône, vous allez voir qu'il va faire voter (de source sûre) :
- Pour lui : 5800€ d'indemnité mensuelle + 45.000€ de frais de représentation annuels auxquels il faudra ajouter chauffeur et voiture.
- Pour les élus communautaires une augmentation de 1000€ mensuels.
 

Le même Eugène touchait à la direction du CDC (Conseil Départemental de Concertation) la même somme soit, 5800e/mois + voiture et chauffeur, emploi réservé aux premiers secrétaires du PS 13 (Guy Bono, l'ex premier fédéral, occupait ce poste également) .
Pour ceux dont la culture a de plus didactiques horizons et qui s'ennuient en lisant ces lignes (Ô comme je les comprends), le CDC sert à "donner des avis" sur des sujets proposés. 900€/mois pour le donner. Son avis. C'est toujours ça de plus en poche pour parler des RMistes et de la misère.

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