Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

  • : CIXI-HELENE
  • CIXI-HELENE
  • : Site d’Hélène Pastore, en pause mais pas arrêté ;))
  • Contact

Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

Suivez-moi sur Twitter : @Cixi_Helene (renvoi sur FB)

une-charliehebdo-14.jpg

        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 00:51

Et bien voilà. Dominique Strauss-Kahn a fait sa rentrée, sur TF1. Il ne pouvait en aucun cas ne pas s'adresser aux Français. Politiquement, c'est un homme à terre mais, personnellement, il se doit de protéger sa famille certainement exsangue par son écœurante attitude. Il faut calmer les esprits et partir loin panser ses plaies pendant quelques temps.

Ce soir, peu avant le JT de 20h, des féministes l'attendaient en comité d'accueil devant France-Télévisions pour lui rappeler, munies de quelques banderoles, qu'il n'est plus rien si ce n'est un paria. "DSK = déni de justice. Quant une femme dit non, c'est non." On ne saura jamais si 'elle' a dit non.

Évidemment, ses avocats l'ont briefé, mais en direct devant des millions de téléspectateurs de la France aux US, la manœuvre n'a pas dû être facile. Il a quand même fait profil bas et a présenté ses excuses à la gent féminine,"même si j'ai une part de responsabilité, j'ai du respect pour les femmes, je les comprends, je comprends que cela ait choqué, je l'ai payé lourdement."

Il a donc avoué une relation sexuelle avec Nafissatou Diallo, (on s'en doutait un peu) "ce qui s'est passé c'est une faute. Une faute vis-à-vis de ma femme, mes enfants, mes amis mais une faute vis-à-vis des Français. De ce point de vue là, j'ai manqué mon rendez-vous avec les Français qui avaient espéré en moi une chance de changement". Il dévoile qu'aucune agression ou violence n'a eu lieu comme le confirmait le rapport de Cyrus Vance (qui est posé à côté de lui et qu'il brandit dès qu'il en parle), Cyrus Vance, procureur le plus célèbre sur cette planète. "Dans le rapport officiel il n'y a eu aucune violence".

Je ne l'ai pas trouvé si à l'aise et si sûr de lui comme l'ont écrit quelques journalistes. Ses réponses sur "sa faute" et sur "la souffrance qu'il a créée autour de lui" m'ont paru à la limite du décrochage. L'homme est réellement atteint. 
DSK a avoué qu'avant son clash fatidique il voulait être candidat (ça on s'en doutait aussi) mais qu'il ne l'était plus maintenant (vous imaginez le contraire !), qu'il "souhaitait la victoire de la Gauche et qu'il voulait se reposer avec sa famille, ses amis, et réfléchir."

Plus intéressant que ce pitoyable déballage impudique, une question sur l'avenir de l'euro et sur la dette de la Grèce. Claire Chazal lui demande son avis en tant qu'ex-directeur du FMI.
DSK est soudainement dans son élément et change vraiment de visage. Pas d'hésitation, pas de recherches de phrases apprises.
Au sujet de la Grèce, "Il faut réduire la dette à tout prix, les Grecs ne peuvent pas payer, il faut que tous les pays s'y mettent."
Et pour l'euro : "La situation est très sérieuse mais pas catastrophique. Si nous ne réagissons pas très vite, dans 25 ans, l'Europe sera une terre de désolation. Le temps de l'économie est plus important que celui de la politique."

La page DSK-Diallo semble se tourner. La presse en a tiré tout le jus possible avec plus ou moins d'éthique. Mais espérons que DSK ne soit pas un oiseau de mauvais augure…

 


                                        Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

Repost 0
4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 00:51

Ces derniers jours, je ne savais plus où donner de la tête ! J'étais comme un banc de poissons hystériques. Je passais de l'affaire Luc Ferry à celle de Georges Tron, de la Gay Pride à Wimbledon, applaudissais et pleurais devant la libération de Taponier et Ghesquière, recomptais le nombre de gardes à vue dans l'affaire Guérini (car je suis sûre d'en oublier quelques-unes) et attendais patiemment de voir la robe que le grand Armani avait concoctée pour le mariage de Charlène.
Autant dire que j'étais bien assoupie devant le feuilleton, devenu insipide, de Dallas-DSK. Je me régalais à l'avance des retombées de l'après Nafissatou Diallo pendant que DSK se desséchait comme un anchois dans une prison quelconque. Car je l'avais déjà oublié ce lapin  politique ! J'étais abreuvée d'infos réalistes sur cette extraordinaire et mystérieuse jeune femme, honnête et pauvre, Cendrillon noire en guerre contre un roi crade. Je voyais la sainte Nafissatou Diallo devenue grande icône, que dis-je, idole !, pour la grande cause de la maltraitance féminine en ce vil monde machiste. J'imaginais de grands titres à venir :

"Nafissatou Diallo fait tomber la burqa des afghanes !", "Nafissatou Diallo sort des griffes de l'Agence impériale japonaise la princesse opprimée Masako", "Nafissatou Diallo reçue par le pape pour le faire fléchir sur le mariage des prêtres", Nafissatou Diallo se présente à la présidence américaine !"
 Etc, etc.

Et voilà que tombe l'horrible nouvelle : "DSK, maid is a hooker !"
Comme une bulle on se crève. Les premiers mots qui viennent sont toujours les mêmes : Manipulation, Presse, Justice, Police, Corruption. Le grand écœurement submerge car on sait d'avance par habitude que dans tous les journaux qui vomissaient DSK, chaque rédaction aura ses miteuses explications, si elles nous en donnent une d'ailleurs. Et toujours le mépris total du lecteur qui, lui, paie pour une information fiable, vérifiée, et qui ne peut que répéter ce qu'il vient de lire.

L'affaire DSK va donc se clore. Le minable Cyrus Vance Jr va se faire écraser par ses détracteurs politiques et l'ancien patron du FMI va lancer sa horde d'avocats (dont chaque syllabe lui coûte 1000 dollars) contre l'Etat de NYC pour réclamer une colossale, pharamineuse et indécente somme de dommages et intérêts. Et le grand écœurement reviendra.

Finalement, il vaut mieux continuer à lire des contes de fées aux petites filles. Au moins, elles pourront plus tard faire semblant d'y croire…

nafi-copie-1

Repost 0
31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:00

Dans le gros navet insipide de Xavier Durringer, 'La Conquête", après le départ de l'infidèle Cécilia Sarkozy dans les bras de Richard Attias, Dominique de Villepin aurait dit cette phrase idiote qui lui revient aujourd'hui en boomerang : "Quand un homme ne sait pas garder sa femme, comment peut-il garder la France ?". Mauvais choix Dominique. Par principe, à un tel niveau, la vie privée ne doit pas être officiellement soulevée. Et puis, une épouse est un grand atout de campagne.
Séisme dans la stratégie envisagée. Marie-Laure de Villepin se sépare de son époux. Comme Cécilia, celle-ci n'était pas pétrie d'ambition politique.

On se souvient de l'image unique de cette superbe famille sans accrocs en union bataillon devant les chefs d'accusation du procès Clearstream. L'image fait désormais partie de Wikipedia, comme celle de Marie-Laure, heureuse de quitter Matignon avec cette fameuse veste créée pour l'occasion et en secret de Dominique par Franck Sorbier. Comment pouvait-elle croire que son époux élevé au biberon politique se sèvrerait de ce monde là ? 
Je n'en doute pas. La séparation avec DDV n'a pas dû se faire légèrement. Les enfants sont grands. Et puis le rouleau compresseur de l'affaire Clearstream a été déterminant. "On a été broyés ! On a vécu des moments terribles…"
Marie-Laure n'a jamais supporté les dorures de Matignon où elle "s'ennuyait des heures devant un plateau d'argent" ou au quai d'Orsay où elle préférait discuter dans les cuisines avec le petit personnel. Son C.A.P de dorure l'a bien plus passionnée que le discours que fit Dominique devant l'ONU et les mondanités (sauf artistiques) où se côtoient Carla et Bernadette ne pouvaient qu'attirer dans ses méninges un bovarysme chronique. A chacun son cap.

Le couple connait bien Aix. En 2009, Dominique reçoit des mains de son amie, Paule Constant, le Prix des Ecrivains du Sud pour son ouvrage Hôtel de l'insomnie. Il y a deux ans, Marie-Laure y exposait dans les jardins de l'Hôtel de Belcodène rue Victor Leydet, ses magnifiques coco-fesses pour les Flâneries d'Art dans les Jardins Aixois qu'organise tous les deux ans l'acariâtre et poussive Andrea Ferréol.

 D'un abord très simple et élégant, il est évident que Marie-Laure Viébel s'est trouvé un domaine où elle pense pouvoir enfin s'épanouir. Elle a eu six mois pour préparer sa sortie. Sur le site de République Solidaire du 09.03.2011, un manifeste. Son manifeste. Je l'espère non dicté ou négocié par son époux…
Pour garder une vie privée, elle imagine l'épouse d'un président de la République cédant sa place au côté du président (ou présidente) à une importante personnalité féminine vouée à une grande cause qui bénéficierait pendant un an de tous les déplacements officiels :   

"Pourquoi ne pas imaginer qu’au côté du président de la République française, pour les réunions officielles, protocolaires, les déplacements à l’étranger, figure, pendant un an, une personnalité féminine éminente, impliquée dans une grande cause concernant toutes les femmes de France (et cela, donc, cinq fois de suite).  Ce serait une formidable occasion de placer un projecteur, tant au niveau national qu’international, sur un enjeu majeur de société. Du coup, l’épouse du Président resterait l’épouse du Président à titre privé.
Cela ne l’obligerait à renoncer ni à sa vie personnelle ni à ses activités professionnelles. Néanmoins, elle resterait libre de s’impliquer, si elle le souhaite, dans une cause de son choix. Imaginons que le prochain Président soit une femme. Appellera-t-on son conjoint « le premier homme de France » ? Étrange et drôle, même… Enfin, s’il y a une première dame, y a-t-il une deuxième, troisième, donc… « dernière » dame de France ?"

Il y a quelques jours, DSK commettait la faute tant attendue par Nicolas Sarkozy. Ne lui avait-il pas donné le FMI sans avoir une petite idée là-dessus ? Embellie. Ou bien les fées penchées sur son berceau, assez distraites ces derniers temps, se sont enfin réveillées.
Autre bonheur
. L'ex-premier ministre aux 5% potentiels, Dominique de Villepin, conquérant pour le poste suprême, à la longue et sage construction d'une image familiale irréprochable, au père profilé comme un Joseph Kennedy à la française, se fait lâcher par son épouse qui n'a jamais supporté la pachydermique pression du pouvoir politique.
Nicolas Sarkozy 
a connu ça lui aussi, mais Cécilia est partie rejoindre un magnat de la com alors que Marie-Laure rejoint ses cocos fesses et renaît dans un atelier niché au fond d'une impasse du 17ème parisien.

Cette désertion conjugale inespérée fait sauter une nouvelle autre bouteille de champagne dans les mains du président en campagne. Quelle aubaine ! Nicolas savoure. Chaque bulle compte. Son image, il en connaît maintenant la valeur. Il la faut, sobre, rassurante, calme, merveilleusement auréolée d'une épouse enceinte, une image qui sera largement traitée dans les hochets à venir, celle aussi de celui qui a su tenir le choc de la crise financière et qui tapotera toujours avec la même fraternité les épaules de ses homologues internationaux.
Allez, encore une petite coupe. Dormez braves gens ! Je veille sur vous. Je vais continuer à régner. Et n'oubliez pas de ne pas manquer tous les soirs "Plus belle la vie" pendant les actualités...
 

De nouveaux lendemains inespérés provoqués par la bourde cataclysmique de DSK à NYC, le libertinage suspect d'un Georges Tron, ouvrent une large porte à la condition féminine en France. Le profil bas de certains le prouve. Dautres en profitent comme Jean-François Kahn et son scandaleux "troussage de domestique", qui, présent sur tous les plateaux, hier sur Canal+, s'en sert de promo pour son dernier bouquin et nous fait croire qu'il regrette ses propos, dit démissionner du journalisme, lui, pourtant à la retraite depuis son départ de Marianne…
Dans les mois à venir, l'attitude de la presse française va être prépondérante. Ou elle joue le jeu et s'engouffre dans la lutte contre le machisme et toutes formes de sexisme, ou elle continue son ronronnement auprès des élites politiques. A quand le dépoussiérage ?

Repost 0
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:05

Terrible ! Terrible ! Ce qui se passe pour ce pauvre DSK aculé à résidence surveillée dans le giron maternel d'Anne, épouse riche et tolérante, terrible ! Quelques heures après avoir absorbé le somnifère salvateur, je l'imagine se réveiller et retomber dans le cauchemar suprême, celui que tout autre homme sensé, puissant et richissime peut faire ou fera désormais au moins une fois dans ses nuits. La grande débandade de DSK. Merci DSK. La face de notre monde machiste va peut-être changer.
Le reste à venir n'est que minable stratégie. Sa lettre aux copains du FMI ne trompe personne. Son 'au revoir' ne peut être qu'adieu. Tous ont ricané à sa lecture et lui ont certainement déjà tourné le dos. Froissée dans une poubelle la lettre a atterri.

Il ne lui reste plus qu'à tenir sa ligne d'inconduite car le mensonge peut devenir vérité. Il n'y a qu'à y croire intensément et hop ! Aucun détecteur de mensonges ne viendra l'accuser. Il lui faut juste un peu d'entraînement. Brafman, son avocat, doit bien avoir un coach dans sa poche salace.
Il semblerait que la défense de DSK miserait sur un "rapport qui aurait été consenti mais suivi d'un chantage"… Car la découverte de sperme sur le col de la chemise d'Ophélia-Naffissatou-Diallo envoie balader la présomption d'innocence auparavant en ligne de front dans mes méninges. La présomption de culpabilité américaine se transforme en accusation directe. Comment peut-on rester de marbre ? Trop d'enjeux en découlent.

Après les propos scandaleux de nos cacochymes politiques archaïques qui en fait ne sont que dans le déni de classe, Badinter, Lang et les autres, j'oubliais l'has been JFK, il serait temps de prendre enfin conscience de l'image que la France colporte sur la scène internationale. Incroyable mutisme ou impossibilité à envisager ce qu'a pu subir cette femme, à la considérer tout au moins. Seulement la considérer. C'est pas compliqué quand même ! Seul DSK est sur toutes les langues. Et l'Elysée qui reste muet…
Encore tout à l'heure au Grand journal de Canal+, en présence de Moscovici et de Duhamel qui ne pouvaient même pas symboliser un comportement violent de la part de leur "ami de trente ans" et à la question posée et reposée par Ali Baddou, touché et ému, lui, par ce déni, "Ça ne vous fait pas quelque chose qu'un homme dispose de milliers de dollars pour détruire une femme ?" Réponses floues, Moscovici en campagne, Duhamel joue l'esquive comme d'habitude.
Regardez les forums ou les blogs masculins, très peu prennent la défense ou osent s'émouvoir du (pseudo) viol de la célèbre femme de ménage. On caricature, on lance des parodies, on sombre dans un délire des plus crades. Si des commentaires féminins osent intervenir, il faut voir le retour de manivelle bien en dessous de la ceinture. Et puis, elle est musulmane… Tous les jeux de mots sur le voile, sa tenue de soubrette, etc. C'est vraiment minable.
Car la grande chance pour les femmes opprimées dans le monde peut venir d'elle, elle dont la vie a basculé dans la honte et le déshonneur.

Sa communauté religieuse, en raison de la gravité des faits, applique une loi du silence (officiellement pour protéger sa famille) qui ne servira en tout cas qu'à préserver la puissance masculine de la gent musulmane. Mais, tôt ou tard, sortiront de l'ombre les photos de la jeune femme car il est impensable qu'elle passe au travers de la grande traque des paparazzis. Sa tête est mise à prix d'or ! Elle n'a aucune chance. Sa famille sera dévoilée au grand jour, la communauté musulmane se pensera alors salie et fera son laïus médiatique.
La meilleure des stratégies est la diffusion, les témoignages en faveur de la victime car il est plus que probable que le pauvre DSK, gravement atteint du syndrome de toute puissance, ou névrose obsessionnelle, comme vous voulez, là où l'érotisation de la pensée devient incontrôlable, nous enfonce encore plus par sa ligne de défense. A nous les humiliations internationales et les quolibets. Les Anglais ont déjà appris une nouvelle expression dont ils raffolent : chaud lapin ! Evidemment, c'est flatteur pour certains, mais on n'en sortira jamais.
L'actualité est remplie quotidiennement de viols, d'incestes… A part quelques manifestations féministes qui clignoteront quelques temps, il est incroyable de constater l'absence quasi TOTALE de défense de l'agressée par une femme politique de premier plan !
Seul Clémentine Autain, parce qu'elle est directement concernée a sauté sur la scène médiatique : "Si aucune victime ne montre son visage, quelle peut en être la réalité ?" A lire aussi la remarquable écriture de Christine Delphy, son engagement, son analyse nette et sans bavures.

Une telle plainte aurait-elle été possible en France ? Impensable ! A mourir de rire la police. La chute de DSK sera rude politiquement et peu importent les conséquences. Le PS en déroute arrivera-t-il à se reconstruire ? Dans le Sud, on a quand même quelques beaux traumatismes pas encore réglés avec la gangrène Guérini…
Que va-t-il se passer ? La thèse d'un chantage calculé de Nafissatou Diallo, consentante et perfide se profile dans la défense de DSK. Mais ce qui importe, c'est que les lois américaines si critiquées aient permis à une obscure femme de ménage de castrer définitivement l'outrecuidance monarchique d'un puissant chef de clan.

Affaire DSK en infographie (Libération)


Repost 0
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:03

Mobilisation importante dans toute la France. A 14h, j'étais ce vendredi 13 mai 2011, sur le parvis de France-Télévisions à Paris. Tout s'accordait. Le temps, la chaleur et le vendredi 13 avec ses bons ou mauvais augures. Dénoncer la 500ème journée de détention des deux otages Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, envoyés en mission vénéneuse en Afghanistan par leur chaîne France3, n'est pas en soi une nouveauté. Mais l'oubli n'est-il pas le pire des châtiments ?

Quand je lis la mièvre dépêche de l'AFP récitée à outrance par l'ensemble des médias, je ne ressens pas du tout la colère des propos que j'ai entendus à cette tribune. Les familles des otages ont répété plusieurs fois leurs désillusions et leur mécontentement devant l'inertie de l'Etat et leurs profondes inquiétudes sur le devenir de leur ami ou parent. Grande lassitude dans leur propos. La compagne d'Hervé Ghesquière et la mère de Stéphane Taponier ont dévoilé leurs craintes devant le souhait de Nicolas Sarkozy de ne plus intervenir à l'avenir lors d'enlèvements de ce type et de laisser les chaînes de télévision devant leurs responsabilités. Dominique Gerbaud, président de RSF, lui non plus ne mâchait pas ses mots. En février 2010, le chef d’État major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, déclarait que le coût des opérations menées jusque-là pour rechercher les deux hommes s’élevait à plus de 10 millions d’euros…
Sur les murs du siège de France-Télévisions, une grande affiche déroulait les deux visages connus. Devant la tribune, une horde de journalistes. Comparativement, il y avait plus de médias que de personnes venues soutenir les otages mais l'accès de France-Télévisions n'est pas très facile pour ceux qui n'ont pas de véhicule.

Après avoir formé le chiffre 500, symbole du temps inexorable, l'ensemble des journalistes TF1, France2 et France3 portant pour la plupart des chemises blanches, montèrent sur l'estrade pour faire une photo souvenir. Claire Chazal lunettes Ray-Ban, Laurence Ferrari tout de blanc vêtue, chaussures Derby, Emmanuel Chain, chevelure ondulante et, évidemment, tous les présentateurs dont Elise Lucet, Paul Amar bien bedonnant, Laurent Delahousse que j'ai confondu avec Laurent Romejko, Franz-Olivier Giesbert, cheveux blancs, longs, pas très net sur lui.
Jamy Gourmaud (C'est pas sorcier) plus grand et mieux qu'à l'écran et son acolyte Frédéric Courant qui fumait comme un paquebot, David Pujadas nettement plus petit que Nicolas mais au sourire franc et à l'écoute tenait toutes les interviews. Frédéric Mitterrand, cravate rouge, avait comme à son habitude la lippe tombante et libidineuse et a été le premier à s'éclipser, sa voiture de fonction ministérielle l'attendant à une petite vingtaine de mètres.  Seule Florence Aubenas a illuminé par le mordant de sa conviction et son total engagement envers les otages. Elle s'est dite "animée par la colère" et a martelé un "Où en est l'engagement de l'Etat ?". Incroyable force, véritable tribun. Mais que dire, que faire, si ce n'est continuer à montrer un indéfectible soutien.
La manifestation s'est achevée dans un grand moment d'émotion.

Tous les jeudis, un membre de la famille des otages envoie un message qui sera peut-être entendu par eux au fond de leur geôle, comme le fit la mère d'Ingrid Betancourt pendant des années, sans savoir si sa fille les entendait.

Un proche de Stéphane Taponier propose au public de participer au message que l'on va enregistrer tout de suite devant nous. Nous devrons applaudir après, "on vous embrasse tous les deux". Hervé et Stéphane, s'ils l'entendent, en auront chaud au cœur et se sentiront moins seuls.

Inutile de vous dire, qu'au moment précis, chargé d'émotion, nous avons longtemps, longtemps applaudi.

13mai.JPG

IMGP0015.JPG

IMGP0023.JPG

IMGP0027.JPG

IMGP0045.JPG

IMGP0024.JPG

IMGP0039.JPG

IMGP0001.JPG                                                                                            Photos perso C-H

Repost 0
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:56

Celui par qui le scandale arrive est béni par le dieu média. Et celui-là de scandale n'est pas des moindres car il touche le sacré Andres Serrano, artiste photographe provocateur, outrancier, spécialiste du cliché macabrement scabreux et scatologiquement religieux, entre autres…

 Le fumeux Piss Christ exposé à Avignon dans les salles de la Collection Lambert, œuvre pourtant exposée dans le monde entier par l'artiste en question pendant plus de vingt ans, a été saccagée ce 17 avril par un jeune groupe de catholiques intégristes dans les combles du musée, brisant sa vitre de protection à coups de marteau et pic à glaces. Qu'à cela ne tienne. Superbe promo pour Andres Serrano, l'artiste rompu à ce type de polémiques, dont le scandale cette fois-ci a fait le tour des PC cathos en moins de temps qu'un miracle."Je suis choqué de voir que ce traitement puisse être infligé à une photographie qui a été prise il y a près de trente-cinq ans", a déclaré l'américain goguenard. Pour prouver sa bonne foi, il tend même la main au Vatican, dit vouloir travailler avec eux, "que le Saint-Siège comprenne que je suis un artiste profondément chrétien de mon temps" (!).

Andres Serrano provocateur certes, tout ceci n'est pas nouveau. La sulfureuse image exposée en 1989 au Southeastern Center for Contemporary Art de Winston-Salem (Caroline du Nord) a remporté un franc succès puisqu'un prix de 15000 dollars fut attribué à son créateur, à l'époque inconnu, Andres Serrano, somme versée sur les fonds publics destinés à l'aide à la culture. Tollé de quelques politiques du Parti républicain qui firent baisser par la suite les subventions sur l'Art aux Etats-Unis. Et dont l'usage fut soumis à des restrictions morales sévères. Merci Serrano pour les autres artistes. De provocations en provocations, Andres Serrano, comme tout artiste de son étiquette, confirmait son succès et posait en 1997, sourire en coin, devant son Piss Christ déjà vandalisé à la National Gallery of Victoria de Melbourne. Que du bonheur médiatique.
 

Yvon Lambert vient de dénoncer des "injonctions moyenâgeuses" et a porté plainte ainsi que les gardiens du musée agressés et menacés de mort par ces intégristes en transes. Alors que faut-il en penser ? Verrouiller l'Art partout dans le monde? Tout a donc été dit ? Fait ? De l'Arte Povera aux boîtes de conserves remplies d'excréments exposées dans les seventies, de l'urinoir de Duchamp à Jan Fabre et son "Je suis sang" en 2001 à Avignon, le corps source de passions et ses déjections sources de tabous sociaux, ne peut se rapporter qu'à ce qu'il est et à la force qu'il en dégage au détriment d'une image, un crucifix, ou autre...
Pour mémoire

 

Accès aux oeuvres de Andres Serrano. Attention, certaines photos sont difficiles à regarder
Repost 0
17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:32

Médiapart donne (en partie) les enregistrements cachés du maître d'hôtel de Liliane Bettencourt réquisitionnés par la police. On peut se demander si l'ex-employé de la milliardaire, qui règle soi-disant ses comptes avec son illustre maîtresse, n'est pas commandité par la fille de celle-ci... Dans ces milieux là, les traîtres pullulent plutôt dans chaque placard. 

Pour ceux qui ne sont pas abonnés à Médiapart, un peu long mais pourtant épuré...

 

 

Repost 0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 01:36

Dimanche soir. Vu tout à l'heure et entendu Frédéric Mitterrand chez le gris Drucker (je vous répète qu'il ressemble vraiment à un champignon de Paris, je l'ai vu ! De mes yeux vu !). Je ne sais plus trop quoi penser de cette tragédie qui agite la lèvre inférieure de ce Mitterrand en alerte rouge, et elle pendouille de plus en plus… Il est vrai qu'il a sacrément maigri avec toute cette pression médiatique mais il l'a bien cherché aussi.
Il y a quatre ans, quand son livre est sorti, j'avais lu avec patience sa détresse existentielle (une écriture épouvantablement ennuyeuse) jusqu'au premier passage décrivant il y a trente ans sa mauvaise expérience dans un sauna marocain et ses voyages en pays sexuellement adaptés. J'avoue ma naïveté. On se fait une idée d'une personne publique et on est complètement à côté de la réalité. Je le savais homosexuel, j'ai été stupéfaite de découvrir chez lui un monde intime bien trop glauque pour moi. J'ai fermé le livre en plein milieu d'un paragraphe, au tout début. Il aurait pu m'enchanter, il m'a donnée la nausée. On devrait rembourser les lecteurs non avertis. D'ailleurs Frédéric Mitterrand savait-il à qui il destinait son livre ? Pas à des psy en l'occurrence car il y a des divans pour son cas là. Prendre l'ensemble des lecteurs pour une sorte d'énorme confesseur invisible et encaisser par-dessus le marché des bénéfices sur ses errances sexuelles, ne me semble pas très catholique. Il s'est fait plaisir, tout simplement. Une fois de plus. Pauvre petit Mitterrand en détresse psychologique. Il n'avait pas prévu qu'un jour il deviendrait ministre… Vous assumez mal votre homosexualité M. le ministre? Vos désirs pédophiles ? La psychanalyse n'a rien donné ? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, l'attirance pour des 'jeunes gens' en pays connus pour le commerce sexuel, donc mineurs, asservis et prostitués est référencée comme pédophilie. Je ne pense pas que vous demandiez l'age de vos faciles conquêtes, vos jeunes éphèbes, quand ils s'exhibaient sur une scène, en petit shorts affriolants, numérotés, attendant votre choix, vous 'au comble de l'excitation'. 
Votre monde est immonde. Gardez-le.
Et oui, la presse a changé. Le 'off' n'existe plus et une Mazarine cachée n'est plus possible. Ainsi va notre monde. Il faut s'adapter car résister est une perte de temps. Maintenant, on déballe tout et n'importe quoi à partir du moment où ça fait tourner les rotatives, monter les audiences pour attirer les sponsors et quand Frédéric Mitterrand, nouveau ministre inexpérimenté entre dans l'arène politique et défend le présumé violeur Polanski au nom d'une immunité artistique, il prend en pleine poire son boomerang nommé 'La mauvaise vie', de quoi alimenter des charognards aux aguets :
Comme son père, quand
Marine Le Pen a un morceau de viande en bouche, difficile de lui arracher. L'individu dominant chez les hyènes est toujours une femelle. Normal. Elles ont un clitoris qui ressemble à un pénis, développent une grande quantité de testostérone et à la moindre incartade, les males filent doux et baissent l'échine. Alors, devant Marine, ce grand benêt, neveu de l'illustre Mitterrand est l'Aubaine médiatique tant attendue, une grosse carcasse bien filandreuse à dépecer.
La voilà sur tous les plateaux télés, radios, à dévorer et broyer son Mitterrand pédophile qui défend un Polanski présumé violeur. Elle en a deux d'un coup. Jubilation. Qu'importent ses mensonges, qu'importent ses falsifications, l'impact seul compte et elle réussira sans jamais lâcher sa prise. La fille n'est pas borgne. Elle surpassera son père…
Toujours avec une longueur de retard, Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste a minablement tenté de copier Marine pendant qu'Eric Beisson nous apprenait qu"il ne faut pas confondre homosexualité et pédophilie". Monsieur Beisson approuve donc les règles sordides des pays du commerce sexuel sans avoir pris la peine de lire 'La mauvaise vie'. Mais l'opportunisme, ça ne s'apprend pas. Ca se flaire. C'est du basic instinct.

Allez, bonne chasse à tous.

Repost 0
11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 13:26

La venue en Pays d'Aix de l'épileptique président de la République française m'a laissée totalement de marbre, si ce n'est une tournée bien amusante des revues de presses de médias de tous bords. Aucun n'a pu décrocher une interview… Et pour cause ! Le Président revenait de l'Otan où il remettait les troupes françaises dans les mains de l'homme le plus puissant du monde, prestigieux métis au sourire bourré de dollars virtuels, qui, à la jonction d'une passerelle symbolique, lui décochait en broyant sa main, 'quelle belle journée !', paroles bénites et entérinées sous la surveillance d'un redoutable satellite américain et de l'élite de la presse mondiale parquée et agglutinée derrière des barrières. Alors vous pensez bien que, le lendemain, Nicolas se retrouvant en Pays d'Aix chez les papous provençaux UMP avec, en tête de bienvenue, Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin agrémentés par la presse locale, une interview, ça n'était pas du tout mais PAS DU TOUT en-vi-sa-gea-ble ! Balayés d'un geste agacé par la sécurité élyséenne, les médias accrédités donc totalement soumis aux caprices présidentiels (Hersant oblige !) n'ont pu que regarder de loin l'Agitateur de molécules.
Le lendemain, le manque de niveau, de potentiel journalistique et de matière s'étalait dans la page de La Provence qui a reproduit les paroles pagnolesques* de Maryse à son chauffeur conduisant tout ce petit monde de flagorneurs, ce qui n'est pas une nouveauté et qui n'apporte rien de constructif à cette visite faite à un pas expéditif et dédaigneux. Tous prêts à ramper devant n'importe quoi pour avoir les sublimes postillons présidentiels collés à leur micro... Le journalisme n'a plus de déontologie, ma bonne dame ! J'en arrive presque à regretter Hervé Vaudoit ! C'est dire ! Il est vrai qu'il est bel homme…
Donc, comédie rouleau compresseur sarkozyste au Pays d'Aix, où l'attitude de notre presse locale et de nos chers élus UMP est à vomir de déférence.
Quand on observe Maryse Joissains sur les différentes vidéos en ligne, on se rend compte à quel point elle excelle dans l'art de nier le ridicule, ce qui fait d'ailleurs sa plus grande force d'un point de vue promotionnel, comme jouer la victimisation qui est devenu un véritable fonds de commerce dès l'approche d'une attaque quelconque. Notre Président, surpris, lui accordera quelques secondes d'écoutes rigolardes puis va passer à autre chose une dizaine après. Cette grande séductrice fait pareil avec la presse, qui, elle, rapporte ses propos décalés qui n'ont d'intérêt que pour son chauffeur. Pas pour les lecteurs d'une chronique politique. Presque tout le monde est content. Ca se monnaye dans les deux sens. Piètre avocate elle était, finaude elle a toujours été. Conseillée par son époux Alain, aussi rusé qu'elle, ils ont mis en place une formidable empathie stratégique, gérée par une multitude de petits ressorts nerveux qui vont étonner ou déstabiliser ceux qui leur font face. Peu importe qu'on la trouve vulgaire, mal fagotée, mal fichue, ce qu'il faut, c'est faire parler de soi et cette épicerie médiatique marche très bien de nos jours quand la presse dans sa majorité se 'peopolise' pour s'assurer plus de tirages. La venue du Président n'aura laissé qu'une mince traînée de poudre en notre Pays d'Aix, traînée qui le suit là où ses pas se posent. Reste à savoir où se trouve le détonateur…

Allez ! Bonnes fêtes de Pâques pluvieuses à tous… et je ne ferai pas de jeux de mots sur les cloches…


* 'pagnolesques', au sens caricatural, car je suis une grande admiratrice de Pagnol.

Repost 0
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 21:48

Il y a des engagements qui se respectent.
La lecture de l'analyse de Michel Pezet est plus qu'éloquente et ne se perd pas en discours laborieux.
Clair, net et précis, sa rhétorique ici quasi chirugicale nous montre Edvige dépecé avec une certaine délectation...
C-H
 

                               "Edvige ou l'embastillement électronique par Michel Pezet
 

                                              (Le Monde cet après-midi le 04.09)

 

Les commentaires critiques qui ont fait suite à la publication du décret instituant le fichier Edvige le 1er juillet ont essentiellement porté sur des dispositions spécifiques du texte, comme le fichage des mineurs dès 13 ans.
Pour regrettables qu'ils soient, ces aspects ne représentent pourtant qu'une faible partie du problème posé par un texte qui offre maintenant à l'Etat la possibilité de placer sous fiches la quasi-totalité de nos concitoyens, avec luxe de détails sur leur vie privée.
L'incroyable atonie de la classe politique face à ce décret n'est pas le moindre problème dans cette affaire. Au-delà de communiqués courroucés et de déclarations de principes, il revient aux responsables politiques et aux citoyens soucieux du respect des libertés individuelles de s'engager pour que cesse la construction d'un tel fichier.
Toute l'économie du décret qui institue le fichier Edvige repose sur l'autorisation de mettre sous fiches des individus ou des organisations "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Or, si le droit administratif dit que l'ordre public est notamment composé du bon ordre, de la sécurité et de la tranquillité publique, cette définition floue et imprécise a depuis longtemps ouvert la voie à une jurisprudence qui admet, par exemple, qu'une personne qui chante dans la rue après 22 heures porte atteinte à l'ordre public.
Ajoutons à cela que l'atteinte à l'ordre public n'a même pas besoin d'être constituée au terme du décret, puisqu'il autorise également la mise sous fiches de personnes qui sont susceptibles de le faire, et l'on comprend que l'Etat dispose maintenant d'une immense marge de manoeuvre pour enquêter sur la vie privée des individus et en intégrer les résultats dans un système de fichier automatisé. Mme Alliot-Marie a voulu récemment apaiser les esprits en déclarant que ce texte ne sera utilisé "que dans des cas extrêmement limités et (qu'il sera) très encadré". De bien jolis superlatifs qui oublient l'essentiel : rien dans la loi ou dans le décret ne précise ces limites ou cet encadrement. En user avec modération, ou pas, ne relève donc que du fait du prince. L'embastillement électronique est en marche.

L'ENVIRONNEMENT DE LA PERSONNE

Les informations autorisées à figurer dans le fichier Edvige constituent le second problème de ce texte. Elles sont pléthoriques : signes physiques, objectifs, comportement, informations fiscales et patrimoniales, déplacements, antécédents judiciaires...
La CNIL analyse pour sa part dans un récent avis que le décret permet également d'intégrer au fichier des données à caractère personnel "qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les origines philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle".
Enfin, cerise sur le gâteau, le texte permet aussi d'inscrire les "données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle".
Cette dernière disposition étend le recueil d'information à bon nombre de personnes ; relations, famille, enfants, sans qu'il ne soit même précisé la nature des renseignements qui pourront être ainsi collectés.
La portée de ce décret est donc très inquiétante. On ne saurait s'étonner qu'il émane d'un gouvernement et d'une majorité parlementaire qui ont fait de la réponse au sentiment d'insécurité manifesté par nos concitoyens la pierre angulaire de leurs succès électoraux et de leur politique au pouvoir. Mais comment comprendre les rares et faibles réactions que ce texte suscite à gauche ?
En à peine deux décennies, l'anxiété grandissante de notre société face à la violence, depuis la petite délinquance jusqu'aux actes terroristes, a progressivement émoussé notre vigilance collective face aux atteintes aux libertés individuelles. La gauche, toute à son désir de rejoindre l'opinion publique sur la question de la sécurité, a fini par embrasser largement les idées les plus liberticides avec pour seule nuance l'importance qu'elle continue d'attacher aux dispositifs de prévention pour lutter contre la délinquance.
Récemment traversée d'un débat salutaire sur les fondements du libéralisme politique et de leur nécessaire réappropriation pour défendre nos libertés, la gauche tient avec le fichier Edvige l'occasion de s'extraire enfin du consensus politique aberrant qui consiste, au nom de la sécurité, à sacrifier chaque jour un peu plus de la liberté de chaque individu.
Le système de fichier Edvige n'a pas sa place dans une démocratie. Et il nous faut maintenant convaincre nos concitoyens qu'en matière de sécurité la fin ne peut justifier de tels moyens.
Michel Pezet, avocat, ancien commisaire de la CNIL

Pétition pour le non au fichier Edvige


Michel Pezet, avocat, est ancien commissaire de la CNIL.



Repost 0