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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

Agenda culturel local

Programmations actuelles

---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 01:51

"Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé."

 

Le tweet des tweets ! Valérie Trierweiler fait exploser une bombe de premier choix. Elle renie insidieusement, publiquement l'investiture et le soutien de son époux président pour Ségolène Royal, sa grande rivale, qui brigue le perchoir suprême. En fait, rien n'est moins sûr. À l'évidence, ça ne peut être qu'un coup de maître de François Hollande, qui voit loin, et, qui est tout sauf un couillon.

Quand on s'appelle Valérie Trierweiler, journaliste politique rompue à toutes les intrigues intestines des partis, on ne peut pas avoir envoyé un tweet aussi stupide sans l'assentiment d'une fine stratégie dictée par son époux. Car, ne soyons pas naïfs, c'est certainement lui qui l'a concoctée. Ou tous les deux.

Olivier Falorni, ami de longue date et ancien directeur de campagne de François Hollande lors de la primaire, peut tout à fait être 'remercié' par ce biais là. Un amical petit coup de pouce quelques jours avant le deuxième tour. D'ailleurs, dans ses réponses à la presse, il remercie gentiment le couple.
Peu nombreux sont les amis du président au gouvernement. Hollande fait passer la politique avant les sentiments. Logique quand on est un redoutable fin stratège comme le découvriront tôt ou tard tous ceux qui le traitent de mou et d'indécis. De Mitterrand il a tiré toutes les leçons et ne commettra aucune de ses erreurs.

Valérie Trierweiler, Ségolène Royal, on est d'accord, les deux femmes se détestent. C'est normal. L'une s'est fait plaquer, l'autre partage depuis 2006 la vie maintenant présidentielle de François Hollande, et le "rend heureux", dixit l'intéressé. Toutes les images et vidéos diffusées ont bien fixé cette insupportable inaptitude à pouvoir échanger un regard, une poignée de main entre elles. Devant les caméras et appareils photos, chacune tente de jouer le jeu, petit sourire en coin mais commissures amères. Valérie Trierweiler a l'air de faire des efforts de réconciliation pendant que Ségolène Royal n'en fait visiblement aucun. Et pour cause.

La reine, l'énarque magnifique aux plusieurs ministères, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, celle qui a failli devenir la première présidente des Français, la mère des quatre enfants de l'actuel président de la République, c'est bien elle. Elle a toujours su ce qu'elle voulait, s'est battu pour devenir ce qu'elle est et se battra encore pour ce qu'elle pourrait encore être. Elle a touché la plus haute marche, elle peut peut-être encore y prétendre.
Marie-Ségolène, c'est une vaillante petite soldate. Dans sa jeunesse, elle a même assigné en justice son machiste de père, Jacques Royal, polytechnicien, lieutenant-colonel de marine, car il refusait de lui payer ses études considérant les femmes comme des sous-êtres ! Elle a obtenu gain de cause. Contraint par la justice, pension alimentaire il lui versera. Hé hé !

François Hollande son gros problème, c'est elle. Il connaît bien son ex. Opiniâtre, tenace, mais imprévisible, elle représente pour lui dans ce quinquennat un boulet qu'il devrait traîner pendant cinq ans si elle atteignait le perchoir de l'Assemblée nationale. Il lui faut biaiser, finement, et faire semblant de remercier Ségolène qui a fait campagne et joué le jeu de l'union du PS qui s'est calée auprès de Martine Aubry alors qu'elles se détestent. Elle a fait de gros efforts. C'est elle qui aurait dû être au poste de première secrétaire du PS et non Aubry qui a bénéficié des fameuses scandaleuses voix d'Allauch dirigées par Jean-Noël Guérini.

Lors de son investiture, François l'a plusieurs fois embrassée sous les objectifs et les vivats enchantés, et l'œil pseudo-indifférent de Valérie. Ça, c'est facile. L'opinion, on la modèle facilement. Deux bisous devant la France et la nouvelle maîtresse. Et Ségolène ne pourra pas dire qu'il l'a rejetée.
Maintenant, les choses sont plus agaçantes. Il faut mettre des bâtons dans les roues de Ségolène, quitte à monter des duels à gauche pour la faire éliminer aux législatives. Car si Ségolène Royal est élue et atteint la présidence de l'Assemblée nationale, elle deviendra troisième dans l'ordre protocolaire de la République. Petit rappel.
1- Président de la République (élu par les Français)
2- Président du Sénat (sénateur élu par ses pairs)
3- Président de l'Assemblée nationale (député élu par ses pairs)

Elle serait officiellement de toutes les cérémonies, et elles sont nombreuses,  comme par exemple pour le 14-Juillet tout proche.
Rien que d'imaginer Ségolène à côté de François avec Valérie dans leur dos ! Non non ! Vraiment, le pauvre homme n'en finirait pas, c'est impossible !

D'où le tweet.

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                              Ségolène Royal aux côtés de Martine Aubry, après l'annonce du tweet

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:56

L'idée de Dominique de Villepin, pour cette date anniversaire du 19 juin à République Solidaire, était de réunir ses militants non dans une salle fermée et artificielle comme celle du Palais des congrès, mais plutôt à l'extérieur, dans un endroit agréable, proche de la nature, où les gens se sentiraient à l'aise comme dans les jardins de la Maison de l'Amérique Latine dans le 7ème arrondissement en plein cœur de Saint-Germain.
Dominique a dit. Dominique aura. Dès 9 heures, à la Maison de l'Amérique Latine, siège des Arts, des lettres, de la politique et de la diplomatie, tout le staff rapproché ou lointain (comprenez les bénévoles) prend possession de l'espace en question. A l'intérieur, les salons, salles et couloirs ont bien besoin d'une rénovation mais suintent encore la culture.
Alors que Dominique chez lui doit tout juste sortir de sa douche, techniciens, agents de sécurité, service de com' se mettent en place et gèrent leurs fonctions.
Laurent Tessler, trésorier de RS, met son équipe en place et Brigitte Girardin, secrétaire générale, en tailleur pantalon rose et top bleu marine, toujours aussi désagréable, assure la gestion de l'évènement. Il se murmure que beaucoup de critiques s'élèvent contre sa "nature" et sa vision "particulière" de la gestion très dégradée.
A 10h30 les gens affluent. Des centaines de chaises ont été installées dans le jardin. Il fait froid. Le temps menace. Les interventions des soutiens politiques des régions commencent sur une terrasse improvisée comme estrade et enchaînent le bla-bla-bla classique et sans intérêt fait pour faire monter la fièvre des militants. Raté. Dominique a eu une mauvaise idée. C'est la broncho-pneumonie qui guette les plus faibles. Le tonnerre gronde et quelques gouttes tombent vite rejetées par le vent qui pousse les nuages. Tout le monde frisonne. Prévenant, Laurent Tessler est inquiet pour le père de Dominique présent qui se plaint du froid et craint de ne pas tenir jusqu'à l'arrivée de son grand fiston. Si un drame lui arrive, on saura d'où ça vient…
11h, les médias sont venus, shootent dans les jardins les têtes connues. Il y a même un journaliste japonais qui a fait spécialement le déplacement de Tokyo pour entendre Dominique. Il achète un tee-shirt souvenir. "La France est un pays d'alternance !" dit-il, inquiet pour notre avenir mais serein sur les lendemains de Fukushima...
L'équipe du Petit Journal est là. J'adore ! Inconditionnelle je suis. Ils ont ferré deux proies, un homme, et une femme blonde hyper botoxée toute émoustillée d'avoir été choisie par Canal+. Elle répète à qui veut l'entendre après cette interview des "Oh la la ! Je me suis fait piéger par Canal+ ! Oh la la ! Canal+ !". Elle n'a pas l'air d'être consciente que ce sont les géniaux fourbes de Yann Barthès qui l'ont questionnée ! Selon le montage, je m'attends au pire pour elle et au meilleur pour moi. J'en frétille à l'avance.
Midi, Dominique arrive non pas par l'entrée classique mais par les jardins. Ce n'est quand même pas l'entrée triomphale avec les Black Eyed Peas choisie par son fils Arthur à la Halle Frayssinet lors du lancement de son parti. On est dans le soft bucolique.
Veste bleu marine, pantalon gris, micro en main, sans discours écrit et sans prompteur. Récitation parfaitement acquise pour la campagne. Barthès pourra faire ses copier-coller sans problème.
Du revenu citoyen à 850€/mois au mariage gay dont il est preneur avec une sorte de belle-famille conseil pour les adoptions "car seul importe le bien-être de l'enfant !", il citera Candide, La Fontaine, La princesse de Clèves et j'en oublie. D'ailleurs un de ses intervenants un peu plus tôt a bien souligné l'ignorance de Nicolas Sarkozy et s'est exclamé sous les faiblardes hués des congelés : "Le prochain président de la République devra avoir lu ses classiques !". Ah ! Ah ! Qu'est-ce qu'on rigole...
Sous la pression de Cleartream et dans l'attente du délibéré en septembre, les soutiens qui se défaussent, les sondages qui baissent, se rajoutent la séparation et l'éloignement de son épouse Marie-Laure, Dominique de Villepin semble touché. Mais ne criez pas trop vite victoire. Il a toujours son alliance au doigt.

 

alliance.JPG                                    

 

petit journal                         Trois des adorables journalistes du "Petit journal" de Yann Barthès, au travail, sur place.

Lien sur cette séquence tournée : "Alerte ! Une nouvelle variété de militants vient d'être découverte par le Petit journal : le militant de République Solidaire ! (Facebook)


medias 

                                                                                                        Photos C-H

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 13:08

Je ne résiste pas à vous faire lire cet article, un peu long mais très instructif, de Lénaïg Bredoux, sur le site de Médiapart. Une mise au point sur le "vrai" candidat Hulot que beaucoup d'écolos portent aux nues... 

   

nicolas-hulot

                                            

                                    De TF1 à EDF- Les liaisons dangereuses de Nicolas Hulot

Tout un symbole pour une fondation intimement liée au nom du célèbre animateur depuis sa création en 1990. Il s'y est entouré de proches, voire d'amis, dont certains ont aussi franchi le pas de l'engagement politique, comme Annabelle Jaeger, ancienne de la FNH et conseillère régionale EELV en Paca. «Il y a vraiment une cour autour de lui, son esprit est partout, on l'appelle Nicolas, on le tutoie, même quand on ne le connaît pas... C'est à ça qu'on reconnaît les vraies stars», témoigne Frédéric Denhez, journaliste indépendant et ancien collaborateur de la FNH.

L'actuelle directrice générale, Cécile Ostria, est bien consciente de cette Hulot-dépendance. «On sera pas écoutés de la même façon, il faut pas se leurrer. Le départ de Nicolas ne sera pas neutre», explique-t-elle. «Jusqu'à présent, la fondation a vécu sur la popularité d'une personne, même si elle s'est étoffée en matière de compétences ces dernières années», avance aussi le concurrent Greenpeace France, par la voix de son directeur général Pascal Husting.

Mais c'est surtout la manne financière qui pourrait se tarir. «On se pose la question. On a ouvert un livre d'or en appelant au soutien de la fondation. Le gros point d'interrogation porte sur les particuliers, on verra dans six mois», explique Cécile Ostria. Elle a reçu quelques messages – «qui se comptent sur les doigts d'une main» – de donateurs qui ne veulent plus payer pour la fondation. Elle attend aussi les réponses des ministères pour les subventions publiques. Mais le mécénat, lui, semble assuré.
Hulot a fait la tournée de ses partenaires privés avant d'annoncer sa candidature, «Vinci, EDF ou L'Oréal», énumère la fondation, pour s'assurer qu'ils continuent à financer la FNH. «Les gros partenaires se sont déjà engagés pour la suite et aucun ne va rompre les accords en cours. On en a même de nouveaux qui arrivent», explique Cécile Ostria. Les discussions sont ainsi bien avancées pour un partenariat de cinq ans avec Veolia.


                                                       "Les mécènes du CAC 40"

L'enjeu est vital pour la FNH qui, dès ses débuts, s'est essentiellement financée grâce aux dons d'entreprises privées, y compris quand elles étaient de gros pollueurs. Rhône-Poulenc – dont l'ancien directeur de la communication, André de Marco est actuellement conseiller auprès de la direction de la FNH –, Alstom ou Norauto ont compté parmi les mécènes. Actuellement, trois «fondateurs» siègent au conseil d'administration – EDF, L'Oréal et TF1.

On retrouve aussi parmi les donateurs les autoroutes Vinci, Bouygues Telecom, les hôtels Ibis ou les piles Duracell. Les publicitaires sont aussi très présents, comme Publicis ou JCDecaux. Le vice-président de la FNH, appelé à prendre la succession de Hulot dès vendredi, Pierre Siquier, est aussi le patron d'une agence de pub, Ligaris, et ancien du secteur TBWA Corporate. Au total, les entreprises portent «70%» du budget d'environ 5 millions d'euros en 2010 (le reste étant pris en charge par les dons et legs des particuliers (18%) et par les subventions publiques (12%), selon la FNH).

Mais c'est aussi là que le bât blesse pour Nicolas Hulot, accusé par les partisans de la décroissance d'être lié au CAC-40 (voir le pacte contre Hulot), mais aussi par Corinne Lepage par exemple, auteure en 2007 d'une tribune acerbe sur le journaliste-aventurier. L'animateur d'Ushuaia est, en vrac, accusé d'avoir longtemps été silencieux sur le nucléaire (sa priorité a longtemps été la diminution des énergies carbonées), sur les industries chimiques ou le pétrole, et d'être bien mou sur le contrôle de la publicité. Sa fondation a d'ailleurs été épinglée dans un rapport parlementaire récent, consacré aux associations de protection de l'environnement. Coécrit par la socialiste Geneviève Gaillard et l'UMP Jean-Marie Sermier, il ne remet pas en cause le principe du mécénat d'entreprises mais s'en prend à la présence de certains groupes au conseil d'administration de la FNH.
 

«EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Quant à L'Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l'objet de test sur les animaux, au grand désarroi des opposants à la vivisection. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l'énergie nucléaire? Quel poids donner à sa parole sur les activités principales de ses deux administrateurs, dont vos rapporteurs ont appris que l'un d'eux finance la fondation à hauteur de 10 % de ses ressources?», écrivent les députés.

La Fondation a répondu en détail, démentant l'expérimentation animale chez le géant des cosmétiques et jurant qu'«à aucun moment, notre liberté de parole ou d'action n'a été soumise à des tentatives d'influence de nos partenaires». Quant à eux, les deux parlementaires, interrogés par Mediapart, persistent et signent et prévoient d'approfondir leur mission d'information dans les mois qui viennent.

Hulot sur France Inter jeudi matin s'est de nouveau défendu: «Lorsqu'on crée une fondation (...) il faut des moyens pour agir. Les moyens, soit vous en avez dans votre fortune personnelle, soit vous allez toujours frapper au porte-monnaie des Français, soit vous allez demander aux entreprises de contribuer à cette mission pour peu que votre indépendance ne soit jamais prise en défaut. Et mon indépendance n'a jamais été mise en défaut.»

Beaucoup de ceux qui ont approché Hulot en conviennent. Husting de Greenpeace France, qui s'enorgueillit pourtant de ne jamais faire appel à la générosité des entreprises, affirme qu'il «n'a jamais eu l'impression que les partenaires financiers avaient une quelconque emprise sur les principales lignes directrices de la FNH». D'ailleurs, rappelle-t-il, «Hulot compte aujourd'hui parmi les écologistes les plus radicaux. Il vient d'un monde bling bling et il a évolué vers un monde critique».
«Pour faire de grosses campagnes, l'argent des particuliers ne suffit pas. L'appel aux entreprises est la seule solution, avance de son côté Arnaud Gossement, avocat et ancien porte-parole de France nature environnement (FNE). Il peut bien sûr arriver qu'une entreprise fasse comprendre au président ce qu'elle souhaite... Y'a des coups de fil, c'est sûr, mais après, dans les faits? La FNH a-t-elle fait un truc pour EDF?» Certes Hulot a longtemps été sur la réserve au sujet du nucléaire, mais il a évolué, se défend-il aujourd'hui.

La FNH a toutefois connu quelques déboires avec ses sponsors. Ainsi, elle a mis fin à un partenariat avec la marque Repère de Leclerc en 2006: «On ne s'est pas entendus», explique Cécile Ostria. Notamment parce que la FNH refusait de voir son logo ou la bouille de Hulot sur des produits de la marque et que Leclerc refusait de distribuer un guide pour les consommateurs, où figurait une défense du commerce de proximité.

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                                                                Les royalties et TF1

Mais les liens de Hulot avec le monde des affaires ne s'arrêtent pas là. Ils commencent même ailleurs, en l'occurrence avec TF1, dans l'exercice même de son métier d'animateur d'Ushuaïa. Pour quatre émissions par an, il touche un salaire de 30.000 euros par mois «environ», selon un de ses proches, l'avocat Pascal Durand. Les discussions sont toujours en cours avec la chaîne – elles ont parfois été très tendues – mais le principe est acté: Hulot ne présentera plus son émission fétiche et ne touchera plus un centime – du moins le temps de la campagne. «Tout revenu est interrompu et la forme juridique est en train d'être définie», a-t-il expliqué jeudi. Il pourrait bénéficier d'un congé sans solde.
Reste la question de tous les produits dérivés Ushuaïa, des gels douche aux lunettes, en passant par certains modèles de voiture (sic), la chaîne de télé dédiée (Ushuaïa TV) et même un magazine du même nom. Au total, 17 contrats de licence ont été signés par TF1, propriétaire de la marque, selon la journaliste Bérengère Bonte dans son livre Sain Nicolas.

En vingt ans, Ushuaïa est devenue une véritable machine à cash pour la chaîne privée, à qui la griffe rapportait 100 millions d'euros par an en 2005, mais aussi pour l'animateur, qui touche des royalties. Lui jure n'avoir jamais demandé à les percevoir, ni n'avoir rien négocié.
Mais, selon plusieurs sources, il s'agit plutôt d'un deal entre TF1, qui voulait financer les émissions très coûteuses, l'animateur, qui voulait les présenter, et les industriels, dont certains sont devenus – en échange, en quelque sorte – les bailleurs de fonds de la FNH. C'est notamment le cas de L'Oréal, qui commercialise les gels douche Ushuaïa et compte parmi les «fondateurs» de la Fondation.
Au final, Hulot amasse ses royalties – estimées à «250.000 euros les bonnes années», selon Durand – et ses droits d'auteur (pour ses livres ou ses films) dans une petite société – Eole Conseil –, domiciliée dans le XVIe arrondissement de Paris et dont il détient 4.127 parts sur 4.131. Les quatre restantes sont détenues par deux de ses proches, selon les statuts disponibles au tribunal du commerce.

La pratique est loin d'être exceptionnelle. Pendant plusieurs années, Hulot s'est d'ailleurs plié aux règles de transparence fixées par la loi et a régulièrement publié les comptes d'Eole –du nom de son chien décédé – auprès du tribunal. Ainsi en 2009, le chiffre d'affaires a progressé de près de 6% sur un an, à 714.917 euros, pour un bénéfice net de 393.039 euros. Au total, la situation nette de la société atteignait au 31 décembre 2009 2.440.185 euros. Mais pour 2010, le bilan n'est pas disponible. Pas plus que pour l'année 2007, quand Hulot avait envisagé se présenter à la présidentielle avant d'y renoncer. La journaliste Bérengère Bonte note d'ailleurs qu'au fil des années, les documents publiés par Eole sont «plus elliptiques». «Visiblement Hulot change progressivement de stratégie concernant la transparence de son business», écrit-elle. «C'est une drôle de coïncidence... Que fait-il de son argent? L'utilise-t-il pour financer ses activités politiques?», s'interroge un militant écologiste, sous couvert d'anonymat. 

Hulot promet que les royalties qu'il touchera le temps de la campagne seront intégralement reversées à des ONG. Et l'avocat Pascal Durand promet que les comptes 2010 seront publiés avant le 30 juin, la limite légale (sous peine d'amende). Il insiste: «Il y a beaucoup de fantasme autour de tout cela. C'est un salarié qui gagne très très bien sa vie, mais il est resté salarié, il n'a pas une société commerciale, il ne fait pas de business. Il ne vit pas dans le monde du fric. Le Nicolas que je connais n'a rien à voir avec les premiers cercles.» Il navigue en revanche parfois dans les mêmes eaux.

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 11:43

Pile poil, il y a une semaine, c'était le jour de fête de sainte Barbe, le 4 décembre. Le 29 octobre dernier, place Henri Bergson dans le 8eme parisien, Brigitte Girardin envoyait ses invitations du 4 décembre pour le premier Conseil National de République Solidaire aux cadres nommés dans chaque département et collectivité d'Outre-mer. Dominique de Villepin serait présent, évidemment. Pour moi, le jour de la sainte Barbe, comme pour toute indiscutable aixoise, c'est le jour où on plante le blé et les lentilles porte-bonheur qui assureront prospérité pour l'année à venir. Hors de question de louper cette germination sacrée. Elle ornera la table de Noël, ou le rebord d'une cheminée, son épaisseur donnera tous les espoirs à ceux qui y croient et la laisser flétrir ou pendouiller portera obligatoirement malheur à l'imbécile négligent.
Bref, le 4 décembre, Dominique de Villepin a autre chose à faire qu'à penser faire germer ses lentilles et encore moins planter du blé dans du coton. Et puis, c'est un rite de pauvre. Jamais il ne pourrait symboliser un truc pareil ! Et Dieu sait qu'en matière d'écriture il a une solide puissance littéraire. Brigitte Girardin, elle aussi s'en fiche de Barbe la vierge martyre. Ancienne ministre de l'Outre-mer sous le gouvernement de Raffarin, elle est depuis le 19 juin 2010, secrétaire générale du mouvement de DDV et y consacre tout son temps.
Donc ce 4 décembre sacré, dès 8h, au Palais des congrès Porte Maillot à Paris, toute l'équipe s'affaire au 2eme étage autour et dans l'Amphithéâtre bleu de 826 places. Dehors il fait un froid polaire ou de loup, comme vous voulez. A 10h tous les cadres invités sont déjà là. Impossible de passer le service d'ordre si vous n'avez pas un sésame de cadre, d'adhérent au Club Villepin. La carte UMP ne suffit pas…. Eh eh... Et non.
L'amphi s'est très vite rempli et dès 10h30 Brigitte Girardin entame son discours d'ouverture. Pantalon noir, spencer violet, brushing 16eme, la secrétaire générale de République Solidaire, adepte du sac Tod's, assure sans problème. Evidemment, Dominique de Villepin n'est pas encore là. L'apparition céleste est prévue vers 12h30… En l'attendant, les interventions se succèdent plus ou moins vindicatives comme celle bien relevée de Daniel Garrigue, porte-parole du mouvement. Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault, responsable des Fédérations, fut à la limite du soporifique mais c'est une habitude chez lui. Isabelle Ignace et Sidi Sakho, responsables des Jeunes Solidaires, pas vraiment à l'aise devant la salle bondée, s'en sortent très bien. Laurent Tessler, trésorier du mouvement, a débuté son discours d'un : "Quand je dis que je suis trésorier de République Solidaire, je sens bien que je fais rire. En effet ce n'est pas simple."
Avec quelque 21 969 adhérents (réseau social et club) et, en ce départ de campagne, il est évident que le soutien trébuchant est une priorité essentielle. Humour, élégance, Laurent Tessler ne dénote pas de son leader toujours pas pendu à un croc de boucher.
11h45. Présentation de la motion politique par Daniel Garrigue. 12h15. La presse audio et tv vient de grossir subitement. Elle s'agglutine au bord de la scène et flaire l'arrivée du big boss. Je suis fascinée par une caméra de Canal+ tenue par un grand métis superbe, jean noir, polo beige, sac à dos. Au moins 20 000€ d'occasion. La caméra, pas le métis. Mais Canal, avec une moue méprisante, doit acheter par dizaines ce modèle Sony que je pense cher et performant…
Dominique de Villepin arrive. Pas de musique, on est dans le light, le sérieux. Le 19 juin, dernier c'était le lancement de République Solidaire avec les gros moyens accrocheurs pour la Halle Freyssinet aux dimensions plus importantes remplie de 10 millions de militants en transe et évènement retransmis jusque sur la face cachée de la Lune. Aujourd'hui DDV, costume gris sombre, dominant de son mètre quatre douze (treize ?), le groupe compact des journalistes en ceinture sur lui (et même mon caméraman de Canal+), bondit sur la scène tel un félin comme Bagheera sur son arbre dans le Livre de la jungle. Ovations. Ovations. Il embrasse son équipe de fidèles (pour le moment) assise sur la scène. Ils vont pouvoir discuter de la motion politique et voter ensuite à main levée avec de petits cartons distribués dans les docs. Bleu pour le 'pour', rouge pour le 'contre' et blanc pour le benêt qui n'a rien compris et rien à faire là. Inutile de dire qu'après la discussion toute la salle lèvera son carton bleu, lieutenants et DDV compris.
Une pause de 20mn est demandée. La plupart sont là depuis trois heures. On suggère d'acheter les tee-shirts de République Solidaire en vente à 10€ (ils étaient à 5€ en juin dernier, ça craint). Certains cadres rechignent à payer et tentent d'obtenir gratuitement la preuve en coton blanc de leur appartenance. Comment voulez-vous que Villepin avance avec de tels boulets ?
Tout le monde est à nouveau assis. Brigitte Girardin est attentive. Et maintenant, le discours de Dominique de Villepin. Les médias ont calé leurs objectifs sur le bord de la scène. Les Jeunes solidaires se regroupent derrière DDV assurant la claque et l'image 'djeuns' qui vont marquer le direct des tv présentes. Normal. Mettre un groupe de vieillards cacochymes serait ridicule, n'est-ce pas ? C'est le cas au PS, non ?
Villepin devant sa tablette se prépare. Il est vraiment superbe. Peut-être un petit fond de teint… Je vois une bonne épaisseur de feuilles à lire, à peu près une heure de discours. "Merci à vous tous du fond du cœur d'être là. Je sais que vous avez bravé pour cela le froid et les intempéries…" Merci. C'est gentil. Dehors il neige à gros flocons. Si ça continue comme ça, Dominique, sportif confirmé, repartira en raquettes remonter l'avenue de la Grande armée mais moi, je serai congère pétrifiée au bout de deux mètres vers Porte Maillot.
Le discours est long et tout y passe. Chômage, précarité de l'emploi, autorité de l'Etat "sans être sous le même parapluie nucléaire de l'OTAN", "l'euro (qui) ne doit pas devenir un boulet", "la lassitude de notre démocratie", l'importance d'une Europe unie devant les croissances souveraines comme la Chine, l'Inde. Le discours n'a pas beaucoup de reliefs. Au bout d'une demi-heure, les journalistes ont posé leurs objectifs et ne semblent pas vraiment écouter. Pas de photo à prendre sur le vif d'une tirade qui pourrait provoquer un juteux buzz comme DDV en a fait dernièrement ou bien un petit délice qui saigne façon Mélenchon le malin.
45 mn plus tard, Villepin a presque fini. Il sort du texte, improvise, revient au froid. "Ce matin, je courais dans la neige et bien… figurez-vous… que je pensais à vous !"
J'en frémis de bonheur. La salle aussi. Il continue, les yeux pénétrants et goguenards. "Il va nous falloir du sang-froid, beaucoup de sang-froid..."
Ovation, tout le monde a compris la chute ambiguë. Que d'émotion ! Quelques mots encore et c'est fini. La Marseillaise est chantée à l'unisson. A mes côtés, un ténor dans un corps d'ogre géant hurle dans mon tympan droit qu'un sang impur abreuve ses sillons, mes bottes neuves me font un mal de chien, et, vu le temps et la douleur, il va falloir me rapatrier dans le Sud en traîneau solaire.
Sous les "Villepin ! Président ! Villepin ! Président !" Le grand scorpion intelligent du 14 novembre 53, sourire aux lèvres, s'est approché tout au bord de la scène, a levé les bras comme pour plonger (en saut de l'ange évidemment, pas une bombe !) dans la masse des objectifs houleux.

Et il a sauté, tel Weissmuller dans….



canal+                                                              Le caméraman.de canal+...
Laurent Tessler                                                                      Laurent Tessler, la classe et la gentillesse...
Photos propriété C-H.

Discours clip de DDV (qu'il termine par son saut de l'ange)

Motion politique du 4.12.10 : Pour la vérité et pour l'espoir

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 00:59

Dominique de Villepin est pauvre. Il recherche désespérément des soutiens financiers pour sa campagne mais ne veut pas envisager de passer sous les dessous salaces de sponsors clinquants, donc, politiquement inconvenants. On a assez donné dans le bling-bling.

"On n'en a pas les moyens" reconnaît le député Jean-Pierre Grand, responsable du maillage territorial du club. Il faut donc faire avec et avec se nomme Villepin.com et ses 15000 adhérents de cotisants. Ajoutez le réseau social qui  petit à petit apporte une grande partie de bénévoles, et Dominique peut réussir son appel gaulliste du 19 juin.
La Halle Freyssinet dans le 13ème est à deux pas de Bercy que l'on pourra briguer la prochaine fois. 9h, 19 juin 2010. Il fait froid, temps typiquement parisien, le parapluie est plié quelque part sous une aisselle. A l'intérieur, 300 bénévoles présents sur les 500 contactés. La salle est immense, 300m de long et haute de 16. Au fond une scène. A dix mètres d'elle une estrade pour les caméras des médias accrédités. Devant, 3000 chaises vides. Les équipes s'activent, des groupes et sous-groupes se forment. Vestiaires, cafétéria, stands de ventes de tee-shirts et badges, sécurité. Une cinquantaine de costauds en costards vont assurer bénévolement la sécurité. Sept pompiers sont là. Tout le monde se met en place. A l'extérieur un camion satellite retransmettra sur BFM le grand jour et à l'intérieur à l'étage qui surplombe la salle Arthur de Villepin commence à diriger la sonorisation et l'ensemble de la technique. Il accompagnera l'entrée certainement triomphante de son père vers 16h. Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin, accueille, supervise et Laurent Tessler ancien PDG de DASSO est trésorier de la bataille engagée de DDV. Vêtu d'une veste pied de poule beige, il commence à courir dans tous les sens, portable vissé à l'oreille. L'ambiance est sympa et l'organisation pas vraiment ciselée met un peu de temps à prendre place. Midi. Tout le monde mange sur la mezzanine sandwichs et brownies.
Deux heures plus tard les portes s'ouvrent sur une foule compacte et dense s'engouffrant dans la salle. Les chaises sont prises d'assaut et les VIP prévus au premier rang râlent de le voir occupé. On fait déplacer les intrus tant bien que mal. Présents, d'anciens ministres tel qu’Azouz Begag (MODEM) une dizaine de députés (UMP) en exercice dont Jean-Pierre Grand député de l'Hérault ainsi que des sympathisants (PS).  L'entrée en musique de quelques banderoles "La Dordogne avec Villepin", ou encore, "Bergerac avec Villepin" fait chauffer l'ambiance. Arthur fait monter les décibels et les premiers cris "Villepin président fusent". La foule, achète des tee-shirts blancs portant l'inscription
"Tous solidaires" et des badges aux inscriptions différentes. Cinq sont en vente :
- "Avec Villepin"
- "Je soutiens Dominique De Villepin"
- "Villepin j'aime"
- "Je kiffe Dominique De Villepin"
- "Villepin je kiffe"
La presse de tous bords est très importante. Elle sillonne toute la salle et interviewe au hasard. "Le petit journal" de Canal+ essaie de filmer un badge qui "kiffe" Villepin et s'étonne du choix de ce terme de djeuns et de banlieues. Panique dans l'organisation. Il faut retirer tous ces badges de la vente ! Pourquoi ? C'est stupide ! D'ailleurs la banlieue arrive. Une trentaine de jeunes beurs, blacks, de filles voilées, entrent en hurlant et en brandissant une énorme banderole "VILLEPIN PRESIDENT !".
Les caméras se ruent et les appareils mitraillent. Bien joué. Seul l'impact compte. Peu importe la mise en scène ou son coût. Il faut que tous les électeurs puissent se reconnaitre, et surtout, que la jeunesse soit présente et la Halle Freyssinet n'en manque pas aujourd'hui.
16h. L'âme de ces lieux devrait apparaître. C'est imminent. Les gens sont chauffés à blanc par Arthur là-haut dans sa mezzanine à décibels. Un groupe de journalistes s'est déjà compacté devant une des entrées. D'instinct, le flair, le bon, ils l'ont. Le leurre d'une autre porte possible, on ne leur fait pas. Bousculade, mouvement de foule, c'est bien la bonne entrée, le voilà !
Arthur balance la sauce avec I've gotta feeling des Black Eyed Peas ! Malgré son cordon de sécurité, Dominique de Villepin superbe et riant à ses anges est quasiment porté jusqu'à la scène par une masse hurlante gorgée d'objectifs et de caméras maltraités. Ce n'est qu'un long hululement d'hystérie collective. Tous veulent voir et toucher l'objet du désir ou de leur avenir mais ne voient que la tête illustre et argentée qui dépasse de ce cordon humain. Michael doit se retourner dans sa tombe. Les écrans renvoient le délire. Génial ! Tout a réussi. La salle est en transe. Do-mi-ni-que ! Pré-si-dent ! Do-mi-ni-que Pré-si-dent ! Dominique salue, a tous les gestes du grand Charles les bras levés en V comme Villepin. Il irradie. Le plus dur reste à faire, toutes les caméras sont braquées et le direct est en place. Ne reste que le discours, qui durera sans que la voix ne flanche et dans une parfaite aisance, 1h10 !
Des bribes : "Nous avons besoin de temps !", "Nous avons besoin de 10 ans", "Nous avons besoin d'un calendrier contraignant et pas d'un bail tous les 5 ans", "Les plus riches devront faire un effort !", "Nous avons besoin d'une information libre ! Des journalistes qui alertent ! Plus de connivences ! Plus de conflits d'intérêts ! L'interdiction de posséder des médias !" Et à quelques secondes de la fin ; "Nous devons être sans concession pour défendre notre souveraineté, nous sommes dans un temps de sursaut ! Ensemble bâtissons une République Solidaire ! VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LA FRANCE !
3000, 5000 personnes écrira la presse. Sur place, Laurent Tessler disait qu'un procédé astucieux avait comptabilisé exactement 8254 personnes ! Really ?
Les 1000 tee-shirts en stock ont été vendus. 1000 à 5€ pièce, c'est déjà 5000 € dans la poche de la nouvelle république, non ? Ségolène et Nicolas, eux, ont dépensé 20 millions d'euros pour leur campagne. Je suis inquiète. Les 3 'B'
  Bettencourt, Bouygues, Bergé, sponsors prestigieux, ne se trouvent pas dans les halles... Il me reste deux badges, qui les veut ?

       Badges                                                    

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:49

Pour celles (ceux) qui seraient curieuses de découvrir l'écriture de DDV, en voici un exemple on ne peut plus récent. J'ai d'ailleurs été assez surprise ! Je m'attendais peut-être à une écriture plus 'pointue'... A noter, la clarté de lecture, la particularité des 'S' et la grand marge prise à gauche... Un graphologue en dirait beaucoup plus que moi. Je vous laisse juges

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:30

Il y a quelques jours, j'ai reçu une invitation de la part du député Jean-Pierre Grand pour une rencontre entre adhérents et sympathisants du Club Villepin pour le 31 mai 2010. Pour l'instant, je sympathise, mais, avec moi, on ne peut prévoir la durée ni l'implication. Ma sympathie est assez rare et a des limites, surtout, en politique.

Il y a deux mois, le premier rendez-vous donné par l'équipe de rabattage villepiniste était dans une pizzeria, Chez Mario, souvenez-vous... Hier, nouveau lieu et rendez-vous au Club du Vieux-Port à la Place aux Huiles à Marseille. Je cite la plaquette : "Le Club du Vieux-Port est un espace privilégié" (bof) "qui vous attend pour déguster en toute confidentialité et détente dans un cadre raffiné avec une vue exceptionnelle", mais, rien à voir avec celle du Sofitel un peu plus haut et de son restaurant les Trois Forts. L'intérêt de cet espace est son caractère historique qui date du XVIIème siècle où les galériens passaient sous ces fenêtres et que l'on regroupait un peu plus loin dans d'infectes geôles.

Le rendez-vous était pour 18h30. J'arrive en retard et m'installe au fond d'une salle aux murs moyenâgeux. Derrière moi, le cocktail dressé (flûtes à champagne etc.), devant moi, une cinquantaine de personnes assises écoutaient béatement le député Jean-Pierre Grand.

Choisi pour rabattre le gibier des nouveaux militants de DDV dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Pierre Grand écume tous les médias du coin et assure la campagne de DDV d'une voix soporifique et sans saveur. Son physique va avec sa voix. On est loin du modèle de tribun de son maître. Son discours (et c'est un bien grand mot) tournait autour de la réforme des collectivités territoriales, des retraites et du grand chambardement qu'allait provoquer, le 19 juin, l'annonce officielle du parti de Dominique. "Dominique de Villepin a un contact fabuleux avec les gens, c'est impressionnant ! En septembre, il viendra à Marseille dans les cités, vous verrez le contact qu'il a avec les gens… Vous verrez !" C'est ça, on verra. Ça nous changera peut-être du karcher nettoyeur de NS. L'élégance parfois fait des miracles. Je n'attends que ça. Puis, bla bla bla insipide. Il répétait sans cesse qu'il devait partir pour prendre un avion et qu'il n'avait que très peu de temps. En attendant, il ne décollait pas de la salle. "L'Assemblée nationale tout à l'heure, vous comprenez ? Un amendement à défendre..." Veuillez excusez mon bâillement, Monsieur le député.

Je balayais d'un regard l'assistance. Dans la salle, beaucoup d'hommes de tous âges, peu de femmes. Au premier rang côté couloir, un profil me fit sursauter mais je distinguais mal la silhouette. Je connaissais ce profil de Brutus, j'en étais sûre ! A qui appartenait-il ? Il y en a tellement dans la région ! Le ronron sans saveur continuait. Soudain, J-P Grand, pressé d'en finir, proposa de répondre à quelques questions, "seulement quelques-unes ! J'ai un avion à prendre !"

Un psychiatre pavana ses titres et savoir politique, ne posa rien de concret et deux autres médecins,  assurés par leur confrère, soulevèrent à part leurs fesses le problème existentiel de leur déception devant la politique de l'UMP. Le micro circulait et le profil qui me titillait s'en saisit, se leva, et prit la parole pour remercier le député de sa venue. STEPHANE SALORD ! C'est lui qui assurait la présentation du copain de DDV ! Je n'en revenais pas ! Il appelait au grand rassemblement du 19 juin et tutoyait le député nettement plus classe que lui ! Vous croyez qu'il est fini politiquement et il réapparaît sous des horizons impensables ! Visiblement son petit réseau est assez efficace, il a même les proches de DDV dans son carnet !

C'est bien lui ! L'ex-consul des Comores -j'allais écrire des commères- tout récemment limogé, le roi de l'embrouille aixoise, locale, miteuse à souhait, du nomadisme politique associé longtemps à son alter ego le bellâtre Bruno Genzana (petit protégé de J-C Gaudin) pour balancer Maryse Joissains de son balcon XVIIIème de la mairie d'Aix… Incroyable ! Mais que fait-il là ? En 2008, il changeait deux fois de camp : UMP et MoDem. En 2009, dans sa haine de voir enfin tomber Maryse Joissains, il appelait à voter pour le candidat socialiste Medvedowsky et posait à ses côtés ! En 2010, trois changements ! Union centriste, Alliance écologique indépendante et maintenant avec DDV ! Comment le service de com de Dominique de Villepin peut-il choisir pour une région déjà gangrenée par la corruption aux électeurs assoiffés d'un nettoyage salutaire, un tel sous-fifre avec de telles casseroles ! Demandez à Maryse Joissains ce qu'elle pense de son ancien adjoint favori ! Remarquez, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Mais il est vrai qu'il représente 7% de votes au dernier recours des municipales aixoises de 2009, il a dû les négocier, mais bon, PITIE ! DOMINIQUE ! PAS LUI !

Les gens se levaient, se précipitaient vers le buffet, mon portable sonnait sans arrêt. Je suis partie en courant en regardant d'un œil navré une coupe me lancer ses bulles aguicheuses…

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:42

Tout à côté du Trocadéro, au 6 rue Galilée, se trouve le très chic Aéro-club de France. Évidemment on est en plein seizième. On y transfuse l'histoire de l'Aviation et on y décerne surtout la prestigieuse "La grande médaille de l'Aéro-Club de France" laquelle, je cite, "ne peut être décernée qu'une fois et pour des actes et des services constituant des titres exceptionnels". En 1900, le comte Henry de LA Vaulx l'a reçue pour son record mondial de distance en sphérique, Roland Garros en 1912 pour un grand prix d'aviation, en 1969, le trio lunaire Armstrong, Aldrin, Collins, le grand Serge Dassault en 1995, notre super woman Claudie André-Deshays (Haigneré) en 1996, notre fleuron le Concorde en 2004, et, en 2009, Renaud Ecalle champion du monde de voltige, pour ne citer qu'eux… Je n'arrêterais pas ! Bref, ce fantastique nid d'élites posthumes et vieillissantes, gloires orgueilleuses et superbes de notre cher pays accueillait samedi 10 avril de 9h à 13h, dans un de ses salons, l'UMP, pour une réunion et une discussion sur le bilan de la tragédie des régionales.
Pas de presse. Xavier Bertrand est arrivé parmi les premiers et s'est tout de suite assis sur l'estrade pour présider. En tailleur pantalon noir, chemise claire, manteau Burberry, Nathalie Kosciusko-Morizet, maquillage léger, l'a rejoint. La salle se remplissait. Rama Yade comme à son habitude de noir vêtue souriait à tous et était de loin la plus belle, Jean-Didier Berger, Hervé Hocquard, Brigitte Bareges ont jeté négligemment leurs manteaux au vestiaire où des hôtesses les accueillaient. Une entrée très remarquée, celle de Linda Uzan l'ex conseillère du PS, vous savez, celle qui avait "décidé de rejoindre le camp du changement ", s'est assise au premier rang. Description : Tailleur blanc immaculé robe mi-cuisses, large ceinture marron foncé à la taille, chaussures chocolat hérissées de 16cms de talons et maquillée comme une voiture volée. Le premier rang est toujours brigué par ce genre de prédatrice.
Une bonne soixantaine de personnes. La discussion pouvait commencer ou reprendre car la veille, ces régionales avaient déjà été "analysées" dans cette même salle par d'autres UMP.
Et ce soir, tout le reste y est passé. Les points forts du PS "à prendre très sérieusement en exemple" disait Xavier Bertrand pour s'en inspirer et surtout pour analyser leur campagne de communication bien plus réactive et productrice que celle de l'UMP. Tous reconnaissaient le réel manque de réseaux informatiques performants mais paraissaient bien connaître le problème. La fiabilité du site de l'UMP a été abordée et ce cher Xavier qui connaît bien sa bande d'attentifs leur a posé une colle :
- Quelle était la question du jour sur le site ? a-t-il demandé le regard malicieux.
Silence implacable dans la salle. Niet. Aucune réponse. Personne ne savait. Aucun ne va sur le site.
Et voilà comment on piège une bande d'attentifs incapables. Les mines étaient sérieuses mais la légèreté s'étalait, là, dans les yeux d'Hervé Hocquard (maire de Bièvre) qui reluquait la ravissante hôtesse qui passait le micro ou Jean-Didier Berger qui regardait les jambes de Linda Uzan virevolter devant l'estrade. Nathalie K-M s'est éclipsée prétextant une autre réunion et petit à petit l'assemblée dirigeait ses regards vers la sortie. Le superbe restaurant de l'Aéro-Club les attendait. Tous ont repris leur Burberry presque en courant. Toujours aussi désagréable, Marie-Luce Penchard a fait un caprice hystérique en réclamant un taxi alors qu'elle pensait à tort qu'on la dirigeait vers un métro, un comble pour elle, elle, secrétaire d'Etat à l'Outremer ! Elle toisait les hôtesses comme si elles étaient débiles et leur épelait méchamment : - "JE VEUX UN TA-XI ! PAS UN METRO UN TA-XI !
Ouf… Et dire que les oiseaux gazouillaient dehors… Mais que fait donc Villepin !

Souvenez-vous en février dernier :

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:11

Jean-Luc Mélenchon a fait le buzz sur le net il y a quelques jours grâce à une interview minable, bien négociée par un petit stagiaire manipulé par le journal Le Parisien. Lors de la première écoute de cette vidéo en illustration ci-dessous, on bute d'abord sur la grossièreté de Mélenchon, et puis, si on décortique bien, on s'aperçoit qu'il défend des valeurs de plus en plus rares dans le milieu journalistique et dénonce une déontologie quasi inexistante. Dans la région, avec le journal La Provence Pays d'Aix, on touche aussi à des sommets assez vomitifs et il ne se passe pas une semaine où ne surgisse un sujet des plus racoleurs évidemment dirigé par une ligne éditoriale totalement débilitante. "Les lecteurs ne sont pas des abrutis", comme le dit Mélenchon dans cette vidéo. Le tressage des rumeurs n'est rentable que virtuellement, sur le net, pour des ados qui balaient en un clin d'œil et véhiculent entre eux des infos de cour de récré. Où veulent nous entraîner les chefs de rédaction ? A chacun sa spécialité. L'Equipe pour le sport, Voici pour les cancans, Le monde diplomatique pour l'économie, etc. La lente désertion des lecteurs est inexorable car, dans beaucoup de quotidiens, il n'y a plus rien à lire de pertinent. On achète grâce au titre racoleur ? Pas si sûr. Car la barre n'est-elle pas déjà trop haut ? Trouver l'accroche à tout prix, en inventer une, vieille pratique quand on n'a rien sous la main et, d'ailleurs, pourquoi ne pas jeter la suspicion au hasard, tiens, cette fois-ci, on prendrait l'Institut d'Etudes Politique d'Aix-en-Provence et on parlerait d'un concours truqué ? Non ? On pourrait dire qu'un étudiant aurait reçu un SMS révélant le sujet d'Histoire du concours d'entrée en 2eme année. Ensuite, pour le contenu de l'article, on emploierait des "peut-être", des "il paraît", des "ce n'est pas sûr",  pour se couvrir d'une diffamation par le directeur qui n'aurait pas d'autre choix, s'il tient à la réputation de son établissement, que déposer plainte contre X. Facile de faire un article sur du rien. C'est le journalisme "nouveau" celui qui trucide une Florence Aubenas dans son travail d'investigation, rabaisse son livre 'Le quai de Ouistreham' qui, en réponse, est en tête des ventes françaises ! Je reviens à La Provence.
Voici le titre accrocheur sur la une de l'édition Pays d'Aix du 31 mars 2010 : "Aix, un concours truqué à l'IEP ?". En page 4, l'article occupe la moitié haute de la page, mais, est évidemment plus soft. Des extraits :
"Cet SMS est au cœur d'une "petite" polémique qui touche l'IEP."(…) "Pour l'heure, la tricherie n'a en aucun cas été prouvée." On reste dans le vague malgré 450 candidats ! "Plusieurs témoignages concordent…" cet SMS serait parvenu seulement à "un ou plusieurs des prétendants (…)". UN ! D'ailleurs, "un candidat confirmerait avoir reçu le SMS incriminé." Voilà. En gros. C'est le lamentable travail d'investigation d'un quotidien régional.
D'autant plus que l'IEP, entaché par le journal avec du rien, du virtuel, ne le sera pas qu'à Aix puisqu'on répercute les "Soupçons de triche par SMS"  dans un encadré bien visible au cœur d'une des pages régionales alimentée par les agences locales, dont celle d'Aix sous la responsabilité souveraine de son petit chef, Damien Frossard. C'est la pratique du groupe Hersant. Le bling-bling et la peopolisation en opium des lecteurs. Didier Pillet, PDG du groupe La Provence, a du quand même s'inspirer des techniques de l'ancien directeur de la rédaction Hedi Dahmani, (ex-rédacteur en chef de Voici) lors de son bref passage au sein du groupe. Après l'avoir écarté en 2008 pour incompatibilté, il osait même en dire, "Nous avons buté sur des problèmes éthiques, de morale et du respect du lecteur". Morale ? Ethique ? Respect du lecteur ? La Provence ?
Mais je plaisante bien sûr ! Ne sommes-nous pas un premier avril ?
(Site de La Provence, lien sur l'article (du site)
Pour illustrer cette lente décadence journalistique, voici le script intégral du petit bijou vidéo que vous avez peut-être déjà vu. J'ai seulement ignoré quelques, 'euh', 'ah', 'ben'.
Résumé :
Jean-Luc Mélenchon répond à une question sur les régionales posée par un stagiaire du Parisien. Il râle sur la désinformation de la presse. Il est furieux quand il découvre que le jeune journaliste n'est pas intéressé par sa réponse politique mais par le titre aguicheur du Parisien qui proposait la réouverture des maisons closes. Ce titre, Mélenchon s'en était servi comme exemple pour illustrer le mauvais journalisme. Le stagiaire se fait malmener jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il va faire un buzz.
J-L Mélenchon :
- Regardez ! Cette semaine par exemple, hein ? Le jour de, après qu'on ait tous jeté de grosses larmes sur l'abstention populaire, quel était le  titre du journal Le Parisien ? "Faut-il rouvrir les maisons closes"! Voilà ! Sujet qui est venu sur quatre ou cinq radios. C'est intéressant ça ? Non ? Alors, ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l'esprit public va continuer jusqu'à la catastrophe, évidemment …
Le journaliste :
- En tous cas on dirait que ça les intéresse les gens la réouverture des maisons closes…
Mélenchon :
- Mais si vous leur parlez de choses intelligentes, ça les intéresseraient aussi ! Faut pas prendre les gens pour des abrutis !
Le journaliste :
- Mais c'est un débat important…
Mélenchon :
- Non c'est un débat sans aucun intérêt, aucun intérêt !
Le journaliste :
- Ca dépend c'est c'est c'est un débat sur l'hypocrisie… euh
Mélenchon :
- Voilà c'est ça ! C'est vos problèmes à vous le refoulé politique de la petite  bourgeoisie. Votre hypocrisie,  moi, je m'excuse, mais ce que vous racontez, ca ne concerne personne dans mon quartier, personne ! Personne s'est dit "-tiens je préfère aller dans une maison close qu'aller chercher les putes au coin de la rue " Voilà. J'ai jamais entendu quelqu'un parler de ça, sinon vous et votre sale corporation de voyeuristes et vendeuses de papier !
Le journaliste :
- Parce que le problème c'est qu'elles sont dans les bois, les prostituées à l'heure actuelle..
Mélenchon :
- Mais j'en ai rien à faire ! Si vous voulez parler de ça, vous allez trouver quelqu'un d'autre, D'accord ? Avec moi, vous  parlez de choses sérieuses ! "DIGNITAS GRAVITAS" la maxime romaine, donc, avec moi, vous parlez politique ! Et vos sujets de merde vous allez les faire avec les gens qui veulent répondre à la merde !
Le journaliste :
- Non mais ce que je veux dire c'est que…
Mélenchon :
- Non ! Non ! Non ! Non !  C'est fini ! Terminé ! Toc ! Toc ! Toc ! Toc ! Toc !
Le journaliste ;
Mais vous m'avez emmené sur le terrain de…
Mélenchon :
- Ferme ta petite bouche ! Tu me parles de politique ? Moi je parle de média et de ton métier pourri et si tout ce que tu trouves à faire c'est de me répondre ça… Tu vas faire ton interview plus loin, ok ?
Le journaliste (qui sent le buzz venir):
- Je ne comprends pas cette agressivité, enfin…
Mélenchon :
- C'est vous qui êtes agressif ! Vous ne vous en rendez pas compte tellement votre tête est pourri !
Le journaliste :
- Mais c'est vous qui avez commencé à me parler de…
Mélenchon :
- Vous trouvez digne de parler avec un homme comme moi ! Vous trouvez digne, alors que je vous donne comme exemple un titre pourri du Parisien, de commencer un débat avec moi sur la prostitution ? Mais vous me prenez pour qui, bonhomme ? Je veux pas parler avec vous de ça, c'est clair ? Si vous voulez  me parler politique, je réponds.
Le journaliste :
- Bah… Fallait pas me parler du titre du Parisien, si vous vouliez pas me parler de ça
Mélenchon :
-  Je veux parler du titre du Parisien petite cervelle ! Pas de de  (il en bégaye) la prostitution ! Du titre du Parisien !
Le journaliste :
- C'est moi qui suis insultant ? Vous parlez de petite cervelle et c'est moi qui suis insultant…
Mélenchon :
- Parce je crois que c'est une  limite que vous avez atteinte, allez…ca suffit.
Le journaliste :
- Ah bon… Ben merci…
Mélenchon :
- Et bien moi je ne vous dis pas merci ! Vous êtes tous les mêmes et vous êtes en train de préparer un drôle de métier, vous allez être comme les autres à mouliner du papier qui se vend…

Lien France 5, C à dire, émission du 1er avril avec les explications de J-L Mélenchon- Lien vers le blog de J-L Mélenchon

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 01:24

L'élégant Georges Tron, député de l'Essonne, fidèle des fidèles de Dominique de Villepin, vient d'accepter une belle promotion. Il devient secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, chargé de la Fonction publique. A mon avis, il n'a pu décider sans l'accord de DDV, trop lié, trop proche. Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour faire baisser la progression constante des mécontents, (seulement 16% des Français l'approuvent) et reprendre quelques points d'audimat jusqu'à aller chercher chez l'ennemi un tendre agneau qu'il pense découper plus tard. Ça sent la double stratégie, la connivence fourbe et l'apaisement orienté. Et les présidentielles sont quasiment là. 

Dominique vient de rentrer de Chine ce matin. Il donne des conférences un peu partout dans le monde où il est toujours reçu comme un ministre. Elles seront porteuses. Il y a deux ans, il était au plus bas. Aujourd'hui, l'impact de l'Epilogue Clearstream en France comme à l'étranger ne lui a non pas porté tort mais ouvert une avenue dans laquelle il ne peut que s'engouffrer. Nicolas Sarkozy le sait. En cette dure période de crise, la taxation exceptionnelle des plus hauts revenus au nom de l'équité sociale avait été pourtant demandée par des députés de sa majorité, souvenez-vous. Impossible de reculer. Les promesses sont les promesses surtout quand elles sont faites à de puissants groupes-sponsors de campagne, Arnault, Bouygues, Dassault, Desseigne, Lagardère, Pinault, Rothschild dans l'ordre alphabétique. Ils sont aussi opportunistes qu'un boucher à l'affût d'un plus grand étal. Miser sur un autre plus grand, plus beau, plus propre et moins agité ne pose aucun problème.
DDV n'a pas d'argent. Il lui faut construire dans le calme tout un appareil politique de soutien pour envisager une victoire. Chirac conseille. Et dire que si Jacques se représentait aujourd'hui il serait élu haut la main ! Les Français l'aiment bien finalement regardez son succès de star au Salon de l'Agriculture ! Il leur en faut si peu... 

Dominique de Villepin jeudi prochain va donner une bombe de conférence de presse. Il annoncera un nouveau parti, mouvement, coopérative, bref, un nouveau terme non associé au mensonge, à l'irresponsabilité politique, à... On n'en finirait pas. UMP colle trop à la peau de Nicolas Sarkozy pour que la droite abstentionniste, c'est-à-dire celle qui n'a pas voulu voter pour Le Pen lors de ces régionales, retrouve le chemin des urnes. Les trois lettres ex-hautaines devenues péjoratives correspondent maintenant à son représentant pourtant élu au plus haut poste. Elles se donnaient comme but de donner à la politique française 'un souffle nouveau' et d'enrayer 'la montée de la méfiance à l'égard de la politique'...
Un Giscard, un Mitterrand, un Chirac n'auraient jamais claqué l'inconscient "Casse toi pauvre con !" Il ne se représentera pas ou chutera peut-être dès le premier tour. Et en attendant 2012, il n'a pas fini de planter les ongles dans la belle main de Carla sous les sifflets des Français. 


 

 

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