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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

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----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:28

Il y a quelques jours surTwitter circulait l'info d'un dérapage survenu aux Grandes Gueules de RMC, jeudi 21 janvier. Des propos d'une rare violence auraient été prononcés contre Nafissatou Diallo qui venait de recevoir 1M5$ en dédommagement du 'nouveau pauvre' DSK. Franchement, Sophie de Menthon et Franck Tanguy, je n'en avais jamais entendu parler. Pour moi, Les Grandes Gueules ne sont qu'une pâle copie des indétrônables Grosses têtes de Philippe Bouvard. Et j'ai depuis longtemps coupé court à la seule minute d'écoute des 'GG' sur RMC qui fut une torture à mon entendement progressiste. La tête de Sophie de Menthon me disait vaguement quelque chose pour l'avoir vue certainement dans un quelconque débat sans intérêt. Archivée dans un sous-fichier neurologique car balayée d'un coup de télécommande couperet, seule son image me restait mais sans le son de sa voix. Merci le buzz. J'en suis aujourd'hui saturée car outre d'avoir maintes fois écouté la bande-son en question, la PDG d'Ethic fait tous les plateaux accueillants pour essayer encore de sauver une crédibilité à mon sens inexistante. Quant à Franck Tanguy, rien. Pour moi inconnu hier il était, et demain le restera. Un autre vide abyssal.

Donc, les tweets étaient durs et chargeaient Sophie de Menthon et Franck Tanguy, deux chroniqueurs de l'émission d'Alain Marshall et Olivier Truchot. Priorité avant de lancer une réaction, vérifier, et ici en l'occurrence écouter. Le podcast n'apparaissait bizarrement plus sur le site de RMC. C'était sans compter sur Le Parisien qui fut l'un des premiers à relayer la bande sonore. Ce qui est intéressant, c'est le script littéral sur ce qui a été dit, intégral, pour qu'il n'y ait aucune zone d'ombre, aucun doute à avoir. Car les extraits cités un peu partout cachent beaucoup de choses.

Dès la première écoute, le déchaînement machiste, misogyne et quasi-raciste entre cette petite bande insignifiante et décadente est d'une grande violence à écouter. Alain Marshall, l'animateur, n'a pas vraiment soutenu l'avocate Marie-Anne Soubré qui a tout de suite compris le dérapage et la gravité des mots prononcés. Le buzz l'intéressait-il avant tout ? Où sont ses limites ? Existent-elles ? Lui-même n'est-il pas coutumier sur BFMTV de provoquer des échanges tendus ? Mais comment peut-on encore de nos jours entendre de telles insinuations infamantes de la bouche d'une Sophie de Menthon à petite notoriété et d'un Franck Tanguy, le duo s'exprimant en direct dans un cadre public, populaire, devant plus d'un million d'auditeurs. RMC n'a même pas présenté d'excuses !

Ces derniers jours, paniquée par l'ampleur du scandale, Sophie de Menthon répète à qui veut bien l'entendre, sur les divers plateaux TV, qu'elle ne comprend pas ce qu'on lui reproche et qu'elle se désolidarise des propos de Franck Tanguy alors que dans l'enregistrement et après avoir dégoupillé en intro sa miteuse grenade, elle le soutient d'un bout à l'autre, appuyant sans hésitation ses machistes remarques. Deux minables et lamentables personnalités sans éthique (belle Ethic en effet !) qui bafouent tous les principes fondamentaux des Droits de l'Homme. Pour preuve, cet enregistrement crypté qui doit laisser sa trace. Vous constaterez que par écrit, les propos sont autrement violents. Décryptage mot à mot. C'est un peu long, mais il est intéressant d'aller jusqu'au bout. Début de l'enregistrement, Alain Marshall soulève la question de l'indemnité de Nafissatou Diallo dans l'affaire DSK, Discussion sur les honoraires et pourcentages des avocats américains et français.

Franck Tanguy :
- A combien tu le mets le viol ?

Sophie de Menthon, une connexion d'alerte clignote, la fait hésiter :
- Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? Je me demande, je sais pas... et c'est peut-être épouvantable de dire ça !... (sur Nafissatou Diallo) Elle a dit que c'est une chance pour sa fille, elle a touché de l'argent parce qu'elle a été accusée de prostituée par un journal américain qui a été obligé de payer, et ça, ça lui a fait déjà de l'argent, et, je me demande, c'est horrible à dire... si c'est pas ce qui lui est arrivé de mieux !

Réaction dans le groupe :
- Ahhh ! Et bien effectivement...

Sophie de Menthon :
- Je finis parce que je voudrais pas que ça reste pile comme ça cette phrase... je dis, je dis que...

Frank Tanguy :
- Je suis pas loin de penser la même chose Sophie ! Je me suis fait la réflexion hier.

Sophie de Menthon :
Mais je dis que, il y a un moment où elle est ressortie de cette chambre d'hôtel, ok, tu dis toi-même (à Marie-Anne Soubré) que personne ne saura jamais ce qui s'est passé, moi je pense que l'argent qu'elle a gagné qui lui permet d'élever sa fille, elle l'aurait jamais eu dans toute son existence et que j'espère qu'elle oubliera ce moment extrêmement désagréable.

Alain Marshall :
- Alors, DSK est un bienfaiteur !

Sophie de Menthon :
- Non mais... Il y a un moment où si tu veux, il y a un délire, il y a des gens, il y a des femmes dans la rue... je suis sûre qu'elles ont pensé ça, en se disant, mais j'aimerais moi être femme de chambre dans un hôtel, que ça m'arrive.

Marie-Anne Soubré :
- Sophie ! Juste un mot, on ne peut pas admettre ça ! On ne peut pas dire, c'est impossible de dire, 'ah ça serait tellement génial de se faire violer pour avoir'...

Sophie de Menthon :
- Mais arrête ! J'ai pas dit ça comme ça du tout ! Non... non... non...

Marie-Anne Soubré :
- C'est exactement ce que tu viens de dire Sophie !

Sophie de Menthon :
- Non ! Non ! J'ai pas dit ça comme ça ! Je me demande si ce n'est pas une chance d'avoir touché une somme pareille dans la vie qu'elle avait...

Alain Marshall :
- Si ! Tu dis que c'est une chance pour elle !

Marie-Anne Soubré :
- Il n'y a pas de prix d'un viol !

Sophie de Menthon agacée :
- Oui... Marie-Anne ! D'accord, d'accord, sauf que ce n'est pas non plus totalement un viol, arrête !

Franck Tanguy :
- Sauf qu'on sait pas si il y a eu viol.

Alain Marshall :
- Il s'est bien passé quelque chose sinon elle n'aurait pas 1M5$ !

(Ils parlent rapidement de la notion du viol sur l'échelle française par rapport à l'américaine qui est plus élevée.)

Franck Tanguy :
- Ce qui est indicateur de quelque chose finalement de relativement anodin qui se serait passé dans cette chambre d'hôtel et que DSK aurait payé histoire d'être tranquille en sachant que par derrière ça, il est tout à fait à même de collecter cet argent en conférences diverses. Finalement, 1M5$ pour lui c'est peut-être beaucoup d'argent.

Sophie de Menton :
- Ce qui me rassure beaucoup parce que je trouvais scandaleux que ce soit Anne Sinclair qui soit obligée de payer !

Alain Marshall :
- Ils sont toujours mariés !

Sophie de Menthon :
- Et alors ! C'est pas son bien !

Marie-Anne Soubré :
- Juste un mot. Je peux être d'accord par rapport à ce que vous dites sur DSK et Nafissatou mais on ne peut pas dire qu'être violée est une chance !

Sophie de Menthon :
- Je n'ai jamais dit ça !

Franck Tanguy à Marie-Anne Soubré :
- Le destin de cette femme il y a un an, c'était une femme de ménage qui gagnait 1000 euros, pardonne-moi, c'est un conte de fée ! Elle avait menti pour rentrer dans ce pays, elle a changé toute sa vie !

Alain Marshall :
- Tu es en train de dire que c'est un conte de fée, c'est 'Pretty woman' quoi pour toi !

Franck Tanguy :
- Non, c'est pas Pretty woman ! C'est Très 'Moche woman' ! En l'espèce c'est quand même un tromblon extraordinaire ! Elle a rien pour elle ! Elle sait pas lire et écrire ! Elle est moche comme un cul ! Et elle gagne 1M5$ ! Enfin, c'est quand même extraordinaire cette histoire !

Marie-Anne Soubré :
- Si vraiment elle s'est fait violer et on ne le saura jamais, donc qu'elle se soit fait violer ou pas on n'en sait rien, mais, si on considère qu'elle a été victime d'un viol ou d'une agression sexuelle on ne peut pas dire que c'est un conte de fée !

Sophie de Menthon :
- C'est une agression sexuelle, ce n'est pas un viol ! On n'a pas compris jusqu'où était allée cette agression, apparemment le tribunal non plus n'a pas compris aussi, enfin... il y a quand même eu des indices qui étaient euh... inappropriés ! Le procureur n'a pas eu le courage d'aller jusqu'au bout ! On le sait maintenant aujourd'hui !

Franck Tanguy :
- Nafissatou Diallo c'est d'abord une menteuse ! Elle racontait des histoires !

Sophie de Menthon le soutient :
- Et voilà ! Voilà ! Exactement ! Nous remettons les choses à leur place !

Marie-Anne Soubré :
- Mais Franck... Tu te rends compte de la misogynie de tes propos !

Franck Tanguy :
- Tout le monde ne pense pas comme toi...

Sophie de Menthon :
- Il y a beaucoup de gens qui pensent comme nous !

Marie-Anne Soubré :
- Tu es en train de dire, finalement, qu'une femme laide devrait remercier d'avoir été violée parce que personne ne l'aurait touchée !

Sophie de Menthon :
- Elle est en train de nous faire un numéro à la barre là !

Voix d'homme :
- Mais c'est ce qu'il a dit !

Sophie de Menthon :
- Non ! Il a pas dit ça !

Franck Tanguy :
- Si elle avait su lire et écrire, si elle avait été jolie, mais elle avait dans son jeu beaucoup moins d'atouts pour transformer sa vie et sa vie se trouve transformée de A à Z !

Marie-Anne Soubré, désabusée :
- Quelle chance alors...

Arrêt de l'enregistrement. Reprise avec la saine et calme réaction de l'auditeur Philippe, commercial en Indre-et-Loire :

Alain Marshall :
- Philippe bonjour. Vous vouliez reprendre de volée Franck Tanguy lors de sa tirade sur Nafissatou Diallo...

Philippe :
- Je vais essayer de rester poli, il faut rester poli dans les 'GG'. Je voulais dire à Franck Tanguy, on le connaît hyper-sourcilleux pour tout ce qui concerne les attaques contre les homosexuels, il en est un des militants actifs, et puis les 'GG' lui font disposer d'une tribune libre pour cela, mais quand il s'agit d'une femme qu'il définit comme laide, moche, simple femme de chambre pas intello, et puis avec quelques relents de sous-entendus... Il prétend que c'est une immense chance d'avoir été violée par Strauss-khan et que ça va changer sa vie. C'est vraiment lamentable ! Je vais employer le mot de Jean-Marc Ayrault, 'minable' ! J'espère qu'il va faire amende honorable et puis Sophie aussi, qui en tant que femme qu'on a entendu pendant l'affaire Diallo qui disait qu'elle aussi avait été victime de tentatives de baisers forcés, qui entre aussi dans ce jeu, vraiment c'est déplorable... Et ce qui est paradoxal, c'est que quelques minutes après il dit qu'il est choqué, je le cite, par l'inégalité des droits quand on est rentré sur les problèmes de la PMA. Je suis plus choqué par l'inégalité de sa considération humaine quand il s'agit d'une femme violée !

Franck Tanguy :
- Il n'empêche que si objectivement, si vous regardez les chances de Nafissatou Diallo dans la vie qui étaient parfaitement nulles, je vous rappelle qu'elle ne sait pas lire et écrire, elle est rentrée dans un pays car elle en avait la nécessité en mentant et elle se retrouve au bout de quelques années avec un événement dont on ne connaît pas la nature, qui a été très difficile à vivre pour elle et qui se retrouve à avoir sa vie complètement modifiée, moi je veux bien, certainement j'ai dit des choses excessives...

Philippe :
- Mais c'est ignoble car vous ne vous amendez pas ! Vous comprenez ? Hier, je suivais le témoignage de ce Français survivant, il a caché sa personnalité car il était en situation de détresse. On ne va pas évidemment comparer une prise d'otage avec quelqu'un qui cherche à gagner sa vie mais dans la détresse elle a menti uniquement suite aux conditions d'entrée au pays. Depuis elle n'a été interpellée nulle part alors que Strauss-khan a été condamné sauf qu'on a dit qu'il y avait prescription, on connaît son passé ! Et là, vous êtes toujours en train de vous enfoncer, au moins reconnaitre que vous avez été odieux vis à vis de...

Franck Tanguy :
- Philippe ! Philippe !

Philippe :
- Mais vous savez qu'il y a un problème de la justice aux États-Unis, le problème de ceux qui n'ont pas d'argent et le problème noir. Je le dis, c'est une réalité, vous le savez, ça compte dans le verdict des États-Unis.

Franck Tanguy :
- Le dossier de Nafissatou Diallo n'est pas si blanc que ça. Les messages échangés entre elle et son ex-compagnon ! Elle disait qu'elle avait une maîtrise de la situation et qu'elle savait où elle allait !

Alain Marshall :
- Les messages ont été démentis.

Sophie de Menthon au secours de Franck Tanguy :
- Non ! Non ! Ils n'ont pas été démentis !

Philippe :
- Il fallait que l'on donne toute la conversation et pas que l'on enlève des minutes !

Franck Tanguy :
- Si vous voulez pas entendre que Nafissatou Diallo était partie dans la vie avec tout contre elle et que grâce à cette situation elle se retrouve avec sa vie qui a changé, tant pis ! On arrivera pas à se réconcilier là-dessus...

                                                                                                  ---------------------

Le 4 février, Jean-Jacques Bourdin, pour ne citer que lui, journaliste de RMC, intègre et 'libre' comme il se définit, déclarait fermement sur la chaîne D8 à Laurence Ferrari souhaiter le départ des deux chroniqueurs. Pour Sophie de Menthon, c'est fait. Il n'y a aucune raison pour que Franck Tanguy échappe à la même sanction d'autant plus que ses excuses à l'antenne de RMC ont été faites sans grande conviction. La gravité de tels propos relève du pénal. Il serait logique et souhaitable que des associations féministes osent enfin adopter une attitude autoritaire, sans détour, et assignent en justice les responsables d'un tel dérapage.

Ecoutez donc, ce 21 janvier 2013, You tube :


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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 01:22

Pourquoi Carla Bruni-Sarkozy vient-elle d'accorder une interview exclusive au magazine Elle ? Quel intérêt a-t-elle à livrer des confidences qui ne sont plus d'actualité avec la défaite de son illustre époux ? Son prochain disque sortira au printemps 2013, on est donc loin d'une campagne promotionnelle. En revanche, la liste des affaires judiciaires qui pend au nez de l'ancien président est longue. Pour ne citer que celles de Karachi, Takieddine, ou le financement de la campagne de Balladur dont il était le directeur de campagne. Faut-il alors penser que Nicolas Sarkozy prépare son retour pour 2017 ?

Jean-François Copé, qui se comportait déjà lors de la précédente campagne présidentielle comme un candidat, veut le prochain trône présidentiel. D'ailleurs, tout est bien plus facile pour lui que pour François Fillon. Ses déplacements sont payés par l'UMP. Il répète qu'il sera partout tous les jours et donc entend bien profiter de l'avantage qu'il a de la grosse caisse du parti.

Pour Nicolas Sarkozy, Copé, son concurrent direct pour 2017, doit être éjecté. Il doit passer par d'autres stratégies, d'autres biais tactiques moins visibles mais bien plus payants. Une élection peut se faire par l'extérieur. Revenir nettoyé et blanchi d'une nouvelle aura de surpuissance cautionné d'une pressante opinion internationale sera bien plus facile. Car son tour du monde en tant que conférencier sublime pourrait lui rapporter, outre de l'argent dont il n'a pas besoin, une formidable image positive. A Paris, il reçoit toujours énormément de politiques, d'élus, de chefs d'entreprises, de réseaux influents, une sorte de président qui continue à exercer dans l'ombre.

Dans ce long entretien ci-dessous, Carla parle de sa famille, du chaos et de la violence de ce quinquennat, des attaques qu'elle a subies par la presse sur ses kilos accumulés pendant sa grossesse, de sa profonde déprime, on peut la comprendre et lui donner raison. En revanche, quand elle insiste et revient longuement sur les qualités de président exceptionnel qu'avait et aurait encore Nicolas Sarkozy et la bêtise des Français d'avoir méprisé un tel homme, on est là dans d'évidents propos de campagne. Carla Bruni-Sarkozy n'a pas pu donner, diriger et relire cette interview, comme l'a déclaré la rédactrice en chef du magazine, sans l'accord de son époux. Son manque de goût pour ce genre d'exercice, son attitude méfiante envers la presse, hors com' musicale, a toujours été claire. Elle ne peut être qu'envoyée spéciale missionnée par lui. Certainement.

                                                                                                -------------                         

                        Entretien de Carla Bruni-Sarkozy par Michele Fitoussi du magazine Elle
 

Pourquoi avoir décidé de parler ?

- ELLE. Vous avez quitté l’Elysée il y a six mois et vous avez gardé le silence. Pourquoi avoir décidé de parler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. D’abord pour clore un chapitre de ma vie, ensuite parce que, bien que ce ne soit pas d’une importance majeure, j’ai besoin de temps en temps de parler moi-même puisque tant d’autres le font à ma place et donnent de fausses informations ! Jusqu’à présent, ma position ne me permettait pas de m’exprimer librement. Aujourd’hui, je le peux.

- ELLE. Vous avez été choquée par l’attitude des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. La démocratie est ainsi faite que les médias doivent être libres, y compris de calomnier et de mentir. Comme disait, je crois, Tocqueville : « La liberté de la presse répare toujours plus d’injustices qu’elle n’en commet. » Mais c’est vrai, parfois je me suis mise en colère, notamment quand on a voulu utiliser mes enfants. Et puis j’ai été blessée par les attaques personnelles, sur mon physique par exemple. Je trouve limite qu’on utilise ces arguments dans le combat politique. J’en profite pour « remercier » cet aimable photographe qui a publié une photo de moi avec 20 kilos de trop, à peine sortie de la maternité. Je dormais deux heures par nuit, j’avais le visage bouffi de fatigue. Après une grossesse, on est épuisée, surtout à 43 ans. Je ne m’attendais pas à la clémence, mais pas non plus à cette cruauté. Ça a été une période difficile : je voulais soutenir mon mari pendant sa campagne et, en même temps, je ne voulais pas sortir, je ne voulais pas qu’on me prenne en photo, j’avais envie de pleurer de fatigue, j’étais fragile. Je n’étais heureuse qu’en famille et le contraste entre la douceur de la vie à la maison avec le bébé et la brutalité du monde extérieur a été violent.

 - ELLE. Vous attendiez-vous à ça, vous qui avez l’expérience des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne m’attendais pas à un tel acharnement mais c’est ainsi qu’est notre époque. Ça fait mal, mais je relativise, ça n’est pas si grave.
 

Quel souvenir de ces années à l’Elysée ?

- ELLE. Votre mari, qui avait l’habitude des attaques, vous a-t-il aidée à vous blinder ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Est-ce qu’on s’habitue à ça...? Bien sûr, il était blessé, notamment de ce qu’on disait sur moi. Mais c’est un combattant, il ne se plaint pas. La politique c’est violent, surtout dans une campagne présidentielle. Et cette campagne, au fond, a été la plus belle de toute sa vie politique. Il l’a perdue. Les grands guerriers préfèrent gagner mais ils savent perdre. Il s’est battu jusqu’au bout et, quand il a compris qu’il avait perdu, il a simplement assumé sa défaite, avec dignité.

 - ELLE. Qu’appréhendiez-vous le plus ? La défaite ou la victoire ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Bonne question ! Disons qu’en tant que citoyenne j’appréhendais la défaite et, en tant que femme, la victoire. A cause de la vie familiale, de la santé aussi. J’étais soulagée que la campagne se termine et triste qu’il ait perdu. A le voir tant se battre, j’aurais préféré qu’il gagne.

- ELLE. Quel souvenir gardez-vous de ces années à l’Elysée ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ces quatre ans et demi à l’Elysée ont été sans aucun doute l’expérience la plus exceptionnelle de ma vie, j’en garderai toujours un souvenir ébloui. Ce fut un grand honneur pour moi de représenter la France, une aventure inimaginable. Il y a eu bien sûr beaucoup de voyages, des rencontres avec des personnalités exceptionnelles comme Nelson Mandela par exemple, mais aussi des contacts humains au quotidien inoubliables.

Une carrière entre parenthèses

- ELLE. Quelles ont été vos premières impressions ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis arrivée à l’Elysée pleine d’enthousiasme et de curiosité et avec une certaine humilité face au décor et à la situation. J’ai été très impressionnée par les gens qui y travaillent. Ils sont la crème des beaux métiers d’art et de tradition française, et chacun d’entre eux – des argentiers aux fleuristes, des tapissiers aux huissiers, des gendarmes aux jardiniers – travaille avec fierté dans le souci de l’excellence. J’en profite d’ailleurs pour remercier de tout mon cœur tous ceux auxquels je n’ai pas pu faire mes adieux.

- ELLE. Etait-ce difficile d’assumer la représentation publique ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’arrivais d’un autre monde, si peu conservateur, celui des artistes. J’ai eu peur de décontenancer au début. J’ai essayé de montrer que j’étais disposée à faire mon devoir, c’est-à-dire à accompagner le Président et à représenter mon pays lorsqu’on avait besoin de moi. Le fait d’être rompue à la vie publique par mon métier m’a beaucoup aidée, mais je ne connaissais rien au protocole. C’était très intéressant d’apprendre et de se laisser guider. En Angleterre par exemple, le protocole est si raffiné que l’on se sent tout simplement à l’aise, comme si tout était naturel.

- ELLE. Vous avez mis votre carrière entre parenthèses. Le regrettez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était mon choix. Ça n’a été ni violent ni douloureux. Ne plus faire de concerts était plutôt une décision de bon sens car je me suis rendu compte que je ne m’en sortirais pas sinon. Mon troisième album est sorti peu après notre mariage, parce qu’il était prêt et que c’était prévu comme ça. Je trouvais absurde de ne pas le faire. Et puis on aurait imaginé que mon mari ou « l’Elysée » m’en avait empêchée, ce qui aurait été entièrement faux et injuste car, si je ne suis pas une femme soumise, Nicolas n’a rien non plus du mari autoritaire. Il me soutient et m’encourage toujours en tout. D’ailleurs, pendant cinq ans, personne ne m’a jamais rien interdit...

Un statut de Première dame ?

- ELLE. Vous ne voyiez jamais les conseillers ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ils me disaient bonjour comme si j’étais de la nitroglycérine... et c’est tout ! Mais, quoi qu’il en soit, chaque fois que je m’exprimais ou que je faisais quelque chose, les médias y voyaient l’influence ou la volonté de mon mari. Pour quelqu’un qui est habitué à être entendu comme un individu à part entière, c’est déconcertant. On m’a fait passer pour une idiote.

- ELLE. Ça vous a blessée d’être traitée de potiche ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, car il n’y a que la vérité qui blesse. Potiche est un terme désagréable mais accompagnatrice, en retrait, oui, je le revendique, on est là pour accompagner son conjoint à travers son mandat et c’est tout. Cette posture classique et traditionnelle me semble la plus sûre. Celles qui m’ont précédée ont été discrètes et ce n’est pas par hasard. Se mettre en avant prête le flanc aux attaques. De même, quand on est dans cette position, il est important d’aider les gens en difficulté dans la mesure de ses possibilités. On reçoit tant de demandes, on ne peut pas rester insensible à la douleur, à la misère et à la détresse des autres.

- ELLE. Faut-il créer un statut de Première dame ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je crois que ça ne servirait à rien. En revanche, que la personne qui accompagne le chef de l’Etat – ou la chef de l’Etat peut-être un jour – prenne part à certains événements protocolaires, pourquoi pas ? Aux Etats-Unis, l’épouse du président américain a un cabinet officiel dont le budget est voté par le Congrès, mais ici je ne crois pas que ça fonctionnerait. En France, on n’élit pas un couple, c’est important de le comprendre. L’accompagnement et l’engagement humanitaire, oui, un salaire, un statut déterminé, non...

Une fonction à plein temps 

- ELLE. C’est une fonction à plein temps ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Accompagner et soutenir un homme qui est le président de la République vous oblige à vous engager sans compter. Je le voyais travailler jour et nuit et je voulais le soutenir. Je l’ai fait d’un point de vue intime, pour lui permettre de travailler en paix, et, d’un point de vue plus large, j’ai participé comme je pouvais en apportant du soutien aux autres.

- ELLE. Peut-on continuer à travailler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ça dépend de ce qu’on fait. Cherie Blair a continué son métier d’avocate, elle s’est fait d’ailleurs attaquer pour ça, mais elle ne pouvait pas se permettre de ne pas travailler. En principe, dans un cas comme le mien, on devrait pouvoir demeurer chanteuse, artiste, il n’y a pas d’interférence. Pourtant, moi, cela me dérangeait. Quand on est confronté au chômage, à la misère, aux difficultés, le climat n’est propice ni à la chansonnette ni aux concerts... Cette position au fond m’a ouverte au réel. Alors je suis restée auteur-compositeur, j’ai écrit pendant ces cinq ans autant que je voulais, je l’ai même fait sous pseudonyme. Mais ma carrière n’a plus été au premier plan.

- ELLE. Valérie Trierweiler a-t-elle raison de vouloir rester journaliste ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. A-t-elle le choix ? C’est complexe et difficile : pour ses confrères et pour elle vis-à-vis de ses confrères. Parce que, même culturel, le journalisme est censé être un contre-pouvoir, c’est même une de ses missions, il me semble.

L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler

- ELLE. Qu’avez-vous dit à Valérie Trierweiler lors de la passation de pouvoir ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai eu un contact chaleureux avec Valérie Trierweiler et j’ai de la sympathie pour elle. On était toutes les deux dans une situation très particulière ce jour-là, mais il y a eu de la chaleur dans cette rencontre et de l’humanité aussi. On a pris un café, j’ai eu plaisir à l’accueillir et à parler vingt minutes avec elle, mais nous n’avons pas abordé les détails de la fonction.

- ELLE. Est-ce qu’elle l’appréhendait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Elle m’a dit très gentiment que, dans une interview, elle avait dit qu’elle ne serait pas une potiche mais qu’elle ne pensait pas du tout à moi en disant cela. Je lui ai répondu que je savais très bien comment ses paroles avaient pu être transformées. Et j’en ai profité pour lui dire que je m’étais volontairement mise dans cette position passive car c’était de loin la plus simple !

- ELLE. Qu’avez-vous pensé de l’affaire du tweet ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je déteste les curées médiatiques. Par ailleurs, Valérie Trierweiler se trouve dans une situation très difficile, que j’ai moi-même traversée, et je me refuse à la juger. Je crois qu’elle n’avait simplement pas mesuré la différence entre avant et après, et c’est normal. De plus, elle est journaliste, c’est son métier de donner son opinion sur les choses. Elle a très bien compris où elle se trouvait, à présent. Qui n’a pas fait d’erreurs dans la vie ?

Des conseils pour la Première Dame ?

- ELLE. Vous en avez fait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Oui, mais sur des trucs plus ridicules qu’autre chose. Par exemple quand Nicolas est venu me voir pendant mon interview avec « Femme actuelle », on s’est embrassé, et j’ai dit : « Il vient d’arriver de douze heures de voyage, le pauvre chou. » Le journal a sorti « chouchou » et c’est parti comme ça... Ça n’était pas bien grave et surtout pas du tout politique. En ce qui concerne Valérie Trierweiler, je crois que sa situation est un peu floue et que le flou n’est pas conseillé à ce niveau de l’Etat

- ELLE. Que lui conseilleriez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne me permettrais pas de donner des conseils à quiconque, je ne parle que de mon expérience, mais il me semble qu’il est plus simple d’être l’épouse légitime du chef de l’Etat que sa compagne. La présidence de la République est un lieu officiel qui implique des situations officielles. Peut-être que je me trompe et que leur choix est moderne, mais, pour ma part, j’ai senti un apaisement véritable de l’inquiétude générale à mon égard lorsque j’ai épousé Nicolas. C’est à travers cet engagement intime que, curieusement, j’ai trouvé ma place dans la vie publique.

- ELLE. Il y avait aussi la difficulté de sa position envers Ségolène Royal. Vous aviez trouvé plus facilement la vôtre envers Cécilia Sarkozy.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Dans notre cas, il n’y avait aucune interférence politique. Mais les familles recomposées c’est toujours compliqué, il ne faut pas croire que ce soit simple. Si tout le monde fait des efforts, parfois, on y arrive...

 Comment avez-vous vécu la défaite ?

- ELLE. Comment avez-vous vécu la défaite ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis encore stupéfaite que les Français se soient privés de lui, de son énergie, de sa vision, de son courage, de son humanité, d’une intelligence et d’une volonté comme les siennes. Mais ce qui m’a bouleversée c’est la façon dont il a expliqué les choses aux enfants le 6 mai au soir. Il leur a dit : « Il est important de connaître l’échec dans la vie, il est primordial de savoir y faire face, il y a quelque chose de grand dans l’acceptation de l’échec, quelque chose de beau. Vous allez constater que l’échec a une odeur. Les gens vont être très différents avec vous. J’ai perdu et c’est ainsi. Mais, pour vous consoler, sachez qu’on n’apprend rien d’une victoire, mais tout d’un échec et que l’on en sort renforcé. » Les enfants ont été un peu déstabilisés, ils sont venus à la Mutualité, ils l’ont écouté parler, on a tous pleuré, et voilà.

- ELLE. Et voilà ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était fini. Quand on va, comme lui, jusqu’au bout de l’effort, jusqu’au bout de ses forces, il n’y a pas de regrets.

- ELLE. Vous parlez avec votre mari de la suite de sa carrière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Mon mari est dans une nouvelle vie qu’il construit avec curiosité et engagement. Il tourne la page de trente ans de vie politique, trente ans de passion, de vocation et de combats. Il est très conscient, très lucide. Les faits sont têtus, il s’est battu, il a perdu, il se reconstruit ailleurs.

« Et s’il revenait »...

- ELLE. Comment se révèle-t-il dans l’après-présidence ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Identique. Il est constructif, créatif, il n’aime qu’avancer, explorer. L’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’aime tant l’avoir épousé est qu’il n’aime que l’avenir. Pour une nostalgique comme moi, c’est une vraie source de gaieté. Je l’ai rencontré à la quarantaine, et, à cet âge-là, on ne laisse pas passer sa chance. Entrevoir la possibilité de ne plus être seul est extrêmement rare.

- ELLE. Vous avez un peu plus de temps pour faire des choses ensemble ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Il a 57 ans et une toute nouvelle vie à aménager, donc il ne traîne pas le matin ! Mais il est comme ça. Je pense qu’il s’arrêtera seulement pour mourir. Quand il se met totalement au repos, comme cet été, c’est tout de même avec 50 km de vélo par jour ! Mais il laisse une grande place à sa famille, c’est un homme de sentiments.

- ELLE. Certains s’interrogent sur un possible retournement : « Et s’il revenait »... Qu’en dites-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’est un retournement qui n’a rien à voir avec la réalité. C’est plutôt un emballement médiatique, on aime attaquer ceux qui sont en place... Son retour me semble improbable, même si je ne suis pas une experte des mouvements de la vie politique. C’est lui qui verra, c’est les Français qui verront.

Les critiques sur votre train de vie

- ELLE. Parmi toutes ses actions, desquelles êtes-vous la plus fière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis très fière de son absence totale de sectarisme, de son ouverture d’esprit. Avant de le connaître, ça m’a plu qu’il choisisse des gens du camp adverse pour leurs compétences. Pour moi, c’est un signe de force et d’intelligence. C’est pour cela que je suis devenue sarkozyste au fond, car cette tolérance et cette ouverture le définissent profondément. Je suis fière des grandes réformes qu’il a accomplies, de la place qu’il a souhaité donner à la culture, de son action à l’international... Je suis fière de son sang-froid, de son honnêteté, de son courage sans faille et des efforts surhumains qu’il a déployés pour son pays jour et nuit. Et je suis fière du fait que, malgré cinq ans de difficultés majeures, 48,5% des Français aient voté pour lui.

- ELLE. Vous vous êtes toujours défendue d’avoir eu de l’influence sur lui.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. On m’a prêté de l’influence, mais je n’en avais pas et je ne voulais pas en avoir. Mais sans doute mon monde est-il entré dans le sien : c’est la base de l’amour, le transfert ! On devient un peu l’autre, on adopte un langage commun, une façon d’être commune. Lui, il est à l’aise partout. Je l’ai invité à une émission avec Charles Aznavour : en sortant du plateau, je l’ai retrouvé dans le car régie en pleine discussion avec les techniciens.

ELLE. Que répondez-vous aux critiques sur votre train de vie aujourd’hui ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. Cette idée de me faire passer pour une milliardaire qui se balade en hélicoptère m’attriste. J’ai toujours eu une vie d’artiste et je suis issue de la bourgeoisie, il est certain que j’ai toujours connu une existence privilégiée, mais je ne suis pas milliardaire et je ne me balade pas en hélicoptère, c’est bien mal me connaître que d’inventer cela. Le cœur de ma vie est fait de ma musique et de ma famille. J’aime la tranquillité, la vie de tous les jours et la caricature qu’on fait de nous est bien loin de la réalité.

Votre vie aujourd'hui ?

- ELLE. Comment avez-vous retrouvé votre ligne ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai essayé de manger moins, c’est le seul régime que je connaisse. La maternité, chaque fois, me laisse défaite je dois dire, physiquement et psychologiquement, et ça me prend un temps fou pour me remettre. J’admire infiniment les femmes qui ont beaucoup d’enfants sans aucune aide.

ELLE. Pour poursuivre avec les rumeurs, vous seriez adepte de la chirurgie esthétique et des injections ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai fait affiner mon nez quand j’étais jeune mannequin, c’est vrai et ce n’est pas un secret. Je le trouvais un peu rond et pas très photogénique. Et puis je n’ai plus jamais rien retouché de ma vie et je ne retoucherai plus jamais rien. Ni mes pommettes qui me viennent de ma mère et dont mon fils a hérité, ni ma bouche, ni les injections qui au fond vous donnent une drôle de tête. J’ai cependant beaucoup soigné ma peau, je l’ai préservée du soleil et j’ai investi dans des soins au laser. Je n’aime pas particulièrement vieillir mais je ne crois pas que je succomberai au lifting, j’ai trop peur d’un ratage, je ne trouve pas la chirurgie esthétique tellement au point. En revanche, les retouches photographiques de nos jours sont de véritables miracles et les images que l’on voit sont loin du réel. Il faut arrêter de donner des illusions aux femmes : la plupart des photos des magazines sont retouchées !

- ELLE. C’est quoi votre vie, aujourd’hui ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Plutôt cool, la maison, les enfants, l’album qui sort au printemps.

Un album inspiré par ces dernières années ?

- ELLE. Votre album va s’inspirer de ces dernières années ?

- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, pour écrire sur un sujet, il faut un petit temps de digestion. Il y aura juste une chanson pour mon mari... Et pas de chanson sur les journalistes, contrairement à ce qui a été dit.

- ELLE. Vous allez continuer à vous occuper de votre fondation ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Absolument. Quand je constate la quantité de travail qui a été accompli, quand je pense aux centaines de jeunes à qui nous avons octroyé des bourses d’études, quand je vois l’amélioration du quotidien des enfants vivant en milieu hospitalier grâce à nos équipements, quand je vois le sourire de personnes en situation de grande exclusion et qu’elles retrouvent le goût de communiquer grâce à une de nos actions, ou l’émotion de ceux qui réapprennent à lire et à écrire grâce aux ateliers que nous finançons, je me dis que ce serait un vrai gâchis de ne pas continuer. Alors, même si c’est difficile de trouver les fonds nécessaires, je suis déterminée à me battre pour qu’on ne laisse pas tomber tous les gens qu’on a soutenus. L’éducation et la culture me semblent encore plus essentielles dans ces temps difficiles. Et c’était délicat avant, mais maintenant je vais pouvoir sans complexe utiliser mon image au profit de la fondation.

- ELLE. Vous allez refaire des photos ? du cinéma ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’en ai très envie car j’aime le monde du spectacle dans toutes ses formes. J’ai beaucoup aimé tourner avec Woody Allen. Je ne sais pas si j’ai un tempérament d’actrice, mais ce que j’aime dans le cinéma, c’est le travail d’équipe, alors que le métier d’auteur-compositeur est un métier solitaire. J’adorerais faire du théâtre un jour ou écrire quelque chose à jouer sur scène. Quelque chose de différent d’une chanson, quelque chose de drôle. Ça me plairait infiniment de savoir faire rire... Après tout, rire est peut-être la meilleure façon de vieillir.

                                                                                 ----

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 00:01

27.11 : Pour cet article ci-dessous qui a fait le buzz jusqu'au plateau du Grand Journal de Canal+, des milliers de connexions quotidiennes, l'AFP et beaucoup de sites sportifs ont cité le journal La Provence comme étant la source de cette info ce qui est totalement faux ! Je tiens à préciser que le journal La Provence édition Pays d'Aix de Nicolas Rey, Romain Capdepon a purement et simplement pioché dans mon blog pour faire son petit marché minable. Le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lette en AR sans que j'obtienne une réponse ni être sourcée même tardivement. Lien sur "Les "méthodes" du journal La Provence".                                                                                       ---------------

Il y a parfois de drôles de hasards. Vous pensez rentrer tranquillement chez vous en prenant un nouveau chemin et vlan ! Vous assistez à un incident regrettable provoqué par une pseudo grande star du ballon. Celle-ci, de star, scintille pour le foot paraît-il, enfin quand je dis scintiller et après avoir lu sa courte bio, je me demande si cette étoile n'est pas déjà morte alors qu'on la voit encore briller dans le cosmos du foot.

Samedi 12 novembre. 17h. Il fait doux, the sun is encore shining et Aix prépare sa plongée dans la nuit. Je suis sur le boulevard Victor Hugo tout près de la gare. Dans mon champ de vision, un carrefour, un feu qui passe au rouge, des piétons qui attendent pour traverser. Les voitures viennent de s'arrêter, mais, de l'autre côté du passage piéton, une grosse berline sur le boulevard est bizarrement à l'arrêt. S'engage sur le passage une famille comprenant trois personnes et un enfant en bas âge, environ deux ans. L'enfant marche en tenant la main de sa grand-mère (je suppose), suivi par une jeune femme (visiblement sa mère) tirant une valise et le père fermant la marche en poussant la poussette vide.

Le conducteur de la Bentley, car c'en est une, n'a visiblement pas vu les piétons engagés derrière lui et ses phares de recul s'allument. Il a dû se tromper de sens et veut partir sur la gauche. La luxueuse voiture recule, elle n'est qu'à deux trois mètres d'eux, si elle continue, elle peut écraser la petite famille. Le père effrayé lève les bras pour se faire voir du chauffeur et montre la poussette.
La Bentley s'immobilise. En descend un homme jeune, tout habillé de noir, très énervé et agité. Il lance des insultes au père de l'enfant stupéfait.

Pas très loin de lui, un groupe de quatre jeunes regarde la scène les yeux émerveillés. Ils font de grands gestes au père de famille comme pour le prévenir de quelque chose. Je ne vois pas pourquoi ils ont ces regards illuminés et ces sourires niais car la scène n'a rien de sublime. Mais je comprends vite. Ils ont reconnu l'homme qui vient de sortir de sa voiture à 200 000€ (ne possédant visiblement pas de caméra de recul) et qui insulte de plus en plus fort le jeune père. Du haut de son 1,90m, il rugit des vociférations incroyables pour quelque chose qu'il a déterminé comme incident. Je n'en crois pas mes oreilles effarées. Elles ont déjà entendu ce langage shakespearien dans le bouge d'un film pourri.

- TU VEUX QUE JE TE CASSE LE CUL !
Vraiment, là, il exagère. Je ne suis pas du tout d'accord. Ils n'ont rien fait ! Ils ont juste voulu traverser un passage piéton et sauver leur peau !
Les jeunes se rapprochent et parlent au père qui s'éloigne, poussette craintive et famille apeurée. Il tente de passer un coup de fil.
- Qu’est-ce que tu fais ? Tu appelles la police ?

L'homme est choqué. Il leur répond.
- Mais je ne 'lui' ai rien dit…
et reprend son portable.
- Mais il t’a rien fait ! Il t’a pas tapé ! Attends… c’est trop cool ! C’est Gignac ! GIGNAC ! LE JOUEUR DE L’OM !

Les jeunes, d'instinct, prennent la défense de leur idole. Une pluie de paillettes nage dans leurs yeux, chaque insulte de sa part est une parole d'amour. Peu importe ce que leur dieu est en train de dire et la violence de ses propos. Il peut donner une rouste sans raison aux piétons terrorisés, il serait excusé, béni peut-être ! Ils préviennent le père :
- N'appelle pas la police, ça va te retomber dessus !
Le père ne réagit pas. Ce n'est pas un amateur de foot puisqu'il n'a pas reconnu le célèbre joueur. Il a plutôt l'allure d'un jeune cadre ingénieur éduqué dans un milieu conservateur. Il doit préférer le golf et manger des Chamallows.

Pendant ce temps, à une dizaine de mètres mais sans s'éloigner de sa Bentley, l'étoile du foot continue de péter les plombs à grands coups de dents carnassières. Il revient toujours sur sa phrase préférée qui doit être sa fulgurance pavlovienne.
- JE VAIS TE CASSER LE CUL ! DEVANT TA FEMME ET TON GOSSE !

Enfant apeuré, la petite famille a évidemment battu en retraite sous les insultes du grand "Dédé" Gignac, né tout près, à Martigues, ville reine de la poutargue. Curieuse je suis de savoir si le père a pu joindre la police…

Star vedette du plus grand club de foot en France (mais oui), André-Pierre Gignac, modèle des jeunes fans de l'OM, est au faîte de sa gloire. Il est logique qu'il roule en Bentley compte tenu de ses 300 000€ de rentrées mensuelles. D'autant plus que Peugeot-Citroën, en opération promotionnelle, vient de lui offrir, comme à toute l'équipe, une DS4 personnelle pendant que la marque, elle, s'offre sans pitié 4000 licenciements d'emplois, rien qu'en France, pour faire l'économie de 800 millions d'euros ! Gignac n'est qu'un banal pantin à pub avariée du monde pourri du foot. Une grande paresse m'empêche de citer tous les clubs pour lesquels il a joué et ses qualités de sportif, quoique, après renseignements pris auprès de plusieurs fous de l'OM, cet attaquant certainement de génie mais de faible constitution, réputé "mouligasse", enchaîne blessures sur blessures donc indisponibilités avec maux de dents, adducteurs souffreteux et pubalgies à répétition. Petite nature donc. Vous connaissez les pubalgies ?

 Cet été, Didier Deschamps l'a trouvé trop gros et lui a imposé une cure d'amaigrissement en Italie à Merano à 4000€ la semaine pour lui faire perdre toute sa graisse de fric. Mais, petit malin avec les médias, André-Pierre Gignac joue le consciencieux et l'obéissant, il faut bien redorer son image, lui qui déclarait en août dernier :
"Mon programme consistera à effectuer un travail intensif accompagné de séances de musculations renforcées. Cette préparation sera accompagnée d'un programme de "détox" dont le but est de "nettoyer" les muscles de leurs toxines".

Évaluons son niveau intellectuel. Lors de son départ en cure, à la douane italienne, on saisit dans sa voiture 12 paquets de Pépito, 5 saucissons Bridou et 17 pots de Nutella. La honte.*

 

* : La saisie de la douane du Nutella et autres est une fiction lancée sur le net mais c'est quand même bien marrant...

     

Main courante - 1 (1)

Main courante - 2

 

Pour info : Le plaignant n'a pas pu déposer sa plainte plus tôt en raison de contraintes familiales et professionnelles

 


Lettre en AR  envoyée le 19.12.11 au directeur de publication, Philippe Minard, 
Directeur de publication du journal La Provence, 248 avenue de Salengro, Marseille 13015

 

Monsieur,

Je suis l'auteur du blog CIXI-HELENE. Je n'ai reçu aucun retour aux différents mails que je vous ai adressés suite à cet incident ainsi qu'à Nicolas Rey, rédacteur en chef de l'édition Pays d'Aix.

Les Faits : Le 21 novembre dernier, je publiais un article sur un fait divers déclenché par le footballeur André-Pierre Gignac, "André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette". Une exclu et un buzz assuré. Le 26, mon article est relayé sans être sourcé par un journaliste de l'édition Pays d'Aix, Romain Capdepon, http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/dede-gignac-grande-classe, qui se l'est purement et simplement approprié, pour preuves, documents officiels en illustrations qui sont en ma possession.
L'AFP a relayé, sourcé La Provence, évidemment tous les médias, radios, tv, jusqu'à Canal +, pour ne citer qu'eux ont traité l'info.

Sans réponse de votre part ou réparation par l'auteur, cette lettre sera jointe sous l'article en question et restera en ligne. Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi.

Dans l'attente de vous lire ou entendre.

 

Mes coordonnées :........




 

 


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:29

Une simple femme de ménage afro-américaine vivant dans le Bronx porte plainte et tout explose dans la cocotte minute médiatique. Tout s'effondre pour DSK. Tentative de viol, agression sexuelle, séquestration. Vous pensez participer ronronnant tranquillement à une réunion banale dès lundi à Bruxelles avec Angela et les autres potes et vous vous retrouvez en garde à vue, loin de votre suite à 3000 dollars la nuit, dans un bureau crade de Harlem, banni, honni par la terre entière qui pointe le pouce en bas. Les rotatives lubriques tournent à plein rendement sur votre compte pendant que jubilent tous vos vieux et nouveaux ennemis. Grands moments de solitude. Manque soudain de la famille, des amis fidèles. A ce stade, il en reste encore. Evidemment, formidable utopie, la présomption d'innocence est totalement balayée par beaucoup de médias français. Pas de témoin, pas d'autres éléments que les propos de cette femme. A NYC, la vérité ne sort que de la bouche du premier qui crie.
On imagine. Vers 13h, elle serait entrée dans la chambre 2806 du Sofitel de Times Square, la croyant vide, pour faire le ménage. Innocente et incrédule, elle voit sortir de la salle de bains le président du FMI nu comme un ver, qui, l'œil lubrique et assoiffé de sexe comme un lapin en manque se serait jeté sur elle, et, mû par sa force strausskahnienne exacerbée par sa fameuse libido débridée, l'aurait traînée jusqu'à la salle de bains pour lui imposer une fellation. Agacé, voyant sa mauvaise disposition, il aurait voulu l'enfermer dans la chambre d'où elle se serait finalement échappée.
Et puis, panique neurologique. La course entre la femme de ménage et DSK.
Le temps d'enfiler un minable costume à 20 000, une sale cravate Hermès et de se ruer dans un taxi, il se serait enfui vers l'aéroport JFK laissant dans sa suite son portable (il en a qu'un ?) et quelques effets personnels à 5000 pièce dont il se fout complètement.
Vite, vite, il saute dans la première classe d'un avion à destination pour Paris. Le temps est au ralenti pour lui mais boosté pour la femme car, pendant ce temps, la pseudo victime a évidemment tout rapporté sur l'illustre violeur présumé au directeur du Sofitel, qui, très très proche de son personnel mais très très loin du client fidèle qu'est DSK au groupe Accor, prend fermement son téléphone, et, ulcéré, appelle la police. Non mais !
En first-class, DSK sue à grosses gouttes. Il attend fébrilement le décollage de l'avion et ronge ses ongles manucurés. Et ce pilote qui n'en finit pas avec sa check-list ! Plus que dix minutes. Terribles minutes.
Mais la femme de ménage est trop forte. La police arrive. La course est finie. DSK a perdu. Il est interpellé sans que les menottes lui soient passées et emmené dans un commissariat de Harlem.
La brigade spécialisée dans les affaires de mœurs va interroger le président du FMI en vain car muet il sera. A lui on ne la fait pas. Il attend le meilleur des avocats du genre Benjamin Brafman, celui qui a défendu le génie Michael Jackson quand il a été accusé à tort d'attouchements sur mineurs.
Dur, dur. DSK doit penser à ses proches à qui le ciel ne va pas tarder à tomber sur la tête. Adieu ! Primaires ! Présidentielles ! Porsche et tournedos cuit dans sa cuisine à 125 000€. John Lipsky peut prendre sa place au FMI.
Qu'à ce niveau d'intelligence un tel homme politique se permette un viol (la fellation imposée est considérée aux USA comme un crime) alors que les stratégies électorales présidentielles sont en route, impose mûre réflexion. Connaissant parfaitement les lois américaines redoutables sur les abus sexuels, la description de ce DSK lubrique et stupide ouvre d'importantes zones troublantes. La machine à broyer de la justice américaine ne pouvant même pas symboliser un possible complot et l'ensemble des médias internationaux balayant l'entrée de toutes autres hypothèses font froid dans le dos. Et si la femme de ménage a raison, DSK ne serait finalement qu'un pauvre homme.
Mais que s'est-il vraiment passé ? J'enrage… Une pulsion et vlan ! Plus de tapis rouge.

 

Acte d'accusation de DSK  vu sur le New-York Post

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:37

Ils se sont mariés pour le meilleur et pour l'empire ! L'Evènement du mariage de Kate et William ne fut pas planétaire mais interplanétaire puisque même les astronautes en état d'apesanteur midinette, cheveux hérissés, ont suivi la cérémonie depuis l'ISS ! Ceux qui pensent que les Anglais se fichaient éperdument de ce mariage ont tout faux. Quant au niveau international, ce fut unanime. Même le Dalaï Lama les a félicités ! Pendant que quelques hommes du peuple ricanaient l'évidence, leurs femmes restaient collées devant leur TV pour découvrir la robe de Cendrillon. On peut tout critiquer, tout rejeter, on ne peut nier la super production britannique qui assurait un tel spectacle. Hollywood n'en a jamais été capable ! Seuls les Anglais peuvent le faire même en période de récession car une telle organisation aux fins économiques fortement trébuchantes rapportera environ 600 millions d'euros, sans les retombées touristiques…
Ce très beau pari sur cette tentative de restauration d'une image branlante de cette monarchie en bout de course victorienne ne tient, depuis le tsunami Lady Di, que par l'aura et la puissance charismatique d'Elizabeth II. 30 millions de touristes ne viennent que pour Elle. 'Elle' rapporte à l'économie britannique plus de 600 millions d'euros par an.

Après toutes les tragédies, guerres et tremblements de terre, ce mariage est la secousse tectonique médiatique de l'année parce qu'il est heureux. Engouement fantastique qui balaye un moment la morosité de la crise financière. Outre l'Europe, aux US, dans les pays du Commonwealth, Chine, Mexique, Brésil, Pakistan où les journaux ont assuré une couverture quotidienne des préparatifs, comme en Malaisie et aux Philippines, tous ont bien compris les énormes sommes d'argent en jeu. Les images de la BBC se sont vendues une petite fortune la minute et les meilleures places pour photographier le baiser du couple se sont monnayées jusqu'à 1500€ ! La BBC a mobilisé 550 personnes, déployé 100 caméras dans l’abbaye de Westminster et le long de la procession pour nourrir le direct affamé pour des dizaines de pays.
Les princes épousent des roturières et tous les derniers mariages princiers en Europe le prouvent. Les ovocytes des princesses du Gotha sont ignorés et c'est tant mieux pour la dilution salutaire de la consanguinité.

Parmi les 1900 invités :  tous les commerçants de Bucklebury, village d'enfance de Kate dans le Berkshire, futur nid d'amour du couple qui privilégie une vie simple. Les ex de William et de Catherine aussi. C'est l'unique moyen de les acheter et faire taire les jalousies et mauvaises langues. Bon procédé. Longtemps les étoiles de cet évènement historique resteront ancrées dans ces mémoires-là. Ils seront muets comme carpes et seront le bouclier fidèle contre les tabloïds anglais. A Bucklebury, Catherine duchesse de Cambridge pourra laver sa vaisselle tranquillement et William duc de Cambridge ira bosser à moto à sa base de la Royal Air Force.
Le mariage a été une grande réussite sous toutes ses formes. Rien n'a été laissé au hasard. Toutes les communautés religieuses ont été conviées à part celles à caractères sectaires, pas fous ! Mécanique de haute précision, protocole oblige, chaque séquence a été prévue à la minute près.

Dans Westminster à craquer, William en grand uniforme vermillon flamboyant de colonel honoraire des Irish Guards barré du grand cordon de l'Ordre de la Jarretière est arrivé avec son frère Harry sous les cloches déchaînées.
Retransmission sur France 2, Marie Drucker pas du tout à sa place dans ce thème et Stéphane Bern très loin d'un Zitrone étaient les intervenants de la chaîne. Heureusement, Karl Lagerfeld (pas toujours compréhensible et qui gloutonne ses mots) était présent. Les tenues des invités ont été scannées par son œil impitoyable et son humour décalé.

"Ce n'est pas un défilé de mode, c'est hors mode !", "beaucoup de gros", "genoux trop dévoilés". En découvrant Camilla épouse du prince Charles, "quand on a un visage expressif, il ne faut pas toucher à la chirurgie esthétique", et sur le chapeau terrifiant de ridicule de Béatrice d'York, fille de Sarah Ferguson écartée par calcul de la cérémonie, "C'est pas possible ! Atroces ! Des noms que je ne peux pas prononcer !". Pour la tenue bleue d'Eugénie d'York, Karl enfoncera le clou avec "Ça a vingt ans ! On dirait la grand-mère de cagole !" J'adore Karl Lagerfeld…
L'épouse du premier ministre, Samantha Cameron, est arrivée sans classe et sans chapeau en tenant la main de son homme. La reine en jaune a ravi les bookmakers qui avaient parié sur cette couleur mais pas Stéphane Bern qui, lui, avait misé sur le bleu, ce qui était stupide, la reine ayant porté cette couleur le jour du mariage maudit de Charles avec Lady Di !
Emotion. La Rolls Phantom 6 de la mariée est là. L'extraordinaire hymne "J'étais dans la joie" (comme pour le couronnement d'Edouard VII) accueille avec magnificence Catherine Middleton qui apparait dans sa robe créée par Sarah Burton, directrice de la maison de feu Alexander Mc Queen.

"C'est très joli, relativement classique mais ça va dans le décor, avec un petit air années 50 qui rappelle Marilyn ou la robe de mariage d'Elizabeth II", dixit Karl qui ne va pas dénigrer un confrère.

C'est la première roturière 'pauvre' depuis 300 ans pour cette monarchie. Ses parents ont réussi dans les cotillons farces et attrapes, sont très riches, mais n'atteignent quand même pas les sommets. Kate a toujours vécu dans une certaine opulence et a fait les meilleures écoles, d'où sa rencontre princière. Mais elle n'était pas la seule à convoiter William. 40% d'inscriptions en plus de filles à l'université écossaise de St Andrews dès l'info de la présence du prince à la rentrée. La course aux ventres. Mais revenons dans l'abbaye.
Son prince l'attend de dos. Il ne doit pas voir la toilette de sa fiancée qui approche sourire tremblant au bras de son père. Pendant cette attente, William s'est d'ailleurs éclipsé dans une chapelle de l'église pour ne pas la voir sur les écrans de contrôle. A ses côtés, Harry, son frère et témoin, lui chuchote en douce, "c'est bon, elle est là !"

Les fiancés se découvrent. Ils ne se sont pas vus depuis 24h…

"Tu es magnifique ! Je t'aime !", Tina Lannin, spécialiste de la lecture sur les lèvres, va moucharder tout ce qui sort des bouches illustres pendant toute la retransmission. Elle est payée pour ça.
Après les "I will" murmurés, l'alliance passée avec difficulté à l'annulaire trop stressé de Catherine, les signatures officielles hors caméras, le duc et la duchesse de Cambridge sortent mari et femme devant deux milliards de témoins sous les cloches en folie et les vivats de la foule en liesse.
La cérémonie s'est passée on ne peut plus idéalement. Les caméras ne filmaient que les célébrités qui intéressaient les britanniques et ont boudé, comme c'est dans leur habitude, toutes les têtes couronnées présentes.

"On ne porte pas une médaille tombante sur une jaquette", à propos de David Beckham, dixit Karl, et son épouse Victoria enceinte, très fashion, superbe dans sa robe bleu marine. Beaucoup de gros plans sur Elton John et son époux David Furnish, heureux papas d'un petit Zachary né d'une mère porteuse et qui a pour marraine Lady Gaga. Ne me demandez pas, je ne sais pas lequel des deux est le père biologique.
Les consignes strictes défendant les plans serrés sur la famille royale qui pourraient montrer une émotion mal contenue sont respectées. Et puis le retour en carrosse à Buckingham et l'incroyable ruée du Mall vers la place ronde envahie par un million de personnes en attente du baiser mythique au balcon. Toutes générations confondues, toutes nationalités confondues, toutes exultations confondues. Ah ! Le balcon !
Ils en auront deux, de baisers, sous les grands hourras du peuple en opium régalé. So shocking ! Le prince Philip mâchouille tranquillement en douce son petit four qu'il n'a pas eu le temps d'avaler avant d'accéder au balcon. Devant les mariés, Grace Van Cutsem, trois ans, fille du meilleur ami de William, se bouche les oreilles sous l'énorme clameur qui monte. Sa mine renfrognée et agacée fera le buzz sur le net…
Soulignant sa laideur, Karl qualifiera "d'ingrate" la petite demoiselle d'honneur et donnera sa préférence à Carole Middleton, mère de la mariée, comme étant la femme la plus élégante de cette cérémonie. 
Quand on pense au journal The Indépendent pourtant farouchement opposé à la monarchie qui publie dès le lendemain un hommage vibrant au mariage princier avec en une, un énorme dessin représentant l'échange du baiser… C'est à n'y rien comprendre. Finalement, seul compte le gain.
William serait par les Britanniques préféré à son père Charles pour succéder à la reine. Quand on sait que c'est la reine Elizabeth qui s'est occupé de son éducation après la mort de sa mère (voir The Queen), qu'il ne parle aucune langue étrangère, est peu intéressé par les affaires du monde et que son entourage est essentiellement constitué d'aristocrates, on peut douter de la cohérence d'un tel choix. Il ne représente qu'un Royaume-Uni, blanc, protestant, noble.
Le véritable réformateur au sein des Windsor est le prince Charles. Totalement ignoré par ses parents dans sa jeunesse, il se déclare fermement dissident politique. Polyglotte, plus réceptif que son fils aux mutations de la société, passionné par les autres religions, un des premiers défenseurs de l'écologie, croisé de la lutte antiraciste et promoteur des médecines parallèles, on peut considérer qu'il pourrait tenir un rôle bien plus conséquent  sur la scène internationale en tant que monarque. Mais, retournons au conte.
Le duc et la duchesse de Cambridge sont partis dans une Aston Martin "Just wed" aux pare-chocs ornés de ballons roses d'amour. Après la réception somptueuse au palais de Buckingham, ils se sont envolés comme dans Peau d'âne dans un hélicoptère pour un week-end de repos. Le voyage de noces de dix jours aux Seychelles dans une villa à 4500€ la nuit est remis à plus tard. Lundi matin, William doit reprendre le boulot à sa base.
La toute jeune duchesse de Cambridge, grâce à son origine roturière, ne devrait pas poser de problème à la famille royale. Elle pliera sans problèmes sous les codes imposés. Lady Di par sa haute naissance Spencer a, par son outrageant déballage intime médiatique, traumatisé et ébranlé la quiétude de la monarchie britannique. La parodie sur cet évènement qui fait le buzz dans le monde, démontre que nous ne sommes pas dupes...
Par ce mariage, Elizabeth II ne joue pas gros. Elle assure sa continuité.
Kate Save The Queen.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 01:26

Indignez-vous ! dit Stéphane Hessel. Facile à dire, à écrire mais pas simple à conceptualiser. Évoquer Bertrand Cantat déclenche des réactions extrêmes, qu'elles soient dans le pardon pour le retour du pauvre musicien en manque de scène ou bien dans la vengeance implacable contre un meurtrier trop people soutenu par quelques fans en adoration. Dans les forums, ce qui revient le plus fréquemment pour la défense de l'idole est : Il a payé devant la société ! Il a fait sa peine ! Laissez-le tranquille ! La plupart des commentaires sont écrits par des hommes… C'est attendrissant cette solidarité, non ? Quoique la plupart de mes amis le fustigent, admirateurs ou pas du groupe Noir Désir. Ce meurtre pose des réflexions que l'on ne peut nier. Ses conséquences sont terribles. La durée de la peine, l'anéantissement des familles, la récupération médiatique, la Violence, la Lâcheté, la Mort, le Meurtre, la Justice, le Jugement, l'Amoureux, la Force, le Pendu, on se croirait dans un jeu de tarots. Et je ne parle pas du Diable.

C'est qu'il les a accumulées les bassesses Bertrand Cantat, en commençant par cet après du 27 juillet 2003 à Vilnius, où bourré d'un mélange d'alcool et de médicaments, jaloux d'SMS envoyés par l'époux de Marie Trintignant, il l'aurait poussée, et en tombant, elle se serait cognée violemment la tête provoquant un œdème au cerveau la plongeant dans le coma. C'était juste une dispute, un accident, il n'y était pour rien ! Il l'a même recouchée dans son lit, a cru qu'elle dormait et n'a averti les secours que huit heures plus tard !

C'est sa première version, la version de celui qui n'assume pas, qui trahit déjà leur relation, déclaration entérinée par l'officier de la police criminelle de Vilnius, Juozas Kandzezauskas. Cantat, après avoir bossé les lois lituaniennes, fera une deuxième version pour se protéger, décrivant Marie comme une hystérique, sous drogue et agressive, jalouse de son épouse Krisrtina. Mais, malheureusement pour lui, l'autopsie fera état de traces d'une vingtaine de puissants coups assenés sur différents points du visage de Marie, autant de fractures, éclatements des os du nez, ces coups qui par leur extrême violence causeront un énorme traumatisme crânien l'entraînant dans le coma. "C'est l'ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va et vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées", rapport complémentaire d’expertise des médecins de l'Institut médico-légal de Paris. Cantat s'est acharné sur le visage de Marie, comme un forcené. Il est celui d'une accidentée de la route sur une moto lancée à plus de 120kms/h cite le rapport. On est loin d'une pseudo chute accidentelle, des "quatre gifles" que son frère, Xavier Cantat, aujourd'hui compagnon de Cécile Duflot, disait qu'elle avait seulement reçues. Un secours immédiat aurait peut-être suffit à la sauver. Huit heures de chaos neurologiques pendant que Cantat inerte et imbécile ne bouge pas mais appelle plusieurs fois son avocat... Sympathique l'amoureux transi.

Mais son meilleur avocat sera la mère de ses deux enfants, Kristina Rady, désespéremment amoureuse. Elle le défend farouchement. 'Il vivait sa passion avec Marie, il n'a jamais été violent !' Pourtant, elle disait le contraire quelques temps avant le drame mais on peut comprendre sa démarche pour ses enfants entre autres. Peu lui importait l'abandon de Cantat, pendant sa deuxième grossesse, pour la belle actrice. A chacun sa façon d'aimer. Bref, huit ans de prison sachant qu'il n'en fera que la moitié, et une grande partie de son temps en détention passera à préparer sa sortie musicale. On peut s'étouffer de rage impuissante. Quatre ans ! Mais il ne fera que trois ans ferme grâce à la liberté conditionnelle ! Ça fait grincer des dents, mais en France la justice accorde une bien glauque confiance avec ses remises de peines.

A sa sortie, pas un mea culpa. Aucun pardon demandé. C'est le propre des pervers narcissiques. On le voit aux obsèques de Bashung, écoeurant. Et puis janvier 2010, le sort, le destin qui n'existent pourtant pas, ont raison de Kristina avec laquelle il revit depuis sa libération. Elle se pend à l'étage de sa maison et c'est leur fils qui la découvre pendant que Cantat dort au rez-de-chaussée... Le groupe Noir Désir ne résiste pas à tant de drames, de pressions cumulées et le guitariste Serge Teyssot-Gay, à bout, annonce dans un communiqué lapidaire "Je fais part de ma décision de ne pas reprendre avec Noir Désir, pour désaccords émotionnels, humains et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d’indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années."

Avril 2011. La polémique naît au Québec récupérée par les politiques où la pièce de Wadji Mouawad, ami de Cantat, doit être présentée au TNM de Montréal en clôture pour son 60e anniversaire, en mai 2012. Cantat est prévu, est déjà venu répéter. Immense scandale ! Au Canada, une loi interdit à vie l'entrée à tout étranger déclaré coupable à l'extérieur du pays d'une infraction punie au Canada d'au moins dix ans de prison. Elle s'applique évidemment à Cantat, car la loi canadienne punit l'homicide volontaire par la prison à vie. Chez eux, pas de clémence pour les meurtriers. C'est clair et net.
Chez nous, le festival d'Avignon n'a pas de problème d'éthique puisque Cantat était programmé dans le spectacle de son ami Wajdi Mouawad dont il a composé la musique du chœur alors que Jean-Louis Trintignant faisait partie de la programmation. Ils ne se sont même pas posé la question ! Le meurtrier de sa fille serait là. Point. Terrible et logique réaction du père de Marie qui veut se retirer du festival.

La scène offre des doses colossales d'adrénaline dont Cantat ne compte toujours pas se priver. Il veut être sur toutes ces scènes qui lui sont ouvertes. Une tournée mondiale avec W.M est prévue. A-t-il conscience de ce qu'il peut provoquer en tant que personnage public ? Du modèle qu'il représente ? Même pas. Une sorte d'indifférence de benêt. Patrick Lagacé, un journaliste canadien du quotidien La Presse, vient d'écrire au metteur en scène qui a osé la programmation : "Vous avez tout à fait le droit de mettre sur scène un homme qui a battu la femme qu'il 'aimait' à mort. Je ne remets pas ce droit en question : le salopard a payé sa dette, comme chacun le sait. J'ai le droit de trouver qu'en exerçant ce droit, vous vous comportez comme un sale con."
Cantat sous la pression s'est retiré invoquant "son respect envers la douleur de Jean-Louis Trintignant."

La vie de Marie ne valait donc que quatre ans. Alors, que dire, que faire ? A-t-on jamais vu un meurtrier revenir ou se produire sur une scène ? Où commence l'indécence ? On s'indigne ou on ne s'indigne pas M. Hessel ?

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

Zemmour, Galliano… Surtout ne pas confondre les genres. La liberté d'expression est un droit, une liberté reconnue par tous les états dits républicains et démocrates. Ses limites en France sont importantes. Elles concernent le droit à l'honneur. Par exemple quand John Galliano insulte et tient des propos antisémites à ce couple au café La Perle à Paris, il aurait pu le faire, mais, sans témoins et surtout pas filmé par un portable caché. Imbibé, drogué, c'est son problème ! Il oublie surtout que ses principaux clients sont juifs, mais bon, les désinhibants nous font dire ce que nous sommes réellement. Mais John n'est pas Eric.
Il y a aussi les critères politiques : tout ce qui peut porter atteinte à la sécurité de l'Etat est interdit. La liberté de la presse n'est pas absolue en France. Quand le journaliste Zemmour déclare que "la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes", il franchit une limite. En France. Regardez la laïcité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat : il n'existe plus aucune religion "officielle" en France. D'une part ce principe autorise la libre pensée donc la liberté de culte mais d'autre part, et pour garantir ce droit, il interdit toute expression qui équivaudrait à une forme de prosélytisme.
Aux Etats-Unis non. Propos homophobes ou pas, la Cour suprême défend farouchement la liberté d'expression "et même quand elle peut blesser". Les Etats-Unis ont très peu de limites : Incitation au crime, interdiction formelle à tous les états de brûler le drapeau américain.
Lors des funérailles en 2006 du jeune soldat américain gay, Lance Matthews Snyder, l'église Westboro ultra conservatrice prétendait et prétend toujours  que les soldats américains tombent au combat parce que l'Amérique s'est perdue "dans le péché" car son armée tolère l'homosexualité. Pancartes brandies : "Merci mon Dieu pour les soldats morts !", "soldats pédés !"
Tout en reconnaissant la violence des propos, la Cour suprême a jugé par huit voix contre une que leurs auteurs étaient protégés par le premier amendement de la Constitution américaine qui garantit la liberté d'expression. En première instance, le père du jeune soldat a réclamé et obtenu 11 millions de dollars de dommages et intérêts pour "détresse morale", mais, la décision a été cassée en appel sous le couvert de ce fameux premier amendement…

Et dire que le grand artiste John Galliano, en mal de solitude, assis à sa terrasse de café n'a voulu qu'entamer une discussion avec un banal couple attablé à côtés de lui… Mauvais choix. Très mauvais choix. Le couple l'a pris pour un clochard ! D'où les injures, de part et d'autres paraît… dixit Sleek.
En France, John Galliano est un personnage public. Il représente un des fleurons du grand coq bleu blanc rouge hurlant sa progestérone sur son tas de fumier. Qu'il soit alcoolo, camé, dépressif, je m'en fiche. Qu'il soit antisémite et pro Hitler me scandalise personnellement mais ne me regarde pas. Ces égos surdimensionnés, élites autoproclamées ont toujours le fantasme de préserver ce qu'ils considèrent comme leur race. Malheureusement pour eux, ils sont en minorités. Et à l'allure où va la démographie mondiale, ils ont du souci à se faire. Que Galliano parle en privé de ses tendances, c'est son droit, mais que le Sun nous déballe cette vidéo volée créant évidemment un buzz bien prolixe est vraiment édifiant. Que cherche le Sun ? A faire tomber une idole de la Haute couture ? A faire du tirage ? A servir une cause politique ? 
Le dernier gros buzz du Sun concernait les trafics d'influences de la grosse endettée Sarah Fergusson qui "négociait" les influences de son ex-époux le prince Andrew, représentant officiel du Royaume-Uni pour le commerce international et les investissements. Enorme scandale au Royaume-Uni, mais Sarah Fergusson tout récemment réintroduite officiellement dans la famille royale des Windsor par la reine elle-même, jubile, Sarah Fergusson photographiée dernièrement tout sourire sur des pentes neigeuses aux cotés d'Andrew qui se fiche 'royalement' de la colère des sujets de sa mère.  A qui profite le buzz ? Pas toujours à ceux que l'on croit…

Il y a, depuis l'ère sarkoziste, une nette tendance à museler petit à petit la liberté d'expression dans ce pays. Galliano est un mauvais exemple car il touche à l'Histoire, à notre histoire, et il est particulièrement insoutenable d'entendre de tels propos. Mais Eric Zemmour, c'est tout autre chose car si vous regardez bien la vidéo incriminée du début jusqu'à la fin chez Ardisson, sur Canal+, Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste "Les Indivisibles" cherchait visiblement à "se faire" Zemmour. L'agressé n'est pas R. Diallo mais E. Zemmour. Je n'ai pas une sympathie particulière pour lui et je le trouve souvent sans intérêt mais dans ce cas-là, une fois encore, les extraits choisis de la vidéo qui circule sortent du contexte de l'ambiance du plateau. Rokhaya Diallo coupe sans arrêt la parole, n'argumente jamais, lance des piques pour envenimer et cherche visiblement la provocation. Je n'y ai pas vu un Zemmour " furieux" ou qui "explose de colère" comme je l'ai lu dans plusieurs articles. Son "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes" est prononcé comme quelque chose de fataliste, d'évident, de statistiquement prouvé, c'est l'avis d'Eric Zemmour, et, au nom de la liberté
d'expression, pourquoi pas ? C'est à se demander qui distribue les muselières.
  

    "Salut les terriens"  Emission de T Ardisson Canal+. Diallo-Zemmour (en entier)

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 21:52

Il y a des délices qui se mangent froid et sans sel. Sarah Ferguson et son ex-époux le prince Andrew, fils d'Elisabeth d'Angleterre, négocient des bakchich pour sollicitations d'influences !

Quand son divorce a été prononcé en 1996 avec le prince Andrew, à cause de photos érotiques la montrant, elle, la duchesse d'York, sur un transat à Bornes-les-Mimosas, se faisant lécher les orteils par le très très moche John Bryan, la rousse incendiaire Sarah Ferguson n'a pas pensé à la perte financière de sa pension allouée aux membres de la famille royale.Traumatisée par cette révélation du tabloïd sur la scène internationale et la mise à l'écart des Windsor, elle ne négociera pas de rente et ne touchera que 15 000 malheureusx livres sterling par an (soit env 17.500€/an ou 1450€/mois) pour l'éducation de ses deux filles. Il est évident que le train de vie d'une descendante du roi Charles II ne peut exister avec pareille aumône…

 Elle s'exile aux US, mais le couple avec Andrew ne se défait pas vraiment car ils s'entendent très bien dans l'infidélité. De Weight Watchers aux contes pour enfants, de l'écriture sur des régimes aux parts dans l'industrie cosmétique et à la production cinématographique, Sarah tente d'éponger ses dettes et celles de sa mère (plus de 6M d'euros). Bien que n'ayant jamais réellement quitté le domicile conjugal, elle s'affiche avec différents amants fortunés pendant qu'Andrew assouvit sur tout ce qui gigote ses penchants naturels. Le couple existe toujours malgré le divorce et bon nombre de photos les montrent avec leurs filles roucoulant une amitié suspecte aux quatre coins de la planète. "Andrew est mon meilleur ami !", aime répèter Sarah à la presse.

Sa belle-mère illustre, la reine, cède à ce grand amour contrarié qu'elle a mal évalué et pardonne sous la pression du peuple anglais attendri. Ils s'entendent si bien ! Et s'ils se remariaient ? Ce serait si romantique ! La reine ne peut que céder à ses sujets, (souvenez-vous pour le décès de son autre belle-fille Diana ?) et montre donc sa grande mansuétude en invitant officiellement l'infidèle Sarah au château de Balmoral, après 15 ans d'exil. Vous y croyez ? Vous ? A ce roman ? Moi non.

Hier, dimanche 23 mai, le tabloïd "News of the world" publie la vidéo de sa plus belle préméditation depuis 8 ans. Les vieilles photos des orteils sucés de Fergie, c'est de la gnognote à côté de ce qui va jaillir. Explication :
Le prince Andrew est le représentant officiel du Royaume-Uni pour le commerce international et les investissements. Enormes prérogatives. Immenses sont ses influences. Des journalistes du tabloïd se sont fait passer pour des hommes d'affaires et ont piégé Sarah devenue négociatrice des pouvoirs de son ex-époux. Caméra cachée, 35.000 livres sterling en liquide, tout y était pour ferrer et pécher un tel poisson qui ne ressemble déjà plus à une sirène.
Le journal a parfaitement préparé son coup. Dans la vidéo, sous nos yeux, Sarah assure que leur investissement sera largement bénéficiaire grâce aux 'portes' qu' Andrew leur ouvrira. Elle le couvre, dit qu'il ne faut pas tenter de le joindre. 175.000 livres sterling de bakchich ont déjà été négociées lors d'un précédent rendez-vous. Devant elle, en tas, 35.000 livres sterling posées sur une table. Ce sont les arrhes des faux hommes d'affaires. Elle ne se frotte pas les yeux de stupeur devant le tas de billets comme le dit bêtement la voix off de la vidéo mais certainement par l'épuisement de la négociation. Elle part avec l'argent.

Enorme scandale qui ne fait que commencer. Evidemment, le prince Andrew nie ca-té-go-ri-que-ment (ben voyons !) avoir eu une quelconque implication dans les affaires de son ex. Qu'il le prouve !

Sarah, hier soir, s'excuse et fait profil bas. Elle est anéantie. Rien ne dit qu'elle est la seule instigatrice. Le couple peut tout à fait avoir monté cette petite entreprise dans le fond de leur alcôve d'infidèles. Ne voit-on pas le prince avec un milliardaire du Kazakhstan qui a racheté à prix d'or sa résidence du Berkshire et son récent hébergement dans une villa somptueuse du prince régnant d'Abou Dhabi ? Les médias anglais évoquent également l'usage immodéré qu'Andrew, ancien pilote d'hélicopère de la Royal Air Force, fait de ce mode de transport, relevé par le National Audit Office, l'équivalent de la Cour des comptes. Il est facile pour Buckingham de faire porter le chapeau à celle par qui tous les scandales sont déjà arrivés.

1992. La reine ne veut plus y revenir. Sa fille Anne divorçait, Diana se séparait de Charles, Sarah étalait ses seins et orteils aux unes du monde et le château de Windsor brulait en partie. Une autre "Annus horribilis" ? Pauvre Elisabeth, (214 ème fortune mondiale, 16 milliards de livres). Madame, Nous compatissons.

 

Une musique masquante a été rajoutée sur la vidéo (qui ne se trouve plus sur Dailymotion ou You Tube) mais on peut facilement décripter les traductions

Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 16:15

Roman de mars 2010 :
Alors là, les bras m'en tombent ! Je pensais que c'était une rumeur, mais pas du tout ! Dominique de Villepin surnommé 'Doumé' chez les corses vient discuter sur l'après des élections régionales le 22 mars à Marseille. Et devinez où ? Au palais des sports ? Au Théâtre de la Criée ? Au Dôme ? Pas du tout. Il va "Chez Mario", une pizzeria inconnue ! En un premier temps je pensais à un lièvre ou une blague de quelqu'un connaissant mes 'affinités' pour DDV. Et bien non. J'ai reçu des preuves. Méfiante, j'ai téléphoné à la pizzeria pour vérifier l'info. Allez. On s'amuse, je vous mets tout ça en dialogue :
- Bonjour. La pizzeria 'Chez Mario' ?
J'entends du brouhaha mais pas de réponse. Je répète. Une voix masculine qui se veut rigolarde  répond.
- Restaurant "Chez Mario".
- Bonjour. Vous êtes un restaurant ? Une pizzeria ?
- Ben oui ! Jusqu'ici j'ai pas entendu dire que c'est une boucherie !
Ah d'accord, il le prend comme ça le Mario en question (si c'est lui)… Dans ces cas là, il faut rester calme et jouer son jeu. Je ris un peu mais pas trop quand même de sa fabuleuse vanne.
- Je suis désolée de vous dire que je ne connaissais pas votre pizzeria…
Grand rire de bœuf outragé qui me guillotine les tympans. 
- Et bien maintenant, vous pourrez plus le dire ! Ah ! Ah ! Ah !
Je vous certifie que Mario à toujours ses amygdales. Un vrai électrochoc laryngé. Bien fait pour moi. Je l'ai cherché. Surtout lui laisser croire qu'il est la dernière perle masculine et qu'il mérite bien son surnom de la "Quéquette en or de Marseille"*. Je ris une fois de plus, toujours un peu et toujours pas trop. Il faut le mettre en confiance. Je me lance.
- Voilà. Je recherche le restaurant où Dominique de Villepin devrait venir le 22 mars pour discuter sur les régionales. Est-ce chez vous ?
Silence. Plusieurs secondes embarrassées.
Euh… Euh… Euh…
- …
- Euh… Euh… Euh…
Il a l'air de subir un gros bug et je me demande s'il n'est pas en train de faire un AVC en direct.
- Il y a un problème ?
- Ben… Ben… Ben…
Ou le Mario disjoncte sérieusement ou bien il est muselé par une info qu'il ne peut pas divulguer. Ces 'Euh' et 'Ben' le trahissent. Evidemment l'info est bonne. Là, je suis la reine ou l'impératrice comme vous voulez car je ferai parler n'importe quel ermite ayant fait vœu du silence depuis 30 ans. Par contre, le secret est sacré pour moi. Je ne supporte pas ceux qui ne les tiennent pas. Je vais tester Mario. Je prends une voix étonnée mais très sûre. Evidemment, il faut mentir.
- Ecoutez. Je fais partie du Club Villepin et j'ai déjà contacté les membres officiels pour faire une réservation chez vous. Ne me dites pas que M. de Villepin ne viendra pas ! Mais je peux me tromper et ce n'est pas chez vous…
Il semble en confiance limitée. On a du le menacer de toutes les fatwas possibles s'il parlait de sa venue. Mais, même en confiance, il ne doit pas parler. Point.
- Vous comprenez… Euh… Ben… C'est-à-dire… Oui… Je ne peux pas…
Je relance. Je sens que Mario va lâcher le morceau. Le goût du secret, il ne l'a pas dans les gènes.
- OK j'ai compris, c'est donc bien chez vous. Ne vous en faites pas je serai discrète. Mon seul problème est de ne pas faire le voyage pour rien. Je vous appelle de Paris comme vous pouvez le constater (neuf chances sur dix qu'il n'ait pas l'affichage des numéros) et je voudrais deux  places supplémentaires pour des amis marseillais UMP qui ne veulent absolument pas rater M. de Villepin.
Mario est bien ennuyé. Il a déjà commencé à parler. Il sait que je sais mais il sait surtout qu'il ne doit rien dire car c'est le seul et premier grand secret que sa pizzeria doit garder. S'il diffuse l'info, tout sera fichu. La presse occupera  le restaurant et ce n'est pas une conférence de presse que DDV veut faire mais une discussion, je cite, avec 'Tout le 13" ! Mais on est à Marseille. Pas en Corse. Tout ce sait en un milliardième de seconde.
Mais Mario n'en peut plus; Il est tellement content et flatté d'avoir la bête politique que rêve de pendre le boucher Sarkozy à son croc.
- Vous comprenez… Euh… Je n'ai pas encore le top. Ben… Je l'aurai lundi. J'attends la confirmation…
Ah... il a craqué. Et d'une voix toute radoucie comme si la levée du secret le rendait infantile. Et bien voilà, nous y sommes... J'enfonce le clou.
- Bon. Vous me rassurez. Si je résume, M. de Villepin se rendra bien chez vous le 22 mars, c'est confidentiel, ce n'est que sur réservations privées et le menu unique est de 23€ boissons et café inclus. L'heure, c'est 19h30 je crois ?
Petite voix de castrat du Mario.
- Euh… oui. Mais vous savez, on attend quand même la confirmation lundi prochain. Soyez discrète.

Oui Mario ou Polichinelle, ne vous en faites pas. La discrétion n'est pas au menu de votre Bou... pizzeria. Mais je suppose que l'on y mange divinement bien. Je vous donne le lien de quelques clients qui ont laissés quelques critiques...
Le secret à la forme d'une oreille *

 Allez, le dernier Muse...

 

 


                                                   "Marseille et tout le 13 avec Dominique de Villepin"

vous donne rendez-vous le LUNDI 22 MARS 2010, thème de la discussion proposée :

 

Élections Régionales 2010

QUELLES CONSÉQUENCES EN TIRER ?

 

à partir de 19h 30 – restaurant pizzéria CHEZ MARIO,

Menu 23 € (boisson + café inclus)

* Merci de nous confirmer votre présence par email/ réservation téléphonique

 

A très bientôt!

 

 invitation (extrait)

* citation de Cocteau

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 00:00

Lors du récent enlèvement des deux journalistes de France 3 en Afghanistan, Claude Guéant, en janvier dernier, avait lancé un mauvais pavé qui résonnera longtemps son onde de choc : "Le scoop ne doit pas être recherché à tout prix !" Merci M.Guéant. Dorénavant, nombreux seront ceux qui iront systématiquement mettre en doute le travail d'investigation du journalisme d'immersion, d'autant plus et surtout si ce sont des femmes....

Florence Aubenas, Ingrid Bétancourt, les deux sont nées la même année. L'une vient d'avoir cinquante ans, l'autre les aura en cadeau le jour de noël. Les deux ont vécu l'horreur de l'enlèvement et l'enfer de la vie d'otage. Florence est devenue célèbre par son rapt hypermédiatisé. Elle est restée 5 mois dans une cave de 4 mètres de long à plafond bas, les yeux bandés, attachée, silence total. Ingrid a passé 6 ans dans la jungle colombienne dans des conditions extrêmes. Elle n'est pas journaliste. Les deux sont des femmes de conviction aux engagements entiers et peut-être inébranlables. L'avenir nous le dira. Florence et Ingrid sont devenues des produits alléchants pour un marketing facile. Ingrid écrit son livre et je l'attends avec impatience. Pour booster leurs ventes, les ex-otages ex-amis d'Ingrid ont tous exploité sa renommée en désacralisant le mythe de la belle mystique. L'époux aussi. J'ai lu en diagonale (debout dans une librairie) son pathétique livre. J'ai beaucoup pleuré… de rire.

Mais, pour aujourd'hui, Florence Aubenas. Son dernier livre, 'Le quai de Ouistreham', grâce à   l'éminence Guéant, est donc critiqué comme 'scoop alimentaire' et l'info remorquée par d'autres journalistes est souvent sans aucun état d'âme. Certains forums fleurent bon la débilité profonde. C'est tout juste si l'enlèvement et la vie d'otage n'avaient pas été une aubaine pour elle ! On la lapide sans scrupules comme par exemple dans le forum de Marianne, comme ça, sans tenir compte de son passé de grand reporter, de ses nombreux courages d'écritures. Vous allez me dire, cela ne l'empêche pas d'être dans le top des ventes ! Évidemment et heureusement ! Mais cette critique immédiate qui stigmatise sans être objective est alarmante. Le journalisme d'immersion mérite totalement ses bénéfices trébuchants car il est, comme dans ce cas, sans déguisement politique possible. Il est facile de critiquer derrière son écran, au chaud, les pieds dans ses vieilles pantoufles diffamatoires. Qui irait chercher l'info sur le terrain ? Quelles sont les journalistes qui iraient faire des ménages pendant des mois pour dénoncer une réalité sociale ?  

Dans le Télérama de cette semaine, page 162, un certain François Gorin titre 'Florence Aubenas, star précaire'. Son petit article miteux est rempli de sous-entendus perfides qui ne souligneront en aucun cas ce que voulait dénoncer sa consœur sur la tragique réalité sociale qu'elle a vécue à Caen, Caen représentative de toutes les villes de France. Le Gorin en question, pas solidaire du tout, décrit une Florence Aubenas comme avide de reconnaissance où seule son image est importante. Le sujet principal est évidemment absent. Une fois de plus, le lecteur ne lit pas une information, même critique, mais tombe dans un jugement de valeur mesquin et personnel, sans aucune démarche journalistique. Voici des extraits :

 "Difficile de lui échapper, Florence Aubenas est invitée partout- elle a le chic de redresser mine de rien les questions posées un peu de travers. " (…) "On la croit sans peine quand elle dit que son livre est là pour faire exister les personnes (…) des femmes presque toutes. En attendant, c'est elle qu'on voit." Il devient encore plus soupçonneux et met en doute l'authenticité de sa démarche : "Mais comment la célébrissime Florence Aubenas a-t-elle pu passer incognito au Pôle emploi de Caen ? Lui demande-t-on une fois de plus. Elle raconte alors que chez son éditeur (…) la jeune femme de l'accueil ne l'a pas reconnue. Elle n'était pourtant pas déguisée…" Avec des points de suspension pour soulever le doute. Il termine son sournois vilipende stérile en une somptueuse conclusion mille fois utilisée depuis que Shakespeare se fossilise dans le Warwickshire. "Le quai de Ouistreham permet aussi de méditer sur la notoriété : la vouloir ou pas, telle est la question." Quelle grande culture possède ce Gorin à l'étymologie porcine.

Fabienne Pascaud la rédactrice en chef a validé. A combien tire Télérama ? Mais il y a un livre excellemment critiqué au sujet philosophique nouveau, une réflexion profonde sur les conditions de la gent féminine bien plus importante que la misère étalée d'une femme de ménage par une journaliste sans portefeuille médiatique. C'est celui d'Elisabeth Badinter qui squatte tous les plateaux radios, tv, avec son livre suranné et tarte qui dénonce ce que tout le monde sait et vit sur les difficultés contemporaines de la femme en activité professionnelle. Tout y passe ou y repasse. La parité, la maternité et même les difficultés intrinsèques de l'allaitement  en 2010 (je rêve !). Heureusement qu'elle n'aborde pas le complexe d'Œdipe selon Dolto, car, sur l'Enfance, elle plagierait presque la clinicienne qui continue de polluer encore des maternités en manque de guide ! On se croirait dans les années quarante !

Elisabeth, son fond de commerce, c'est la femme, sous toutes ses coutures archaïques qu'elle jauge du haut de formules complètement dépassées. Les révolutions féminines à faire, elle ne peut même pas les symboliser ! Par contre, félicitations pour la superbe médiatisation de cet essai historique. Avec son regard bleu, doux et tranquille, la richissime 'Madame' Elisabeth Badinter épouse du grand homme, solide actionnaire de Publicis, essaime l'air de rien le monde du Net :
A ce jour, quand on tape sur Google le titre de son livre, s'affichent 1.350.000 réponses !
165.000 pour 'Le Quai de Ouistreham'…

Bravo ! Florence.

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