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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

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---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 01:22

Pourquoi Carla Bruni-Sarkozy vient-elle d'accorder une interview exclusive au magazine Elle ? Quel intérêt a-t-elle à livrer des confidences qui ne sont plus d'actualité avec la défaite de son illustre époux ? Son prochain disque sortira au printemps 2013, on est donc loin d'une campagne promotionnelle. En revanche, la liste des affaires judiciaires qui pend au nez de l'ancien président est longue. Pour ne citer que celles de Karachi, Takieddine, ou le financement de la campagne de Balladur dont il était le directeur de campagne. Faut-il alors penser que Nicolas Sarkozy prépare son retour pour 2017 ?

Jean-François Copé, qui se comportait déjà lors de la précédente campagne présidentielle comme un candidat, veut le prochain trône présidentiel. D'ailleurs, tout est bien plus facile pour lui que pour François Fillon. Ses déplacements sont payés par l'UMP. Il répète qu'il sera partout tous les jours et donc entend bien profiter de l'avantage qu'il a de la grosse caisse du parti.

Pour Nicolas Sarkozy, Copé, son concurrent direct pour 2017, doit être éjecté. Il doit passer par d'autres stratégies, d'autres biais tactiques moins visibles mais bien plus payants. Une élection peut se faire par l'extérieur. Revenir nettoyé et blanchi d'une nouvelle aura de surpuissance cautionné d'une pressante opinion internationale sera bien plus facile. Car son tour du monde en tant que conférencier sublime pourrait lui rapporter, outre de l'argent dont il n'a pas besoin, une formidable image positive. A Paris, il reçoit toujours énormément de politiques, d'élus, de chefs d'entreprises, de réseaux influents, une sorte de président qui continue à exercer dans l'ombre.

Dans ce long entretien ci-dessous, Carla parle de sa famille, du chaos et de la violence de ce quinquennat, des attaques qu'elle a subies par la presse sur ses kilos accumulés pendant sa grossesse, de sa profonde déprime, on peut la comprendre et lui donner raison. En revanche, quand elle insiste et revient longuement sur les qualités de président exceptionnel qu'avait et aurait encore Nicolas Sarkozy et la bêtise des Français d'avoir méprisé un tel homme, on est là dans d'évidents propos de campagne. Carla Bruni-Sarkozy n'a pas pu donner, diriger et relire cette interview, comme l'a déclaré la rédactrice en chef du magazine, sans l'accord de son époux. Son manque de goût pour ce genre d'exercice, son attitude méfiante envers la presse, hors com' musicale, a toujours été claire. Elle ne peut être qu'envoyée spéciale missionnée par lui. Certainement.

                                                                                                -------------                         

                        Entretien de Carla Bruni-Sarkozy par Michele Fitoussi du magazine Elle
 

Pourquoi avoir décidé de parler ?

- ELLE. Vous avez quitté l’Elysée il y a six mois et vous avez gardé le silence. Pourquoi avoir décidé de parler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. D’abord pour clore un chapitre de ma vie, ensuite parce que, bien que ce ne soit pas d’une importance majeure, j’ai besoin de temps en temps de parler moi-même puisque tant d’autres le font à ma place et donnent de fausses informations ! Jusqu’à présent, ma position ne me permettait pas de m’exprimer librement. Aujourd’hui, je le peux.

- ELLE. Vous avez été choquée par l’attitude des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. La démocratie est ainsi faite que les médias doivent être libres, y compris de calomnier et de mentir. Comme disait, je crois, Tocqueville : « La liberté de la presse répare toujours plus d’injustices qu’elle n’en commet. » Mais c’est vrai, parfois je me suis mise en colère, notamment quand on a voulu utiliser mes enfants. Et puis j’ai été blessée par les attaques personnelles, sur mon physique par exemple. Je trouve limite qu’on utilise ces arguments dans le combat politique. J’en profite pour « remercier » cet aimable photographe qui a publié une photo de moi avec 20 kilos de trop, à peine sortie de la maternité. Je dormais deux heures par nuit, j’avais le visage bouffi de fatigue. Après une grossesse, on est épuisée, surtout à 43 ans. Je ne m’attendais pas à la clémence, mais pas non plus à cette cruauté. Ça a été une période difficile : je voulais soutenir mon mari pendant sa campagne et, en même temps, je ne voulais pas sortir, je ne voulais pas qu’on me prenne en photo, j’avais envie de pleurer de fatigue, j’étais fragile. Je n’étais heureuse qu’en famille et le contraste entre la douceur de la vie à la maison avec le bébé et la brutalité du monde extérieur a été violent.

 - ELLE. Vous attendiez-vous à ça, vous qui avez l’expérience des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne m’attendais pas à un tel acharnement mais c’est ainsi qu’est notre époque. Ça fait mal, mais je relativise, ça n’est pas si grave.
 

Quel souvenir de ces années à l’Elysée ?

- ELLE. Votre mari, qui avait l’habitude des attaques, vous a-t-il aidée à vous blinder ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Est-ce qu’on s’habitue à ça...? Bien sûr, il était blessé, notamment de ce qu’on disait sur moi. Mais c’est un combattant, il ne se plaint pas. La politique c’est violent, surtout dans une campagne présidentielle. Et cette campagne, au fond, a été la plus belle de toute sa vie politique. Il l’a perdue. Les grands guerriers préfèrent gagner mais ils savent perdre. Il s’est battu jusqu’au bout et, quand il a compris qu’il avait perdu, il a simplement assumé sa défaite, avec dignité.

 - ELLE. Qu’appréhendiez-vous le plus ? La défaite ou la victoire ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Bonne question ! Disons qu’en tant que citoyenne j’appréhendais la défaite et, en tant que femme, la victoire. A cause de la vie familiale, de la santé aussi. J’étais soulagée que la campagne se termine et triste qu’il ait perdu. A le voir tant se battre, j’aurais préféré qu’il gagne.

- ELLE. Quel souvenir gardez-vous de ces années à l’Elysée ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ces quatre ans et demi à l’Elysée ont été sans aucun doute l’expérience la plus exceptionnelle de ma vie, j’en garderai toujours un souvenir ébloui. Ce fut un grand honneur pour moi de représenter la France, une aventure inimaginable. Il y a eu bien sûr beaucoup de voyages, des rencontres avec des personnalités exceptionnelles comme Nelson Mandela par exemple, mais aussi des contacts humains au quotidien inoubliables.

Une carrière entre parenthèses

- ELLE. Quelles ont été vos premières impressions ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis arrivée à l’Elysée pleine d’enthousiasme et de curiosité et avec une certaine humilité face au décor et à la situation. J’ai été très impressionnée par les gens qui y travaillent. Ils sont la crème des beaux métiers d’art et de tradition française, et chacun d’entre eux – des argentiers aux fleuristes, des tapissiers aux huissiers, des gendarmes aux jardiniers – travaille avec fierté dans le souci de l’excellence. J’en profite d’ailleurs pour remercier de tout mon cœur tous ceux auxquels je n’ai pas pu faire mes adieux.

- ELLE. Etait-ce difficile d’assumer la représentation publique ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’arrivais d’un autre monde, si peu conservateur, celui des artistes. J’ai eu peur de décontenancer au début. J’ai essayé de montrer que j’étais disposée à faire mon devoir, c’est-à-dire à accompagner le Président et à représenter mon pays lorsqu’on avait besoin de moi. Le fait d’être rompue à la vie publique par mon métier m’a beaucoup aidée, mais je ne connaissais rien au protocole. C’était très intéressant d’apprendre et de se laisser guider. En Angleterre par exemple, le protocole est si raffiné que l’on se sent tout simplement à l’aise, comme si tout était naturel.

- ELLE. Vous avez mis votre carrière entre parenthèses. Le regrettez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était mon choix. Ça n’a été ni violent ni douloureux. Ne plus faire de concerts était plutôt une décision de bon sens car je me suis rendu compte que je ne m’en sortirais pas sinon. Mon troisième album est sorti peu après notre mariage, parce qu’il était prêt et que c’était prévu comme ça. Je trouvais absurde de ne pas le faire. Et puis on aurait imaginé que mon mari ou « l’Elysée » m’en avait empêchée, ce qui aurait été entièrement faux et injuste car, si je ne suis pas une femme soumise, Nicolas n’a rien non plus du mari autoritaire. Il me soutient et m’encourage toujours en tout. D’ailleurs, pendant cinq ans, personne ne m’a jamais rien interdit...

Un statut de Première dame ?

- ELLE. Vous ne voyiez jamais les conseillers ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ils me disaient bonjour comme si j’étais de la nitroglycérine... et c’est tout ! Mais, quoi qu’il en soit, chaque fois que je m’exprimais ou que je faisais quelque chose, les médias y voyaient l’influence ou la volonté de mon mari. Pour quelqu’un qui est habitué à être entendu comme un individu à part entière, c’est déconcertant. On m’a fait passer pour une idiote.

- ELLE. Ça vous a blessée d’être traitée de potiche ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, car il n’y a que la vérité qui blesse. Potiche est un terme désagréable mais accompagnatrice, en retrait, oui, je le revendique, on est là pour accompagner son conjoint à travers son mandat et c’est tout. Cette posture classique et traditionnelle me semble la plus sûre. Celles qui m’ont précédée ont été discrètes et ce n’est pas par hasard. Se mettre en avant prête le flanc aux attaques. De même, quand on est dans cette position, il est important d’aider les gens en difficulté dans la mesure de ses possibilités. On reçoit tant de demandes, on ne peut pas rester insensible à la douleur, à la misère et à la détresse des autres.

- ELLE. Faut-il créer un statut de Première dame ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je crois que ça ne servirait à rien. En revanche, que la personne qui accompagne le chef de l’Etat – ou la chef de l’Etat peut-être un jour – prenne part à certains événements protocolaires, pourquoi pas ? Aux Etats-Unis, l’épouse du président américain a un cabinet officiel dont le budget est voté par le Congrès, mais ici je ne crois pas que ça fonctionnerait. En France, on n’élit pas un couple, c’est important de le comprendre. L’accompagnement et l’engagement humanitaire, oui, un salaire, un statut déterminé, non...

Une fonction à plein temps 

- ELLE. C’est une fonction à plein temps ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Accompagner et soutenir un homme qui est le président de la République vous oblige à vous engager sans compter. Je le voyais travailler jour et nuit et je voulais le soutenir. Je l’ai fait d’un point de vue intime, pour lui permettre de travailler en paix, et, d’un point de vue plus large, j’ai participé comme je pouvais en apportant du soutien aux autres.

- ELLE. Peut-on continuer à travailler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ça dépend de ce qu’on fait. Cherie Blair a continué son métier d’avocate, elle s’est fait d’ailleurs attaquer pour ça, mais elle ne pouvait pas se permettre de ne pas travailler. En principe, dans un cas comme le mien, on devrait pouvoir demeurer chanteuse, artiste, il n’y a pas d’interférence. Pourtant, moi, cela me dérangeait. Quand on est confronté au chômage, à la misère, aux difficultés, le climat n’est propice ni à la chansonnette ni aux concerts... Cette position au fond m’a ouverte au réel. Alors je suis restée auteur-compositeur, j’ai écrit pendant ces cinq ans autant que je voulais, je l’ai même fait sous pseudonyme. Mais ma carrière n’a plus été au premier plan.

- ELLE. Valérie Trierweiler a-t-elle raison de vouloir rester journaliste ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. A-t-elle le choix ? C’est complexe et difficile : pour ses confrères et pour elle vis-à-vis de ses confrères. Parce que, même culturel, le journalisme est censé être un contre-pouvoir, c’est même une de ses missions, il me semble.

L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler

- ELLE. Qu’avez-vous dit à Valérie Trierweiler lors de la passation de pouvoir ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai eu un contact chaleureux avec Valérie Trierweiler et j’ai de la sympathie pour elle. On était toutes les deux dans une situation très particulière ce jour-là, mais il y a eu de la chaleur dans cette rencontre et de l’humanité aussi. On a pris un café, j’ai eu plaisir à l’accueillir et à parler vingt minutes avec elle, mais nous n’avons pas abordé les détails de la fonction.

- ELLE. Est-ce qu’elle l’appréhendait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Elle m’a dit très gentiment que, dans une interview, elle avait dit qu’elle ne serait pas une potiche mais qu’elle ne pensait pas du tout à moi en disant cela. Je lui ai répondu que je savais très bien comment ses paroles avaient pu être transformées. Et j’en ai profité pour lui dire que je m’étais volontairement mise dans cette position passive car c’était de loin la plus simple !

- ELLE. Qu’avez-vous pensé de l’affaire du tweet ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je déteste les curées médiatiques. Par ailleurs, Valérie Trierweiler se trouve dans une situation très difficile, que j’ai moi-même traversée, et je me refuse à la juger. Je crois qu’elle n’avait simplement pas mesuré la différence entre avant et après, et c’est normal. De plus, elle est journaliste, c’est son métier de donner son opinion sur les choses. Elle a très bien compris où elle se trouvait, à présent. Qui n’a pas fait d’erreurs dans la vie ?

Des conseils pour la Première Dame ?

- ELLE. Vous en avez fait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Oui, mais sur des trucs plus ridicules qu’autre chose. Par exemple quand Nicolas est venu me voir pendant mon interview avec « Femme actuelle », on s’est embrassé, et j’ai dit : « Il vient d’arriver de douze heures de voyage, le pauvre chou. » Le journal a sorti « chouchou » et c’est parti comme ça... Ça n’était pas bien grave et surtout pas du tout politique. En ce qui concerne Valérie Trierweiler, je crois que sa situation est un peu floue et que le flou n’est pas conseillé à ce niveau de l’Etat

- ELLE. Que lui conseilleriez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne me permettrais pas de donner des conseils à quiconque, je ne parle que de mon expérience, mais il me semble qu’il est plus simple d’être l’épouse légitime du chef de l’Etat que sa compagne. La présidence de la République est un lieu officiel qui implique des situations officielles. Peut-être que je me trompe et que leur choix est moderne, mais, pour ma part, j’ai senti un apaisement véritable de l’inquiétude générale à mon égard lorsque j’ai épousé Nicolas. C’est à travers cet engagement intime que, curieusement, j’ai trouvé ma place dans la vie publique.

- ELLE. Il y avait aussi la difficulté de sa position envers Ségolène Royal. Vous aviez trouvé plus facilement la vôtre envers Cécilia Sarkozy.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Dans notre cas, il n’y avait aucune interférence politique. Mais les familles recomposées c’est toujours compliqué, il ne faut pas croire que ce soit simple. Si tout le monde fait des efforts, parfois, on y arrive...

 Comment avez-vous vécu la défaite ?

- ELLE. Comment avez-vous vécu la défaite ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis encore stupéfaite que les Français se soient privés de lui, de son énergie, de sa vision, de son courage, de son humanité, d’une intelligence et d’une volonté comme les siennes. Mais ce qui m’a bouleversée c’est la façon dont il a expliqué les choses aux enfants le 6 mai au soir. Il leur a dit : « Il est important de connaître l’échec dans la vie, il est primordial de savoir y faire face, il y a quelque chose de grand dans l’acceptation de l’échec, quelque chose de beau. Vous allez constater que l’échec a une odeur. Les gens vont être très différents avec vous. J’ai perdu et c’est ainsi. Mais, pour vous consoler, sachez qu’on n’apprend rien d’une victoire, mais tout d’un échec et que l’on en sort renforcé. » Les enfants ont été un peu déstabilisés, ils sont venus à la Mutualité, ils l’ont écouté parler, on a tous pleuré, et voilà.

- ELLE. Et voilà ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était fini. Quand on va, comme lui, jusqu’au bout de l’effort, jusqu’au bout de ses forces, il n’y a pas de regrets.

- ELLE. Vous parlez avec votre mari de la suite de sa carrière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Mon mari est dans une nouvelle vie qu’il construit avec curiosité et engagement. Il tourne la page de trente ans de vie politique, trente ans de passion, de vocation et de combats. Il est très conscient, très lucide. Les faits sont têtus, il s’est battu, il a perdu, il se reconstruit ailleurs.

« Et s’il revenait »...

- ELLE. Comment se révèle-t-il dans l’après-présidence ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Identique. Il est constructif, créatif, il n’aime qu’avancer, explorer. L’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’aime tant l’avoir épousé est qu’il n’aime que l’avenir. Pour une nostalgique comme moi, c’est une vraie source de gaieté. Je l’ai rencontré à la quarantaine, et, à cet âge-là, on ne laisse pas passer sa chance. Entrevoir la possibilité de ne plus être seul est extrêmement rare.

- ELLE. Vous avez un peu plus de temps pour faire des choses ensemble ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Il a 57 ans et une toute nouvelle vie à aménager, donc il ne traîne pas le matin ! Mais il est comme ça. Je pense qu’il s’arrêtera seulement pour mourir. Quand il se met totalement au repos, comme cet été, c’est tout de même avec 50 km de vélo par jour ! Mais il laisse une grande place à sa famille, c’est un homme de sentiments.

- ELLE. Certains s’interrogent sur un possible retournement : « Et s’il revenait »... Qu’en dites-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’est un retournement qui n’a rien à voir avec la réalité. C’est plutôt un emballement médiatique, on aime attaquer ceux qui sont en place... Son retour me semble improbable, même si je ne suis pas une experte des mouvements de la vie politique. C’est lui qui verra, c’est les Français qui verront.

Les critiques sur votre train de vie

- ELLE. Parmi toutes ses actions, desquelles êtes-vous la plus fière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis très fière de son absence totale de sectarisme, de son ouverture d’esprit. Avant de le connaître, ça m’a plu qu’il choisisse des gens du camp adverse pour leurs compétences. Pour moi, c’est un signe de force et d’intelligence. C’est pour cela que je suis devenue sarkozyste au fond, car cette tolérance et cette ouverture le définissent profondément. Je suis fière des grandes réformes qu’il a accomplies, de la place qu’il a souhaité donner à la culture, de son action à l’international... Je suis fière de son sang-froid, de son honnêteté, de son courage sans faille et des efforts surhumains qu’il a déployés pour son pays jour et nuit. Et je suis fière du fait que, malgré cinq ans de difficultés majeures, 48,5% des Français aient voté pour lui.

- ELLE. Vous vous êtes toujours défendue d’avoir eu de l’influence sur lui.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. On m’a prêté de l’influence, mais je n’en avais pas et je ne voulais pas en avoir. Mais sans doute mon monde est-il entré dans le sien : c’est la base de l’amour, le transfert ! On devient un peu l’autre, on adopte un langage commun, une façon d’être commune. Lui, il est à l’aise partout. Je l’ai invité à une émission avec Charles Aznavour : en sortant du plateau, je l’ai retrouvé dans le car régie en pleine discussion avec les techniciens.

ELLE. Que répondez-vous aux critiques sur votre train de vie aujourd’hui ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. Cette idée de me faire passer pour une milliardaire qui se balade en hélicoptère m’attriste. J’ai toujours eu une vie d’artiste et je suis issue de la bourgeoisie, il est certain que j’ai toujours connu une existence privilégiée, mais je ne suis pas milliardaire et je ne me balade pas en hélicoptère, c’est bien mal me connaître que d’inventer cela. Le cœur de ma vie est fait de ma musique et de ma famille. J’aime la tranquillité, la vie de tous les jours et la caricature qu’on fait de nous est bien loin de la réalité.

Votre vie aujourd'hui ?

- ELLE. Comment avez-vous retrouvé votre ligne ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai essayé de manger moins, c’est le seul régime que je connaisse. La maternité, chaque fois, me laisse défaite je dois dire, physiquement et psychologiquement, et ça me prend un temps fou pour me remettre. J’admire infiniment les femmes qui ont beaucoup d’enfants sans aucune aide.

ELLE. Pour poursuivre avec les rumeurs, vous seriez adepte de la chirurgie esthétique et des injections ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai fait affiner mon nez quand j’étais jeune mannequin, c’est vrai et ce n’est pas un secret. Je le trouvais un peu rond et pas très photogénique. Et puis je n’ai plus jamais rien retouché de ma vie et je ne retoucherai plus jamais rien. Ni mes pommettes qui me viennent de ma mère et dont mon fils a hérité, ni ma bouche, ni les injections qui au fond vous donnent une drôle de tête. J’ai cependant beaucoup soigné ma peau, je l’ai préservée du soleil et j’ai investi dans des soins au laser. Je n’aime pas particulièrement vieillir mais je ne crois pas que je succomberai au lifting, j’ai trop peur d’un ratage, je ne trouve pas la chirurgie esthétique tellement au point. En revanche, les retouches photographiques de nos jours sont de véritables miracles et les images que l’on voit sont loin du réel. Il faut arrêter de donner des illusions aux femmes : la plupart des photos des magazines sont retouchées !

- ELLE. C’est quoi votre vie, aujourd’hui ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Plutôt cool, la maison, les enfants, l’album qui sort au printemps.

Un album inspiré par ces dernières années ?

- ELLE. Votre album va s’inspirer de ces dernières années ?

- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, pour écrire sur un sujet, il faut un petit temps de digestion. Il y aura juste une chanson pour mon mari... Et pas de chanson sur les journalistes, contrairement à ce qui a été dit.

- ELLE. Vous allez continuer à vous occuper de votre fondation ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Absolument. Quand je constate la quantité de travail qui a été accompli, quand je pense aux centaines de jeunes à qui nous avons octroyé des bourses d’études, quand je vois l’amélioration du quotidien des enfants vivant en milieu hospitalier grâce à nos équipements, quand je vois le sourire de personnes en situation de grande exclusion et qu’elles retrouvent le goût de communiquer grâce à une de nos actions, ou l’émotion de ceux qui réapprennent à lire et à écrire grâce aux ateliers que nous finançons, je me dis que ce serait un vrai gâchis de ne pas continuer. Alors, même si c’est difficile de trouver les fonds nécessaires, je suis déterminée à me battre pour qu’on ne laisse pas tomber tous les gens qu’on a soutenus. L’éducation et la culture me semblent encore plus essentielles dans ces temps difficiles. Et c’était délicat avant, mais maintenant je vais pouvoir sans complexe utiliser mon image au profit de la fondation.

- ELLE. Vous allez refaire des photos ? du cinéma ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’en ai très envie car j’aime le monde du spectacle dans toutes ses formes. J’ai beaucoup aimé tourner avec Woody Allen. Je ne sais pas si j’ai un tempérament d’actrice, mais ce que j’aime dans le cinéma, c’est le travail d’équipe, alors que le métier d’auteur-compositeur est un métier solitaire. J’adorerais faire du théâtre un jour ou écrire quelque chose à jouer sur scène. Quelque chose de différent d’une chanson, quelque chose de drôle. Ça me plairait infiniment de savoir faire rire... Après tout, rire est peut-être la meilleure façon de vieillir.

                                                                                 ----

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commentaires

M6 31/10/2012 22:07


hi ! cixi! carlita bof mais sarko pourquoi pas! 


vivement que ça bouge un peu dans le pays d'aix


:)

J-Hervé 30/10/2012 18:35


en effet on est dans une type de ratissage américain! sarko ne s'est jamais caché de pomper sur les méthodes américaines mais c'est pas dit que ça fonctionne en France,


oN N'est PAS DES VEAUX ! quoiqu'on en dise!

dropy 30/10/2012 16:51


anne sinclair quitte DSK, carla qui en a bien bavée va retourner à sa guitare c'est


tout ce qu'on lui demande

mado 30/10/2012 08:51


je n'avais pas lu en entier cette interview, on sent l'ex première dame bien loin des pbs des français 


loin des réalités d'un pays en crise


dans son milieu doré 

med13 30/10/2012 00:21


oui c'est bien le genre de sarko à vouloir combattre à l'extérieur pendnt que Copé s'escrime de l'intérieur mais à mon avis Carla aura beau faire les dès sont pipés depuis trop longtemps, on nous
la fera pas une seconde fois


cdt

Romain 29/10/2012 16:38


ah Carlita.....

Loïc 29/10/2012 13:32


copie collé de la campagne américaine où l'épouse s'occupe de l'électorat féminin en passant par les gros médias féminin 

Joelenr 29/10/2012 13:14


cette pauvre Carla  sert de porte parole sans s'en douter ? on n'est quand même pâs des idiots!


toutes ses jérémiades me soulevent le coeur mais c'est dans un journal féminin et je suppose que ce n'est pas fait par hasard....