CIXI-HELENE

  • : CIXI-HELENE Impératrice d'Aix en Provence
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  • : 14/03/2008

Pèle-mêle quotidien

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Le blog Cpolitic passe à autre chose. Fini le tartinage corrosif de Sarkozy, Hollande et les autres. Nouveau combat, l'Ecologie. Voici le lien de ce nouveau site au doux nom de "ecolomaisjetemmerde"
 

- Nicolas Sarkozy se ressource à Marrakech, la vie est belle !

- Et suivre François Hollande au quotidien sur le site de l'Elysée. clic

- Nicolas Sarkozy touchera le pactole. Vive la retraite !

Le détail du Gouvernement. Enfin la parité !

L'Asemblée nationale, en direct


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Au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac, le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR. Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi.

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La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89. Ce blog n'est pas anonyme. Mes coordonnées sont à disposition par l'intermédiaire d'Overblog. Information importante pour ceux qui croiraient le contraire...

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Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempète provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog. Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin (Vendredi) Alexandre Piquart (Le Monde). Le maire de Trets,Jean-Claude FERAUD, UMP, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale, bien trop peureuse. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog. Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin  pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France.

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 03:53

Dignité, simplicité, sobriété. L'investiture de notre nouveau président de la République s'est déroulée dans le climat que François Hollande a choisi. À part la pluie et les grêlons qui l'ont rendue plus distrayante, pas de véritable liesse populaire ni de fêtes déjantées à la mesure de l'événement. Hollande se devait d'être l'antagonisme de Nicolas Sarkozy. Fini les robes Armani et chaussures Louboutin.

Valérie Trierweiler, très élégante, qui l'a accompagné pendant toute cette journée mémorable, portait une robe d'une marque banale, Apostrophe, environ 200€, un manteau blanc de Tara Jarmon, 650€, et des escarpins de l'originale Anne-Valérie Hash, 250€, soit 1100€. On est loin des 1500€ de la robe Prada, d'ailleurs magnifique, que portait Cécilia Sarkozy pour l'investiture de son époux en 2007, pour ne citer que sa robe…

Histoire de se démarquer du mandat Sarkozy, François Hollande en a fait des tonnes pour
rester simple. Du départ de son domicile rue Cauchy dans le 15ème jusqu'à l'Elysée, le cortège de François Hollande prendra beaucoup de retard à cause d'embouteillages et plusieurs arrêts aux feux rouges qu'il interdira de franchir. Et tout ça sous la surveillance étroite d'un hélico ! Ça frisait vraiment le ridicule !

A 10h, Nicolas Sarkozy arrivait avec Carla par la Porte du coq à l'arrière de L'Elysée. Fini pour lui l'entrée par la cour principale.
Pendant que son époux, toujours président, attendait dans le hall le candidat gagnant, Carla en ballerines noires recevait Valérie Trierweiler pour lui transmettre les manettes des cuisines. Compte tenu du rôle que la République accorde au rôle de 'première dame', on se demande bien de quoi elles ont pu discuter.

Nicolas Sarkozy, agité de quelques poignants derniers tics, a reçu sur le tapis rouge et tout en bas des marches du perron, un François Hollande plus que réservé, pas du tout affable. Ils se sont éclipsés pendant 38mn, le temps de faire croire qu'un code nucléaire à transmettre existait réellement et se sont quittés sans effusions. Le strict minimum. Nicolas aurait bien voulu, pas François. L'un est en manque affectif, l'autre est pudique. Mais les deux sont des loups politiques, il n'a donc jamais été question de cadeaux entre eux.

Alors que Nicolas Sarkozy avait réussi son départ lors de ses dernières allocutions, là, il loupe sa sortie. Partir main dans la main avec son épouse n'est pas très digne d'un président sortant. 
Un dernier coucou aux pauvres cris qui l'appellent, Nicolas Sarkozy monte dans sa voiture qui crisse une dernière fois sur les graviers sublimes. Il sort une main pour saluer les fidèles militants désespérés. Apparaît alors son bracelet Albanu en poils d'éléphant serti d'or, dernier modèle d'une collection haut de gamme, 2245€. Il n'a pas pu s'en empêcher ! Mais il aurait pu porter aussi le modèle en poil de girafe ou en queue de cheval, d'Albanu, grande marque monégasque pour les adeptes du bling-bling de la savane. Un prochain cadeau à envisager pour Carla.

Pendant ce temps, à l'intérieur de la Salle des fêtes de l'Elysée, François Hollande vit enfin son rêve recevant solennellement la Grand-croix de maître de la Légion d'honneur. Il fait son premier discours de président investi. Comme d'habitude, sa cravate est de travers avec un nœud étranglé.
Qu'est-ce que c'est agaçant ces nœuds de cravate mal faits ! Sauf, Nicolas Sarkozy (et oui), Pierre Bergé (YSL oblige), le magnifique Stéphane Hessel, Jack Lang et quelques autres que j'oublie, très peu savent faire un nœud droit qui va permettre à la cravate de tomber parfaitement. L'élégance, en un tel jour, c'est un devoir. Visiblement, pas pour tous.
Bref, embrassades aux invités, bise à Mazarine qui filme avec son Iphone pendant que devant les Invalides le canon tire à blanc ses 21 salves. Enfin... Le président bling-bling est mort ! Vive le président plan-plan !

La remontée sur les Champs avec la DS5 restera un moment privilégié car les éléments naturels ou surnaturels ont décidé de jouer avec lui. La pluie redouble et fouette Hollande transfiguré par l'exaltation du moment sublime. Sous les vivats de la foule massée et trempée par cette eau bénite, il arrivera sous l'Arc de triomphe plus lourd d'un litre ou kilo.

Ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu, sonnerie aux morts, "La Marseillaise". Et la pluie qui 'flingue' les képis des officiers stoïques, qui ne fléchie pas. Puis, les Tuileries et un hommage à Jules Ferry où les enfants invités sont ravis. Le temps s'amuse. Il fait beau. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy fait son jogging au Bois de Boulogne et râle après les paparazzis qui le suivent. "Vous n'allez pas me suivre tout le temps comme ça !"

Pour le 7ème président de la 5ème République, direction l'Institut Pierre et Marie Curie où François Hollande doit, pour la deuxième fois de sa première heure de quinquennat, déposer une gerbe devant la statue du génial couple français.
Mais maintenant il grêle ! Peu importe les caprices et humeurs célestes. Le président, lunettes et chemise trempées, applaudit les jeunes chercheurs agglutinés aux fenêtres et repart pour l'Hôtel de ville, très en retard sur l'horaire imparti.

Pour la troisième fois, il a changé de costume. Un bleu moins soutenu. A la mairie de Paris,     attendent 1000 invités triés sur le volet, ses fidèles, ou ex-ennemis pardonnés. Présent sur le parvis, Bertrand Delanoë, son ami, très ému. C'est la première fois qu'un maire de gauche reçoit un président de gauche.
Un délicieux bain de foule après, François Hollande entre dans l'Hôtel de ville.
Rien ne change, tout est immuable. Dans la salle des fêtes, Ségolène Royal, comme à son habitude, guette toutes les caméras sur elle et affiche selon les plans un sourire instantané. Emmanuel Valls mâche un chewing-gum, Yves Simon et sa morgue arborent de nouvelles lèvres siliconées, mais, dans l'ensemble, toute cette assemblée est digne et impatiente de voir son président élu.

"Cher Bertrand Delanoë, j'ai compris votre émotion…". Discours de François Hollande et l'émotion qui ravage Delanoë en perte de contrôle. Et puis les remerciements des élus et proches massés en rangées immobiles qui attendent l'accolade forcément sublime de celui qui saura peut-être se montrer reconnaissant. 
Parmi eux, un visage carnassier surgit du passé, Jean Tiberi, toutes canines hérissées, serre la main de Hollande. Beurk ! Comment peut-il ?
Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, qui tout à l'heure sera promu premier ministre, ont l'allure et les nœuds de cravates conformes au moment solennel. C'est bien. On est dans la dignité.
Reste encore pour le président son dernier rendez-vous à Berlin avec Angela Merkel où la presse européenne l'attend au tournant.

19h. Aéroport de Villacoublay. Les éléments décochent un dernier coup de foudre sur le Falcon présidentiel qui vient de décoller et l'obligent à revenir sur le tarmac. Mais Hollande, pas tombé de la dernière pluie, a prévu un avion de rechange.
Un redécollage plus tard, François Hollande, maître de l'univers et des éléments, s'envole enfin vers Angela avec une heure de retard. Quelle journée !

 

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Par Cixi-Hélène - Publié dans : Présidentielle 2012
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 01:44

La cérémonie très réussie de l'armistice venait tout juste de se terminer, émouvante et pleine de dignité républicaine avec les deux présidents côte à côte, François Hollande et Nicolas Sarkozy, droits comme des ifs guerriers et vlan ! voilà que tombe la nouvelle pendant l'émission d'Ali Baddou, "La nouvelle édition".

Filmée dans son bureau de la mairie, Maryse Joissains vient de faire une bourde monumentale qu'elle risque de payer très très cher politiquement. Elle critique violemment l'élection pour elle non "légitime" de François Hollande et hurle sa douleur (j'exagère un peu) devant l'éviction, le départ, la sortie, bref, l'exil de son cher Nicolas, ex-président de la République française.

Après avoir vu la fameuse vidéo, Ali baddou n'en revenait pas. "Et elle est députée ?" Et bien oui Ali, elle est députée. Et, depuis 2001, elle empoisonne, que dis-je, elle 'empoissonne' la mairie d'Aix-en-Provence sans aucune pince à linge sur le nez.
Son interview ? Une pure anthologie de poissarde, de pauvreté intellectuelle, une analyse basique et stupide sur cette présidentielle qu'elle juge "anti-démocratique". Mais, surtout, une main tendue au Front national, possible famille de substitution d'avenir pour gagner les législatives et la municipale 2014 bien compromises après la logique et possible explosion de l'UMP.
Toutes dents fernandelesques jaillies, "Je n'espère pas pour autant que mon pays se casse la figure". Maryse Joissains, dont on connaît les tendances FN depuis longtemps, nous donne ici toute l'étendue de ses multiples canevas politiques, de propos extrêmes, sans éthique, sans tenue ni retenue, mais bien en corrélation avec les déjections qui jonchent les rues aixoises depuis son élection.

Car bien sûr elle associe tous les Aixois à ses propos ! Je lui rappelle, que sur les 70.018 personnes qui se sont exprimées dont moi, 32.844 Aixois ont voté François Hollande soit 6% d'écart entre les deux candidats et n'oublions surtout pas les 2.947 votes blancs et nuls. Maryse Joissains n'est certainement pas représentative de l'ensemble des Aixois. Ses méthodes de dénigrement, de victimisation, sa vulgarité sans limites n'est réfléchie que par ceux qui lui ressemblent. Quant à ceux qui votent en aveugle pour le parti, ils devraient prendre exemple sur les millions de Français qui ont éjecté Nicolas Sarkozy uniquement pour son comportement outrancier et sa honteuse drague à Marine.

En 2014, pour la prochaine municipale, Maryse Joissains ne devra pas entamer un troisième mandat. Les multiples affaires scandaleuses que traîne son époux, Alain Joissains (voir aussi le blog de LAC) toujours en cassation au Conseil d'Etat, ne seront pas supportées éternellement par les électeurs.
Mais je comprends la fébrilité de Maryse Joissains. En effet, l'exemple de l'éviction de Nicolas Sarkozy sur ces mêmes critères pourrait bien se reproduire en 2014 pour elle. Nous ferons tout pour.

Aux dernières nouvelles, la députée-maire souhaite faire invalider cette présidentielle et porter plainte contre François Hollande ! La camisole n'est pas loin...

 

Voici un copié-collé du texte original du site City Local News, transcription des propos de MJ. 

"S'il y a un gagnant, c'est bien Nicolas Sarkozy, parce que s'imposer comme il l'a fait après la campagne de salissure, après les tombeaux d'ordures qu'il a pris sur la figure tous les jours, je pense que c'est lui qui a gagné la compétition. À Aix-en-Provence, nous avons gagné. M. Sarkozy arrive en premier. J'ai tendance à penser qu'à Aix-en-Provence, on est plus intelligent qu'ailleurs.

Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime, parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays.

J'espère que la jeunesse de ce pays ne va pas pâtir dans les années à venir de la bande de rigolos qui va s'emparer des commandes. Pour autant, je n’espère quand même pas que mon pays se casse la figure. Je pense que Nicolas Sarkozy pourrait servir de recours dans pas si longtemps que ça.

François Hollande est un danger pour la République. Cet homme n'a jamais fait la démonstration qu'il ait fait quelque chose dans sa vie. Je ne le crois pas compétent, ni capable. En tout cas physiquement. Il ne donnera pas l'image d'un président de la République. J'aurais aimé d'un président qu'il ait plus de prestance et pas qu'il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses meetings parce que ça me paraît extrêmement ridicule.

Il va y avoir le quatrième tour, celui des promesses qui ne seront pas tenues, parce qu'elles ne pourront pas l'être. Ce sera la faute à qui ? Les socialistes ont toujours dit : "responsables, mais pas coupables." Vous vous rappelez dans l'affaire du sang contaminé où il y a eu des centaines de milliers de morts ? On n’en a pas parlé, on ne l'évoque plus.
Les médias n'ont pas fait le bilan (de Nicolas Sarkozy). Ils avaient trop peur que M. Hollande soit rétamé complètement. Maintenant, j'attends avec tranquillité, bonheur. À partir de demain, on va raser gratis.
Je pense que M. Hollande ne méritait pas d'être président de la République française. Je suis colère. Je ne suis pas sereine du tout. Il n'y a eu que de l'anti-sarkozysme. On est en train d'être ridicule dans le monde entier.
J'ai le mord aux dents, j'ai la rage au ventre et je ne vais pas laisser tomber. Je ne vais pas faire les discours conventionnels, conventionnés : "je lui souhaite bonne chance..." Rien du tout, on est dans le combat.
Quand il y a les socialistes et que vous la ramenez, vous avez le droit à tout : contrôles fiscaux… Je m'attends à tout. Mais j'ai toujours combattu. Je suis en rage vous ne pouvez pas imaginer.

Ce type-là ne mérite pas d'être où il est. Point barre. Il a été puissamment aidé par un état tout entier. Même les syndicats s'y sont mis. Heureusement, parce qu'il est passé à un petit point et ça ressemble à ses petits bras. Je ne l'aime pas, je le dis, je vais le répéter, et je vais affirmer et confirmer. Ce sera le village gaulois."

La vidéo en question ci-dessous.

                                                                             Suivez-moi sur Twitter : @Cixi_Helene
Par Cixi-Hélène - Publié dans : Aix et les Joissains
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 01:20

Ouf ! Ca y est, cette présidentielle est terminée. Le pseudo flan ou fromage mollasson s'est révélé tome d'acier et François Hollande est élu sans avoir une avance aussi terrassante que les sondages annonçaient.
La tête de Turc Sarkozy va dégager des unes non sans grincements des chefs de rédactions à qui il aura quand même rapporté un revenu confortable pendant ces cinq années. Pareil gugusse à caricaturer ne se reproduira pas de sitôt. Il a tout fait pour, sans en mesurer les dangers. Il l'a d'ailleurs dit sur le plateau du Grand journal il y a quelques jours. "Si je ne suis pas élu, vous allez me regretter !" Mais les guignols vont s'adapter. Sans coeur et sans pitié, ils vont presser encore quelques dernières gouttes de ce fruit autrefois juteux. Petit à petit l'excité du Fouquet's rejoindra Chirac le sénile bientôt rangé dans les coulisses des marionnettes périmées. 

Finalement, les meetings à Marseille vus de l'intérieur ont réfléchi une image logique compte tenu du résultat officiel.
Celui de Hollande avait été le plus réussi. Il avait été le seul candidat à s'être adressé pendant de longues minutes aux Marseillais alors que les autres n'avaient pas même effleuré leurs présences. Mépris total. Hollande à Marseille l'emporte à 50.87% contre 49.13% pour Sarkozy.

A priori, Nicolas Sarkozy devrait assez vite donner les codes du bunker et des clés de l'Elysée. Quand on a perdu, on ne s'incruste pas. Une fois le relais passé à la tome d'acier, à lui la "Dolce vita !" comme il l'avait dit et prévu il y a quelques temps quand il était encore porté par son syndrome de toute puissance. Pas si sûre que ça sa "Dolce vita" à venir... Les paparazzis du monde entier vont le pister sans états d'âmes, on compte sur eux.

Tout va rentrer dans l'ordre pour les choqués du bling-bling pendant la crise. Finis les étalages clinquants, bijoux branchés, tailleurs Chanel, impers Burberry, escarpins Louboutin et pommettes mongoliennes de Rachida et Carla pour ne citer qu'elles.
Bonjour les costumes mal coupés, les impers naphtaline, les looks surannés et la vieille montre Lip au remontoir manuel du début 20ème. Heureusement que Martine Aubry ne porte plus ses écharpes à la Dalaï lama car ça, c'était vraiment in-su-por-ta-ble !
Quand elle sera ministre de la Culture (son grand fantasme), elle devra faire quelques efforts d'originalité surtout quand elle se rendra à Marseille, capitale de la culture 2013, où elle évitera soigneusement Jean-Noël Guérini, pourtant sauveur sublime de son élection à la tête du PS. On compte toujours sur le juge Duchaine...

Pendant que les spéculations sur le futur premier ministre affolent les bookmakers, curieuse je suis de voir où va se retrouver Ségolène Royal. Dans le gouvernement ?
Son ex devenu maintenant président de la République française vient de faire hurler de bonheur les milliers de militants agglutinés tout à l'heure à la Bastille.
Après son discours, au moment des saluts, équipe complète présente et applaudissant à ses côtés sur la scène, François Hollande quitte les bras de la belle Valérie, et, mû par une tendresse soudaine, se dirige vers Ségolène, l'embrasse affectueusement (sur les joues), la surprenant et déclenchant devant ce geste inattendu une vague de cris surpris et ravis. Ah... Que c'est beau ! Mais que c'est beau ! 
Allez. Il est tard. Au lit. 

Par Cixi-Hélène - Publié dans : Présidentielle 2012
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 00:32

Et bien voilà. Presque à l'aube du premier tour, le dernier meeting à Marseille d'un des cinq candidats au-dessus de 10% d'intentions de vote pour cette présidentielle, il me manquait François Bayrou.
Pour juger, jauger, les performances d'un candidat lors d'un meeting, il faut tout d'abord savoir patienter pour avoir une bonne place et arriver à l'avance.
Dimanche 15 avril, 13h. Une heure avant l'ouverture des portes du Silo, ancien silo à céréales magnifiquement aménagé tout au bord du port, je m'attendais comme aux autres meetings à y voir une foule importante en attente, banderoles aux mains et slogans aux lèvres.
Pas du tout. Personne. Mais où étaient-ils donc ? Le leader du Modem devait prendre la parole une heure plus tard, les portes devaient s'ouvrir tout de suite et aucun supporter marseillais ne trépignait d'impatience en s'écrasant contre les grilles ! Pourtant, dans le parking, les camions techniques des médias TV étaient présents. Ils avaient certainement un horaire à respecter et le timing de ce type de manifestation millimétré à la seconde ne supporte aucun retard.

Deux agents du service d'ordre confirmèrent mes doutes. A part l'équipe du candidat déjà sur les lieux et les camions des TV, personne n'était rentré. Incroyable ! Après avoir vu quatre meetings à Marseille, Sarkozy, Hollande, Le Pen, Mélenchon, dans l'ordre et pas des moindres, côtoyé des foules considérables comme au Salon de l'agriculture à Paris, bref, il me semblait réellement impossible que je sois la première devant les portes une heure avant le début du meeting de François Bayrou !

Un quart d'heure plus tard trois ou quatre bus loin d'être remplis arrivaient. Les gens se placèrent derrière les barrières, calmes et sans entrain, une trentaine de personnes en tout.
Un homme fit le point des bus présents. Peypin, Avignon, La Fare, Les Milles. Du local proche donc. Entre les portes d'entrée, de temps en temps une tête émergeait et regardait, navrée, le manque de militants. Pourtant pas de match de l'OM en prévision. Mélenchon était déjà rentré à Paris et aucune grande manifestation ne pouvait ratisser large. Un peu plus tard, pas beaucoup plus de monde. Les militants parlaient tranquillement entre eux, pas de cris de soutien, pas de drapeaux, rien qu'une petite queue sage qui attend l'ouverture des portes.

14h. Le portail coulisse enfin. Escalators rutilants, orchestre en accueil des militants, l'entrée dans l'ancien silo est assurée par une bonne com'. Un stand de vente de tee-shirts et affiches, un bar ouvert où personne ne se précipite et heureusement une superbe vue sur la Joliette.
Dans la salle où Bayrou doit se produire, les quatre premiers rangs sont réservés pour les VIP et politiques locaux. Péniblement, la salle se remplit aux trois-quarts, environ 600 personnes. Pas plus. Consigne au micro, "évitez de vous éparpiller, qu'il n'y ait pas de sièges libres".
La presse en revanche est présente et ricane en douce du manque de militants. Les Marseillais s'en fichent complètement de Bayrou, c'est le moins que l'on puisse constater.
Avec une demi-heure de retard, tant pis pour le direct de BFMTV ou autres TV car la salle est loin d'être remplie, Jean-Luc Bennahmias, François-Xavier de Peretti prennent la parole pour introduire le grand esprit en attente de son entrée. Bennahmias parle sans consistance et appelle à la nécessité de construire une nouvelle majorité autour du projet de Bayrou, le contraire eut été étonnant d'ailleurs, François Xavier de Peretti, très élégant, hâlé, (auto-bronzant ou retour du ski ?, je ne l'ai d'ailleurs jamais vu autrement, ça doit être de l'auto-bronzant) appelle lui aussi à l'union qui fait la force mais on sent dans son discours une approche plus consensuelle qui souhaiterait bien une entente vers Hollande mais bon, tout ça est dans la finesse du discours…

Et voici enfin le héros des villages des alentours marseillais. François Bayrou en cordon ceinturé alors que personne ne tente de l'agripper, arrive sous les cris mesurés de ses militants. "Bayrou pré-si-dent !" Il monte les quelques marches et, l'air grave, se met tout de suite derrière son pupitre.
Il y a toujours une chape de plomb qui s'abat quand Bayrou commence à parler. Il transpire l'obscurantisme cet homme, le pessimisme en caryotype avec un glas en bandoulière.

Pendant son discours long de plus de cent minutes, la France en prend sacrément pour son grade.

Au sujet du commerce extérieur, "en 2005 "nous étions en excédent, aujourd'hui nous sommes en déficit de plus de 70 milliards d'euros par an, si le chômage était en baisse nous n'aurions pas besoin d'en parler, or seuls, nous, nous en parlons". L'Inde, la Chine ne sont pas responsables de ce chaos qui se profile. Non. Ce n'est pas la mondialisation. "Si les Japonais de Toyota nous disent que c'est plus rentable de produire en France, pourquoi les sociétés françaises ne le font pas ? (…) "c'est un combat pour la vie !, non un combat politicien, c'est une question de survie pour le modèle français !"

Bayrou n'accorde jamais un sourire au public qui, pourtant, gentiment mais pas vraiment fou furieux comme celui de Marine Le Pen par exemple, le soutient à chaque fin de phrase. C'est l'austérité même cet homme. Aucune intro sur Marseille, pas un mot sur les Marseillais, les gigantesques problèmes économiques de la ville. De tous les candidats présents en meeting dans la ville phocéenne, il est quand même dans la deuxième ville de France, c'est le seul à ne pas du tout prendre compte de l'endroit où il se trouve. Il fait donc un copié-collé de son discours.
Il continue longuement sur le textile en France.
Alors que notre pays est toujours le premier pays exportateur du luxe on n'est même plus capable de défendre notre dentelle dont nous avions eu le monopole de vente. La dentelle, c'est quelque chose non ? Mais ce n'est plus ce que c'était.

J'apprends qu'un jean quel que soit son prix d'achat n'a qu'un écart de 4 euros à sa fabrication. Comprenez qu'un jean Diesel qui coûte 250 euros ou un jean de chez Tati à 10 euros ont été faits par les mêmes structures. Bizarre… J'apprends aussi que les filles de François Bayrou n'achètent que des jeans à trente euros, pas cruches les filles du chef du Modem… Ça reste à vérifier.

Il dit être le candidat de la vérité et, après avoir traité tous ses concurrents directs de menteurs (les autres font pareil), pourfend la France "qui a perdu tout crédit et sera très difficile à reconstruire". Il nous propose alors pour ne pas la perdre, la France, de faire des efforts solidaires, de lui faire confiance car lui a un projet de retour à la confiance des Français. Ben voyons.

Et c'est long, long. Pour une pareille salle, ce n'est pas vraiment compréhensible mais il y a le direct et les malentendants. Oui, j'ai oublié, une traductrice en langage des signes double le discours de Bayrou. Je suppose que ce n'est pas pour ceux qui sont dans la salle car tous crient en secouant leurs petits drapeaux. D'ailleurs il va en exténuer deux de traductrices en relais.

Les militants sont de la classe moyenne et pas vraiment de toute première jeunesse. A côté de moi, une femme qui vient d'Arles est déçue par le discours de Bayrou trop sombre et fataliste. Elle me confie qu'elle votera finalement pour Sarkozy. Elle n'a pas oublié que grâce à lui elle n'a pas payé ses frais de succession lors d'un héritage…
Et la libération. Pour clore le plus petit meeting marseillais, l'obligatoire "Marseillaise". François Bayrou décoche enfin ses premiers sourires qu'il adresse à "ses amis" et les appelle à le rejoindre sur la scène.
Musique finale, drapeaux, public debout, "La Marseillaise" est reprise en chœur par tous et toutes, tous ? Sauf un !  Et qui ?

François-Xavier de Peretti, français, droit et fier de bronzage, homme politique local, conseiller municipal, ex-tête de liste à la dernière municipale aixoise, n'a pas décoché un seul mot. Regardez sur la vidéo. Lamentable.

 

IMGP0005-copie-1.JPG                                                13h. Les militants. F. Bayrou doit parler à 13h30...

 

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                                                                                  Arrivée des militants au Silo

 

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                                                                                 François-Xavier de Peretti

 

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                                                  François Bayrou

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                                                                                              la foule en délire...

marseille.JPG

La Marseillaise, tout le monde chante sauf FXDP caché par l'homme au foulard jaune mais visible sur la vidéo de campagne. 

 Lien sur Dailymotion, vidéo de Cécile Kalayadjian, mettre le curseur à 1mn45, vous le constaterez pendant le chant de La Marseillaise...  J'ai choisi cette vidéo, plus courte. CLIC

 

                                                                            Photos perso Cixi-Hélène

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Par Cixi-Hélène - Publié dans : Présidentielle 2012
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