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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

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---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:05

Terrible ! Terrible ! Ce qui se passe pour ce pauvre DSK aculé à résidence surveillée dans le giron maternel d'Anne, épouse riche et tolérante, terrible ! Quelques heures après avoir absorbé le somnifère salvateur, je l'imagine se réveiller et retomber dans le cauchemar suprême, celui que tout autre homme sensé, puissant et richissime peut faire ou fera désormais au moins une fois dans ses nuits. La grande débandade de DSK. Merci DSK. La face de notre monde machiste va peut-être changer.
Le reste à venir n'est que minable stratégie. Sa lettre aux copains du FMI ne trompe personne. Son 'au revoir' ne peut être qu'adieu. Tous ont ricané à sa lecture et lui ont certainement déjà tourné le dos. Froissée dans une poubelle la lettre a atterri.

Il ne lui reste plus qu'à tenir sa ligne d'inconduite car le mensonge peut devenir vérité. Il n'y a qu'à y croire intensément et hop ! Aucun détecteur de mensonges ne viendra l'accuser. Il lui faut juste un peu d'entraînement. Brafman, son avocat, doit bien avoir un coach dans sa poche salace.
Il semblerait que la défense de DSK miserait sur un "rapport qui aurait été consenti mais suivi d'un chantage"… Car la découverte de sperme sur le col de la chemise d'Ophélia-Naffissatou-Diallo envoie balader la présomption d'innocence auparavant en ligne de front dans mes méninges. La présomption de culpabilité américaine se transforme en accusation directe. Comment peut-on rester de marbre ? Trop d'enjeux en découlent.

Après les propos scandaleux de nos cacochymes politiques archaïques qui en fait ne sont que dans le déni de classe, Badinter, Lang et les autres, j'oubliais l'has been JFK, il serait temps de prendre enfin conscience de l'image que la France colporte sur la scène internationale. Incroyable mutisme ou impossibilité à envisager ce qu'a pu subir cette femme, à la considérer tout au moins. Seulement la considérer. C'est pas compliqué quand même ! Seul DSK est sur toutes les langues. Et l'Elysée qui reste muet…
Encore tout à l'heure au Grand journal de Canal+, en présence de Moscovici et de Duhamel qui ne pouvaient même pas symboliser un comportement violent de la part de leur "ami de trente ans" et à la question posée et reposée par Ali Baddou, touché et ému, lui, par ce déni, "Ça ne vous fait pas quelque chose qu'un homme dispose de milliers de dollars pour détruire une femme ?" Réponses floues, Moscovici en campagne, Duhamel joue l'esquive comme d'habitude.
Regardez les forums ou les blogs masculins, très peu prennent la défense ou osent s'émouvoir du (pseudo) viol de la célèbre femme de ménage. On caricature, on lance des parodies, on sombre dans un délire des plus crades. Si des commentaires féminins osent intervenir, il faut voir le retour de manivelle bien en dessous de la ceinture. Et puis, elle est musulmane… Tous les jeux de mots sur le voile, sa tenue de soubrette, etc. C'est vraiment minable.
Car la grande chance pour les femmes opprimées dans le monde peut venir d'elle, elle dont la vie a basculé dans la honte et le déshonneur.

Sa communauté religieuse, en raison de la gravité des faits, applique une loi du silence (officiellement pour protéger sa famille) qui ne servira en tout cas qu'à préserver la puissance masculine de la gent musulmane. Mais, tôt ou tard, sortiront de l'ombre les photos de la jeune femme car il est impensable qu'elle passe au travers de la grande traque des paparazzis. Sa tête est mise à prix d'or ! Elle n'a aucune chance. Sa famille sera dévoilée au grand jour, la communauté musulmane se pensera alors salie et fera son laïus médiatique.
La meilleure des stratégies est la diffusion, les témoignages en faveur de la victime car il est plus que probable que le pauvre DSK, gravement atteint du syndrome de toute puissance, ou névrose obsessionnelle, comme vous voulez, là où l'érotisation de la pensée devient incontrôlable, nous enfonce encore plus par sa ligne de défense. A nous les humiliations internationales et les quolibets. Les Anglais ont déjà appris une nouvelle expression dont ils raffolent : chaud lapin ! Evidemment, c'est flatteur pour certains, mais on n'en sortira jamais.
L'actualité est remplie quotidiennement de viols, d'incestes… A part quelques manifestations féministes qui clignoteront quelques temps, il est incroyable de constater l'absence quasi TOTALE de défense de l'agressée par une femme politique de premier plan !
Seul Clémentine Autain, parce qu'elle est directement concernée a sauté sur la scène médiatique : "Si aucune victime ne montre son visage, quelle peut en être la réalité ?" A lire aussi la remarquable écriture de Christine Delphy, son engagement, son analyse nette et sans bavures.

Une telle plainte aurait-elle été possible en France ? Impensable ! A mourir de rire la police. La chute de DSK sera rude politiquement et peu importent les conséquences. Le PS en déroute arrivera-t-il à se reconstruire ? Dans le Sud, on a quand même quelques beaux traumatismes pas encore réglés avec la gangrène Guérini…
Que va-t-il se passer ? La thèse d'un chantage calculé de Nafissatou Diallo, consentante et perfide se profile dans la défense de DSK. Mais ce qui importe, c'est que les lois américaines si critiquées aient permis à une obscure femme de ménage de castrer définitivement l'outrecuidance monarchique d'un puissant chef de clan.

Affaire DSK en infographie (Libération)


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:29

Une simple femme de ménage afro-américaine vivant dans le Bronx porte plainte et tout explose dans la cocotte minute médiatique. Tout s'effondre pour DSK. Tentative de viol, agression sexuelle, séquestration. Vous pensez participer ronronnant tranquillement à une réunion banale dès lundi à Bruxelles avec Angela et les autres potes et vous vous retrouvez en garde à vue, loin de votre suite à 3000 dollars la nuit, dans un bureau crade de Harlem, banni, honni par la terre entière qui pointe le pouce en bas. Les rotatives lubriques tournent à plein rendement sur votre compte pendant que jubilent tous vos vieux et nouveaux ennemis. Grands moments de solitude. Manque soudain de la famille, des amis fidèles. A ce stade, il en reste encore. Evidemment, formidable utopie, la présomption d'innocence est totalement balayée par beaucoup de médias français. Pas de témoin, pas d'autres éléments que les propos de cette femme. A NYC, la vérité ne sort que de la bouche du premier qui crie.
On imagine. Vers 13h, elle serait entrée dans la chambre 2806 du Sofitel de Times Square, la croyant vide, pour faire le ménage. Innocente et incrédule, elle voit sortir de la salle de bains le président du FMI nu comme un ver, qui, l'œil lubrique et assoiffé de sexe comme un lapin en manque se serait jeté sur elle, et, mû par sa force strausskahnienne exacerbée par sa fameuse libido débridée, l'aurait traînée jusqu'à la salle de bains pour lui imposer une fellation. Agacé, voyant sa mauvaise disposition, il aurait voulu l'enfermer dans la chambre d'où elle se serait finalement échappée.
Et puis, panique neurologique. La course entre la femme de ménage et DSK.
Le temps d'enfiler un minable costume à 20 000, une sale cravate Hermès et de se ruer dans un taxi, il se serait enfui vers l'aéroport JFK laissant dans sa suite son portable (il en a qu'un ?) et quelques effets personnels à 5000 pièce dont il se fout complètement.
Vite, vite, il saute dans la première classe d'un avion à destination pour Paris. Le temps est au ralenti pour lui mais boosté pour la femme car, pendant ce temps, la pseudo victime a évidemment tout rapporté sur l'illustre violeur présumé au directeur du Sofitel, qui, très très proche de son personnel mais très très loin du client fidèle qu'est DSK au groupe Accor, prend fermement son téléphone, et, ulcéré, appelle la police. Non mais !
En first-class, DSK sue à grosses gouttes. Il attend fébrilement le décollage de l'avion et ronge ses ongles manucurés. Et ce pilote qui n'en finit pas avec sa check-list ! Plus que dix minutes. Terribles minutes.
Mais la femme de ménage est trop forte. La police arrive. La course est finie. DSK a perdu. Il est interpellé sans que les menottes lui soient passées et emmené dans un commissariat de Harlem.
La brigade spécialisée dans les affaires de mœurs va interroger le président du FMI en vain car muet il sera. A lui on ne la fait pas. Il attend le meilleur des avocats du genre Benjamin Brafman, celui qui a défendu le génie Michael Jackson quand il a été accusé à tort d'attouchements sur mineurs.
Dur, dur. DSK doit penser à ses proches à qui le ciel ne va pas tarder à tomber sur la tête. Adieu ! Primaires ! Présidentielles ! Porsche et tournedos cuit dans sa cuisine à 125 000€. John Lipsky peut prendre sa place au FMI.
Qu'à ce niveau d'intelligence un tel homme politique se permette un viol (la fellation imposée est considérée aux USA comme un crime) alors que les stratégies électorales présidentielles sont en route, impose mûre réflexion. Connaissant parfaitement les lois américaines redoutables sur les abus sexuels, la description de ce DSK lubrique et stupide ouvre d'importantes zones troublantes. La machine à broyer de la justice américaine ne pouvant même pas symboliser un possible complot et l'ensemble des médias internationaux balayant l'entrée de toutes autres hypothèses font froid dans le dos. Et si la femme de ménage a raison, DSK ne serait finalement qu'un pauvre homme.
Mais que s'est-il vraiment passé ? J'enrage… Une pulsion et vlan ! Plus de tapis rouge.

 

Acte d'accusation de DSK  vu sur le New-York Post

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:03

Mobilisation importante dans toute la France. A 14h, j'étais ce vendredi 13 mai 2011, sur le parvis de France-Télévisions à Paris. Tout s'accordait. Le temps, la chaleur et le vendredi 13 avec ses bons ou mauvais augures. Dénoncer la 500ème journée de détention des deux otages Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, envoyés en mission vénéneuse en Afghanistan par leur chaîne France3, n'est pas en soi une nouveauté. Mais l'oubli n'est-il pas le pire des châtiments ?

Quand je lis la mièvre dépêche de l'AFP récitée à outrance par l'ensemble des médias, je ne ressens pas du tout la colère des propos que j'ai entendus à cette tribune. Les familles des otages ont répété plusieurs fois leurs désillusions et leur mécontentement devant l'inertie de l'Etat et leurs profondes inquiétudes sur le devenir de leur ami ou parent. Grande lassitude dans leur propos. La compagne d'Hervé Ghesquière et la mère de Stéphane Taponier ont dévoilé leurs craintes devant le souhait de Nicolas Sarkozy de ne plus intervenir à l'avenir lors d'enlèvements de ce type et de laisser les chaînes de télévision devant leurs responsabilités. Dominique Gerbaud, président de RSF, lui non plus ne mâchait pas ses mots. En février 2010, le chef d’État major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, déclarait que le coût des opérations menées jusque-là pour rechercher les deux hommes s’élevait à plus de 10 millions d’euros…
Sur les murs du siège de France-Télévisions, une grande affiche déroulait les deux visages connus. Devant la tribune, une horde de journalistes. Comparativement, il y avait plus de médias que de personnes venues soutenir les otages mais l'accès de France-Télévisions n'est pas très facile pour ceux qui n'ont pas de véhicule.

Après avoir formé le chiffre 500, symbole du temps inexorable, l'ensemble des journalistes TF1, France2 et France3 portant pour la plupart des chemises blanches, montèrent sur l'estrade pour faire une photo souvenir. Claire Chazal lunettes Ray-Ban, Laurence Ferrari tout de blanc vêtue, chaussures Derby, Emmanuel Chain, chevelure ondulante et, évidemment, tous les présentateurs dont Elise Lucet, Paul Amar bien bedonnant, Laurent Delahousse que j'ai confondu avec Laurent Romejko, Franz-Olivier Giesbert, cheveux blancs, longs, pas très net sur lui.
Jamy Gourmaud (C'est pas sorcier) plus grand et mieux qu'à l'écran et son acolyte Frédéric Courant qui fumait comme un paquebot, David Pujadas nettement plus petit que Nicolas mais au sourire franc et à l'écoute tenait toutes les interviews. Frédéric Mitterrand, cravate rouge, avait comme à son habitude la lippe tombante et libidineuse et a été le premier à s'éclipser, sa voiture de fonction ministérielle l'attendant à une petite vingtaine de mètres.  Seule Florence Aubenas a illuminé par le mordant de sa conviction et son total engagement envers les otages. Elle s'est dite "animée par la colère" et a martelé un "Où en est l'engagement de l'Etat ?". Incroyable force, véritable tribun. Mais que dire, que faire, si ce n'est continuer à montrer un indéfectible soutien.
La manifestation s'est achevée dans un grand moment d'émotion.

Tous les jeudis, un membre de la famille des otages envoie un message qui sera peut-être entendu par eux au fond de leur geôle, comme le fit la mère d'Ingrid Betancourt pendant des années, sans savoir si sa fille les entendait.

Un proche de Stéphane Taponier propose au public de participer au message que l'on va enregistrer tout de suite devant nous. Nous devrons applaudir après, "on vous embrasse tous les deux". Hervé et Stéphane, s'ils l'entendent, en auront chaud au cœur et se sentiront moins seuls.

Inutile de vous dire, qu'au moment précis, chargé d'émotion, nous avons longtemps, longtemps applaudi.

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IMGP0001.JPG                                                                                            Photos perso C-H

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 15:37

Ils se sont mariés pour le meilleur et pour l'empire ! L'Evènement du mariage de Kate et William ne fut pas planétaire mais interplanétaire puisque même les astronautes en état d'apesanteur midinette, cheveux hérissés, ont suivi la cérémonie depuis l'ISS ! Ceux qui pensent que les Anglais se fichaient éperdument de ce mariage ont tout faux. Quant au niveau international, ce fut unanime. Même le Dalaï Lama les a félicités ! Pendant que quelques hommes du peuple ricanaient l'évidence, leurs femmes restaient collées devant leur TV pour découvrir la robe de Cendrillon. On peut tout critiquer, tout rejeter, on ne peut nier la super production britannique qui assurait un tel spectacle. Hollywood n'en a jamais été capable ! Seuls les Anglais peuvent le faire même en période de récession car une telle organisation aux fins économiques fortement trébuchantes rapportera environ 600 millions d'euros, sans les retombées touristiques…
Ce très beau pari sur cette tentative de restauration d'une image branlante de cette monarchie en bout de course victorienne ne tient, depuis le tsunami Lady Di, que par l'aura et la puissance charismatique d'Elizabeth II. 30 millions de touristes ne viennent que pour Elle. 'Elle' rapporte à l'économie britannique plus de 600 millions d'euros par an.

Après toutes les tragédies, guerres et tremblements de terre, ce mariage est la secousse tectonique médiatique de l'année parce qu'il est heureux. Engouement fantastique qui balaye un moment la morosité de la crise financière. Outre l'Europe, aux US, dans les pays du Commonwealth, Chine, Mexique, Brésil, Pakistan où les journaux ont assuré une couverture quotidienne des préparatifs, comme en Malaisie et aux Philippines, tous ont bien compris les énormes sommes d'argent en jeu. Les images de la BBC se sont vendues une petite fortune la minute et les meilleures places pour photographier le baiser du couple se sont monnayées jusqu'à 1500€ ! La BBC a mobilisé 550 personnes, déployé 100 caméras dans l’abbaye de Westminster et le long de la procession pour nourrir le direct affamé pour des dizaines de pays.
Les princes épousent des roturières et tous les derniers mariages princiers en Europe le prouvent. Les ovocytes des princesses du Gotha sont ignorés et c'est tant mieux pour la dilution salutaire de la consanguinité.

Parmi les 1900 invités :  tous les commerçants de Bucklebury, village d'enfance de Kate dans le Berkshire, futur nid d'amour du couple qui privilégie une vie simple. Les ex de William et de Catherine aussi. C'est l'unique moyen de les acheter et faire taire les jalousies et mauvaises langues. Bon procédé. Longtemps les étoiles de cet évènement historique resteront ancrées dans ces mémoires-là. Ils seront muets comme carpes et seront le bouclier fidèle contre les tabloïds anglais. A Bucklebury, Catherine duchesse de Cambridge pourra laver sa vaisselle tranquillement et William duc de Cambridge ira bosser à moto à sa base de la Royal Air Force.
Le mariage a été une grande réussite sous toutes ses formes. Rien n'a été laissé au hasard. Toutes les communautés religieuses ont été conviées à part celles à caractères sectaires, pas fous ! Mécanique de haute précision, protocole oblige, chaque séquence a été prévue à la minute près.

Dans Westminster à craquer, William en grand uniforme vermillon flamboyant de colonel honoraire des Irish Guards barré du grand cordon de l'Ordre de la Jarretière est arrivé avec son frère Harry sous les cloches déchaînées.
Retransmission sur France 2, Marie Drucker pas du tout à sa place dans ce thème et Stéphane Bern très loin d'un Zitrone étaient les intervenants de la chaîne. Heureusement, Karl Lagerfeld (pas toujours compréhensible et qui gloutonne ses mots) était présent. Les tenues des invités ont été scannées par son œil impitoyable et son humour décalé.

"Ce n'est pas un défilé de mode, c'est hors mode !", "beaucoup de gros", "genoux trop dévoilés". En découvrant Camilla épouse du prince Charles, "quand on a un visage expressif, il ne faut pas toucher à la chirurgie esthétique", et sur le chapeau terrifiant de ridicule de Béatrice d'York, fille de Sarah Ferguson écartée par calcul de la cérémonie, "C'est pas possible ! Atroces ! Des noms que je ne peux pas prononcer !". Pour la tenue bleue d'Eugénie d'York, Karl enfoncera le clou avec "Ça a vingt ans ! On dirait la grand-mère de cagole !" J'adore Karl Lagerfeld…
L'épouse du premier ministre, Samantha Cameron, est arrivée sans classe et sans chapeau en tenant la main de son homme. La reine en jaune a ravi les bookmakers qui avaient parié sur cette couleur mais pas Stéphane Bern qui, lui, avait misé sur le bleu, ce qui était stupide, la reine ayant porté cette couleur le jour du mariage maudit de Charles avec Lady Di !
Emotion. La Rolls Phantom 6 de la mariée est là. L'extraordinaire hymne "J'étais dans la joie" (comme pour le couronnement d'Edouard VII) accueille avec magnificence Catherine Middleton qui apparait dans sa robe créée par Sarah Burton, directrice de la maison de feu Alexander Mc Queen.

"C'est très joli, relativement classique mais ça va dans le décor, avec un petit air années 50 qui rappelle Marilyn ou la robe de mariage d'Elizabeth II", dixit Karl qui ne va pas dénigrer un confrère.

C'est la première roturière 'pauvre' depuis 300 ans pour cette monarchie. Ses parents ont réussi dans les cotillons farces et attrapes, sont très riches, mais n'atteignent quand même pas les sommets. Kate a toujours vécu dans une certaine opulence et a fait les meilleures écoles, d'où sa rencontre princière. Mais elle n'était pas la seule à convoiter William. 40% d'inscriptions en plus de filles à l'université écossaise de St Andrews dès l'info de la présence du prince à la rentrée. La course aux ventres. Mais revenons dans l'abbaye.
Son prince l'attend de dos. Il ne doit pas voir la toilette de sa fiancée qui approche sourire tremblant au bras de son père. Pendant cette attente, William s'est d'ailleurs éclipsé dans une chapelle de l'église pour ne pas la voir sur les écrans de contrôle. A ses côtés, Harry, son frère et témoin, lui chuchote en douce, "c'est bon, elle est là !"

Les fiancés se découvrent. Ils ne se sont pas vus depuis 24h…

"Tu es magnifique ! Je t'aime !", Tina Lannin, spécialiste de la lecture sur les lèvres, va moucharder tout ce qui sort des bouches illustres pendant toute la retransmission. Elle est payée pour ça.
Après les "I will" murmurés, l'alliance passée avec difficulté à l'annulaire trop stressé de Catherine, les signatures officielles hors caméras, le duc et la duchesse de Cambridge sortent mari et femme devant deux milliards de témoins sous les cloches en folie et les vivats de la foule en liesse.
La cérémonie s'est passée on ne peut plus idéalement. Les caméras ne filmaient que les célébrités qui intéressaient les britanniques et ont boudé, comme c'est dans leur habitude, toutes les têtes couronnées présentes.

"On ne porte pas une médaille tombante sur une jaquette", à propos de David Beckham, dixit Karl, et son épouse Victoria enceinte, très fashion, superbe dans sa robe bleu marine. Beaucoup de gros plans sur Elton John et son époux David Furnish, heureux papas d'un petit Zachary né d'une mère porteuse et qui a pour marraine Lady Gaga. Ne me demandez pas, je ne sais pas lequel des deux est le père biologique.
Les consignes strictes défendant les plans serrés sur la famille royale qui pourraient montrer une émotion mal contenue sont respectées. Et puis le retour en carrosse à Buckingham et l'incroyable ruée du Mall vers la place ronde envahie par un million de personnes en attente du baiser mythique au balcon. Toutes générations confondues, toutes nationalités confondues, toutes exultations confondues. Ah ! Le balcon !
Ils en auront deux, de baisers, sous les grands hourras du peuple en opium régalé. So shocking ! Le prince Philip mâchouille tranquillement en douce son petit four qu'il n'a pas eu le temps d'avaler avant d'accéder au balcon. Devant les mariés, Grace Van Cutsem, trois ans, fille du meilleur ami de William, se bouche les oreilles sous l'énorme clameur qui monte. Sa mine renfrognée et agacée fera le buzz sur le net…
Soulignant sa laideur, Karl qualifiera "d'ingrate" la petite demoiselle d'honneur et donnera sa préférence à Carole Middleton, mère de la mariée, comme étant la femme la plus élégante de cette cérémonie. 
Quand on pense au journal The Indépendent pourtant farouchement opposé à la monarchie qui publie dès le lendemain un hommage vibrant au mariage princier avec en une, un énorme dessin représentant l'échange du baiser… C'est à n'y rien comprendre. Finalement, seul compte le gain.
William serait par les Britanniques préféré à son père Charles pour succéder à la reine. Quand on sait que c'est la reine Elizabeth qui s'est occupé de son éducation après la mort de sa mère (voir The Queen), qu'il ne parle aucune langue étrangère, est peu intéressé par les affaires du monde et que son entourage est essentiellement constitué d'aristocrates, on peut douter de la cohérence d'un tel choix. Il ne représente qu'un Royaume-Uni, blanc, protestant, noble.
Le véritable réformateur au sein des Windsor est le prince Charles. Totalement ignoré par ses parents dans sa jeunesse, il se déclare fermement dissident politique. Polyglotte, plus réceptif que son fils aux mutations de la société, passionné par les autres religions, un des premiers défenseurs de l'écologie, croisé de la lutte antiraciste et promoteur des médecines parallèles, on peut considérer qu'il pourrait tenir un rôle bien plus conséquent  sur la scène internationale en tant que monarque. Mais, retournons au conte.
Le duc et la duchesse de Cambridge sont partis dans une Aston Martin "Just wed" aux pare-chocs ornés de ballons roses d'amour. Après la réception somptueuse au palais de Buckingham, ils se sont envolés comme dans Peau d'âne dans un hélicoptère pour un week-end de repos. Le voyage de noces de dix jours aux Seychelles dans une villa à 4500€ la nuit est remis à plus tard. Lundi matin, William doit reprendre le boulot à sa base.
La toute jeune duchesse de Cambridge, grâce à son origine roturière, ne devrait pas poser de problème à la famille royale. Elle pliera sans problèmes sous les codes imposés. Lady Di par sa haute naissance Spencer a, par son outrageant déballage intime médiatique, traumatisé et ébranlé la quiétude de la monarchie britannique. La parodie sur cet évènement qui fait le buzz dans le monde, démontre que nous ne sommes pas dupes...
Par ce mariage, Elizabeth II ne joue pas gros. Elle assure sa continuité.
Kate Save The Queen.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 00:42

On est en pleine sardinade ! A quoi fallait-il s'attendre sur la venue de Jean-Noël Guérini rue Solférino devant la commission de contrôle du PS en ce jeudi 28 avril ? A un numéro de haute-voltige ? Ou à une farce burlesque ?
"Je suis l'instrument d'une campagne visant Aubry !"
, a crié de sa voix de canard en déroute le baron outragé.
La bête aux abois est donc arrivée cinq minutes avant son audition prévue à 11h. C'est dire la détermination de sa défense. On en a froid dans le dos. Derrière lui, un porteur esclave tire une bien lourde valise à roulettes. "35 kilos de documents !", montre-t-il, frimeur, d'un doigt vengeur à ceux qui oseraient croire qu'il n'a pas ses preuves. Les comptes de la fédération ?
Bien sûr, il a fustigé le rapport Montebourg en des termes d'une grande originalité tels que "calomnie", "diffamation", "agression gratuite", "propos mensongers" et j'en oublie. Evidemment, il a porté plainte contre son bourreau, ce Rastignac de la pire espèce qui "prend les caméras pour des miroirs et les micros pour des sucres d'orges". C'est déjà ça, il a lu (peut-être) Balzac mais, à défaut, son frère Alexandre va avoir le temps.
Jean-Noël Guérini serait resté deux heures et quart devant les membres de la commission présidée par Alain Richard, ancien ministre de la Défense, à répondre à leurs questions.

Au motif qu'il s'agit de "procès-verbaux d'une procédure judiciaire en cours", JNG aurait refusé d'aborder 38 des 44 pièces du fameux rapport qui fait mal, qui n'auraient rien à voir avec la fédération des BDR…
Que pouvait-il d'ailleurs opposer d'autre sur ces procès-verbaux visant son frère, la terreur Alexandre, emprisonné à Luynes au sujet des marchés publics de ramassage de déchets et mis en examen pour "détournements de fonds de biens publics, recel, blanchiment, abus de bien sociaux, corruption active, trafic d'influence."
Au début de ce mois, les gendarmes sont venus au CG des BDR et ont exigé la remise par le directeur de cabinet, Rémy Bargès, d'un document attestant du vote des élus en commission plénière de l'extension de la décharge du Mentaure. Tête en l'air, Rémy Bargès avait sans doute oublié de le donner lors de leur dernier passage. Les gendarmes partis, Jean-Noël Guérini est sorti fou furieux de son bureau et a invectivé de son quatrième étage (où se trouvent son bureau-trône et son appartement) jusqu'au rez-de-chaussée l'ensemble du personnel dans ses petits souliers et têtes en punition avancée.
Dans l'énorme espace du Bateau bleu à l'écho bien pesant tonnaient des "mais qu'est-ce que ça veut dire !!!", "on rentre ici comme dans un moulin !!!", "ça va pas se passer comme ça !!!".
Dès le lendemain, les contrôles déjà serrés à l'accueil pour les entrants, badges, remise de pièces d'identités, étaient répercutés à tous les étages. Non mais, il ne manquerait plus que la gendarmerie se croit chez elle !

jng

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 23:56

Celui par qui le scandale arrive est béni par le dieu média. Et celui-là de scandale n'est pas des moindres car il touche le sacré Andres Serrano, artiste photographe provocateur, outrancier, spécialiste du cliché macabrement scabreux et scatologiquement religieux, entre autres…

 Le fumeux Piss Christ exposé à Avignon dans les salles de la Collection Lambert, œuvre pourtant exposée dans le monde entier par l'artiste en question pendant plus de vingt ans, a été saccagée ce 17 avril par un jeune groupe de catholiques intégristes dans les combles du musée, brisant sa vitre de protection à coups de marteau et pic à glaces. Qu'à cela ne tienne. Superbe promo pour Andres Serrano, l'artiste rompu à ce type de polémiques, dont le scandale cette fois-ci a fait le tour des PC cathos en moins de temps qu'un miracle."Je suis choqué de voir que ce traitement puisse être infligé à une photographie qui a été prise il y a près de trente-cinq ans", a déclaré l'américain goguenard. Pour prouver sa bonne foi, il tend même la main au Vatican, dit vouloir travailler avec eux, "que le Saint-Siège comprenne que je suis un artiste profondément chrétien de mon temps" (!).

Andres Serrano provocateur certes, tout ceci n'est pas nouveau. La sulfureuse image exposée en 1989 au Southeastern Center for Contemporary Art de Winston-Salem (Caroline du Nord) a remporté un franc succès puisqu'un prix de 15000 dollars fut attribué à son créateur, à l'époque inconnu, Andres Serrano, somme versée sur les fonds publics destinés à l'aide à la culture. Tollé de quelques politiques du Parti républicain qui firent baisser par la suite les subventions sur l'Art aux Etats-Unis. Et dont l'usage fut soumis à des restrictions morales sévères. Merci Serrano pour les autres artistes. De provocations en provocations, Andres Serrano, comme tout artiste de son étiquette, confirmait son succès et posait en 1997, sourire en coin, devant son Piss Christ déjà vandalisé à la National Gallery of Victoria de Melbourne. Que du bonheur médiatique.
 

Yvon Lambert vient de dénoncer des "injonctions moyenâgeuses" et a porté plainte ainsi que les gardiens du musée agressés et menacés de mort par ces intégristes en transes. Alors que faut-il en penser ? Verrouiller l'Art partout dans le monde? Tout a donc été dit ? Fait ? De l'Arte Povera aux boîtes de conserves remplies d'excréments exposées dans les seventies, de l'urinoir de Duchamp à Jan Fabre et son "Je suis sang" en 2001 à Avignon, le corps source de passions et ses déjections sources de tabous sociaux, ne peut se rapporter qu'à ce qu'il est et à la force qu'il en dégage au détriment d'une image, un crucifix, ou autre...
Pour mémoire

 

Accès aux oeuvres de Andres Serrano. Attention, certaines photos sont difficiles à regarder
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 13:08

Je ne résiste pas à vous faire lire cet article, un peu long mais très instructif, de Lénaïg Bredoux, sur le site de Médiapart. Une mise au point sur le "vrai" candidat Hulot que beaucoup d'écolos portent aux nues... 

   

nicolas-hulot

                                            

                                    De TF1 à EDF- Les liaisons dangereuses de Nicolas Hulot

Tout un symbole pour une fondation intimement liée au nom du célèbre animateur depuis sa création en 1990. Il s'y est entouré de proches, voire d'amis, dont certains ont aussi franchi le pas de l'engagement politique, comme Annabelle Jaeger, ancienne de la FNH et conseillère régionale EELV en Paca. «Il y a vraiment une cour autour de lui, son esprit est partout, on l'appelle Nicolas, on le tutoie, même quand on ne le connaît pas... C'est à ça qu'on reconnaît les vraies stars», témoigne Frédéric Denhez, journaliste indépendant et ancien collaborateur de la FNH.

L'actuelle directrice générale, Cécile Ostria, est bien consciente de cette Hulot-dépendance. «On sera pas écoutés de la même façon, il faut pas se leurrer. Le départ de Nicolas ne sera pas neutre», explique-t-elle. «Jusqu'à présent, la fondation a vécu sur la popularité d'une personne, même si elle s'est étoffée en matière de compétences ces dernières années», avance aussi le concurrent Greenpeace France, par la voix de son directeur général Pascal Husting.

Mais c'est surtout la manne financière qui pourrait se tarir. «On se pose la question. On a ouvert un livre d'or en appelant au soutien de la fondation. Le gros point d'interrogation porte sur les particuliers, on verra dans six mois», explique Cécile Ostria. Elle a reçu quelques messages – «qui se comptent sur les doigts d'une main» – de donateurs qui ne veulent plus payer pour la fondation. Elle attend aussi les réponses des ministères pour les subventions publiques. Mais le mécénat, lui, semble assuré.
Hulot a fait la tournée de ses partenaires privés avant d'annoncer sa candidature, «Vinci, EDF ou L'Oréal», énumère la fondation, pour s'assurer qu'ils continuent à financer la FNH. «Les gros partenaires se sont déjà engagés pour la suite et aucun ne va rompre les accords en cours. On en a même de nouveaux qui arrivent», explique Cécile Ostria. Les discussions sont ainsi bien avancées pour un partenariat de cinq ans avec Veolia.


                                                       "Les mécènes du CAC 40"

L'enjeu est vital pour la FNH qui, dès ses débuts, s'est essentiellement financée grâce aux dons d'entreprises privées, y compris quand elles étaient de gros pollueurs. Rhône-Poulenc – dont l'ancien directeur de la communication, André de Marco est actuellement conseiller auprès de la direction de la FNH –, Alstom ou Norauto ont compté parmi les mécènes. Actuellement, trois «fondateurs» siègent au conseil d'administration – EDF, L'Oréal et TF1.

On retrouve aussi parmi les donateurs les autoroutes Vinci, Bouygues Telecom, les hôtels Ibis ou les piles Duracell. Les publicitaires sont aussi très présents, comme Publicis ou JCDecaux. Le vice-président de la FNH, appelé à prendre la succession de Hulot dès vendredi, Pierre Siquier, est aussi le patron d'une agence de pub, Ligaris, et ancien du secteur TBWA Corporate. Au total, les entreprises portent «70%» du budget d'environ 5 millions d'euros en 2010 (le reste étant pris en charge par les dons et legs des particuliers (18%) et par les subventions publiques (12%), selon la FNH).

Mais c'est aussi là que le bât blesse pour Nicolas Hulot, accusé par les partisans de la décroissance d'être lié au CAC-40 (voir le pacte contre Hulot), mais aussi par Corinne Lepage par exemple, auteure en 2007 d'une tribune acerbe sur le journaliste-aventurier. L'animateur d'Ushuaia est, en vrac, accusé d'avoir longtemps été silencieux sur le nucléaire (sa priorité a longtemps été la diminution des énergies carbonées), sur les industries chimiques ou le pétrole, et d'être bien mou sur le contrôle de la publicité. Sa fondation a d'ailleurs été épinglée dans un rapport parlementaire récent, consacré aux associations de protection de l'environnement. Coécrit par la socialiste Geneviève Gaillard et l'UMP Jean-Marie Sermier, il ne remet pas en cause le principe du mécénat d'entreprises mais s'en prend à la présence de certains groupes au conseil d'administration de la FNH.
 

«EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Quant à L'Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l'objet de test sur les animaux, au grand désarroi des opposants à la vivisection. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l'énergie nucléaire? Quel poids donner à sa parole sur les activités principales de ses deux administrateurs, dont vos rapporteurs ont appris que l'un d'eux finance la fondation à hauteur de 10 % de ses ressources?», écrivent les députés.

La Fondation a répondu en détail, démentant l'expérimentation animale chez le géant des cosmétiques et jurant qu'«à aucun moment, notre liberté de parole ou d'action n'a été soumise à des tentatives d'influence de nos partenaires». Quant à eux, les deux parlementaires, interrogés par Mediapart, persistent et signent et prévoient d'approfondir leur mission d'information dans les mois qui viennent.

Hulot sur France Inter jeudi matin s'est de nouveau défendu: «Lorsqu'on crée une fondation (...) il faut des moyens pour agir. Les moyens, soit vous en avez dans votre fortune personnelle, soit vous allez toujours frapper au porte-monnaie des Français, soit vous allez demander aux entreprises de contribuer à cette mission pour peu que votre indépendance ne soit jamais prise en défaut. Et mon indépendance n'a jamais été mise en défaut.»

Beaucoup de ceux qui ont approché Hulot en conviennent. Husting de Greenpeace France, qui s'enorgueillit pourtant de ne jamais faire appel à la générosité des entreprises, affirme qu'il «n'a jamais eu l'impression que les partenaires financiers avaient une quelconque emprise sur les principales lignes directrices de la FNH». D'ailleurs, rappelle-t-il, «Hulot compte aujourd'hui parmi les écologistes les plus radicaux. Il vient d'un monde bling bling et il a évolué vers un monde critique».
«Pour faire de grosses campagnes, l'argent des particuliers ne suffit pas. L'appel aux entreprises est la seule solution, avance de son côté Arnaud Gossement, avocat et ancien porte-parole de France nature environnement (FNE). Il peut bien sûr arriver qu'une entreprise fasse comprendre au président ce qu'elle souhaite... Y'a des coups de fil, c'est sûr, mais après, dans les faits? La FNH a-t-elle fait un truc pour EDF?» Certes Hulot a longtemps été sur la réserve au sujet du nucléaire, mais il a évolué, se défend-il aujourd'hui.

La FNH a toutefois connu quelques déboires avec ses sponsors. Ainsi, elle a mis fin à un partenariat avec la marque Repère de Leclerc en 2006: «On ne s'est pas entendus», explique Cécile Ostria. Notamment parce que la FNH refusait de voir son logo ou la bouille de Hulot sur des produits de la marque et que Leclerc refusait de distribuer un guide pour les consommateurs, où figurait une défense du commerce de proximité.

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                                                                Les royalties et TF1

Mais les liens de Hulot avec le monde des affaires ne s'arrêtent pas là. Ils commencent même ailleurs, en l'occurrence avec TF1, dans l'exercice même de son métier d'animateur d'Ushuaïa. Pour quatre émissions par an, il touche un salaire de 30.000 euros par mois «environ», selon un de ses proches, l'avocat Pascal Durand. Les discussions sont toujours en cours avec la chaîne – elles ont parfois été très tendues – mais le principe est acté: Hulot ne présentera plus son émission fétiche et ne touchera plus un centime – du moins le temps de la campagne. «Tout revenu est interrompu et la forme juridique est en train d'être définie», a-t-il expliqué jeudi. Il pourrait bénéficier d'un congé sans solde.
Reste la question de tous les produits dérivés Ushuaïa, des gels douche aux lunettes, en passant par certains modèles de voiture (sic), la chaîne de télé dédiée (Ushuaïa TV) et même un magazine du même nom. Au total, 17 contrats de licence ont été signés par TF1, propriétaire de la marque, selon la journaliste Bérengère Bonte dans son livre Sain Nicolas.

En vingt ans, Ushuaïa est devenue une véritable machine à cash pour la chaîne privée, à qui la griffe rapportait 100 millions d'euros par an en 2005, mais aussi pour l'animateur, qui touche des royalties. Lui jure n'avoir jamais demandé à les percevoir, ni n'avoir rien négocié.
Mais, selon plusieurs sources, il s'agit plutôt d'un deal entre TF1, qui voulait financer les émissions très coûteuses, l'animateur, qui voulait les présenter, et les industriels, dont certains sont devenus – en échange, en quelque sorte – les bailleurs de fonds de la FNH. C'est notamment le cas de L'Oréal, qui commercialise les gels douche Ushuaïa et compte parmi les «fondateurs» de la Fondation.
Au final, Hulot amasse ses royalties – estimées à «250.000 euros les bonnes années», selon Durand – et ses droits d'auteur (pour ses livres ou ses films) dans une petite société – Eole Conseil –, domiciliée dans le XVIe arrondissement de Paris et dont il détient 4.127 parts sur 4.131. Les quatre restantes sont détenues par deux de ses proches, selon les statuts disponibles au tribunal du commerce.

La pratique est loin d'être exceptionnelle. Pendant plusieurs années, Hulot s'est d'ailleurs plié aux règles de transparence fixées par la loi et a régulièrement publié les comptes d'Eole –du nom de son chien décédé – auprès du tribunal. Ainsi en 2009, le chiffre d'affaires a progressé de près de 6% sur un an, à 714.917 euros, pour un bénéfice net de 393.039 euros. Au total, la situation nette de la société atteignait au 31 décembre 2009 2.440.185 euros. Mais pour 2010, le bilan n'est pas disponible. Pas plus que pour l'année 2007, quand Hulot avait envisagé se présenter à la présidentielle avant d'y renoncer. La journaliste Bérengère Bonte note d'ailleurs qu'au fil des années, les documents publiés par Eole sont «plus elliptiques». «Visiblement Hulot change progressivement de stratégie concernant la transparence de son business», écrit-elle. «C'est une drôle de coïncidence... Que fait-il de son argent? L'utilise-t-il pour financer ses activités politiques?», s'interroge un militant écologiste, sous couvert d'anonymat. 

Hulot promet que les royalties qu'il touchera le temps de la campagne seront intégralement reversées à des ONG. Et l'avocat Pascal Durand promet que les comptes 2010 seront publiés avant le 30 juin, la limite légale (sous peine d'amende). Il insiste: «Il y a beaucoup de fantasme autour de tout cela. C'est un salarié qui gagne très très bien sa vie, mais il est resté salarié, il n'a pas une société commerciale, il ne fait pas de business. Il ne vit pas dans le monde du fric. Le Nicolas que je connais n'a rien à voir avec les premiers cercles.» Il navigue en revanche parfois dans les mêmes eaux.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 01:26

Indignez-vous ! dit Stéphane Hessel. Facile à dire, à écrire mais pas simple à conceptualiser. Évoquer Bertrand Cantat déclenche des réactions extrêmes, qu'elles soient dans le pardon pour le retour du pauvre musicien en manque de scène ou bien dans la vengeance implacable contre un meurtrier trop people soutenu par quelques fans en adoration. Dans les forums, ce qui revient le plus fréquemment pour la défense de l'idole est : Il a payé devant la société ! Il a fait sa peine ! Laissez-le tranquille ! La plupart des commentaires sont écrits par des hommes… C'est attendrissant cette solidarité, non ? Quoique la plupart de mes amis le fustigent, admirateurs ou pas du groupe Noir Désir. Ce meurtre pose des réflexions que l'on ne peut nier. Ses conséquences sont terribles. La durée de la peine, l'anéantissement des familles, la récupération médiatique, la Violence, la Lâcheté, la Mort, le Meurtre, la Justice, le Jugement, l'Amoureux, la Force, le Pendu, on se croirait dans un jeu de tarots. Et je ne parle pas du Diable.

C'est qu'il les a accumulées les bassesses Bertrand Cantat, en commençant par cet après du 27 juillet 2003 à Vilnius, où bourré d'un mélange d'alcool et de médicaments, jaloux d'SMS envoyés par l'époux de Marie Trintignant, il l'aurait poussée, et en tombant, elle se serait cognée violemment la tête provoquant un œdème au cerveau la plongeant dans le coma. C'était juste une dispute, un accident, il n'y était pour rien ! Il l'a même recouchée dans son lit, a cru qu'elle dormait et n'a averti les secours que huit heures plus tard !

C'est sa première version, la version de celui qui n'assume pas, qui trahit déjà leur relation, déclaration entérinée par l'officier de la police criminelle de Vilnius, Juozas Kandzezauskas. Cantat, après avoir bossé les lois lituaniennes, fera une deuxième version pour se protéger, décrivant Marie comme une hystérique, sous drogue et agressive, jalouse de son épouse Krisrtina. Mais, malheureusement pour lui, l'autopsie fera état de traces d'une vingtaine de puissants coups assenés sur différents points du visage de Marie, autant de fractures, éclatements des os du nez, ces coups qui par leur extrême violence causeront un énorme traumatisme crânien l'entraînant dans le coma. "C'est l'ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va et vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées", rapport complémentaire d’expertise des médecins de l'Institut médico-légal de Paris. Cantat s'est acharné sur le visage de Marie, comme un forcené. Il est celui d'une accidentée de la route sur une moto lancée à plus de 120kms/h cite le rapport. On est loin d'une pseudo chute accidentelle, des "quatre gifles" que son frère, Xavier Cantat, aujourd'hui compagnon de Cécile Duflot, disait qu'elle avait seulement reçues. Un secours immédiat aurait peut-être suffit à la sauver. Huit heures de chaos neurologiques pendant que Cantat inerte et imbécile ne bouge pas mais appelle plusieurs fois son avocat... Sympathique l'amoureux transi.

Mais son meilleur avocat sera la mère de ses deux enfants, Kristina Rady, désespéremment amoureuse. Elle le défend farouchement. 'Il vivait sa passion avec Marie, il n'a jamais été violent !' Pourtant, elle disait le contraire quelques temps avant le drame mais on peut comprendre sa démarche pour ses enfants entre autres. Peu lui importait l'abandon de Cantat, pendant sa deuxième grossesse, pour la belle actrice. A chacun sa façon d'aimer. Bref, huit ans de prison sachant qu'il n'en fera que la moitié, et une grande partie de son temps en détention passera à préparer sa sortie musicale. On peut s'étouffer de rage impuissante. Quatre ans ! Mais il ne fera que trois ans ferme grâce à la liberté conditionnelle ! Ça fait grincer des dents, mais en France la justice accorde une bien glauque confiance avec ses remises de peines.

A sa sortie, pas un mea culpa. Aucun pardon demandé. C'est le propre des pervers narcissiques. On le voit aux obsèques de Bashung, écoeurant. Et puis janvier 2010, le sort, le destin qui n'existent pourtant pas, ont raison de Kristina avec laquelle il revit depuis sa libération. Elle se pend à l'étage de sa maison et c'est leur fils qui la découvre pendant que Cantat dort au rez-de-chaussée... Le groupe Noir Désir ne résiste pas à tant de drames, de pressions cumulées et le guitariste Serge Teyssot-Gay, à bout, annonce dans un communiqué lapidaire "Je fais part de ma décision de ne pas reprendre avec Noir Désir, pour désaccords émotionnels, humains et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d’indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années."

Avril 2011. La polémique naît au Québec récupérée par les politiques où la pièce de Wadji Mouawad, ami de Cantat, doit être présentée au TNM de Montréal en clôture pour son 60e anniversaire, en mai 2012. Cantat est prévu, est déjà venu répéter. Immense scandale ! Au Canada, une loi interdit à vie l'entrée à tout étranger déclaré coupable à l'extérieur du pays d'une infraction punie au Canada d'au moins dix ans de prison. Elle s'applique évidemment à Cantat, car la loi canadienne punit l'homicide volontaire par la prison à vie. Chez eux, pas de clémence pour les meurtriers. C'est clair et net.
Chez nous, le festival d'Avignon n'a pas de problème d'éthique puisque Cantat était programmé dans le spectacle de son ami Wajdi Mouawad dont il a composé la musique du chœur alors que Jean-Louis Trintignant faisait partie de la programmation. Ils ne se sont même pas posé la question ! Le meurtrier de sa fille serait là. Point. Terrible et logique réaction du père de Marie qui veut se retirer du festival.

La scène offre des doses colossales d'adrénaline dont Cantat ne compte toujours pas se priver. Il veut être sur toutes ces scènes qui lui sont ouvertes. Une tournée mondiale avec W.M est prévue. A-t-il conscience de ce qu'il peut provoquer en tant que personnage public ? Du modèle qu'il représente ? Même pas. Une sorte d'indifférence de benêt. Patrick Lagacé, un journaliste canadien du quotidien La Presse, vient d'écrire au metteur en scène qui a osé la programmation : "Vous avez tout à fait le droit de mettre sur scène un homme qui a battu la femme qu'il 'aimait' à mort. Je ne remets pas ce droit en question : le salopard a payé sa dette, comme chacun le sait. J'ai le droit de trouver qu'en exerçant ce droit, vous vous comportez comme un sale con."
Cantat sous la pression s'est retiré invoquant "son respect envers la douleur de Jean-Louis Trintignant."

La vie de Marie ne valait donc que quatre ans. Alors, que dire, que faire ? A-t-on jamais vu un meurtrier revenir ou se produire sur une scène ? Où commence l'indécence ? On s'indigne ou on ne s'indigne pas M. Hessel ?

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:11

L'enquête continue...

Abonnée à Médiapart, je ne peux résister à vous faire partager le dernier article de Louise Fessard, envoyé spécial à Marseille, pour cette comique élection d'un baron en fin de course entouré de ses subordonnés à la morgue inconsciente... Rira bien qui rira le dernier.
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 CG13-copie-1.JPG

Jean-Noël Guérini a été réélu jeudi matin à la présidence du conseil général des Bouches-du-Rhône, en obtenant 40 voix contre 17 à la candidate UMP Martine Vassal. Seule surprise, le président sortant a reçu le soutien de trois voix en plus de sa majorité de gauche (31 conseillers PS et 6 communistes), «comme quoi j'arrive à rassembler au-delà de mon camp», s'est-il amusé. 
Alors que le PS local est secoué par l'enquête visant son frère Alexandre et le rapport Montebourg, Jean-Noël Guérini, à la tête du département depuis 1998, a commencé par dénoncer à la tribune
"cette manœuvre d'une petite presse en manque de sensationnel (qui) n'a fait qu'augmenter la poussée de l'absentionnisme et l'ancrage du FN
". Avant de se lancer dans une ode au clientélisme. «On m'a bassiné avec le clientélisme pendant des mois, a-t-il dit, visiblement énervé. Si faire du clientélisme, c'est s'occuper des hommes, des femmes, des personnes âgées qui sont dans la misère, qui cherchent un logement, les aider à s'insérer, alors j'assume le mot.»
Aucune dissidence n'est donc venue des rangs des conseillers généraux socialistes qui s'étaient réunis la veille autour de Jean-Noël Guérini pendant quatre longues heures pour un «vrai débat».
"On m'avait annoncé un bain de sang mais l'atmosphère était plutôt calme, ceux qui se disaient des guerriers dans les médias se sont révélés des agneaux", ironise l'élu aixois Alexandre Medvedowski.
Seule concession, mais minime : «Jean-Noël Guérini a promis que, s'il était déféré devant les tribunaux, il saurait protéger l'honneur de l'institution», dit Marie-Arlette Carlotti. La conseillère générale, qui avait assuré qu'elle ne donnerait pas de «blanc-seing» à
  Jean-Noël Guérini, raconte surtout que ce dernier «a dit avoir reçu mercredi en séance un coup de fil de Martine Aubry, qui lui réitérait sa confiance», conclut Marie-Arlette Carlotti.
Sauf que, d'après un conseiller de Martine Aubry, il n'y a jamais eu de coup de fil de la première secrétaire du PS. «Le dernier contact qu'on a eu avec Guérini remonte à dimanche soir, pour avoir les résultats, explique ce conseiller. Ça fait un moment qu'il raconte partout l'avoir régulièrement au téléphone.»
Un premier faux pas pour celui qui a déclaré que «le Jean-Noël nouveau est arrivé» et promis une nouvelle gouvernance ? Comme il l'avait annoncé, Jean-Noël Guérini devrait en tout cas démissionner de la tête de la fédération départementale du PS, poste incompatible avec celui de président d'une collectivité locale selon les statuts du PS.
Dans les couloirs du vaisseau bleu, Samy Sidani, animateur départemental du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), se réjouit. «Nous avons été salis, traînés dans la boue avec tout cette campagne de presse, cette campagne au sein du PS et, malgré cela, Jean-Noël Guérini fait 40 voix !», dit-il. Et de demander, revanchard : «Ils sont où maintenant les militants de Renouveau PS 13 ?»

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 «cette manœuvre d'une petite presse en manque de sensationnel (qui) n'a fait qu'augmenter la poussée de l'absentionnisme et l'ancrage du FN» :
Je ne sais pas quelle presse
lit
JNG, mais la "petite presse en manque de sensationnel" a de sacrés atouts :
Presse écrite, La Provence (qui au niveau local a assuré) Le Canard Enchainé, Le Point, Nouvel Observateur, L'Express, Le Parisien, Le Figaro, Le Monde, pour le web Le PostMédiapart, et j'en passe... La plupart des radios ont traité le sujet, RTL, Europe1France-Info en boucle et tous les JT nationaux, TF1, F2, F3, Canal+ etc. je ne vais pas tous les mettre.

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La photo choisie pour l'article est des plus édifiantes. André Guinde, nouvel élu local, sourire du bon copain à qui on ne la fait pas, est aux ordres révérencieux du président du CG. Quant au reste, "Ca fait un moment qu'il raconte partout l'avoir régulièrement au téléphone" le mensonge dévoilé de Jean-Noël Guérini sur ses récents contacts avec Martine Aubry qui n'existent pas... Je vous laisse juges.
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«On m'avait annoncé un bain de sang mais l'atmosphère était plutôt calme, ceux qui se disaient des guerriers dans les médias se sont révélés des agneaux» :
Alexandre Medvedowsky... Bof. Au fait, Mme Fessard, l'article sur le site a deux coquilles : vous aviez mis un "i" à la fin de son nom, mais je vous comprends, ce n'est pas quelqu'un que l'on retient. La deuxième, "Bouche-du-Rhone", j'ai corrigé, Bouches prend un "s". Il est vrai qu'il y en a beaucoup dans le 13...

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 00:48

31 mars 2011 : "Merci à ces troix voix, je ne sais pas lesquelles, on verra bien... dit Jean-Noël Guérini à l'AFP, Surpris et ravi de cette pseudo aubaine, réélu à la tête du CG, réélection qu'il a dédiée à sa fille chérie.  A ce degré là de morgue, on peut se demander comment il va se comporter devant le juge duchaïne...  Que dire...

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30 mars 2011 : Le groupe Renouveau PS 13 dénonce une fraude massive ! Résultat de l'élection louffoque du seul postulant au CG 13, Jean-Noël Guérini, réélu avec 60% de participation et avec 84% de voix  par les militants PS des BDR, mais avec 621 bulletins blancs ou nuls… Donc quelques centaines de clairvoyants non corrompus. JNG doit se ronger les ongles et cette nuit va être longue de coups de fil car demain, 57 élus du Conseil général vont voter pour sa présidence. On va bien voir le degré de corruption...

 

Je n'ai jamais tant vu Marine Le Pen invitée sur la plupart des plateaux télé nationaux ! Canal + qui la boudait s'y met aussi ! A croire que l'ensemble de la presse s'amuse à l'apprenti sorcier et profite à fond des embellies évidentes des résultats des cantonales. A part les analyses de l'excellent Daniel Eeuwen sur le plateau de France 3 dimanche soir, un vrai baume d'intelligence non artificielle, ces cantonales reflètent bien le mur d'indifférence qu'elles suscitent.
A Mots croisés hier soir
, il était pénible de suivre cette cacophonie hystérique entre Morano, Le Pen et Duflot mais surtout Duflot dont la voix et le débit aigu qui martèle sont vraiment insupportables ! Harlem Désir était inexistant et Mélenchon roulait des yeux amusés devant ce caquetage intempestif qui n'avançait pas. J'ai vite zappé. J'ai peut-être loupé un scoop… Vraiment, tout sauf Duflot.

Dans la même fournée et journée, Copé, au Grand journal, a abreuvé Aphatie et Denisot d'un flot quasi ininterrompu, quelle mécanique bien huilée… mais on sommeille vite devant son ronron cathodique. Seul notre Johnny ressuscité, en promo de son dernier album, a détendu l'atmosphère d'un chouette duo avec 'M'.
J'oubliais le plus important, notre moribond baron du 13, pour ces cantonales 2011, le quasi-détrôné Jean-Noël Guérini qui s'accroche encore aux branches de sa fédération, entérinée depuis l'emprisonnement de son frère comme la plus corrompue de France, mais qui constate que "les électeurs n'ont pas été dupes des manœuvres et des outrances de Muselier et Gilles".

Ah bon ? Mais en fait, tout le monde s'en fout ! Sauf les purs et durs militants qui veulent encore de la part du gâteau, qui se dévorent entre eux, qui continueront sempiternellement de croire que l'ensemble des électeurs pensent comme eux et qui courent voter toujours pour les mêmes. Pas de sang jeune à l'horizon. La consanguinité politique ça existe, vous avez vu la tête de nos élus ? Restent les quelques fous, désœuvrés, oisifs, dépressifs qui sont allés voter dimanche en espérant trouver quelqu'un à qui parler dans les bureaux de vote bien vides et qui ont évidemment voté blanc donc nul (2%). Quant aux autres, les inscrits manquants, reste à les attraper.

J'ai bien aimé aussi les remerciements de Jean-Noël Guérini ravi du succès du PS. Ça faisait plaisir à voir ce sourire franc et contagieux. Tout le monde souriait autour de lui, c'est fou non ? Et toutes ses félicitations aux élus victorieux… Olmeta, Carlotti, Medvedowsky, Eouzan, Guinde, Pezet, etc., etc. Il n'en a oublié aucun. Comme il est doux et prévenant Jean-Noël quand il le veut…
En fait, il tente un rappel à l'ordre. Car avec des crocs pareils, il est hors de question pour lui de manger du menu fretin. Les élus réélus sont déjà prévenus d'ailleurs. Le président du Bateau bleu tente de rattraper les fuites des plus puissants mais l'affaire n'est pas simple. Combien hésitent et promettent ? Lesquels n'ont rien à devoir à Jean-Noël ? Aucun. Quant aux quelques benêts parachutés comme paravent politique, sorte de chair à canon hébétée, trop faciles à manœuvrer, ils ne sont même pas envisagés. Ceux-là sont comme un banc de poissons. Peu importe le pilote. Ils suivent.

Car il ne partira pas comme ça Jean-Noël, en fermant doucement la porte. Et même s'
il clame son départ dès qu'il sera réélu à la tête du CG, il pousse un peu loin son crochet en disant que cette campagne est "injuste, délétère, violente, antidémocratique et que les socialistes du CG ont été salis". Combien d'accords passés ont été plantés ? Combien de menaces ont été proférées ? Ce sont les dernières munitions de Jean-Noël Guérini car Arnaud Montebourg ne le lâchera pas dans son point de mire, et  fera plier Martine.
Et puis ces mots, prononcés de son étrange voix de canard laborieux, lourds comme des chapes, choisis juste avant ses félicitations aux élus :
"Ces épreuves que nous avons traversées, tout comme celles à venir, ne font que décupler mon énergie. Elles ne changeront pas les axes de mon action. Toutefois, attendez-vous à quelques surprises…"

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