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Blog D’Opinion D’ Hélène Pastore, Politique, Culture, Sur Tous Les Fronts...

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Texte Libre

BONNE  ANNÉE  2017 !! ;)))

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        Charlie 7 janvier 2015 

         Soutien indéfectible 

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---lA CRIEEéjpgThéâtre de La Criée 

 

----theatre-du-gymnase-1368539733-28130Les Théâtres de Dominique Bluzet

 

-----silojpg-copie-1.jpgLe Silo 

     

-----pav-noir.jpgPavillon Noir 

Stats du blog

Malgré sa longue pause, le blog a quand même en moyenne + de 300 visites/j avec des pics selon l'actu. Soit 10.000 visiteurs uniques /mois

Les articles les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakka

 2 : André-Pierre Gignac, carton rouge pour une poussette

Commentaires les plus lus en 2016 :

1 : Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkaï

2 : Sophie de Menton, Franck Tanguy, les affreux 'GG' de RMC  !
 

 

Messages permanents

identifiant du blog : Hélène Pastore. Ne pas confondre avec Hélène Pastor assassinée à Monaco...

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés. Par temps de pause du blog les commentaires ne sont pas activés.

- Petit marché minable, au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac  sans même me sourcer (qui a fait le tour  des médias européens en quelques heures jusqu'au plateau de Canal+ le soir même info relayée au nom du journal La Provence), le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Messages de remerciements : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempête provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog (je n'autorise plus les nouveaux commentaires sur cet article, agréables ou insultants). Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Pour info, Jean-Claude FERAUD, UMP, toujours maire de Trets, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog.

Je remercie infiniment mon avocat et ami Maître Benoît Petit pour son total investissement et son engagement sans faille dans mon assignation intentée par la Soka Gakkaï en 2010. En effet, la SG se portait partie civile en portant plainte pour diffamation pour mon article Trets, les Feraud, et la secte Soka Gakkaï  - Détail :

- Procès du 15.02 2013 au TGI de Paris (17eme chambre), décision du 29.03.2013, je suis relaxée  
- Appel de la SG : audience le 29.01.2014. Le 27.03. 2014 la Cour d'appel de Paris confirme la 1ere décision
- Pourvoi en cassation de la SG le 28 mars 2014


Le 19.12.2014 / ORDONNANCE DU PARQUET DE LA COUR D'APPEL, 34 RUE DES ORFEVRES, 75055 Paris :

-l'Association culturelle Soka Gakkaï et l'Association culturelle du bouddhisme de Nichiren, parties civiles, se désistent du pourvoi par elles formé le 28 mars 2014 contre un arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre 2-7, en date du 27 mars 2014 contre Mme HELENE PASTORE du chef de diffamation publique envers un particulier-  Procès gagné ! Mon article est donc protégé par un jugement de justice de mon pays. 

Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 

29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 01:22

Pourquoi Carla Bruni-Sarkozy vient-elle d'accorder une interview exclusive au magazine Elle ? Quel intérêt a-t-elle à livrer des confidences qui ne sont plus d'actualité avec la défaite de son illustre époux ? Son prochain disque sortira au printemps 2013, on est donc loin d'une campagne promotionnelle. En revanche, la liste des affaires judiciaires qui pend au nez de l'ancien président est longue. Pour ne citer que celles de Karachi, Takieddine, ou le financement de la campagne de Balladur dont il était le directeur de campagne. Faut-il alors penser que Nicolas Sarkozy prépare son retour pour 2017 ?

Jean-François Copé, qui se comportait déjà lors de la précédente campagne présidentielle comme un candidat, veut le prochain trône présidentiel. D'ailleurs, tout est bien plus facile pour lui que pour François Fillon. Ses déplacements sont payés par l'UMP. Il répète qu'il sera partout tous les jours et donc entend bien profiter de l'avantage qu'il a de la grosse caisse du parti.

Pour Nicolas Sarkozy, Copé, son concurrent direct pour 2017, doit être éjecté. Il doit passer par d'autres stratégies, d'autres biais tactiques moins visibles mais bien plus payants. Une élection peut se faire par l'extérieur. Revenir nettoyé et blanchi d'une nouvelle aura de surpuissance cautionné d'une pressante opinion internationale sera bien plus facile. Car son tour du monde en tant que conférencier sublime pourrait lui rapporter, outre de l'argent dont il n'a pas besoin, une formidable image positive. A Paris, il reçoit toujours énormément de politiques, d'élus, de chefs d'entreprises, de réseaux influents, une sorte de président qui continue à exercer dans l'ombre.

Dans ce long entretien ci-dessous, Carla parle de sa famille, du chaos et de la violence de ce quinquennat, des attaques qu'elle a subies par la presse sur ses kilos accumulés pendant sa grossesse, de sa profonde déprime, on peut la comprendre et lui donner raison. En revanche, quand elle insiste et revient longuement sur les qualités de président exceptionnel qu'avait et aurait encore Nicolas Sarkozy et la bêtise des Français d'avoir méprisé un tel homme, on est là dans d'évidents propos de campagne. Carla Bruni-Sarkozy n'a pas pu donner, diriger et relire cette interview, comme l'a déclaré la rédactrice en chef du magazine, sans l'accord de son époux. Son manque de goût pour ce genre d'exercice, son attitude méfiante envers la presse, hors com' musicale, a toujours été claire. Elle ne peut être qu'envoyée spéciale missionnée par lui. Certainement.

                                                                                                -------------                         

                        Entretien de Carla Bruni-Sarkozy par Michele Fitoussi du magazine Elle
 

Pourquoi avoir décidé de parler ?

- ELLE. Vous avez quitté l’Elysée il y a six mois et vous avez gardé le silence. Pourquoi avoir décidé de parler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. D’abord pour clore un chapitre de ma vie, ensuite parce que, bien que ce ne soit pas d’une importance majeure, j’ai besoin de temps en temps de parler moi-même puisque tant d’autres le font à ma place et donnent de fausses informations ! Jusqu’à présent, ma position ne me permettait pas de m’exprimer librement. Aujourd’hui, je le peux.

- ELLE. Vous avez été choquée par l’attitude des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. La démocratie est ainsi faite que les médias doivent être libres, y compris de calomnier et de mentir. Comme disait, je crois, Tocqueville : « La liberté de la presse répare toujours plus d’injustices qu’elle n’en commet. » Mais c’est vrai, parfois je me suis mise en colère, notamment quand on a voulu utiliser mes enfants. Et puis j’ai été blessée par les attaques personnelles, sur mon physique par exemple. Je trouve limite qu’on utilise ces arguments dans le combat politique. J’en profite pour « remercier » cet aimable photographe qui a publié une photo de moi avec 20 kilos de trop, à peine sortie de la maternité. Je dormais deux heures par nuit, j’avais le visage bouffi de fatigue. Après une grossesse, on est épuisée, surtout à 43 ans. Je ne m’attendais pas à la clémence, mais pas non plus à cette cruauté. Ça a été une période difficile : je voulais soutenir mon mari pendant sa campagne et, en même temps, je ne voulais pas sortir, je ne voulais pas qu’on me prenne en photo, j’avais envie de pleurer de fatigue, j’étais fragile. Je n’étais heureuse qu’en famille et le contraste entre la douceur de la vie à la maison avec le bébé et la brutalité du monde extérieur a été violent.

 - ELLE. Vous attendiez-vous à ça, vous qui avez l’expérience des médias ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne m’attendais pas à un tel acharnement mais c’est ainsi qu’est notre époque. Ça fait mal, mais je relativise, ça n’est pas si grave.
 

Quel souvenir de ces années à l’Elysée ?

- ELLE. Votre mari, qui avait l’habitude des attaques, vous a-t-il aidée à vous blinder ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Est-ce qu’on s’habitue à ça...? Bien sûr, il était blessé, notamment de ce qu’on disait sur moi. Mais c’est un combattant, il ne se plaint pas. La politique c’est violent, surtout dans une campagne présidentielle. Et cette campagne, au fond, a été la plus belle de toute sa vie politique. Il l’a perdue. Les grands guerriers préfèrent gagner mais ils savent perdre. Il s’est battu jusqu’au bout et, quand il a compris qu’il avait perdu, il a simplement assumé sa défaite, avec dignité.

 - ELLE. Qu’appréhendiez-vous le plus ? La défaite ou la victoire ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Bonne question ! Disons qu’en tant que citoyenne j’appréhendais la défaite et, en tant que femme, la victoire. A cause de la vie familiale, de la santé aussi. J’étais soulagée que la campagne se termine et triste qu’il ait perdu. A le voir tant se battre, j’aurais préféré qu’il gagne.

- ELLE. Quel souvenir gardez-vous de ces années à l’Elysée ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ces quatre ans et demi à l’Elysée ont été sans aucun doute l’expérience la plus exceptionnelle de ma vie, j’en garderai toujours un souvenir ébloui. Ce fut un grand honneur pour moi de représenter la France, une aventure inimaginable. Il y a eu bien sûr beaucoup de voyages, des rencontres avec des personnalités exceptionnelles comme Nelson Mandela par exemple, mais aussi des contacts humains au quotidien inoubliables.

Une carrière entre parenthèses

- ELLE. Quelles ont été vos premières impressions ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis arrivée à l’Elysée pleine d’enthousiasme et de curiosité et avec une certaine humilité face au décor et à la situation. J’ai été très impressionnée par les gens qui y travaillent. Ils sont la crème des beaux métiers d’art et de tradition française, et chacun d’entre eux – des argentiers aux fleuristes, des tapissiers aux huissiers, des gendarmes aux jardiniers – travaille avec fierté dans le souci de l’excellence. J’en profite d’ailleurs pour remercier de tout mon cœur tous ceux auxquels je n’ai pas pu faire mes adieux.

- ELLE. Etait-ce difficile d’assumer la représentation publique ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’arrivais d’un autre monde, si peu conservateur, celui des artistes. J’ai eu peur de décontenancer au début. J’ai essayé de montrer que j’étais disposée à faire mon devoir, c’est-à-dire à accompagner le Président et à représenter mon pays lorsqu’on avait besoin de moi. Le fait d’être rompue à la vie publique par mon métier m’a beaucoup aidée, mais je ne connaissais rien au protocole. C’était très intéressant d’apprendre et de se laisser guider. En Angleterre par exemple, le protocole est si raffiné que l’on se sent tout simplement à l’aise, comme si tout était naturel.

- ELLE. Vous avez mis votre carrière entre parenthèses. Le regrettez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était mon choix. Ça n’a été ni violent ni douloureux. Ne plus faire de concerts était plutôt une décision de bon sens car je me suis rendu compte que je ne m’en sortirais pas sinon. Mon troisième album est sorti peu après notre mariage, parce qu’il était prêt et que c’était prévu comme ça. Je trouvais absurde de ne pas le faire. Et puis on aurait imaginé que mon mari ou « l’Elysée » m’en avait empêchée, ce qui aurait été entièrement faux et injuste car, si je ne suis pas une femme soumise, Nicolas n’a rien non plus du mari autoritaire. Il me soutient et m’encourage toujours en tout. D’ailleurs, pendant cinq ans, personne ne m’a jamais rien interdit...

Un statut de Première dame ?

- ELLE. Vous ne voyiez jamais les conseillers ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ils me disaient bonjour comme si j’étais de la nitroglycérine... et c’est tout ! Mais, quoi qu’il en soit, chaque fois que je m’exprimais ou que je faisais quelque chose, les médias y voyaient l’influence ou la volonté de mon mari. Pour quelqu’un qui est habitué à être entendu comme un individu à part entière, c’est déconcertant. On m’a fait passer pour une idiote.

- ELLE. Ça vous a blessée d’être traitée de potiche ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, car il n’y a que la vérité qui blesse. Potiche est un terme désagréable mais accompagnatrice, en retrait, oui, je le revendique, on est là pour accompagner son conjoint à travers son mandat et c’est tout. Cette posture classique et traditionnelle me semble la plus sûre. Celles qui m’ont précédée ont été discrètes et ce n’est pas par hasard. Se mettre en avant prête le flanc aux attaques. De même, quand on est dans cette position, il est important d’aider les gens en difficulté dans la mesure de ses possibilités. On reçoit tant de demandes, on ne peut pas rester insensible à la douleur, à la misère et à la détresse des autres.

- ELLE. Faut-il créer un statut de Première dame ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je crois que ça ne servirait à rien. En revanche, que la personne qui accompagne le chef de l’Etat – ou la chef de l’Etat peut-être un jour – prenne part à certains événements protocolaires, pourquoi pas ? Aux Etats-Unis, l’épouse du président américain a un cabinet officiel dont le budget est voté par le Congrès, mais ici je ne crois pas que ça fonctionnerait. En France, on n’élit pas un couple, c’est important de le comprendre. L’accompagnement et l’engagement humanitaire, oui, un salaire, un statut déterminé, non...

Une fonction à plein temps 

- ELLE. C’est une fonction à plein temps ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Accompagner et soutenir un homme qui est le président de la République vous oblige à vous engager sans compter. Je le voyais travailler jour et nuit et je voulais le soutenir. Je l’ai fait d’un point de vue intime, pour lui permettre de travailler en paix, et, d’un point de vue plus large, j’ai participé comme je pouvais en apportant du soutien aux autres.

- ELLE. Peut-on continuer à travailler ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Ça dépend de ce qu’on fait. Cherie Blair a continué son métier d’avocate, elle s’est fait d’ailleurs attaquer pour ça, mais elle ne pouvait pas se permettre de ne pas travailler. En principe, dans un cas comme le mien, on devrait pouvoir demeurer chanteuse, artiste, il n’y a pas d’interférence. Pourtant, moi, cela me dérangeait. Quand on est confronté au chômage, à la misère, aux difficultés, le climat n’est propice ni à la chansonnette ni aux concerts... Cette position au fond m’a ouverte au réel. Alors je suis restée auteur-compositeur, j’ai écrit pendant ces cinq ans autant que je voulais, je l’ai même fait sous pseudonyme. Mais ma carrière n’a plus été au premier plan.

- ELLE. Valérie Trierweiler a-t-elle raison de vouloir rester journaliste ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. A-t-elle le choix ? C’est complexe et difficile : pour ses confrères et pour elle vis-à-vis de ses confrères. Parce que, même culturel, le journalisme est censé être un contre-pouvoir, c’est même une de ses missions, il me semble.

L'affaire du tweet de Valérie Trierweiler

- ELLE. Qu’avez-vous dit à Valérie Trierweiler lors de la passation de pouvoir ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai eu un contact chaleureux avec Valérie Trierweiler et j’ai de la sympathie pour elle. On était toutes les deux dans une situation très particulière ce jour-là, mais il y a eu de la chaleur dans cette rencontre et de l’humanité aussi. On a pris un café, j’ai eu plaisir à l’accueillir et à parler vingt minutes avec elle, mais nous n’avons pas abordé les détails de la fonction.

- ELLE. Est-ce qu’elle l’appréhendait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Elle m’a dit très gentiment que, dans une interview, elle avait dit qu’elle ne serait pas une potiche mais qu’elle ne pensait pas du tout à moi en disant cela. Je lui ai répondu que je savais très bien comment ses paroles avaient pu être transformées. Et j’en ai profité pour lui dire que je m’étais volontairement mise dans cette position passive car c’était de loin la plus simple !

- ELLE. Qu’avez-vous pensé de l’affaire du tweet ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je déteste les curées médiatiques. Par ailleurs, Valérie Trierweiler se trouve dans une situation très difficile, que j’ai moi-même traversée, et je me refuse à la juger. Je crois qu’elle n’avait simplement pas mesuré la différence entre avant et après, et c’est normal. De plus, elle est journaliste, c’est son métier de donner son opinion sur les choses. Elle a très bien compris où elle se trouvait, à présent. Qui n’a pas fait d’erreurs dans la vie ?

Des conseils pour la Première Dame ?

- ELLE. Vous en avez fait ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Oui, mais sur des trucs plus ridicules qu’autre chose. Par exemple quand Nicolas est venu me voir pendant mon interview avec « Femme actuelle », on s’est embrassé, et j’ai dit : « Il vient d’arriver de douze heures de voyage, le pauvre chou. » Le journal a sorti « chouchou » et c’est parti comme ça... Ça n’était pas bien grave et surtout pas du tout politique. En ce qui concerne Valérie Trierweiler, je crois que sa situation est un peu floue et que le flou n’est pas conseillé à ce niveau de l’Etat

- ELLE. Que lui conseilleriez-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je ne me permettrais pas de donner des conseils à quiconque, je ne parle que de mon expérience, mais il me semble qu’il est plus simple d’être l’épouse légitime du chef de l’Etat que sa compagne. La présidence de la République est un lieu officiel qui implique des situations officielles. Peut-être que je me trompe et que leur choix est moderne, mais, pour ma part, j’ai senti un apaisement véritable de l’inquiétude générale à mon égard lorsque j’ai épousé Nicolas. C’est à travers cet engagement intime que, curieusement, j’ai trouvé ma place dans la vie publique.

- ELLE. Il y avait aussi la difficulté de sa position envers Ségolène Royal. Vous aviez trouvé plus facilement la vôtre envers Cécilia Sarkozy.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Dans notre cas, il n’y avait aucune interférence politique. Mais les familles recomposées c’est toujours compliqué, il ne faut pas croire que ce soit simple. Si tout le monde fait des efforts, parfois, on y arrive...

 Comment avez-vous vécu la défaite ?

- ELLE. Comment avez-vous vécu la défaite ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis encore stupéfaite que les Français se soient privés de lui, de son énergie, de sa vision, de son courage, de son humanité, d’une intelligence et d’une volonté comme les siennes. Mais ce qui m’a bouleversée c’est la façon dont il a expliqué les choses aux enfants le 6 mai au soir. Il leur a dit : « Il est important de connaître l’échec dans la vie, il est primordial de savoir y faire face, il y a quelque chose de grand dans l’acceptation de l’échec, quelque chose de beau. Vous allez constater que l’échec a une odeur. Les gens vont être très différents avec vous. J’ai perdu et c’est ainsi. Mais, pour vous consoler, sachez qu’on n’apprend rien d’une victoire, mais tout d’un échec et que l’on en sort renforcé. » Les enfants ont été un peu déstabilisés, ils sont venus à la Mutualité, ils l’ont écouté parler, on a tous pleuré, et voilà.

- ELLE. Et voilà ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’était fini. Quand on va, comme lui, jusqu’au bout de l’effort, jusqu’au bout de ses forces, il n’y a pas de regrets.

- ELLE. Vous parlez avec votre mari de la suite de sa carrière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Mon mari est dans une nouvelle vie qu’il construit avec curiosité et engagement. Il tourne la page de trente ans de vie politique, trente ans de passion, de vocation et de combats. Il est très conscient, très lucide. Les faits sont têtus, il s’est battu, il a perdu, il se reconstruit ailleurs.

« Et s’il revenait »...

- ELLE. Comment se révèle-t-il dans l’après-présidence ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Identique. Il est constructif, créatif, il n’aime qu’avancer, explorer. L’une des nombreuses raisons pour lesquelles j’aime tant l’avoir épousé est qu’il n’aime que l’avenir. Pour une nostalgique comme moi, c’est une vraie source de gaieté. Je l’ai rencontré à la quarantaine, et, à cet âge-là, on ne laisse pas passer sa chance. Entrevoir la possibilité de ne plus être seul est extrêmement rare.

- ELLE. Vous avez un peu plus de temps pour faire des choses ensemble ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Il a 57 ans et une toute nouvelle vie à aménager, donc il ne traîne pas le matin ! Mais il est comme ça. Je pense qu’il s’arrêtera seulement pour mourir. Quand il se met totalement au repos, comme cet été, c’est tout de même avec 50 km de vélo par jour ! Mais il laisse une grande place à sa famille, c’est un homme de sentiments.

- ELLE. Certains s’interrogent sur un possible retournement : « Et s’il revenait »... Qu’en dites-vous ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. C’est un retournement qui n’a rien à voir avec la réalité. C’est plutôt un emballement médiatique, on aime attaquer ceux qui sont en place... Son retour me semble improbable, même si je ne suis pas une experte des mouvements de la vie politique. C’est lui qui verra, c’est les Français qui verront.

Les critiques sur votre train de vie

- ELLE. Parmi toutes ses actions, desquelles êtes-vous la plus fière ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Je suis très fière de son absence totale de sectarisme, de son ouverture d’esprit. Avant de le connaître, ça m’a plu qu’il choisisse des gens du camp adverse pour leurs compétences. Pour moi, c’est un signe de force et d’intelligence. C’est pour cela que je suis devenue sarkozyste au fond, car cette tolérance et cette ouverture le définissent profondément. Je suis fière des grandes réformes qu’il a accomplies, de la place qu’il a souhaité donner à la culture, de son action à l’international... Je suis fière de son sang-froid, de son honnêteté, de son courage sans faille et des efforts surhumains qu’il a déployés pour son pays jour et nuit. Et je suis fière du fait que, malgré cinq ans de difficultés majeures, 48,5% des Français aient voté pour lui.

- ELLE. Vous vous êtes toujours défendue d’avoir eu de l’influence sur lui.
- CARLA BRUNI-SARKOZY. On m’a prêté de l’influence, mais je n’en avais pas et je ne voulais pas en avoir. Mais sans doute mon monde est-il entré dans le sien : c’est la base de l’amour, le transfert ! On devient un peu l’autre, on adopte un langage commun, une façon d’être commune. Lui, il est à l’aise partout. Je l’ai invité à une émission avec Charles Aznavour : en sortant du plateau, je l’ai retrouvé dans le car régie en pleine discussion avec les techniciens.

ELLE. Que répondez-vous aux critiques sur votre train de vie aujourd’hui ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. Cette idée de me faire passer pour une milliardaire qui se balade en hélicoptère m’attriste. J’ai toujours eu une vie d’artiste et je suis issue de la bourgeoisie, il est certain que j’ai toujours connu une existence privilégiée, mais je ne suis pas milliardaire et je ne me balade pas en hélicoptère, c’est bien mal me connaître que d’inventer cela. Le cœur de ma vie est fait de ma musique et de ma famille. J’aime la tranquillité, la vie de tous les jours et la caricature qu’on fait de nous est bien loin de la réalité.

Votre vie aujourd'hui ?

- ELLE. Comment avez-vous retrouvé votre ligne ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai essayé de manger moins, c’est le seul régime que je connaisse. La maternité, chaque fois, me laisse défaite je dois dire, physiquement et psychologiquement, et ça me prend un temps fou pour me remettre. J’admire infiniment les femmes qui ont beaucoup d’enfants sans aucune aide.

ELLE. Pour poursuivre avec les rumeurs, vous seriez adepte de la chirurgie esthétique et des injections ?
CARLA BRUNI-SARKOZY. J’ai fait affiner mon nez quand j’étais jeune mannequin, c’est vrai et ce n’est pas un secret. Je le trouvais un peu rond et pas très photogénique. Et puis je n’ai plus jamais rien retouché de ma vie et je ne retoucherai plus jamais rien. Ni mes pommettes qui me viennent de ma mère et dont mon fils a hérité, ni ma bouche, ni les injections qui au fond vous donnent une drôle de tête. J’ai cependant beaucoup soigné ma peau, je l’ai préservée du soleil et j’ai investi dans des soins au laser. Je n’aime pas particulièrement vieillir mais je ne crois pas que je succomberai au lifting, j’ai trop peur d’un ratage, je ne trouve pas la chirurgie esthétique tellement au point. En revanche, les retouches photographiques de nos jours sont de véritables miracles et les images que l’on voit sont loin du réel. Il faut arrêter de donner des illusions aux femmes : la plupart des photos des magazines sont retouchées !

- ELLE. C’est quoi votre vie, aujourd’hui ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Plutôt cool, la maison, les enfants, l’album qui sort au printemps.

Un album inspiré par ces dernières années ?

- ELLE. Votre album va s’inspirer de ces dernières années ?

- CARLA BRUNI-SARKOZY. Non, pour écrire sur un sujet, il faut un petit temps de digestion. Il y aura juste une chanson pour mon mari... Et pas de chanson sur les journalistes, contrairement à ce qui a été dit.

- ELLE. Vous allez continuer à vous occuper de votre fondation ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. Absolument. Quand je constate la quantité de travail qui a été accompli, quand je pense aux centaines de jeunes à qui nous avons octroyé des bourses d’études, quand je vois l’amélioration du quotidien des enfants vivant en milieu hospitalier grâce à nos équipements, quand je vois le sourire de personnes en situation de grande exclusion et qu’elles retrouvent le goût de communiquer grâce à une de nos actions, ou l’émotion de ceux qui réapprennent à lire et à écrire grâce aux ateliers que nous finançons, je me dis que ce serait un vrai gâchis de ne pas continuer. Alors, même si c’est difficile de trouver les fonds nécessaires, je suis déterminée à me battre pour qu’on ne laisse pas tomber tous les gens qu’on a soutenus. L’éducation et la culture me semblent encore plus essentielles dans ces temps difficiles. Et c’était délicat avant, mais maintenant je vais pouvoir sans complexe utiliser mon image au profit de la fondation.

- ELLE. Vous allez refaire des photos ? du cinéma ?
- CARLA BRUNI-SARKOZY. J’en ai très envie car j’aime le monde du spectacle dans toutes ses formes. J’ai beaucoup aimé tourner avec Woody Allen. Je ne sais pas si j’ai un tempérament d’actrice, mais ce que j’aime dans le cinéma, c’est le travail d’équipe, alors que le métier d’auteur-compositeur est un métier solitaire. J’adorerais faire du théâtre un jour ou écrire quelque chose à jouer sur scène. Quelque chose de différent d’une chanson, quelque chose de drôle. Ça me plairait infiniment de savoir faire rire... Après tout, rire est peut-être la meilleure façon de vieillir.

                                                                                 ----

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 19:39

Une thérapie du corps après le carnage d'un cancer, il fallait y penser. Jean-Loup Mouysset, jeune et beau docteur oncologue s'y est attelé. Après dix ans d'action avec l'Association Ressource, il crée en 2011 à Aix-les-Milles le Centre Ressource, unique en France, qui propose un pacte avec le patient, un contrat d'accompagnement thérapeutique pendant un an où il doit suivre les traitements et participer aux groupes de paroles pour aider les autres malades. A Aix, au Centre Ressource de Jean-Loup Mouysset, une armada de bénévoles est au service du patient, ostéopathes, masseurs, réflexologues, esthéticiennes, psychologues, assistantes sociales, qui sont parfois d'anciens malades. On estime que ce pacte permet de doubler la survie d'un malade et réduirait de 68% le nombre de décès. L'équipe de Michel Cymes de France5 avait fait un très beau reportagea sur ce centre exemplaire diffusé en direct en mai 2012. Malheureusement cette association remarquable n'est pas soutenue par les autorités politiques qui méprisent chaque invitation lancée par les organisateurs. Jeudi 11 octobre, Centre Ressource se devait d'organiser une journée de sensibilisation du grand public sur le cancer.

L'idée du Ruban de l'Espoir popularisé par un ruban rose n'est pas nouvelle. Soutenu par le Ministère de la Santé et l'Institut national du cancer, c'est la déclinaison française du ruban rose international pour la lutte contre le cancer. C'est le fameux octobre rose qui permet de récolter des dons, d'informer, de dépister. En ce moment, sur nos écrans, nous voyons Sophie Davant et Naguy les yeux en reproche poser la fameuse question aux femmes : - Quand avez-vous fait votre dernière mammographie ? Bref, l'engagement est suivi et même si en France on est loin du colossal tapage américain où, pendant ce mois-là, les gens s'habillent en rose relayant efficacement le message.

A l'initiative de Jean-Loup Mouysset, Aix faisait partie des dix sept villes sélectionnées pour l'opération nationale. Il en a évidemment informé la mairie, demandé l'affichage, ce qui n'a pas été fait. La ville de Rouen s'est largement mobilisée. Paris a illuminé de rose l'Opéra Garnier mais la capitale est assez tiède car elle pourrait faire mille fois plus avec la force de ses entreprises comme sponsors. Par exemple, Fécamp, petit port de la Manche en avait fait un haut symbole festif en octobre 2011. Une coulée de roses sur la ville. Les commerçants avaient décoré leurs vitrines en rose, les gens étaient vêtus de rose. La ville exposait de vieux gréements dans son port illuminé, jeux d'ombres chinoises, parterres de végétation colorés, lampions, flambeaux. Les médecins et associations présents discutaient avec le public. Le cancer se devait d'être tout sauf une catastrophe à cacher.

Ce jeudi 11 octobre, l'établissement pensait donc accueillir beaucoup de monde, la presse, les entreprises, le public, et avait prévu tout un programme, la visite du centre, un défilé de mode, la cantatrice, Larenka Hoareau, qui devait chanter autour d'un ruban humain. Le journal local et France3 Provence avaient annoncé l'événement et les organisateurs du centre envoyé près de 6.000 mails ! L'association basée à la Z.I des Milles qui compte plus de 2.000 entreprises voisines a évidemment contacté cette puissante force économique. Elle a distribué plus de 300 flyers aux sorties de bureaux, carrefours, bref, elle n'a pas lésiné sur la diffusion de cette importante manifestation d'ordre national.

Le four. France3 Provence annoncée en chemin se déroute pour un nouvel assassinat en cité à Marseille, seuls présents deux ou trois photographes mais dont nous ne verrons aucune photo dans les journaux par la suite (La Provence ne fera rien paraître). L'adjoint à l'environnement Victor Tonin fera un rapide bla-bla après le défilé et disparaîtra, absent donc sur les photos prises par le centre et surtout, quasiment aucune entreprise de la Z.I sur les milliers contactées, c'est vraiment honteux pour elles ! Je cite les présentes à quelques rares près : Santé au travail en Provence (qui a prêté les chapiteaux, fourni le cocktail, etc.), Crédit Mutuel, Cronoprint, Holitica, ZM communications, AramineActiform, ART Promotion.

Au sujet des subventions du Centre Ressource qui ne fonctionne principalement que par les dons, il faut noter que le Conseil Général des BDR (qui a la compétence de l'action sociale et préventive) attribue 12.000€ (qui ne représentent que 3% du budget de l'association), la Communauté du Pays d'Aix verse 13.000€, laquelle somme divisée par ses 34 communes fait 382€/commune en moyenne, soit 2.93% chacune !

Maryse Joissains maintes fois contactée ne pouvait pas ignorer ce jeudi 11, mais ne s'est jamais déplacée pas plus que sa fille Sophie (il est pourtant de notoriété publique qu'elle a été touchée par un cancer). Elles auraient pu soutenir avec poids cette association en un tel jour célébré en France. La ville ne s'est donc pas illustrée alors qu'elle se devait de le faire. En revanche, beau geste de la part du Pasino à l'égard du Centre Ressource qui met régulièrement et gracieusement à disposition sa grande salle pour de telles manifestations. Eux au moins, savent jouer le jeu.

 

Centre Ressource- Pôle d'activités d'Aix-en-Provence- 1140 rue André Ampère- Actimart 2- 13851 Aix

 

                    Vidéo du reportage de Michel Cymes de France5 sur le Centre Ressource, "Le journal de la santé".

 

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                   Une partie de l'équipe de Centre Ressource ce jeudi 11 octobre (photo Cixi-Hélène)

 

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                                                             Le pic du Midi superbement illuminé en ce mois octobre

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:45

Lundi 8 octobre 2012. "Tout d'abord nous souhaitons un bon anniversaire à notre maire !" Applaudissements dans l'hémicycle. Jean-Claude Gaudin ceint de ses nouveaux soixante-treize ans, sourit, mais ne dit rien. La bagarre pour la prochaine municipale est bien engagée et ses 17 ans de règne ne sont pas grand chose par rapport à Gaston Defferre, 33 ans ! Mais il est en pleine forme Jean-Claude ! Tout au moins d'un point de vue prostatique car pendant les interminables 5h15 de ce conseil municipal il n'a pas quitté son siège !

Grande mais miteuse absence de ce conseil municipal, celle de Samia Ghali, maire des 15 et 16ème arrondissements de Marseille, devenue très médiatisée depuis sa déclaration bombe sur les quartiers marseillais aux mains des trafiquants, "Il n'y a que l'armée qui puisse intervenir pour désarmer les dealers." Déclaration totalement inconsciente visant uniquement à attirer l'attention sur elle. Quant aux conséquences dramatiques sur l'image de Marseille, à quelques mois de devenir capitale de la culture, ponctuellement caricaturée par les Guignols comme étant une ville en état de guerre, Samia Ghali, stupide et incompétente, plutôt axée sur sa médiatisation que sur l'avenir de sa ville, joue un rôle qu'elle ne connaît pas, qu'elle n'a même pas pu apprendre par la sagesse de l'expérience.

Le site Bakchich l'a bien cernée. Fidèle petite lieutenante de Jean-Noël Guérini, (sur sa liste municipale et en numéro deux sur sa liste sénatoriale) qui a porté jusqu'au Sénat cette débutante issue d'un quartier difficile pouvant donc consolider son territoire, Samia a vite compris que la politique avait de gros avantages et qu'elle pouvait gagner merveilleusement bien sa vie. Ce n'était pas très compliqué. Elle n'a eu qu'à copier ceux qui flairaient en elle un bon petit appât de cités.

Patrick Mennucci a dû guider cette débutante qu'il trouvait si jolie. Avec sa façon rustre et sans nuance qui le dessert tant mais dont il n'a même pas conscience, il a, depuis le décrochage du pompon de son titre de député, bizarrement abandonné les quartiers comme Noailles qu'il fréquentait tant. D'ailleurs l'élève Ghali a bien appris. Elle n'est pas très présente ni active au Sénat.

Dans l'émission il y a une semaine de "Càvous" sur France5, Patrick Cohen ne s'est pas laissé prendre. Samia Ghali après avoir récité son chapelet sur Marseille abandonnée par la politique de Sarkozy, sa violence, Marseille "qu'elle aime tant" et ses quartiers défavorisés qu'elle soutient puisqu'elle, "elle les comprend", oubliait l'essentiel, le cumul des mandats dont elle profite avec avidité et qui lui a permis d'habiter dans un des plus beaux quartiers de Marseille.

En direct, alors qu'elle pleurait sur le sort des Roms (elle n'a rien fait pour empêcher leur expulsion), Patrick Cohen lui assenait un perfide et talentueux "Il me semble que vous n'avez pas signé la charte du PS contre le cumul des mandats ?". Elle répondit en riant qu'en effet elle ne l'avait pas fait car elle n'avait pas eu le document en question !

Lors d'une interview dans la presse écrite locale, elle reconnaissait "Quand on passe de l'ambiance dorée du Sénat à un secteur où les problèmes sociaux sont nombreux on peut vite perdre le sens des réalités, il y a un grand décalage entre les deux situations, il faut garder les pieds sur terre." Je doute de la véracité des propos que le journaliste a dû mettre en forme, car, quand on l'écoute en direct sur un sujet qu'elle n'a pas eu le temps d'ingérer, ce n'est qu'un galimatias de mots enchevêtrés, de retours, de contresens, d'interjections ponctuant une rhétorique de débutant sur un sujet qui n'est pas maîtrisé. Belle carrière accélérée par la sempiternelle consanguinité politique grâce à Guérini, mais pas d'aptitude.

Il y a quelques jours sur le plateau du 19h de Public Sénat où elle était invitée, elle réagissait sur la réflexion buzz de Jean-François Copé draguant le FN avec son racisme anti-blancs dans les cités. Samia Ghali soutenait Fillon en saluant "les propos de Fillon sont d'une sagesse extrême" au détriment de ceux de Copé ! Aurait-elle changé de camp ? On commence malheureusement à s'habituer à ce type de girouette. Peut-être copie-t-elle sa cousine Nora Preziosi, hyper sarkoziste qui a flairé le parti gagnant lors de la présidentielle de Nicolas 1er. Bref, pour en revenir à cette intervention, j'ai retranscrit mot à mot sa réponse au journaliste. Vous allez voir, ce n'est pas évident à vivre pour un téléspectateur et encore moins pour un lecteur.

"Quand M. Copé dit ça il dit pas par contre que 'eux' ont créé les écoles ghettos depuis des années en France, qu'ils ont mis dans les mêmes écoles les noirs les arabes les gitans avec les mêmes problématiques, oui, ils ont créé les écoles de la République l'école ghetto de la République c'est eux qui l'ont créé alors oui ça ils peuvent le dire que, ha, peut être que finalement, euh, ceux qui ont aujourd'hui à souffrir c'est peut-être ceux-là ceux qu'on a 'ghettorisés' à qui on a dit ben finalement vous n'avez pas de chance vos écoles sont des garderies sont plus des écoles pour apprendre finalement le savoir, alors moi je crois qu'il faut tout simplement que M. Copé revoie sa copie que peut-être que la campagne électorale l'excite un peu trop et qui faut qu'il se calme un peu".

Elue en tant que conseillère municipale pourquoi pas. Maire de deux arrondissements de la deuxième ville de France, c'est impensable ! Élevée au rang de sénatrice c'est scandaleusement scandaleux !!!

 

Article dans Bakchich sur Samia Ghali

Marsactu, Conseil municipal du 8 octobre

Vidéo de l'émission de Public Sénat sur PlayTV, site en maintenance pour le moment, dans l'attente du lien.

 

                                            Vidéo seulement visible pendant une semaine

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:52

Au premier festival International de la Caricature du Dessin de presse et de la Satire à l'Estaque, "On n'aurait jamais cru avoir un tel succès !" Dixit Fathy Bourayou, caricaturiste de talent connu comme le loup blanc sur ce port de Provence, celui qui disait au journal 20minutes, "il n'y a qu'ici que la caricature n'existe pas dans la presse locale alors que dans cette ville (Marseille), des hommes politiques mafieux il y en a davantage que des poteaux."

Pendant les trois jours du 21 au 23 septembre, un monde fou d'amateurs de BD et de curieux était venu sur le port de l'Estaque. Ambiance chaleureuse et enjouée. Devant l'entrée de l'exposition, des tables accueillaient les auteurs qui croquaient tous ceux qui voulaient une caricature personnelle. Les queues s'allongeaient devant les kiosques aux fameuses panisses et 'chichis freji' à la renommée internationale et les terrasses des cafés aux alentours ne désemplissaient pas. Les médias en masse s'y pressaient aussi, pourquoi ?

Parce que ce festival depuis longtemps programmé a bénéficié du buzz intersidéral concocté par les malins de Charlie Hebdo lors de la diffusion de leur numéro 'spécial' où leur Une reprenait le film "Intouchables" montrant un musulman sur un fauteuil roulant poussé par un juif. En fait, ce n'est pas ce dessin qui a mis le feu aux poudres. C'est la caricature de la dernière page, en page 16 rubrique "les couvertures auxquelles vous avez échappé". Elle représente le prophète Mahomet, nu, en position de prière, une étoile jaune cachant son orifice sacré. Si cette caricature avait été mise en Une, les conséquences en auraient été certainement plus terribles, mais les petits malins de Charlie n'ont pas osé... Dommage.

Bref, Fathy Bourayou était ravi, aux anges d'avoir pu attirer les politiques et les médias grâce à ces fulgurants sunlights. Comme les trente dessinateurs présents, Fathy n'est pas avare de détails. Il m'a raconté ses engagements inébranlables, son devoir de perpétuer les mémoires de ses amis journalistes, dessinateurs assassinés lors des événements de 1994 à Alger. Gravés à jamais. Il a réussi à se sauver, exil forcé, exil terrible.

Ici à l'Estaque où il est depuis, il a gardé intact son énorme potentiel de révolté. Tous les habitants le connaissent, le respectent. "Je ne lâcherai jamais ! Je suis un journaliste au crayon !" -les autres pour lui sont des journalistes au micro-. Mais "Le crayon ne suffit plus à mener le combat contre la censure et le fondamentalisme religieux". (Serge Scotto).

Aujourd'hui, la plume de Fathy Bourayou est visible dans la presse alternative régionale : Marseille La Cité, La Revue Consolat et bien sûr l'incontournable Le Ravi. Il a publié en 2011 un album "Tristesse et bouillabaisse " en vente humblement dans la librairie"l'Encre bleue" de l'Estaque.

Les prix Chichi et Panisse ont été remis à Phil et Djamel Lounis. Voici quelques clichés et dessins photographiés sur place pas piqués des vers

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                                                      Les dieux ne sont pas d'accord entre eux...

 

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                                                                                           Phil Umbdoenstock

 

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                                                    Un ami de Fathy Bourayou avec le prix 'Chichi' et Fathy Bourayou

 

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                                                                           Djamel Lounis

 

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                                     Photo prise dans les commentaires, lien du site.

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Cixi-Hélène - dans Culture
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 01:38

Il y a une semaine, jour pour jour, je retrouvais le Sud et Aix-en-Provence munie d'une invitation pour l'inauguration du site Mémorial du Camp des Milles, seul camp d'internement et de déportation encore intact qui subsiste en France. Difficile d'ignorer cet événement annoncé par une grande partie des médias nationaux à la grande surprise de beaucoup de Français qui ne connaissaient pas l'existence de ce camp dont il faut rappeler que ce fut une gigantesque tuilerie centenaire s'étalant sur sept hectares.

Bizarrement, la presse nationale et locale a situé le village des Milles "près d'Aix", "à côté d'Aix", "proche d'Aix", "au Sud d'Aix", comme si le camp tragique ne faisait pas partie de la commune d'Aix-en-Provence. Mais Aix ou Les Milles, c'est la même chose ! D'ailleurs le cimetière du village est l'extension logique de celui du centre ville d'Aix, Saint-Pierre, qui est depuis longtemps saturé. Bon nombre de familles aixoises y reposent. 

Les Milles sont rattachés à Aix depuis 1903 ! Et sa mairie est devenue la première mairie annexe de la ville. Etrange n'est-ce pas cet oubli d'Aix pour "son camp". Il est plus flatteur de présenter pour le tourisme Aix comme étant rattachée à son festival d'art lyrique, perpétuelle ode à Mozart, que de l'associer à un camp d'internement et de déportation. Mais bon…

Ce lundi 10 septembre, sous une chaleur écrasante, je faisais la queue au beau milieu des G3, c'est-à-dire les invités de troisième catégorie. Après les contrôles classiques, (pièce d'identité, carton d'invitation et confirmation préalable obligatoire) pas de passage sous des détecteurs malgré le service de sécurité de Matignon soi-disant en alerte rouge (veille du 11 septembre, possibilités d'attentats antisémites) et une impressionnante présence policière liée à la venue du premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

L'organisation du site avait sous-estimé la température quasi caniculaire de cette journée. Des barrières séparaient les G1, G2 des G3. G1 Matignon, ambassadeurs, G2 officiels locaux, G3 invités. Devant l'imposante bâtisse, une petite estrade surplombée d'une bâche blanche attendait les intervenants mais rien pour protéger de la chaleur les cervelles forcément sublimes des officiels. Des parapluies de pluie noirs leur furent finalement distribués. Mais rien pour tous les G3, dont beaucoup de personnes âgées, qui se précipitaient sur les bouteilles d'eau passant devant elles mais destinées aux officiels. Pour les G3, seulement deux tentes. L'une avec quelques chaises prises d'assaut et l'autre où on servait à boire. Les gens s'asseyaient un peu n'importe où pour y trouver de l'ombre en attendant l'heure du début de la cérémonie. Atmosphère digne et tenues en rapport. Pas vraiment de couleurs susceptibles de venir égayer un œil résolument sombre et pour cause…

Les G2 arrivaient petit à petit. Christian Kert, Maryse Joissains étonnamment en bémol mais qui avait dû être briefée, Alexandre Medvedowsky, prochain candidat à l'investiture primaire PS à la mairie d'Aix, accompagné de son père, mémoire vivante de Schléma Medvedowsky, immigré russe, mobilisé comme Médecin lieutenant, résistant, fusillé par la milice de Vichy, qui reçut la médaille militaire de la Résistance et la Croix de guerre avec palmes à titre posthume. Respect.

Eugène Caselli et Jean-Noël Guérini, notre toujours président du CG, ont fait un duo attendrissant. Ils ne se quittaient pas. Debout, comme assis. Toujours à côté l'un de l'autre. Touchant. Car Jean-Noël Guérini faisait un retour officiel pseudo-triomphant mais certainement éphémère. Beaucoup d'arrogance dans son regard devant les officiels locaux PS qui l'ont donné pour mort. Normal. Mais la meute c'est la meute. Il lui faut être prudente pour exister. Pour l'instant, mieux vaut écarter celui qui les discrédite et qui a un passé un peu trop marqué avec Martine Aubry. Cerise sur le gâteau de JNG, le premier ministre dans son discours le remerciera, le citant, évidemment sans l'ombre d'un battement de cil trahissant sa mise en examen sur des marchés publics présumés frauduleux. Cool Jean-Marc Ayrault. Il est vrai que le CG de JNG a quand même contribué à quelque 500.000€ pour la rénovation du site qui aurait dû être détruit en 1983. 

Patrick Mennucci (avait-il sa veste doublée de satin rouge ?) n'en pouvait plus devant ce parterre ministériel. Pas simple d'acquérir une élégance de style quand on n'a pas les bases essentielles. Quel travail en perspective pour briguer correctement Marseille en 2014. Surprise ! Stéphane Salord était présent mais pas avec les G2. Il était parqué avec les G3 au-delà de la barrière séparatrice des élus. En jean un peu crade et pas vraiment top (pas simple la dégringolade politique), j'ai failli verser ma petite larme.

Et puis, au-delà de ces contingences vulgaires, Alain Chouraqui, Président de la fondation, magnifique de ténacité, en présence de son père Sidney, celui par qui tout est arrivé, celui par qui tout restera. Son discours d'une vingtaine de minutes digne, poignant, a figé tout le monde, le temps compris. 

 Pasteur Henri Manen, Aumônier du Camp- "Juste parmi les Nations", devant le convoi du 2 septembre 1942 :

 "Ce qui était particulièrement douloureux à voir c'était le spectacle des petits enfants. Car des ordres stricts furent donnés en dernière heure tels qu'au-dessus de 2 ans, tous devaient obligatoirement partir avec leurs parents… des enfants tout petits, trébuchant de fatigue dans la nuit et dans le froid, pleurant de faim… de pauvres petits bonshommes de 5 ou 6 ans essayant de porter vaillamment un baluchon à leur taille puis tombant de sommeil et roulant par terre, eux et leurs paquets, tout grelottants sous la rosée de la nuit. De jeunes pères et mères pleurant silencieusement et longuement dans la consternation de leur impuissance devant la souffrance de leurs enfants. Puis l'ordre fut donné pour quitter la cour et partir au train." 

 

                                                   - Discours d'Alain Chouraqui

                                                   - Discours  de Jean-Marc Ayrault

 

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                                                            Le devant du site avant l'entrée des invités


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                                         Les "G3" devant l'entrée sous un soleil de plomb


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                                                     Les salutaires parapluies noirs

 

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                                                                                Rush sur un peu d'ombre...


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                                       Avec les G3, Stéphane Salord, au top, en jean

 

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                                                                 La Salle des Peintures

                                                                    Photos Cixi-Hélène

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 18:02

Roberto Alagna vient de triompher dans Turandot aux Chorégies d'Orange après avoir laissé ses adorateurs trois jours dans un blues écrasant. Une mauvaise prestation due à une mycose laryngée provoquée par un dentiste imbécile lui avait valu des sifflets sur le fameux air Nessum dorma où ses quelques détracteurs l'attendaient. Passera ou passera pas le fameux contre-si ? Samedi 28 juillet, il n'est pas passé. Pour les adeptes de Puccini, Alagna classé verdien, et pour la première fois dans ce rôle de Calaf dont le registre demande d'autres performances que les statures romantiques dans lesquelles il excelle, chaque note sera pesée, soupesée, filtrée par un sas implacable où rien n'est toléré pas même un malheureux hasard organique.

En parlant de hasard, il est parfois bien étrange. Plutôt dans un registre classique lyrique, mozartienne pour toujours, le Bel canto n'était pas jusqu'ici dans mes faveurs musicales. Le 7 juillet dernier, à Marseille, et grâce au concert exceptionnel organisé par l'Opéra de Marseille, je découvrais sur la place Bargemon un Roberto Alagna dont je ne soupçonnais pas la puissance magnétique, la voix évidemment sublime, la force sexuelle, et oui, bref, un charisme inouï dans une approche d'une grande simplicité. Je ne me doutais pas que neuf jours plus tard je le rencontrerais à une toute autre occasion…

Marseille, 7 juillet. Arrivée très en retard -le concert commençait quinze minutes plus tard, une foule énorme attendait, elle, depuis des heures-, je ne trouvais qu'une place avec une trentaine de personnes contre une barrière sur le côté latéral aveugle de la scène où bien évidemment je ne voyais rien de face. Par chance, Roberto Alagna ne pouvait que passer devant nous pour monter sur scène et attendre sur une chaise les changements orchestraux. La star avait-elle la grosse tête ? Cette promiscuité, quatre mètres tout au plus, ne pouvait qu'être dépecée avec délectation.

Environ un mètre soixante-quinze, un physique puissant, un visage poupin aux yeux bleus mobiles, Roberto Alagna avait parfaitement remarqué que notre pauvre situation nous empêchait de le voir chanter. Trois femmes autour de lui. Une maquilleuse, une attachée de presse (sa sœur, une sorte de duègne implacable), une jeune femme blonde, amoureuse ?, nous l'écoutions donc sans le voir et sans écran accessible. Peu importait d'ailleurs car la magie opéra sans problème ! Après les applaudissements de chacune de ses prestations, au repos, il nous parlait de sa chaise, envoyait des baisers à des femmes qui l'interpellaient, les gens étaient ravis ! On était bien mieux qu'en face. Le grand public avait le 'In', nous on avait le 'Off'.

Très disponible malgré sa concentration à chaque prochain tableau, une bouteille d'eau accessible, un petit coup de blush poudre par sa maquilleuse, un changement de costume en loge, et des mains qu'il serrait même à celles qui ne se tendaient pas. Evidemment, l'ensemble du public de face ne comprenait pas ces réactions décalées d'un petit coin proche de la scène qu'il ne voyait pas. Le concert s'est passé à la vitesse de 'sa' lumière. Sous le charme nous étions tous, et surtout toutes. Cerise sur le gâteau, au final et après les bis (il en a rajouté), les saluts que nous ne voyions pas et sous les ovations marseillaises, Roberto Alagna, qui ne pouvait sortir de scène que de notre côté, est apparu en haut des marches un superbe bouquet de fleurs dans les bras, illuminé par un large sourire de contentement. Cris de notre groupe, bravos délirants. Il nous fit taire d'un grand geste en avant, et, rien que pour nous, entonna un O sole mio à renverser la Bonne mère de son socle…  A-DO-RA-BLE ! Et moi qui n'avais ni appareil photo, ni portable !

Quelques jours après cette soirée où je restais encore toute émoustillée, j'en discutais avec une amie qui me dit tout naturellement :
- Alagna ? Je le connais. Si tu veux on va demain soir à Orange où il répète Turandot. A 19h il doit parrainer un club de volley-ball, ASON, c'est privé, donc il n'y aura pas de monde, tu pourras discuter avec lui si tu veux. 
ET COMMENT !

Le lendemain, 16 juillet, 18h30, Orange. Il fait beau et très chaud. Je suis armée de deux appareils numériques, un smartphone et un autre portable. Les nouveaux locaux du club ASON sont tout contre le théâtre antique, on ne peut rêver mieux comme emplacement. Quelques personnes sont déjà là à attendre que les portes s'ouvrent. Soudain, Roberto Alagna arrive flanqué d'une accompagnatrice. Il est superbe ! Elle est moche comme tout. Tout de lin écru vêtu, polo Jean-Paul Gaultier, mocassins souples d'été, crinière dorée, il est encore mieux au naturel que maquillé ou sur photos. Il est toujours très disponible et parle avec tous ceux qui s'approchent de lui.

Plus tard dans les locaux d'ASON, il paraphe aux côtés du président Emmanuel Purpan une magnifique photo du théâtre antique en 3D, "Mon jardin préféré, magique !" et sur un mur, "Ce n'est qu'un début !". Il se prêtera à toutes les demandes, on lui offrira un horrible maillot de l'équipe à son nom devant lequel il va s'extasier, il dira que "réunir le sport et la musique, je pense que c'est la plus belle chose que l'on puisse faire" et ne boira pas de champagne. Compte tenu de l'actualité d'aujourd'hui, Alagna devait être en plein traitement dentaire et les infinitésimaux champignons, muguet terrible du ténor en souffrance, devaient commencer à lui grignoter les cordes vocales qui lui vaudront douze jours plus tard, les sifflets du Turandot de ce maudit samedi.

Pour revenir à celui d'hier, splendide revanche alagnienne, et après avoir lu la presse professionnelle, Alagna a conquis les pucciniens. Admis il est dans cette autre cour magistrale que celle de Verdi. Pour ma part et à mon niveau, j'ai trouvé les costumes splendides, les décors et hologrammes remarquables et la mise en scène bien assurée. J'ai souri en entendant des pseudo Chinois parler italien, les noms des ministres Ping, Pang et Pong qui faisaient des petits pas comme s'ils avaient les pieds bandés et dire à Calaf "retourne vite chez toi pour prendre une corde et te pendre". J'ai estimé que l'esclave Liù (Maria Luigia Borsi) en faisait un peu trop pour une esclave, et, Turandot, Lise Lindstrom, fille du ciel, tueuse et psycho-rigide, magnifique dans ce rôle altier qui lui allait comme un gant. Ne connaissant pas la chute de cet opéra, je n'aurais jamais pu partager ces good vibrations orangeoises sans le sous-titrage comme pour les trois énigmes et les mots à découvrir. En ce qui concerne Calaf, je suis restée scotchée aux lèvres sublimes du superbe Roberto-Calaf-Alagna, emportée par des flots de testostérone virtuels ! J'ai eu peur devant ses doutes, tremblé pendant le sacré "Nessun dorma" en attendant le fameux contre-si sur l'ultime syllabe de "Je te veux mien-NEEE !" qui n'a pas duré autant que celui de Pavarotti paraît-il mais bon, on s'en fout, Pavarotti est mort et il était laid comme un pou. Bref, Roberto l'a fait.  ENJOY !

A Orange ? Le 16 juillet ? Evidemment que j'ai discuté avec lui, mais ça, ça reste entre nous…

 

 

- Pluzz France 3. Turandot du 31.07.12. à voir sur le site pendant une semaine. Pour le fameux Nessun dorma au début du 3ème acte, mettre le curseur à 2h00mn45s.

- Le Nessun dorma de Luciano Pavarotti, pour ceux qui ne supportent pas la comparaison... Clic.


 

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                       Arrivée de Roberto Alagna le samedi 16 juillet, Orange, 18h30, aux locaux d'ASON (Photo C-H)

 

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                                     Roberto Alagna et Emmanuel Purpan, président de l'ASON (Photo C-H)


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                                           Signature de l'affiche 3D du théâtre antique (photo Cixi-Hélène)

 

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                                               "Mon jardin préféré... Magique !"  (Photo Cixi-Hélène)

 

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                                                          Quelle allure ! Et en Jean-Paul Gaultier... (Photo Cixi-Hélène)

 

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                                              Vue du théâtre antique des locaux d'ASON (Photo Cixi-Hélène)

                                                            Photos persos Cixi-Hélène

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Cixi-Hélène - dans Culture
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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 21:59

La grande caravane de campagne du cirque Joissains est en route. Elle commence son tour de France pour tenter de conserver la plus haute place du podium, la mairie d'Aix-en-Provence. L'équipe en question possède une arme redoutable que ses futurs adversaires (qui dorment encore) n'ont pas dans leur programme et qu'ils n'oseraient jamais exploiter, leur image ! Le but, se servir de l'histoire soi-disant extraordinaire et tragique du couple Joissains pour donner à manger aux Français affamés et en proie à tout ce qui touche le people. Et là, le contenu est solide.

Les tragédies d'une vie sont dans toutes les familles. L'engagement politique, la mort, la maladie font partie d'un tracé banal et logique que n'importe qui peut vivre et qui n'a rien d'exceptionnel. Maryse Joissains, en déroute vaseuse à la suite des législatives perdues, de son impopularité toujours grandissante, n'a plus d'autres cartouches à distribuer que celle-ci : sa vie. Cette cartouche, elle la connaît bien. Elle l'a utilisée à de nombreuses reprises et n'a eu qu'à piocher dans son parcours personnel. La séduction ou la manipulation, car c'est la même chose, est une affaire de contact direct avec les personnes. Il faut 'rentrer' dans les nombreux citoyens indécis et faire vibrer la corde émotionnelle. Comme disait Georges Frêche, "peu importe ce que tu as fait, les ponts que tu as construits, les logements sociaux érigés. Ce qui paie, c'est les boîtes de chocolat distribuées dans les maisons de retraites visitées". Rajoutons les poignées de main appuyées d'une phrase personnelle que le citoyen, flatté, va ramener chez lui et diffuser, ça c'est aussi de la politique. La politique, c'est surtout un job de communication.

Maryse Joissains sait qu'elle peut perdre dès le premier tour la prochaine municipale. Trop de tapage, trop d'esclandres, trop de tout ont lassé les Aixois. Et les Aixois ont changé. Une vente sur trois est faite à un Parisien et le marché immobilier d'Aix est plus que florissant. La droite traditionnelle aixoise n'a jamais reconnu cette femme qui en faisait des tonnes et que l'Assemblée nationale surnommait "la poissonnière". On vote donc pour le parti mais jusqu'à un certain seuil, l'étoile filante sarkozienne l'a prouvé. Si on suit le schéma de la dernière présidentielle, courante reproduction, les Joissains seront poussés hors de la mairie dès le premier tour si, et uniquement si, un profil solide se présente comme, par exemple, Christian Kert, UMP, et que la gauche choisisse enfin un candidat potentiel.

Pour Maryse Joissains, faire campagne localement, pour le moment, c'est un risque à prendre. Trop tôt c'est trop tôt, trop tard c'est trop tard. Pas simple de choisir le bon moment mais, en revanche, il est facile de manipuler les esprits sur le plan national quelques mois avant le déferlement des militants sur les marchés et dans les quartiers. Priorité, mettre en place le canevas du Net et modeler un profil qui va impacter. Il y a toujours des journalistes compatissants ou parfois des juges mus par une soudaine clémence hors du champ pénal. J'ai deux beaux exemples, Christine Clerc et Philippe Bilger.

Christine Clerc vient de publier sur le site de Marianne2 un article "La Madame Sans-Gêne d'Aix-en-Provence", ou plutôt une nouvelle, puant le parisianisme, et décrivant en des tons zoliens le parcours de la "pétroleuse célèbre", "la dameu d'Aix". Elle ne s'attache qu'aux couleurs locales caricaturales, glisse très vite sur le fond politique et les nombreuses casseroles que traîne le pseudo clan Joissains. La journaliste a visiblement des sympathies pour elle puisqu'elle l'accompagnait "à l'arrière de sa voiture qui nous ramenait de Marseille après un débat télévisé"… Elle dépeint une femme somme toute attachante, un personnage de roman haut en couleurs et en gouaille vulgaire sans jamais rentrer dans le vif du sujet qui nous concerne, nous Aixois, c'est-à-dire sa politique, son bilan. Et le texte n'en finit pas. Il est long et pousse à la lecture en diagonale.

Une première, son chauffeur est à l'honneur ! Très importante information pour les Aixois, le chauffeur de Maryse Joissains certainement voulue par elle d'ailleurs car la journaliste en met une belle couche : "Omar est célèbre : on vient le voir quand on a un message à faire passer à la maire". Et Maryse Joissains de remettre les pendules à l'heure au cas où sa vie sexuelle nous intéresserait. "Il n'est pas mon amant, il est plus que cela : un ami fidèle"Plutôt que l'alcôve, c'est le contrat qui m'intéresse. Curieuse je suis. J'aimerais bien connaître le salaire de cet Omar, à quel taux et pour quelle fonction il est payé ? Et surtout à quel titre ? Est-ce légal de jouer le rôle d'un élu alors qu'il ne l'est pas ? On doit donc passer par le chauffeur de Maryse Joissains pour lui faire remettre un message ?

Christine Clerc a le mors people en bouche. Elle en bave d'aisance. Maintenant, on pénètre dans la chambre conjugale. Elle, Maryse, ne "supporte plus" son mari, Alain, d'avec qui elle n'est pas divorcée car chez elle "cela ne se fait pas". Mais il habite l'étage au-dessous du sien. "Mon mari a deux enfants hors mariage", tiens donc ? Maryse Joissains divulgue cette info très privée alors que son époux a voulu porter plainte contre moi pour la parution de mon article "Les ombres d'Alain Joissains" en mai 2008 ! Etrange et suspect. Christine Clerc a eu donc le feu vert…

Philippe Bilger, lui, fait à peu près la même chose que Christine Clerc dans son article paru sur son blog. Magistrat reconnu, à l'histoire familiale lui aussi tragique, de droite, il tombe dans un pathos pitoyable volant à la défense de l'ex-députée encore maire. Subjugué par l'article de Christine Clerc donc par la vie de Maryse Joissains, "Je ne m'attendais pas à une telle saga", il en reprend les lignes fortes et fait une description similaire où le chauffeur y est encore ! Bilger parle de "ses malheurs et ses remontées" et d'"une femme à l'égard de laquelle, pour tout ce qu'elle a vécu et subi, il m'est impossible de ne pas éprouver une sorte de respect instinctif" ! Comment un juge peut-il passer par une appréciation instinctive ?

Bilger, qu'il le veuille ou pas, fait l'apologie de Maryse Joissains, la sert, et lui apporte son soutien. Force est de constater que sa position de haut magistrat peut influencer bon nombre de lecteurs, à moins que, emporté par une émotion refoulée, il se reconnaisse dans le parcours de M.J. mais là, c'est de l'ordre de la psychanalyse et non de la Justice.
Le but de Clerc et de Bilger est d'apitoyer la grande masse sensible par un blanchiment d'image mettant uniquement en avant des événements qui ne peuvent relever que de la vie privée. Ils servent de caution morale. Quant à la journaliste, elle sait très bien ce qu'elle fait. Sa présentation est orientée pour détourner le lecteur du rationnel vers le larmoyant. Pleurez braves gens !

Et une dernière rectification, madame Clerc. Vous écrivez, en parlant d'Alain Joissains et au sujet de cette procédure en cours : "Dans l'ombre, depuis que le tribunal administratif de Marseille a contesté son contrat avec la municipalité pour cause de salaire excessif, il reste son conseiller. Et elle continue à le défendre bec et ongles. "On n'a pas saisi la Cour européenne parce qu'on n'avait pas les sous. Mais là, je vais réattaquer !"

C'est faux ! Il n'y a aucun lien entre le statut d'Alain Joissains et la décision du TA car il était atteint de toute façon par la limite d'âge. Et Maryse Joissains ment car il serait étonnant qu'elle puisse saisir la Cour européenne qui ne juge pas le droit français de la fonction publique d'autant que le Conseil d'Etat n'a toujours pas rendu sa décision finale.

 Bonnes rectifications.

                                                    Lien de l'article de Christine Clerc Marianne2

                                                    Lien de l'article du blog du juge Philippe Bilger

                                                                        Lien sur le blog de L.A.C

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 22:42

Dernier conseil municipal marseillais avant les vacances sous l'Espace Villeneuve-Bargemon derrière l'Hôtel de ville. Comme d'habitude, à Marseille, on filtre l'entrée des citoyens qui veulent assister à cette séance car ils doivent être inscrits alors que les séances publiques sont obligatoirement d'accès libre ! C'est totalement interdit par le Code des collectivités mais les consignes gaudiniennes sont ainsi. Les portes resteront donc hypocritement ouvertes mais contrôlées par un service d'ordre. Ce serait bien d'avoir quelques explications… républicaines.

8h30, les élus sont installés. Un grand nombre d'absents dont Renaud Muselier qui, comme on le sait, contraint, vient de démissionner de certaines fonctions politiques pour s'occuper à plein temps de sa clinique. Jeanine Imbert, robe noire, maquillage pour un premier rôle de la Traviata, allure décharnée, n'a cette fois-ci pas fait de vocalises pour contrer l'opposition, tout comme Solange Biaggi, elle aussi en robe noire et veste blanche, pas vraiment motivée pour ce dernier conseil avant les vacances.

Le seul qui a toujours la forme, c'est Patrick Mennucci, ex-homme à tout faire de Ségolène Royal. Député PS, il n'arrive visiblement toujours pas à trouver ses marques pour l'accès au grand pouvoir politique. Copier le vieux lion Jean-Claude Gaudin pétri dans la même pâte qu'un Gaston Defferre demande un grand sens de l'observation et surtout une intelligence adaptée et apte à atteindre les hauteurs de ce trône qui ne peut être pourvu que par une forte et grande personnalité. Le charisme, c'est comme la classe. On l'a ou on l'a pas. Avoir un diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques, cela ne mène pas tout droit à l'escalier suprême. Les marches sont à gravir avec calme et légèreté, quitte à en redescendre quelques-unes. Mais ne jamais tenter d'en sauter une, c'est la règle d'or !

Costume noir, veste doublure rouge, Patrick Mennucci est ce que la première impression en l'abordant nous donne. C'est-à-dire, beaucoup d'esbroufe et pas de fond. A chaque réflexion qu'il fera pour contrer Gaudin, ce sera toujours dans un français basique qui se veut tonitruant pour capter l'attention des objectifs dans la loge presse. D'ailleurs, à chaque intervention maigrement argumentée qu'il fera (le mot 'intervention' est vraiment trop fort), il lancera toujours un regard appuyé vers les journalistes à se pavaner dans une attitude plus pachydermique que résolue.

Au sujet de la campagne Pastré sur un sujet dont je ne me souviens plus de la teneur mais qui devait être très très important, JC Gaudin, bedaine en avant, terrible Raimu flamboyant, lancera un tonitruant :
- C'est mon secteur à moi ! On ne touchera pas à la campagne Pastré !
Et le roi-lion de rugir un :
- ICI ! C'EST MOI QUI DECIDE !
Et Mennucci tournant les pages d'un journal local :
- N'importe quoi !
Et il se tourne vers la tribune presse, sourire en coin, comme si elle entérinait ses propos, puis regarde Eugène Caselli tout à côté de lui, qui 
feuillette une BD, cool, toujours très calme, qui ne lui accordera aucun intérêt et que l'on n'entendra pas de toute la séance, 

Il a été question entre autres du Taser pour la police municipale critiqué par l'opposition dont Gaudin dira "ça fait 17 ans que je suis là et j'y suis maintenant favorable !", du tram qui ne fait que 11 kms alors "qu'ailleurs" il est de 40 kms. Et aussi des crèches dont l'élue, Colette Babouchian, et suite à l'affaire de la découverte de la crèche clandestine à Marseille, défendra son rapport sous les applaudissements de la majorité. A Marseille, 5225 places dans les crèches municipales, "De plus, tous modes de garde confondus, nous disposons de 15728 places d'accueil, ce qui représente une offre deux fois plus importante que la moyenne du territoire national hors Paris." Protestations dans la salle. Gaudin vient à la rescousse de sa conseillère en lisant le communiqué qui sera plus tard distribué à la presse. De la pure com' de Gaudin qui donne sa version toute mâchée aux journalistes. Certains s'empresseront de la recopier, à l'exception de Marsactu qui, d'après ses investigations, n'est pas d'accord.

Et une énième guéguerre plus tard au sujet du prix des repas et des moyens des foyers marseillais par rapport à la scolarité de leurs enfants, Patrick Mennucci rentrera avec une audace incroyable dans le lard de la droite, "vous mettez tous vos gosses à l'école privée !" (comme si ceux de la gauche ne le faisaient pas). Jean-Claude Gaudin, énervé et pressé d'en finir conclura l'ordre du jour, "De toutes façons le programme de l'Education nationale se résume en un seul mot, PAYONS !" 

Les vacances sont déjà là. Prochain conseil marseillais le 8 octobre.

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 12:30

J'ai connu Jean-Marie Souriau (1922-2012) au GAE, Groupe Aixois d'Epistémologie, à la faculté des Sciences et techniques avenue du Pigonnet à Aix. Il était alors jeune retraité depuis quatre ans, il avait 74 ans. Personnage hors du commun, d'un abord simple et chaleureux aux yeux vrillés d'intelligence, une insatiable curiosité allègrement facétieuse, rien ne laissait en aucun cas supposer la rigueur et l'extrême complexité de sa profession et son aura reconnue unanimement par l'ensemble de la communauté scientifique internationale (mathématiques et physique théorique).

Salué pour sa grande indépendance de pensée, ancien élève de l'École normale sup, ingénieur de l'ONERA, professeur de mathématique, père de la Mécanique symplectique, cofondateur du Centre de Physique Théorique de Marseille et de l'Université de Provence, auteur d'une bonne centaine de publications de références dont les plus importantes sont rééditées chez Jacques Gabay, Jean-Marie Souriau a reçu plusieurs prix qui ont couronné son travail, notamment, le prix Jaffé de l'Académie des Sciences et le prix scientifique de la Ville de Paris.

Les initiés et divers cadors pourront comprendre. Ses principaux travaux portaient sur la stabilité des avions, la géométrie symplectique, la quantification géométrique, la difféologie, la mécanique statistique, la thermodynamique, les états condensés de la matière, et, un petit dernier pour la fin, les modèles de cosmologie thermodynamiques compatibles avec le rayonnement cosmologique.

Son travail, dans un grand souci de rigueur, d'élégance et d'efficacité, fut sur le même mode que dans l'éducation de ses enfants comme, par exemple, pour un déplacement vers la capitale. Pas question d'aller d'Aix-en-Provence à Paris en ligne droite comme tout le monde. Le trajet passerait de Vienne en Autriche, Ratisbonne, Aix-la-Chapelle, Amsterdam et Knokke-le Zoute en cours de route. Et toujours ce souci d'élargir les horizons, d'enrichir tous ceux auxquels il avait quelque chose à donner.
De la bastide Saint-Jacques qui figure sur une des toiles les plus célèbres de Cézanne, à la rue Mazarine en passant par l'Hôtel du Poët, Jean-Marie Souriau a pendant 54 ans résidé à Aix en Provence.

Son dernier livre testament Grammaire de la Nature, œuvre en trois couleurs (blanc, jaune, rouge, situant les niveaux de difficultés mathématiques), est, à sa demande, et pour être accessible à tous, mis en ligne sur Internet depuis plusieurs années.

Jean-Marie Souriau se couchait à 22h 22mn précises ! Je lui ai rendu visite à de nombreuses reprises rue Mazarine. Sur sa demande bienveillante et amicale, j'ai lu à haute voix en élève ignorante mais appliquée des chapitres redoutables de sa Grammaire de la nature qu'il connaissait par cœur et qu'il écoutait les yeux brillants. De temps en temps, il arrêtait ma lecture et me demandait si je comprenais les passages que je lisais. Devant ma franchise, il ne désarmait pas. Je ne sais pas comment il s'y prenait, mais j'assimilais parfaitement ses explications tout en ne pouvant les reformuler. La pédagogie suprême !

Les repas dans la grande cuisine devant le petit verre de Fernet-Branca supposé apporter longévité, le chat Pioum, les milliers de livres dans l'immense bureau où nageait dans l'aquarium Albert (Einstein), le boudoir chinois de musique, les hautes fenêtres surplombant le jardin à la française, la présence de son épouse Christiane, décédée, si belle et si lumineuse sur cette photo une brassée de fleurs dans les bras, les tentures de soie anciennement cramoisies craquelées par le temps, toujours tendues sur ces murs qui virent Monseigneur de Miollis en grande pompe rendre son dernier soupir, que de souvenirs… Et, si je devais n'en retenir qu'un, ce serait celui-ci.

Il n'y a pas si longtemps, peut-être un an à peine, après avoir sonné à sa porte et pendant ma montée de la fastueuse cage d'escalier, Jean-Marie Souriau m'attendait, à l'étage, caché dans une encoignure de porte pour me faire sursauter de peur !

Les 250 premières décimales de Pi déclamées par Jean-Marie Souriau. Et vous, les connaissez-vous ? Vidéo d'Alain Joriot.

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Remise de la médaille d'honneur d'Aix-en-Provence à Jérôme Souriau, flls de Jean-Marie, au Pavillon Vendôme ce mercredi 27 juin 2012.

 

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Pierre Chiappetta, administrateur de la Faculté des sciences et l'éminent professeur à l'Université de Harvard représentant la Communauté mathématique, le magnifique Shlomo Sternberg.

 

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                                              Shlomo Sternberg.

                        Avec l'accord d'Isabelle Souriau. Photos Cixi-Hélène

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:53

Ça y est. Ça 'déquille' sec dans la sphère politique aixoise ! Alexandre Medvedowsky, président du technopôle de l'Arbois, PS investi pour la dernière municipale aixoise, et son directeur, Olivier Sana, ont passé la nuit dans une miteuse cellule pourrie. Ça doit les changer du luxe quotidien auquel ils sont habitués. Là, pas de coussins en soie ni d'oreillers anti-acariens. Le matelas est de la plus juteuse mousse infecte et les murs en tags pornos agrémentés de vomissures en illustration. Ça les occupera.

Ils doivent répondre au coriace juge Duchaine sur leurs implications et associations douteuses au sein de la structure de l'Arbois par l'entremise du donneur d'ordre occulte, Alexandre Guérini, au cœur d'une enquête sur les marchés publics, fortement soupçonné de détournements de fonds et biens publics, trafic d'influence, détention de munitions, etc., etc., etc.

A priori, Alexandre Medvedowsky, qui avait une fois de plus la municipale 2014 pour objectif, est fini politiquement. La place est chaude et les délais sont bons. Deux ans pour battre campagne, c'est idéal. Qui va briguer l'investiture PS ? Jean-David Ciot ? Mais nous aurons largement le temps d'y revenir, de dépecer, de supputer. 

Car pour l'heure, que dis-je, l'ère de la détention de tous les pouvoirs d'Aix-en-Provence par le clan Joissains est terminée. Le déclin était déjà bien amorcé par cette usure de l'emprise, soi-disant toute acquise, et le manque de vigilance intelligente qui lui a fait perdre son mandat de députée. L'orgueil fait toujours craquer les défaillantes bêtes politiques. Celle-là de bête avait un vernis qui sentait vraiment trop mauvais. Une hyène opportuniste. Une des plus fumeuses. Maryse Joissains avait même accroché à son cou une croix leurre, car Dieu aussi pouvait être un cheval à jouer. J'espère pour elle que ce pion-là lui sera une bienheureuse hypothèse dans sa toute proche retraite.

Et il aura fallu un mauvais choix stratégique pour la faire tomber comme une enclume de la "Brèche aux moines" de notre chère Sainte-Victoire. Plusieurs centaines d'à-pics. Pendant sa vertigineuse descente, elle a tendu une main désespérée au FN, logique réflexe puisque ce parti a toujours été sa tendance naturelle. Marine Le Pen l'a reconnue mais trop tard ! Imaginez la vitesse où tombe une enclume. 

Car nier la validité de l'élection de François Hollande sur tous les plateaux des médias accessibles fut la grande bourde fatale. D'autant plus que tous les ex-ministres de l'UMP, et Nicolas Sarkozy lui-même, ont salué, grinçants perdants, l'élection suprême où n'apparaissait aucune faille à exploiter. Sa reproduction du langage sarkoziste ne colle pas avec Aix. Maryse Joissains, en se calant sur la logique de NS, en "mangeant dans la main" de Marine Le Pen qui l'avait prévu intelligemment avant le deuxième tour, perd là toute crédibilité politique.  

A chacun de ses mandats, elle a gagné la ville par les votes des cités à qui elle promettait monts et merveilles, comme, entre autres, la mensongère accession à la propriété de leur logement HLM. A ce moment-là, malignité oblige, elle ne montrait aucun signe d'appartenance FN.

Pour la prochaine municipale, les habitants des cités, pas si fous, à forte population d'origine étrangère, ne voteront pas pour quelqu'un du FN. Elle ne pourra plus les embarquer. Jusqu'ici, aller coller les affiches de la gauche ou de la droite ne leur posait aucun problème. Mais, pour le FN, ce sera niet !

Un conseil. C'est le moment. Ses rats peuvent commencer à quitter le navire. Donc deux bourricots en moins pour la course 2014.
 joissentretmedvé

                          Lien sur le blog de LAC, et les articles liés à cette affaire.

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