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Mercredi 30 avril 2008

Mon article "Les ombres d'Alain Joissains" n'a visiblement pas plu  au  nouveau trône de la mairie d'Aix....
Il y a des vérités qui ne doivent pas s'étaler. Risquant la chaise électrique, pendaison, ou une quelconque électrocution, je le retire donc en saluant bien bas, moi infâme et infime vermicelle, cette Intelligentsia municipale et en félicitant HVaudoit pour sa
démocratique vigilance de la surveillance  de mon blog.
 Pour preuve ci-dessous
A bientôt
_______________________________________
report d'abus sur le blog : cixi-helene
Bonjour,
un visiteur de votre blog cixi-helene vient de reporter un contenu abusif sur les pages dont vous avez la responsabilité.
Voici son message et ses coordonnées.

nom et prénom : Alain Joissains
adresse : Mairie d'Aix-en-Provence
13616 cedex 01 Aix-en-Provence
France
email : coubardd@mairie-aixenprovence.fr
téléphone : 0608875507
desciption : http://cixi-helene.over-blog.com/article-19093979.html
raisons : Violation de la loi pénale sur les réhabilitations - Diffamtion - Violation de la vie privée.

Si cette plainte est fondée, merci de bien vouloir faire le nécessaire pour retirer les textes, images et fichiers incriminés.
Cordialement,
- L'équipe d'Overblog
par Cixi-Hélène publié dans : La stasi aixoise communauté : Aix en Provence
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback recommander
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Commentaires

Bonjour,
J'ai eu le temps de lire votre post "delictueux" et vous en felicite...apparemment toutes les verités ne sont pas bonnes à dire...la censure veille!!!
Juste une question, je croyais que Mr Joissains etait à la "retraite" que fait il donc encore à la mairie d'Aix...il joue les hommes de l'ombre??? L'eminence grise ??
Cordialement
Catherine
commentaire n° : 1 posté par : Cath le: 30/04/2008 12:21:06
Eh !! mais bien sûr ça vous étonnes vous ? La sarkojoissains a encore frappée, mais bon dieu vous l'avez élue la maryse, non ! ça ne lui suffit pas de museler les militants ( jeunes et beaucoup moins jeunes "20 h de garde à vue à 74 ans pas mal non ?") qui distribut des tracts sur les allées provençales" mazette ça marque mal" il faut maintenant qu'elle s'attaque à ceux qui ne vont pas dans son sens et ça s'appelle comment ça ? liberté d'expression
Ben maintenant vous allez boire le calice jusqu'à la lie mes braves Aixois secouez vous un peu pour passer à autre chose
et viva la revolution
Continuez de piloner tout le monde on a pas besoin de gens qui caresse dans le sens du poil
mysay
commentaire n° : 2 posté par : mysay le: 30/04/2008 13:56:08
moi aussi, j'ai pu le lire. Cet article avait l'intérêt du style de Cixi et d'informer ceux qui ne savaient pas. Pour ce qui est de la diffamation, tout est avéré, des décisions de justice ont été rendues dans le sens évoqué par cixi. Quant à la violation de la vie privée, il me semble qu'elle relève également du juge.
Conclusions: Cixi, tu aurais pu, d'un point de vue légal, laisser ton article, jusqu'à une éventuelle -et très incertaine-condamnation (dans le cas contraire, Monsieur le Censeur ne se serait certainement pas contenté d'un petit clic pour signaler un abus). Mais en digne impératrice, tu as préféré esquiver un conflit mesquin, c'est tout à ton honneur. Bravo Cixi!! Le principal, c'est d'avoir mis les pieds dans le plat.
Pour te citer..."qu'est-ce-qu'on rigole"
commentaire n° : 3 posté par : mimi le: 30/04/2008 17:37:12
Je n'ajouterai qu'un seul mot pour cixi-héléne : coucou
Comprenne qui pourra !
commentaire n° : 4 posté par : HDP le: 01/05/2008 00:05:02

Je n'ai pas eu le temps de lire l'article.... avant qu'il ne disparaisse.
Je constate simplement que le mail qui a servi à envoyer la message censeur est intitulé du nom de COUBARD et qu'il a utilisé le nom Joissains Alain comme expéditeur et que le courrier électronique a été émis depuis la Ville d'Aix.
C'est donc nous contribuables qui payons la censure...
C'est à partir d'un service public qu'on parle de violation de la vie privée...
M. Joissains directeur de cabinet retraité certes, mais sûrement encore (bien) salarié en qualité de "Conseiller politique" de Madame et Mademoiselle a dû faire appel aux services de son secrétariat pour envoyer le message censeur ...
Si c'est ça, c'est un (petit) détournement de moyens.

Question : Au fait, la réhabilitation il l'attend depuis quand ?...




Réponse :
depuis 1983 date à laquelle il a été condamné en appel pour abus de biens sociaux et a été également radié du barreau... Ca fait bien long pour "rien du tout"... (sources diverses dont Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Joissains) vraissemblablement entretenu et renseigné par A. Joissains.
Lire également sur le site de GAGE l'article de libération : http://www.ga-ge.fr/article.php3?id_article=234

commentaire n° : 5 posté par : Phoebus le: 01/05/2008 23:18:55

Bonjour

J'ai aussi eu le temps (en tant que fidèle lecteur) de lire ce post de votre blog. Je crois que ce qui peut "éventuellement" poser problème est votre référence à la vie privée d'Alain Joissains. Quant aux informations judiciaires sur sa carrière il n'y avait là (me semble t'il ) rien de plus que ce qui a été écrit par  L'Express Nouvelle vague de crime à Marseille.  Libération http://www.ga-ge.fr/article.php3?id_article=234et par le Nouvel Observateur Joissains n’est pas à la hauteur.. Libé et ml'Express n'ont eu droit à aucun procès..et le Nouvel Observateur a gagné le sien (et ils se sont bien gardés d'attaquer sur les faits mentionnés). 

 Vous êtes donc (à mon humble avis) face à une intimidation...plus qu'une réelle menace.

Cela ne devrait donc pas vous empêcher de redonner certaines informations ..et de continuer à étriller les journalistes et politiques locaux qui le méritent bien.

commentaire n° : 6 posté par : Cyril Di Méo (site web) le: 02/05/2008 21:17:06
Merci Cyril !
Cette solidarité de bloggeurs me touche bp...
Quant à la 'référence' sur la vie privée d'Alain Joissains, un certain François Mitterrand appelait la sienne Mazarine... Mais lui était le dernier monarque.
réponse de : Cixi-Hélène (site web) le: 02/05/2008 21:40:40
Avec tout mon soutien suivant le cours de cette plainte... de mon côté, je vais faire passer l'info sur cette censure sur les blogs. Cette info figure déjà sur le forum sarkostique et je pense l'utiliser pour le billet de mon blog aujourd'hui.

Si le problême vient des allusions à la vie privée, le retrait ayant été fait ('je n'ai pas lu l'article original, ...il a été retiré), la plainte ne peut guère étre fondée (je ne suis pas juriste mais) quant aux accusations contre Joissains, elles sont de notoriété publique et à portée de clic (Wikipédia et journaux divers)
commentaire n° : 7 posté par : Rébus (site web) le: 03/05/2008 12:29:36
Merci ! Vraiment ! Je ne pensais pas avoir tant de soutiens...
 Beaucoup de mails reçus, l'info se propage très vite, c'est vraiment génial ..
Merci à tous !!
réponse de : Cixi-Hélène (site web) le: 03/05/2008 23:13:59
tu as tout mon soutien aussi...je confirme ton propos, je suis aixoise et tout ce qui est dit c'est de notoriété publique...
courage et lachez rien...
commentaire n° : 8 posté par : raja (site web) le: 03/05/2008 12:49:23

LA COMMUNAUTE TE SOUTIENT ET NOUS FERONS LE MAXIMUN

commentaire n° : 9 posté par : Le Canard (site web) le: 03/05/2008 13:27:44
Anastasie a encore de beaux jours devant elle avec les pro du ciseaux UMPistes.

Tout mon soutien en cette période sombre pour la liberté de ton de la blogosphère et plus généralement des opposants politiques !!!

RESISTANCE et COURAGE !!!
commentaire n° : 10 posté par : Le sang coule (site web) le: 03/05/2008 16:41:34
"l'« affaire Joissains » : Alain est accusé d'avoir financé une partie de la villa de son beau-père aux frais de la municipalité. Poursuites judiciaires et condamnation à deux ans de prison avec sursis pour abus de biens sociaux".

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/aix-en-provence-la-surprise-joissains/917/0/68974

Il faudrait aussi que le triste sbire de madame attaque Le Point qui laisse "traîner" son passé sur la toile...

A l'UMP on aime le fric surtout celui des plus pauvres ! Honte à lui !!!
commentaire n° : 11 posté par : Resistance 2012 (site web) le: 03/05/2008 19:10:25
Un mois après son arrivée à l’Hôtel de ville, Madame confie à son époux (ancien premier magistrat de la ville donc, et conseiller municipal d’opposition de 1995 à 2001) un poste vacant de collaborateur de cabinet au titre de "conseiller spécial du maire". Sa fille, Sophie, se voit attribuer le rôle de collaborateur de cabinet du président de la communauté d’agglomération du pays d’Aix (un président qui n’est autre que maman), "chargée de la coordination avec les communes".
Selon le Canard Enchaîné du 18 janvier 2006, « la député-maire UMP d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a déposé une proposition de loi qui fera sûrement date. Cette copine de Chirac veut permettre aux chefs de cabinet et autres dircab’ des collectivités territoriales d’intégrer la fonction publique sans passer de concours [...] Elle propose simplement deux conditions à remplir pour accéder directo au statut d’attaché ou d’administrateur territorial : disposer d’un diplôme universitaire "consacrant un cycle d’étude" et avoir été membre d’un cabinet pendant "cinq années consécutives" ». La loi ne passera finalement pas (pas sous le mandat Chirac en tout cas), mais c’est l’intention qui compte : de quoi resserrer encore les liens familiaux.

http://www.cuverville.org/article43195.html

commentaire n° : 12 posté par : Alex le: 03/05/2008 19:23:41
PROCES NOUVEL OBSERVATEUR
L'article incriminé
NOUVELOBS.COM | 13.02.2008 | 21:40
Nous publions ci-dessous l'article principal du supplément au nom duquel Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence, a été autorisée lundi 21 décembre par son conseil municipal à entamer une action en justice pour obtenir "réparation" auprès du Nouvel Observateur :

Maryse Joissains est-elle à la hauteur ?

L’ascension de son mari, maire de la ville, avait été brisée net par une affaire d'abus de bien social Vingt ans plus tard, elle -dans la lumière- et lui -dans l’ombre- sont revenus au pouvoir. Mais, entre l’inévitable rancœur qui a mûri deux décennies durant, la fusion-confusion familiale et la difficile gestion d’une ville dont la population a triplé en cinquante ans, Maryse Joissains-Masini a du mal à naviguer droit.

Le mari a pris l’habitude d’entrer sans frapper. Que madame soit seule assise derrière son bureau ou en compagnie d’un des plus gros notables de la ville, peu importe, le voilà qui surgit dans l’embrasure de la porte et se campe à côté de la photo géante du président Chirac.
Après, c’est presque comme un rituel, elle le sermonne, histoire de … : « Je t’ai déjà dit de ne pas entrer ainsi dans mon bureau quand je suis en rendez-vous ». Lui prend l’air las du boss dont le petit personnel aurait des velléités d’insoumission. Il repart au bout de cinq minutes de chamailleries. Et cela dure comme ça depuis trois ans et demi.
A Aix-en-Provence, 25e ville de France, la mairie, c’est d’abord une histoire de famille. Avec, donc, Maryse Joissains-Masini, 62 ans, député-maire UMP, très brune dans sa jeunesse, très blonde aujourd’hui, croix scintillante qui jure avec le décolleté, Alain, le mari, 62 ans lui aussi, qui occupe le bureau juste à côté en tant que directeur de cabinet, indice de salaire 1272, le plus élevé de tout l’Hôtel de ville, Sophie, la fille, 35 ans, installée, elle, à quelques pâtés de maison de là, comme chef de cabinet à la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix, dont maman est présidente. Et, le chien, Cendrillon, bâtard beigeâtre, trouvé errant un soir de Noël à Paris, et qui, désormais, garde le bureau du premier magistrat de la ville.
« C’est sûr, il n’est pas très standing, mais vous savez, ce n’était pas dans mon plan de carrière de devenir maire ».
Un plan de carrière ? Bien mieux que ça. En mars 2001, personne n’aurait misé un copeck sur la victoire de la dame. Il y avait trois listes de droite en compétition et tous les sondages étaient formels : c’est le maire sortant, Jean-François Picheral, sénateur socialiste et médecin radiologue de son état qui allait remporter les élections. Mais voilà, au 2ème tour, les trois listes de droite ont fusionné, le candidat du Front National s’est désisté et Maryse Joissains a raflé 50,61% des voix à la surprise générale. Certes, le tout a donné une « équipe hétéroclite, faite de bric et de broc, et plutôt de broc» (dixit André Guinde, conseiller général PS) et l’unité a fait long feu (l’UDF François-Xavier de Peretti, une des trois têtes de liste, intronisé troisième adjoint, s’est assez vite vu retirer sa délégation).
Mais le lendemain, lorsqu’elle réunit, pour la première fois son conseil municipal, dans la salle des Etats de Provence, au premier étage de l’Hôtel de ville, Maryse Joissains, juste avant d’envoyer l’air de la Marseillaise, peut résumer ainsi sa victoire : « Cette place, je l’ai payé par le sang ». Beaucoup d’Aixois (20 000 nouveaux arrivants en vingt ans) ne savent même pas alors de quoi elle parle. Mais parmi les 55 élus, tout le monde a bien évidemment en tête ce qu’on appelle, ici, l’affaire Joissains.
Le couple l’a racontée à sa façon, en 1995, dans un livre écrit à quatre mains et baptisé « Sang et or » : « Depuis l’élection de François Mitterrand (…), nous n’étions plus dans un Etat de droit (…). Tout était possible, y compris la condamnation d’innocents pour justifier des stratégies ». Cela se passait au début des années 80. A l’époque, ce n’était pas Maryse qui était maire d’Aix-en-Provence, mais Alain. Il avait tout juste 40 ans.
Fils d’un résistant du réseau Alliance, mousse dans sa jeunesse, engagé volontaire en Algérie à 17 ans, docker sur le port de Toulon pour payer sa capacité en droit, avocat inscrit au barreau d’Aix, jeune loup du Parti radical, un temps même attaché au cabinet de Jean-Jacques Servan-Schreiber, éphémère ministre de la Réforme sous Giscard … L’ascension du maire d’Aix est brisée net un jour de janvier 1983, par un article du « Canard Enchaîné » où il est écrit noir sur blanc qu’il fait construire une villa à son beau-père, Roger Charton, grâce aux fonds destinés au CES Saint- Eutrope, sur les hauteurs de Saint-Antonin-sur-Baillon, à quelques centaines de mètres de la propriété de Gaston Defferre. Alain Joissains sera finalement condamné en appel à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 150 000 francs d’amende pour complicité de recel d’abus de biens sociaux. Le père de Maryse se tirera une balle dans la tête.
Adieu le pouvoir et la gloire, adieu la mairie, adieu aussi le barreau d’Aix-en-Provence, jamais réintégré par Joissains … « La famille a vécu pendant vingt ans en rongeant son frein et avec une soif de revanche formidable, indique un opposant.
Ils ont cru un moment pouvoir encore tirer les ficelles en faisant élire, à la mairie, au printemps 1983, un homme « à eux » : Jean-Pierre de Peretti della Rocca, un type un peu fada qui disait voir la Vierge et faisait entonner le « Coupo Santo », l’hymne provençal, en Conseil municipal. Mais « Judas », comme le couple l’a rebaptisé dans son livre, les a vite reniés et à même retiré à Maryse sa délégation de première adjointe. Ils ont été bafoués, meurtris, humiliés… Alors, vous imaginez bien que lorsqu’ils sont revenus, par le plus grand des hasards, aux commandes de la ville, rien ne pouvait se passer de manière totalement sereine et professionnelle ».
Maryse Joissains, elle-même, le reconnaît : « Oui, c’est une revanche d’être assise là aujourd’hui ». Elle vous reçoit à la bonne franquette, dans son bureau au premier étage de l’Hôtel de Ville, qu’elle a fait repeindre de couleurs vives et où elle a installé le drapeau provençal, en plus du français et de l’européen.
Elle vient se poser sur une petite chaise tout près de vous, en laissant vide son fauteuil de maire de l’autre côté du bureau (« c’est plus convivial »), le buste penché en avant, les mains posées sur les genoux, le gros mot toujours au bout de la langue… Maryse Joissains n’a pas été élevée cours Mirabeau, mais cours Lafayette, à Toulon. Fille unique de militants communistes et sans le sou -son père a même été garde du corps occasionnel de Maurice Thorez-, c’est grâce à une bourse qu’elle a pu décrocher une capacité en droit et devenir plus tard avocate des parties civiles dans le procès du sang contaminé, mais elle a « gardé (son) franc-parler », comme elle dit. « En tant que femme politique, elle est complètement iconoclaste, reconnaît un journaliste de « la Provence ». C’est un personnage à la Pagnol, une Madame sans gêne qui aurait pu être cantinière sous Napoléon, qui souhaite la bonne année à Jean-Louis Debré quand elle intervient à l’Assemblée, balance du ‘t’es couillon’ au ministre de la Justice, Dominique Perben,, et dit ‘je prends le taureau à bras le corps’… ».
Il y a eu aussi la fois, en décembre 2003, où elle a déclaré à « la Provence » : « Tout ça, ce sont des manœuvres de petits morpions qui me mordent les fesses ». Les morpions en question : les quinze élus de l’opposition de gauche, mais aussi de droite, dont l’UDF François-Xavier de Peretti, qui venaient de réclamer une mission d’information sur le personnel municipal, après plusieurs vagues d’embauches jugées non nécessaires (150-200 personnes seraient concernées) et à des frais de personnel atteignant désormais le chiffre record de 56% du budget de fonctionnement. Le maire était rentrée ce jour là dans une colère noire et avait dit niet à la mission.
Parce que les coups de sang de Maryse Joissains-Masini font désormais partie de l’ordinaire du conseil municipal. Hurlements, insultes, micros coupés… « On baigne dans le chaos le plus total, soupire Cyril Di Meo, conseiller municipal et communautaire vert. Elle confond opposant et ennemi, elle ne supporte pas la contradiction et part tout de suite au quart de tour. Dès que l’un d’entre eux émet une critique ou pose une question qui la dérange, elle le traite d’incompétent et d’irresponsable.
Et c’est la même chose avec le personnel de la mairie : on est avec elle ou contre elle ». Sans oublier, en coulisses, Alain Joissains -au côté duquel, sur le plan de la suspicion, Maryse serait une enfant de cœur- qui fait monter la moutarde. C’est lui qui se charge, dit-on, de constituer des dossiers sur les agents municipaux et d’intimider ceux qui ne marchent pas au pas. Lors d’une réunion de préparation pour la mise en place des conseils de quartier, qui a été plus que laborieuse, le suspicieux mari aurait même dit à un élu : « Tu ne veux pas qu’en plus du fusil, je te donne les cartouches ? ». Bref, depuis le retour du couple, l’ambiance est plutôt tendue dans les couloirs. La liste de ceux qui ont été poussés vers la sortie s’allonge de jour en jour : le directeur des ressources humaines, la directrice de l’Association des crèches de la ville, le directeur adjoint de l’Aupa (l’Agence d’urbanisme du Pays d’Aix), le directeur de la culture, plusieurs responsables du Centre communal d’action sociale… Et on a compté pas moins de cinq directeurs généraux successifs en trois ans à la tête de l’OPAC Pays d’Aix Habitat.
C’est d’ailleurs ce que fustige un rapport de la Mission interministérielle d’inspection du logement social (MILOS) de décembre 2003, qui pointe aussi, entre autres dysfonctionnements, les « anomalies et irrégularité » dans les dossiers d’attribution de logements (absence d’avis d’imposition, situation familiale non précisée... ) et les « multiples interventions » de la mairie dans l’octroi d’appartements comme dans la gestion du personnel « qui portent une atteinte grave aux modalités de fonctionnement ». Avec, en annexes, une poignée de lettres signées du maire et qui réclament ni plus ni moins que l’embauche de Mr X pour le poste de contrôleur de gestion ou celle de Mme Y pour s’occuper des réclamation des locataires. « La gestion de la ville a été confisquée par un clan familial, résume François-Xavier de Peretti. Maryse Joissains a fait beaucoup de promesses pendant sa campagne électorale qu’elle n’a finalement pas tenu, comme la gratuité des transports collectifs.
La plupart des grands projets en cours, le Centre Chorégraphique national, la nouvelle salle de spectacle, la rénovation du Musée Granet, les constructions immobilières de Sextius-Mirabeau et de la Duranne datent de l’ancienne équipe municipale. Tandis que les problèmes qui obèrent gravement l’avenir de la ville, dont la population a triplé en un demi siècle, comme celui du logement ou des transports ne sont pas pris à bras-le-corps. Tout cela témoigne quand même de beaucoup d’amateurisme ». Quand il ne s’agit pas carrément de libertés avec la législation. C’est ainsi que le sous-préfet a demandé à l’équipe municipale de présenter à nouveau, au printemps dernier, le compte administratif 2003 qui, lors du précédent vote, ne contenait ni les bilans de l’Opac, ni ceux du Centre Hospitalier des trois dernières années. Il a aussi réclamé que la mairie revoit sa copie sur la question du régime indemnitaire des agents titulaires et stagiaires, adopté en juillet, et dont certains points (notamment les primes hors critères légaux) étaient en contradiction avec le statut de la fonction publique territoriale.
« Le problème, résume un journaliste local, c’est que Maryse Joissains est coincée de partout, comme on dit ici. Elle n’est pas reconnue par le monde politique, elle n’est pas acceptée par la bourgeoisie aixoise, elle ne dispose pas d’une majorité solide au sein de son conseil municipal et ne gouverne qu’avec une poignée de fidèles, son mari, Jean Chorro, Gérard Bramoullé, Henri Doglione (voir encadré page…), elle est de plus en plus en plus isolée à la Communauté d’agglomération où les petites communes lui reprochent de pomper les finances au profit de sa ville et doit en plus se coltiner un conseil général et un conseil régional de gauche. Du coup, on peut vraiment se demander si elle ne va pas exploser en vol ? ».
Côté opposition, on commence effectivement à croiser les doigts au fur et à mesure que se rapprochent les municipales de 2007. Le socialiste Michel Pezet, ancien dauphin de Gaston Defferre, a même commencé à tester ici et là sa candidature. Il faut dire qu’aux dernières cantonales, en mars, la droite s’est pris une sévère raclée. Le socialiste André Guinde conseiller général sortant (du canton Aix-en-Provence Sud-Ouest) a battu a plates coutures Stéphane Salord, deuxième adjoint et candidat officiel de la mairie. Idem pour Alexandre Medvedowsky, ancien adjoint de Jean-François Picheral, le précédent maire, qui se représentait, lui, dans le canton de Peyrolles, situé sur la Communauté d’agglomération. De mémoire d’Aixois, c’était la première fois depuis 1978 que la gauche remportait des élections dans le coin sans triangulaire. Comment Maryse Joissains-Masini a-t-elle réagi ? Elle s’était déjà fait remarquer, dans le passé, par ses « perles » ultra-droitières : elle avait ainsi porté plainte contre X au moment du conflit des intermittents et de l’annulation du Festival international d’art lyrique, rédigé une loi qui mettait les demandeurs d’emplois et les RMIstes à disposition des communes pour des travaux d’intérêt général et co-signé une autre pour le rétablissement de la peine de mort dans les cas d’actes de terrorisme. Ce qui avait fait se dresser les cheveux de plus d’un Aixois… Mieux encore, cette fois, au lendemain des cantonales, elle aura ce mot dans la Provence : « Je constate que la droite est majoritaire si l’on englobe les voies du Front National ». On dit, ici, que c’est son mari qui lui sert de professeur en politique…

Nathalie Funès
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/presse/20070110.OBS6460/larticle_incrimine.html

commentaire n° : 13 posté par : cactus le: 03/05/2008 19:47:40
Oh, pov' tite bibiche, que lui avais-tu fait ? vilaine, vilaine Cici ! LOL
commentaire n° : 14 posté par : racaille (site web) le: 03/05/2008 23:07:41
Les habitudes ne changent pas, menaces, pressions diverses... Bienvenue chez les Joissains.

D'autant plus que les reproches semblent un peu légers:
- Diffamation! Laquelle? Tu ne fais que reprendre des éléments déjà publiés!
- Réhabilitation! Laquelle? Alain Joissains a bien été jugé coupable et jamais réhabilité.
- Vie privée! Laquelle? Tout Aix connait par le détail la vie privée de la famille Joissains. Dans des relations politico-familliales aussi complexes et embrouillées, difficile de savoir où s'arrête la vie publique et ou commence la vie privée.

L'opposition sera t'elle émue par cette censure réalisée sur fonds publics par des fonctionnaires municipaux?
En tout cas, il ne faudra pas compter sur Alexandre Medvedowsky qui ne participe à aucun conseil municipal et dont les équipes collaborent à la majorité actuelle au lieu de s'opposer. 

Décidément les aixois sont bien seuls face à une municipalité plus préoccupée par l'image de ses apparatchiks que par le service aux citoyens!
commentaire n° : 15 posté par : Marc (site web) le: 05/05/2008 15:17:52
il faut toujours salué hervé vaudoit.
commentaire n° : 16 posté par : samad le: 08/05/2008 16:53:18

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