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Samedi 17 mai 2008

 

  La visite de Rachida Dati ministre de la Justice, hier samedi17 mai dans notre ville a fait de sacrés ravages chez nos têtes pensantes, enfin, celles qui ont pignon sur nos lectures.

Paul-Henri Fleur au garde à vous, écrit en page 5 de La Provence ,  « Dati une journée bien remplie ».
Grand spécialiste des discriminations (voir dans le blog « La fleur de la discrimination ») il dirige particulièrement son article sur ce terrain facile, connaissant les convictions et l'argumentation inflexibles de Rachida Dati sur la discrimination.
C'est qu'il a fallu la suivre Rachida. Elle les a tous fait courir comme des dératés. De la maison d'arrêt de Luynes, avec Maryse sur les talons,  à l'entreprise Experian sur le pôle d'activités des Milles, au palais Verdun ou elle invitait dans une salle d'audience les magistrats à discuter sur la réforme du conseil supérieur de la magistrature et de la honteuse place des femmes dans les hautes fonctions, (seulement « 2% de femmes parmi les procureurs généraux ») et  une visite surprise au Tribunal de Grande Instance de Carnot où elle constatait la vétusté de ce tribunal lilliputien où je comparaîtrai tôt ou tard à la barre, tribunal encombré de 120 appels par jour, 12000 réponses pénales et 4500 poursuites correctionnelles par an. Terrible.

Toujours d'après PHF, la veille au Jas de Bouffan sa rencontre avec les associations fut houleuse paraît-il, « lorsqu'une militante d'extrême gauche a évoqué les expulsions d'étrangers qui « aggravent les discriminations qui sont ordonnées par votre justice ».
Rachida c'est Rachida. Elle n'est pas devenue Garde des Sceaux grâce aux biberons mielleux de parents magistrats. En tant que fille d'immigrés elle sait ce que c'est la discrimination et se considère d'abord comme "fille de France" issue de milieu modeste. Elle en a fait des petits boulots pour en arriver là. Elle est rompue aux flatteries courtisanes, au machisme permanent de la classe politique. La salle du Bois de L'aune fait figure de placard par rapport à l'Assemblée Nationale. Elle retourne un double soufflet à la copine d'Emmanuelle Béart :
« Ce n'est pas ma justice......Des gens comme vous j'en ai beaucoup rencontrés dans mon adolescence qui disaient on va parler pour vous, pendant trop longtemps des gens comme vous ont parlé pour d'autres ! Ne parlez plus pour eux, ils ne sont pas sous tutelle ! A force de les excuser, de les victimiser, de dire qu'ils sont différents, vous les stigmatisez vous-même ! ».
Tonnerre d'applaudissements dans l'assistance aux trois quarts UMP et de la gauche tétanisée. Beaucoup plus modérés un peu plus tard lorsqu'un jeune homme lançait : « je veux bien respecter l'autorité, mais quand je vois que M. Chirac aurait dû aller en prison et qu'il n'y est pas... 
Rachida telle une Valkyrie dédaigneuse à du esquisser un sourire carminé. Combien de fois a-t-elle entendu cette question...
Elle aura tout juste pris le temps avec sa troupe de courtisans collée aux escarpins de grignoter aux 2 G une salade et boire un café. Elle y tenait paraît-il. Dixit Hervé Nedelec qui dit dans son billet "L'Humeur " et son titre  'Que des jaloux' en page 5, qu' « elle aurait exigé de déjeuner aux 2G parce qu'elle en avait entendu parler à Paris de chez Lipp au Fouquet's en passant par la table du Sénat ».
On constate que le staff de Rachida a de vieilles fiches à mettre à jour ! Tout le monde sait que le café « Les deux garçons est encore plus insalubre que le TGI et a environ tous les deux trois ans une officieuse fermeture pour travaux , fermeture en fait officiellement imposée par un PV de la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) qui connaît la récurrence de l'insalubrité de cet établissement malheureusement mythique pour les touristes, mais que les aixois ont déserté depuis longtemps..  On n'est pas fou.. Ne restent en vitrine que de vieux avocats snobs en retraite cacochyme.
Mais Hervé Nedelec (directeur départemental du journal La Provence) n'en reste pas là. Il veut lui faire sa cour et lance un appel pathétique à la belle Rachida lui demandant d'ignorer les cancans aixois sur les raisons réelles de sa venue :

« Madame le ministre, ne retenez rien de ces lignes ! Ce ne sont que jaloux, envieux, hypocrites.... Mais le noir vous va si bien. Et puis, il faut vous rendre justice, si votre sourire fut à l'image du ciel... vos yeux, en revanche ont éclairé nos vieilles rues. »

Quel poète ce Nedelec ! Vivement qu'il cède à sa retraite qu'il aurait déjà du prendre pour s'accrocher aux branches  de la poésie . Un autre Hervé piaffe d'impatience et attend la place.

Mais Rachida n'en a cure. Elle ne lira plus jamais de poésie de vulgarisation. Les chiens aboient la caravane passe. Un coup de rouge à lèvres après.... elle est déjà partie.

 

 


 

par Cixi-Hélène publié dans : Aix et sa mairie communauté : Aix en Provence
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