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Samedi 31 mai 2008
Et comme prévu... Je vous l'avais dit...
Et l'article ci-dessous de Michel Henry de Libération, ne parle pas des indemnités de frais de représentations de l'Eugène qui s'élèveraient à 45000€...
Qu'est-ce qu'on s'amuse aussi chez Gaudin ! Quant à la cour de récré de la mairie d'Aix ça  ne va pas tarder


De Michel Henry

02 juin 2008

Marseille: les élus de la communauté urbaine se votent une augmentation

Le socialiste Eugène Caselli s’est offert samedi un joli cadeau pour fêter son élection surprise à la tête de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), le 17 avril : il a augmenté son salaire, ainsi que celui des 33 vice-présidents qu’il a nommés.

Le Président va gagner 5 424 euros brut, contre 3 549 pour le précédent occupant du poste, Jean-Claude Gaudin (UMP). Soit + 52%.
Même hausse pour les vice-présidents, qui passent de 1 777 euros à 2 712, alors que leur nombre est considérablement augmenté, de 19 à 33.
Novice dans la gestion politique, Caselli a promis « une action publique novatrice, au-delà des clivages partisans, au service exclusif de nos communes et des habitants ».
Sa première décision montre que c’est bien parti.
Danièle Milon (UMP), nouvelle maire de Cassis, a bien tenté de ramener ses pairs à la raison : « Je suis enseignante. Il faut regarder le contexte social. Il y a terriblement de gens malheureux. Je ne pense pas que ce soit l’augmentation des indemnités qui nous fera travailler plus. »
Elle n’a pas été entendue. Par 93 voix pour, et 62 contre, l’augmentation est passée.
Eugène Caselli la justifie sans souci : il ne fait qu’aligner MPM sur d’autres communautés urbaines équivalentes, et pour devenir président à plein temps, il doit quitter son précédent emploi, perdant de l’argent.
Mais il y avait bien un autre moyen, suggéré par le conseiller UMP Jean-Marc Benzi : que ses collègues élus cumulards, aux revenus plafonnés par la loi, lui reversent une partie de la somme qu’ils ne touchent pas, ce qui est possible.
Mais Caselli, premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône, où il sert de courroi de transmission à Jean-Noël Guérini, n’en a pas voulu, ce qui est risqué.
Car, même si l’augmentation ne représente qu’une part infime du budget de l’institution, elle peut discréditer d’entrée une communauté urbaine mal en point financièrement, comme le montre un rapport de la Chambre régionale des comptes qui sera discuté à la prochaine séance.
Sentant le malaise, Renaud Muselier (UMP) a parlé d’« erreur politique » et prôné l’abstention.
Il n’a pas été entendu. Il faut dire que sa crédibilité est mise à mal.
A son corps défendant, l’ex-premier adjoint à la mairie symbolise la vertigineuse disgrâce de la droite marseillaise.
Le 16 mars, grâce à la bonne tenue du tandem Muselier-Bruno Gilles dans le 3e secteur municipal, elle sortait triomphante des urnes, conservant la deuxième ville de France à l’UMP.
Dans la foulée, Muselier devait se faire élire président de MPM, d’où il aurait eu une plate-forme pour préparer les municipales de 2014.
Hélas pour lui, un mouvement de mauvaise humeur des élus de droite pourtant majoritaires a fait basculer le vote.
A la surprise générale, Caselli a été élu président par 79 voix contre 77, et la gauche dirige désormais l’institution. Stupeur pour l’UMP et son chef Jean-Claude Gaudin, qui en sort grandement affaibli : le maire n’a que deux sièges de majorité au conseil municipal et MPM, où se prennent les décisions les plus importantes (transports, déchets, logement, voirie, aménagement du territoire, économie…), lui échappe.
Résultat : un mois après son succès, la droite est à terre, le pouvoir municipal tangue, les milieux économiques sont dans le brouillard.
Pour sortir du blocage, les élus des 18 communes formant MPM ont négocié un « contrat communautaire de gouvernance » et gauche et droite se sont réparties les vice-présidences.
Mais la situation reste très fragile et les thèmes de discorde sont légion, à commencer par l’incinérateur en construction à Fos-sur-Mer.
La droite est pour, la gauche contre, et MPM botte en touche, via un audit commandé pour gagner du temps.
« C’est un poker menteur, avec une majorité flottante. On a organisé la paralysie de la ville à travers un meccano qui ne marche pas », assure un élu UMP, qui estime cependant : « C’est viable, car les politiques sont trop lâches pour faire péter le truc, on trouvera toujours des accords d’eau tiède. »
Et heureusement, un thème a déjà fédéré les deux camps : leurs indemnités de fonction.
MICHEL HENRY



Les indemnités d'Eugène

Vivement un article plus pétant. Quatre sont en préparation. Ci-dessous juste une information après lecture de la presse matinale dans cette pluie qui n'en finit pas, je pars sur le Vieux port via La Provence Marseille qui ne sait ou ne nous dit pas encore tout :

Son avant dernier paragraphe de ce matin samedi 31 mai

"À l'occasion de cette deuxième plénière de la mandature où vont être mises au vote les modalités de fonctionnement de l'exécutif communautaire, l'un des 29 rapports pourrait être sujet à débat.
Il s'agit de celui portant "sur les indemnités de fonction des conseillers communautaires" et plus particulièrement sur les rémunérations du président et des vice-présidents, revalorisées par rapport à la précédente mandature."

Décrit comme un homme discret, Eugène Caselli avait remporté l'élection de la CUM (communauté urbaine marseillaise) grâce à la majorité des socialistes qui l'ont préféré de deux voix à l'arrogant Renaud Muselier.

Devenu donc premier socialiste ou premier fédéral des Bouches du Rhône,  vous allez voir qu'il va faire voter (de source sûre) :

- Pour lui : 5800€ d'indemnité mensuelle + 45.000€ de frais de représentation annuels auxquels il faudra ajouter chauffeur et voiture.
- Pour les élus communautaires une augmentation de 1000€ mensuels.

Le même Eugène touchait à la direction du CDC (Conseil Départemental de Concertation) la même somme 5800e/mois + voiture et chauffeur, emploi réservé aux premiers secrétaires du PS 13 (Guy Bono l'ex premier fédéral occupait ce poste également) .
Pour ceux dont la culture a de plus didactiques horizons et qui s'ennuient en lisant ces lignes (Ô comme je les comprends), le CDC sert à "donner des avis" sur des sujets proposés. 900€/mois pour le donner. Son avis.
C'est toujours ça de plus en poche pour parler des RMistes et de la misère. ..
N'est-ce pas ? Eugène ? Jean-Noël ?


par Cixi-Hélène publié dans : La médiocratie locale communauté : Aix en Provence
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Jeudi 29 mai 2008
   

Noël Forgeard mis en examen pour délit d'initié

Par Thierry Lévêque Reuters - Vendredi 30 mai, 07h10

PARIS (Reuters) - Noël Forgeard, ancien co-président du groupe EADS, a été mis en examen pour "délit d'initié" dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'enquête sur les ventes massives de titres juste avant l'annonce des retards de production sur l'A380 en juin 2006, a annoncé son avocat Jean-Alain Michel.

C'est la première mise en examen d'un dossier qui concerne potentiellement, au total, 17 personnes physiques et deux sociétés Lagardère et DaimlerChrysler, soupçonnées officiellement dans un rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF), remis à la justice.

Après un jour et demi de garde à vue à la brigade financière et trois heures d'audition par les juges, Noël Forgeard, 61 ans, a été laissé libre sous contrôle judiciaire, (ce matin) avec obligation de verser une caution dont Me Michel n'a pas souhaité préciser son montant. Le parquet réclamait un million d'euros. (C'est bien 1 million d'euros que N.Forgeard a versé). 

L'ex-patron d'EADS est soupçonné d'avoir profité d'informations "privilégiées" sur les retards de production de l'avion géant A380 et sur le programme A350, pour vendre en novembre 2005, puis en mars 2006 ses stock-options de la société, ce qui lui a rapporté plus de quatre millions d'euros.

Les retards de production n'ont été annoncés officiellement que le 13 juin 2006, ce qui avait provoqué le lendemain une chute du titre EADS de 25% sur les marchés.

Noël Forgeard a nié tout délit devant les juges d'instruction Xavière Simeoni et Cécile Pendariès, qui lui ont notifié les charges, a rapporté son avocat. Le délit d'initié est passible de deux ans de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à dix fois le montant du produit du délit.

Après un long débat, les juges n'ont pas retenu contre lui l'autre incrimination de "diffusion d'informations fausses ou trompeuses aux marchés financiers", visée aussi dans l'enquête ouverte en novembre 2006 sur plainte de petits porteurs.

Ce grief concerne les informations optimistes diffusées aux actionnaires par la direction d'EADS avant l'annonce concernant l'A380. Une intention de dissimulation est soupçonnée.

AUTRES PERSONNES CONVOQUÉES

Noël Forgeard est "très accablé" par sa mise en examen, a dit Me Michel. Il a mal vécu ces deux rudes journées, entrecoupées d'une nuit à l'hôpital due à un léger problème respiratoire et terminées par un transfert devant les juges à 22h00 dans un convoi de trois voitures de police.

"Lorsqu'on est M. Forgeard, qui a tout de même un passé industriel relativement exceptionnel, c'est très difficile de se retrouver en garde à vue, (...) mais il est courageux, a tenu le choc, a répondu aux questions et ça va. Il a le moral", a dit Me Michel. Il sera à nouveau interrogé, a-t-il précisé.

"Je suis convaincu que nous parviendrons à démontrer qu'en définitive, il n'a pas commis de délit d'initié. Nous avons de très bons éléments pour cela", a ajouté l'avocat.

Président d'Airbus de 1998 à 2005 puis co-président d'EADS de juin 2005 à juillet 2006, Forgeard a quitté la société avec une indemnité de huit millions d'euros qui a fait scandale et amené une enquête de police distincte, toujours en cours.

Il n'est de loin pas le seul visé par la justice. Certaines au moins des 17 personnes visées par l'AMF vont être convoquées par la police et les juges, a confirmé Me Michel.

Noël Forgeard pense que "personne ni parmi les dirigeants, ni parmi les cadres, ni parmi les actionnaires, n'avait commis le moindre délit d'initié", a rapporté Me Michel.

Deux sociétés également concernées, Lagardère et DaimlerChrysler, principaux actionnaires privés d'EADS - qui ont cédé chacun 7,5% du capital du groupe le 4 avril 2006 - nient aussi tout délit d'initié.

Parmi les personnes ayant vendu des titres dans la période litigieuse et réalisé des gains de plusieurs millions d'euros, figurent notamment l'ancien co-président d'EADS Thomas Enders, devenu directeur d'Airbus, François Auque, directeur de la division spatiale du groupe EADS, Jean-Paul Gut, ex-directeur général délégué et Jussi Itavuori, directeur des ressources humaines.

                                                             ----------------------------------------------------


De Bertrand Langlois AFP,  hier jeudi 29 mai 2008

                              
Noël Forgeard le 28 mai 2008 à son arrivée à la Brigade financière à Paris :
 


L'ancien coprésident d'EADS, Noël Forgeard, a été placé mercredi en garde à vue à Paris dans le cadre de l'enquête sur des délits d'initiés présumés en 2005 et 2006, qui touche les plus hauts dirigeants du groupe européen d'aéronautique et de défense.
La garde à vue de M. Forgeard, 61 ans, peut durer jusqu'à 48 heures à l'issue desquelles il est susceptible d'être présenté aux juges d'instruction en vue d'une éventuelle inculpation.
Si M. Forgeard était inculpé, il serait alors le premier dirigeant mis en cause par la justice dans le cadre d'une enquête ouverte le 20 novembre 2006 contre X pour "délit d'initié, diffusion de fausses informations et recel sur le titre de la société", à la suite du dépôt de plaintes notamment d'une association de petits porteurs d'actions EADS, l'Appac.

Son ancien chef de cabinet, 51 ans, dont l'identité n'a pas été révélée et placé en garde à vue mardi, était également entendu mercredi mais ne devrait pas être présenté aux juges, a révélé une source proche du dossier. Il ne fait pas partie de la liste des 17 dirigeants d'Airbus et d'EADS

à qui l'Autorité des marchés financiers a envoyé des griefs pour avoir "manqué à une obligation d'abstention" en vendant leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 alors qu'ils détenaient, selon le gendarme de la Bourse, des informations privilégiées.
EADS et sa filiale Airbus ont refusé mercredi tout commentaire. Lundi le numéro un du groupe Rüdiger Grube avait affirmé qu'EADS devait se défendre "avec fermeté" des accusations de délits d'initiés, soulignant ne pas douter de "l'intégrité de l'équipe dirigeante".
Selon les plaignants, plusieurs hauts dirigeants et cadres d'EADS, dont M. Forgeard, auraient massivement vendu leurs actions EADS avant l'annonce de nouveaux retards du programme d'avion géant A380, qui avait fait plonger le titre en Bourse.
Plusieurs perquisitions ont été menées depuis 2006 dans le cadre de cette enquête.
M. Forgeard et 16 autres dirigeants du groupe ont été mis en cause par l'Autorité des marchés financiers (AMF, gendarme de la Bourse française) dans une enquête transmise à la justice française en avril qui fait état de "délit d'initiés massif".
Parmi eux figurent l'Allemand Thomas Enders, alors coprésident exécutif d'EADS et aujourd'hui patron d'Airbus, le Français Jean-Paul Gut, alors directeur général délégué d'EADS, ou encore l'Allemand Gustav Humbert, alors coprésident d'Airbus. Les groupes français Lagardère et allemand DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, sont également pointés du doigt.
Dans son rapport, transmis à la justice le 9 juin, le gendarme de la Bourse estime notamment que tous ces dirigeants étaient informés des perspectives financières pessimistes du groupe.
L'AMF affirme que M. Forgeard a cédé, le 17 novembre 2005 puis les 9 et 15 mars 2006, un total de 360.000 actions EADS, provenant de l'exercice de ses stocks-options, pour un montant de 4,3 millions d'euros.
Quelques mois plus tard, le 13 juin 2006, Airbus annonçait un retard de six à sept mois dans son calendrier de livraisons de l'A380, provoquant dès le lendemain une chute de plus de 28% du cours de l'action EADS. M. Forgeard a fermement nié pour sa part tout délit d'initié se voyant comme "un bouc émissaire commode".
Il avait dû démissionner en juillet 2006 sur fond de fortes tensions au sein de la direction franco-allemande et de difficultés financières du groupe.
La révélation dans la presse en 2007 d'une indemnité de départ de 8 millions d'euros qui lui avait été versée, avait été à l'origine d'une vive polémique.
Airbus, filiale d'EADS, se débat dans une crise sans précédent liée aux retards de production de son avion géant A380, qui accroît les tensions entre la France et l'Allemagne sur la répartition des pouvoirs au sein du groupe européen. 10.000 suppressions d'emploi sont prévues chez l'avionneur et ses sous-traitants.

Bertrand Langlois AFP ¦
Noël Forgeard le 28 mai 2008 à son arrivée à la Brigade financière à Paris
 

 

              
par Cixi-Hélène publié dans : Les ripoux de EADS communauté : Aix en Provence
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Vendredi 23 mai 2008


      Il y eu cette semaine le communiqué de presse d'Alexandre Medvedowsky en réponse à l'article de Michel Pezet paru dans La Provence quelques jours auparavant, communiqué d'une telle platitude qu'il a fallu se pincer jusqu'au sang pour ne pas s'effondrer sur le clavier ou sur la feuille. Et dire que l'on va entendre encore pendant des années les mêmes coquecigrues ( je ne savais pas il y  a 5 mn que c'était un synonyme de balivernes, ça commence par la même lettre que le mot que beaucoup aurait choisi, mais j'ai préféré la jouer fine...)
Donc les coquecigrues de Medvé comme celle -ci "j'avais indiqué clairement  l'intention de notre groupe  de mener une opposition intransigeante mais constructive à l'équipe de Mme Joissains" , et une autre, "notre présence dans  ces instances et la place  de vice président à la CPA obtenue pour Jacques Agopian ne sont pas la marque d'une quelconque compromission".
Là, on atteint des sommets de coquecigrues démagogiques. Maryse toujours merveilleusement conseillée par son époux adoré, connaîssait tous les stratèges pour flatter un tel égo surdimensionné que celui de Medvé.
Une vice présidence accordée à l'opposition était une subtile manoeuvre sachant que Medvé ne serait jamais présent et qu'Agopian son remplaçant n'est dangereux que dans  son coup de kick pour démarrer sa moto.
Vient ensuite une description de sa vie de chef d'entreprise au ton présomptueux, ton classique de l'énarque , un rien méprisant, au parisianisme convaincu :
 "j'estime par ailleurs ne pas avoir de leçons à recevoir d'un tel ou d'un tel ",...Double tel,  il y en a donc deux. Je parie que Michel Pezet est le 1er tel, et François Xavier de Peretti le deuxième tel... et termine la phrase par sa rengaine favorite  qui va devenir  pour les prochaines années de campagne son unique arme de défense contre Pezet  le soit disant dissident, "notamment ceux qui, ces dernières années, ont passé le plus clalir de leur temps à faire perdre leur camp" .
Pour lutter contre Pezet tout énarque qu'il est, Medvé ne fera jamais le poids devant la rhétorique et l'argumentation acérées de son adversaire, comme le prouvait le débat avant le premier tour avec tous les candidats au théâtre du Jeu de Paume le 25 février 2008, où Medvé nerveux et peu loquace laissait Maryse Joissains (assise à côté de lui), amuser la salle avec sa lourdeur primitive.
Il termine son communiqué sur une conclusion rassurante pour ses sympathisants délaissés :
" Mon attachement à Aix  et mon engagement  au service des aixois
sont toujours les mêmes......... Ainsi dès le 1er juin, je serais à nouveau plus présent physiquement dans notre ville, notamment lors des séances du conseil municipal et communautaire  aux cotés de mes colistiers de l'équipe Aix Pour tous".
Le revoilà enfin !  Welcome ! On va bien s'amuser dans la cour de révré. C'était trop la sinistrose avec Alain Joissains revenu de colo.  Il a un trop vieux sac de billes. Medvé  revient... Le premier juin...  le jour de la saint Justin. C'est un dimanche. Ca commence trop bien.


par Cixi-Hélène publié dans : Aix et sa mairie communauté : Aix en Provence
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Samedi 17 mai 2008

 

  La visite de Rachida Dati ministre de la Justice, hier samedi17 mai dans notre ville a fait de sacrés ravages chez nos têtes pensantes, enfin, celles qui ont pignon sur nos lectures.

Paul-Henri Fleur au garde à vous, écrit en page 5 de La Provence ,  « Dati une journée bien remplie ».
Grand spécialiste des discriminations (voir dans le blog « La fleur de la discrimination ») il dirige particulièrement son article sur ce terrain facile, connaissant les convictions et l'argumentation inflexibles de Rachida Dati sur la discrimination.
C'est qu'il a fallu la suivre Rachida. Elle les a tous fait courir comme des dératés. De la maison d'arrêt de Luynes, avec Maryse sur les talons,  à l'entreprise Experian sur le pôle d'activités des Milles, au palais Verdun ou elle invitait dans une salle d'audience les magistrats à discuter sur la réforme du conseil supérieur de la magistrature et de la honteuse place des femmes dans les hautes fonctions, (seulement « 2% de femmes parmi les procureurs généraux ») et  une visite surprise au Tribunal de Grande Instance de Carnot où elle constatait la vétusté de ce tribunal lilliputien où je comparaîtrai tôt ou tard à la barre, tribunal encombré de 120 appels par jour, 12000 réponses pénales et 4500 poursuites correctionnelles par an. Terrible.

Toujours d'après PHF, la veille au Jas de Bouffan sa rencontre avec les associations fut houleuse paraît-il, « lorsqu'une militante d'extrême gauche a évoqué les expulsions d'étrangers qui « aggravent les discriminations qui sont ordonnées par votre justice ».
Rachida c'est Rachida. Elle n'est pas devenue Garde des Sceaux grâce aux biberons mielleux de parents magistrats. En tant que fille d'immigrés elle sait ce que c'est la discrimination et se considère d'abord comme "fille de France" issue de milieu modeste. Elle en a fait des petits boulots pour en arriver là. Elle est rompue aux flatteries courtisanes, au machisme permanent de la classe politique. La salle du Bois de L'aune fait figure de placard par rapport à l'Assemblée Nationale. Elle retourne un double soufflet à la copine d'Emmanuelle Béart :
« Ce n'est pas ma justice......Des gens comme vous j'en ai beaucoup rencontrés dans mon adolescence qui disaient on va parler pour vous, pendant trop longtemps des gens comme vous ont parlé pour d'autres ! Ne parlez plus pour eux, ils ne sont pas sous tutelle ! A force de les excuser, de les victimiser, de dire qu'ils sont différents, vous les stigmatisez vous-même ! ».
Tonnerre d'applaudissements dans l'assistance aux trois quarts UMP et de la gauche tétanisée. Beaucoup plus modérés un peu plus tard lorsqu'un jeune homme lançait : « je veux bien respecter l'autorité, mais quand je vois que M. Chirac aurait dû aller en prison et qu'il n'y est pas... 
Rachida telle une Valkyrie dédaigneuse à du esquisser un sourire carminé. Combien de fois a-t-elle entendu cette question...
Elle aura tout juste pris le temps avec sa troupe de courtisans collée aux escarpins de grignoter aux 2 G une salade et boire un café. Elle y tenait paraît-il. Dixit Hervé Nedelec qui dit dans son billet "L'Humeur " et son titre  'Que des jaloux' en page 5, qu' « elle aurait exigé de déjeuner aux 2G parce qu'elle en avait entendu parler à Paris de chez Lipp au Fouquet's en passant par la table du Sénat ».
On constate que le staff de Rachida a de vieilles fiches à mettre à jour ! Tout le monde sait que le café « Les deux garçons est encore plus insalubre que le TGI et a environ tous les deux trois ans une officieuse fermeture pour travaux , fermeture en fait officiellement imposée par un PV de la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) qui connaît la récurrence de l'insalubrité de cet établissement malheureusement mythique pour les touristes, mais que les aixois ont déserté depuis longtemps..  On n'est pas fou.. Ne restent en vitrine que de vieux avocats snobs en retraite cacochyme.
Mais Hervé Nedelec (directeur départemental du journal La Provence) n'en reste pas là. Il veut lui faire sa cour et lance un appel pathétique à la belle Rachida lui demandant d'ignorer les cancans aixois sur les raisons réelles de sa venue :

« Madame le ministre, ne retenez rien de ces lignes ! Ce ne sont que jaloux, envieux, hypocrites.... Mais le noir vous va si bien. Et puis, il faut vous rendre justice, si votre sourire fut à l'image du ciel... vos yeux, en revanche ont éclairé nos vieilles rues. »

Quel poète ce Nedelec ! Vivement qu'il cède à sa retraite qu'il aurait déjà du prendre pour s'accrocher aux branches  de la poésie . Un autre Hervé piaffe d'impatience et attend la place.

Mais Rachida n'en a cure. Elle ne lira plus jamais de poésie de vulgarisation. Les chiens aboient la caravane passe. Un coup de rouge à lèvres après.... elle est déjà partie.

 

 


 

par Cixi-Hélène publié dans : Aix et sa mairie communauté : Aix en Provence
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Lundi 12 mai 2008


Article en préparation. l'inspiration dépend de ceux qui écoutent, qui lisent, critiquent, défendent, d'autant plus qu'il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la gencive (sous la dent je l'ai déjà dit dans un autre article).
C'est le vide municipal. il y a d'abord eu le 1er mai, puis le 8, et la pentecôte. Cet enchaînement de ponts et de congés successifs à récupérer nous a privé d'une presse conséquente à laquelle nous sommes habitués, que nous attendons avec l'impatience du lecteur manipulé devenu accro aux faits divers et à la plume vulgaire. Ce n'est pas là que l'on découvrira un nouveau Houellbecq (tiens ! d'ailleurs sa mère sort un bouquin !), et Houellbecq ce n'est pas un boute en train non plus...
Quelle déprime.
Comme à l'image de ce samedi après-midi sur la place de la mairie où retentissaient  une faiblarde Marseillaise et un Coupo Santo au tempo languissant joués par la Lyre aixoise, la Lyre, mythique fanfare aixoise reconnue dans toute la Provence profonde. La lyre, c'est quelque chose non ?
Quelques élus subalternes la mine en berne, gardaient la mairie pendant les congés des autres. Devant l'orchestre mythique aixois en dépression, Genzana, Garçon et autres paraissaient en profonde réflexion existentielle. Ces courtisans récompensés sombrent-ils eux aussi dans le blues de l'après campagne ? La chasse aux sorcières n'a pas encore libéré tous les postes brigués ?





















A la fin de l'"Animation musicale Européenne", on pouvait trainer ses pas au cocktail offert par la ville et le Pays d'Aix dans la salle des mariages. Les invités d'honneur, des diplomates slovènes accueillis par la grande association La Maison de l'Europe de Provence, célébraient l'Union européenne et fêtaient la journée de l'Europe qui se déroule comme tous les ans le 9 mai.
A part Genzana qui a une élégance naturelle, les autres ont une allure qui se veut, mais qui n'est pas. La classe ça ne s'apprend pas. On en est pétrit ou pas. Maryse a tracé le chemin. Vulgaire tu seras. Il faut bien plaire à sa reine.
D'ailleurs en parlant de reine, le cocktail a été ouvert par le seizième adjoint Reine Merger, épouse de Pierre-Alain Merger président de l'association, qui a commencé son discours par une série de louanges aux jeunes slovènes qui "eux parlaient quatre ou cinq langues alors que les jeunes francais avaient de la peine à en parler une" (?).
Elle est vraiment sympathique cette Reine Merger... elle a un grand sens de la diplomatie particulièrement obséquieux.
 





















Après avoir fui ce cocktail d'énarques on pouvait se rabattre sur la place de la mairie et écouter le concert de musique électronique  histoire d'évacuer ce trop plein de liesse populaire.
Je n'ai pas pu. J'ai mon cocktail Murat qui m'attend.
Sur le balcon de la mairie même les drapeaux faisaient la gueule


par Cixi-Hélène publié dans : Aix et sa mairie communauté : Aix en Provence
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