Et l'article ci-dessous de Michel Henry de Libération, ne parle pas des indemnités de frais de représentations de l'Eugène qui s'élèveraient à 45000€...
Qu'est-ce qu'on s'amuse aussi chez Gaudin ! Quant à la cour de récré de la mairie d'Aix ça ne va pas tarder
De Michel Henry
02 juin 2008
Marseille: les élus de la communauté urbaine se votent une augmentation
Le socialiste Eugène Caselli s’est offert samedi un joli cadeau pour fêter son élection surprise à la tête de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), le 17 avril : il a augmenté son salaire, ainsi que celui des 33 vice-présidents qu’il a nommés.
Le Président va gagner 5 424 euros brut, contre 3 549 pour le précédent occupant du poste, Jean-Claude Gaudin (UMP). Soit + 52%.
Même hausse pour les vice-présidents, qui passent de 1 777 euros à 2 712, alors que leur nombre est considérablement augmenté, de 19 à 33.
Novice dans la gestion politique, Caselli a promis « une action publique novatrice, au-delà des clivages partisans, au service exclusif de nos communes et des habitants ».
Sa première décision montre que c’est bien parti.
Danièle Milon (UMP), nouvelle maire de Cassis, a bien tenté de ramener ses pairs à la raison : « Je suis enseignante. Il faut regarder le contexte social. Il y a terriblement de gens malheureux.
Je ne pense pas que ce soit l’augmentation des indemnités qui nous fera travailler plus. »
Elle n’a pas été entendue. Par 93 voix pour, et 62 contre, l’augmentation est passée.
Eugène Caselli la justifie sans souci : il ne fait qu’aligner MPM sur d’autres communautés urbaines équivalentes, et pour devenir président à plein temps, il doit quitter son précédent emploi,
perdant de l’argent.
Mais il y avait bien un autre moyen, suggéré par le conseiller UMP Jean-Marc Benzi : que ses collègues élus cumulards, aux revenus plafonnés par la loi, lui reversent une partie de la somme
qu’ils ne touchent pas, ce qui est possible.
Mais Caselli, premier secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône, où il sert de courroi de transmission à Jean-Noël Guérini, n’en a pas voulu, ce qui est risqué.
Car, même si l’augmentation ne représente qu’une part infime du budget de l’institution, elle peut discréditer d’entrée une communauté urbaine mal en point financièrement, comme le montre un
rapport de la Chambre régionale des comptes qui sera discuté à la prochaine séance.
Sentant le malaise, Renaud Muselier (UMP) a parlé d’« erreur politique » et prôné l’abstention.
Il n’a pas été entendu. Il faut dire que sa crédibilité est mise à mal.
A son corps défendant, l’ex-premier adjoint à la mairie symbolise la vertigineuse disgrâce de la droite marseillaise.
Le 16 mars, grâce à la bonne tenue du tandem Muselier-Bruno Gilles dans le 3e secteur municipal, elle sortait triomphante des urnes, conservant la deuxième ville de France à l’UMP.
Dans la foulée, Muselier devait se faire élire président de MPM, d’où il aurait eu une plate-forme pour préparer les municipales de 2014.
Hélas pour lui, un mouvement de mauvaise humeur des élus de droite pourtant majoritaires a fait basculer le vote.
A la surprise générale, Caselli a été élu président par 79 voix contre 77, et la gauche dirige désormais l’institution. Stupeur pour l’UMP et son chef Jean-Claude Gaudin, qui en sort grandement
affaibli : le maire n’a que deux sièges de majorité au conseil municipal et MPM, où se prennent les décisions les plus importantes (transports, déchets, logement, voirie, aménagement du
territoire, économie…), lui échappe.
Résultat : un mois après son succès, la droite est à terre, le pouvoir municipal tangue, les milieux économiques sont dans le brouillard.
Pour sortir du blocage, les élus des 18 communes formant MPM ont négocié un « contrat communautaire de gouvernance » et gauche et droite se sont réparties les vice-présidences.
Mais la situation reste très fragile et les thèmes de discorde sont légion, à commencer par l’incinérateur en construction à Fos-sur-Mer.
La droite est pour, la gauche contre, et MPM botte en touche, via un audit commandé pour gagner du temps.
« C’est un poker menteur, avec une majorité flottante. On a organisé la paralysie de la ville à travers un meccano qui ne marche pas », assure un élu UMP, qui estime cependant : « C’est viable,
car les politiques sont trop lâches pour faire péter le truc, on trouvera toujours des accords d’eau tiède. »
Et heureusement, un thème a déjà fédéré les deux camps : leurs indemnités de fonction.
MICHEL HENRY
Les indemnités d'Eugène
Vivement un article plus pétant. Quatre sont en préparation. Ci-dessous juste une information après lecture de la presse matinale dans cette pluie qui n'en finit pas, je pars sur le Vieux port via La Provence Marseille qui ne sait ou ne nous dit pas encore tout :
Son avant dernier paragraphe de ce matin samedi 31 mai
"À l'occasion de cette deuxième plénière de la mandature où vont être mises au vote les modalités de fonctionnement de l'exécutif communautaire, l'un des 29 rapports pourrait être sujet à débat.
Il s'agit de celui portant "sur les indemnités de fonction des conseillers communautaires" et plus particulièrement sur les rémunérations du président et des vice-présidents, revalorisées par rapport à la précédente mandature."
Décrit comme un homme discret, Eugène Caselli avait remporté l'élection de la CUM (communauté urbaine marseillaise) grâce à la majorité des socialistes qui l'ont préféré de deux voix à l'arrogant Renaud Muselier.
Devenu donc premier socialiste ou premier fédéral des Bouches du Rhône, vous allez voir qu'il va faire voter (de source sûre) :
- Pour lui : 5800€ d'indemnité mensuelle + 45.000€ de frais de représentation annuels auxquels il faudra ajouter chauffeur et voiture.
- Pour les élus communautaires une augmentation de 1000€ mensuels.
Le même Eugène touchait à la direction du CDC (Conseil Départemental de Concertation) la même somme 5800e/mois + voiture et chauffeur, emploi réservé aux premiers secrétaires du PS 13 (Guy Bono l'ex premier fédéral occupait ce poste également) .
Pour ceux dont la culture a de plus didactiques horizons et qui s'ennuient en lisant ces lignes (Ô comme je les comprends), le CDC sert à "donner des avis" sur des sujets proposés. 900€/mois pour le donner. Son avis.
C'est toujours ça de plus en poche pour parler des RMistes et de la misère. ..
N'est-ce pas ? Eugène ? Jean-Noël ?
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander







à qui l'Autorité des marchés financiers a envoyé des griefs pour avoir "manqué à une
obligation d'abstention" en vendant leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 alors qu'ils détenaient, selon le gendarme de la Bourse, des informations privilégiées.
Derniers Commentaires