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CIXI-HELENE

  • : CIXI-HELENE Impératrice d'Aix en Provence
  • CIXI-HELENE Impératrice d'Aix en Provence
  • : 14/03/2008

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Mais oui !

Pour les amateurs de l'A380, une superbe approche de San Francisco, vidéo donnée par un instructeur fort méritant... Clic (à visionner en mode plein écran)

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Une chaine de solidarité pour le petit Yanis, 3 ans, atteint d'infirmité cérébrale motrice, adorabe enfant qui respire la joie de vivre, animé de tous les courages. Article dans La Provence. Facebook "De l'espoir pour Yanis" - Contacts : 06 61 41 36 54 ou 06 50 57 91 92 - Mail : delespoirpouryanis@gmail.com

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Messages permanents

Le modérateur est mis ou retiré selon la teneur des articles. Ceux qui seraient dégradants, insultants sont immédiatement retirés ou non publiés.

- Au sujet du pillage par le journal La Provence édition Pays d'Aix (Nicolas Rey rédacteur en chef) par Romain Capdepon de mon article exclusif sur André-Pierre Gignac, le directeur de publication, Philippe Minard, a été contacté par lettre en AR mais n'a pas daigné me répondre... Je n'hésiterai pas à donner toutes suites prévues par la loi à la moindre récidive.- La Cour de cassation vient de défendre les droits de libertés de la presse aux blogs, mêmes anonymes, Article sur le site RUE 89.

- Message permanent pour des raisons juridiques en cours : Je remercie chaleureusement tous ceux qui m'ont soutenue pour la tempète provoquée par l'article 'Trets, les Féraud, et la secte Soka Gakkai" , mails et commentaires sur ce blog. Merci entre autres aux big boss nationaux Jacques Rosselin  Alexandre Piquart (Le Monde). Le maire de Trets, Jean-Claude FERAUD, UMP, n'a jamais été inquiété ni même interrogé par la presse locale, bien trop peureuse de s'attaquer à la Soka Gakkai. L'article est un des plus lus quotidiennement dans le blog. 

 Je remercie Marianne de m'avoir publiée ainsi qu'à l'équipe de Jacques Rosselin pour avoir sélectionné mon blog parmi les 100 meilleurs blogs féminins de France

 -Ce blog n'est pas anonyme. Mes coordonnées sont à disposition par l'intermédiaire d'Overblog, information importante pour ceux qui croiraient le contraire :)

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 22:58

Jean-Noël Guérini est un homme ponctuel. A 16h tapantes au clocher de la Bonne mère, il entrait dans l'hôtel Radisson, quai de Rive-neuve, pour sa conférence de presse sur l'évolution de sa procédure judiciaire. Attendu dans l'entrée par une mini-meute de journalistes locaux et correspondants nationaux, il est monté à l'étage accompagné d'un de ses avocats, le bâtonnier Dominique Mattei. Arrivés à l'avance, dans la salle, quelques fidèles conseillers généraux, pas vraiment nombreux et bien silencieux pendant toute la conférence, Denis Rossi, Rebia Benarioua, Daniel Conte, René Olmetta. Pas plus de cinq ou six personnes attendaient le grand méchant loup aux incisives non limées. Ils tiraient tous des têtes de croque-morts.

 Après quelques bises bien corses, Jean-Noël Guérini a ôté son manteau noir en cashmere et s'est assis à côté de son avocat.
"Mesdames et messieurs les journalistes, je vous remercie d'être venus nombreux à cette conférence de presse qui s'impose à la suite d'une succession d'évènements qui ne manquent pas d'être inquiétants pour notre Justice et plus généralement pour notre Démocratie", 'justice' et 'démocratie' en majuscules dans le texte distribué avec une grosse police pour tous les journalistes presbytes.

 Il a dénoncé le "pouvoir politique démocratique qui est sanctionné par les urnes régulièrement". Il est vrai que les urnes, ça le connaît. On se souvient de celles d'Allauch bourrées pour Martine Aubry de quelque 120 bulletins supplémentaires pour son élection à la tête du PS éjectant Ségolène Royal au profit de la fille Delors. 
Evidemment, plus tard, il eut droit à la question sur Aubry et son manque de soutien dans cette instruction, campagne Hollande oblige. "Elle a été prise à froid ! Elle a fait ces déclarations sans connaître le fond du dossier !" D'accord.

 Il a dénoncé le "pouvoir judiciaire (…) qui nuit à l'image de la Justice et souvent la discrédite aux yeux du citoyen". Dans un pays de plus en plus corrompu, il en sait quelque chose. Quant au simple citoyen, ça fait bien longtemps qu'il ne fait plus partie de cette caste-là.

Il a dénoncé le "pouvoir des médias (…) qui se laissent contaminer et polluer par la rumeur et s'abandonne à des analyses hâtives ou des interprétations incertaines". Qui va croire que les médias se font influencer par la rumeur ? Et qui les lancent ? Grotesque ! Seuls les tirages comptent. Localement, Marsactu et le Ravi sont les seuls qui font encore du journalisme d'investigation. Mais, bon, revenons à notre mouton.

Jean-Noël Guérini a donc fait une requête en dessaisissement de la juridiction de Marseille tant les fuites des "secrets de l'enquête et de l'information et recel de l'instruction suite à la publication d'extraits de procès verbaux dans un quotidien national" étaient importantes. Complot politique ? Il veut connaître la vérité qui est à la source de cette injuste et terrible procédure. Injuste, je ne sais pas, terrible, ça ne doit pas être facile tous les jours pour lui. 

Posé devant lui, Le Canard enchaîné, et, le brandissant, "c'est pas Le Figaro qui va faire des déclarations ! Et puis, le Canard est moins bien renseigné que l'AFP ! Vous trouvez pas ça bizarre vous ?" 
Il a cité plusieurs fois le journal La Provence, lequel annonçait son audition prévue pour le 13 février 2012 alors qu'il n'avait pas encore reçu sa convocation, lui, en vacances au Maroc. Le journal annonçait même l'objet de l'interrogatoire.
"Comment des journalistes peuvent connaître la date mais surtout les "axes" d'un interrogatoire dont seul le juge d'instruction devrait en avoir connaissance ?".
Moi, je ne vois pas du tout. C'est impossible puisque la justice française n'est pas corrompue, puisque la presse française respecte la présomption d'innocence qui s'applique à tous, que l'on s'appelle Jean-Noël Guérini ou Paul Jambon.

Il a aussi évoqué, la voix mi-figue mi-raisin, la requête en nullité de la mise en examen du 8 septembre 2011, des faits qui lui sont reprochés et, levant la tête devant les journalistes présents, "un petit nombre d'entre vous, bien informés, les évoquent avant même que moi-même je ne les connaisse !"
Il s'est aussi défendu au sujet de la main levée de l'immunité parlementaire, "le juge d'instruction l'a rédigée et adressée au Sénat sur un quiproquo et une mauvaise analyse de mes intentions et de mes protestations". 

Explication de Jean-Noël Guérini. En fait, le juge a été irrité qu'il quitte son cabinet le 15 février 2012 en s'insurgeant contre les axes de son audition qui s'étalaient dans la presse avant même qu'il ne pénètre dans le cabinet ! Et le juge, stupide, a cru que JNG se défilait alors qu'il avait été présent aux trois précédentes auditions ! Quel nul ce juge ! 
Mais, le juge a bon cœur et a reconnu sa bêtise. Il "reconnaît qu'il n'envisage pas et n'a jamais envisagé de prendre, à mon encontre, des mesures coercitives (pas facile à prononcer pour lui ce mot-là) tel un contrôle judiciaire. Cette demande de main levée d'immunité parlementaire' devient "de facto" sans objet (…). Le juge compréhensif en a convenu puisqu'il "a compris, retenu ou observé (…) que je me rendrai toujours aux convocations que la Justice m'adresse".

Et puis les attaques sur Renaud Muselier et son ami avocat machiavélique qui "a ses entrées au palais", qui s'occupe d'une demande très importante d'un job pour le neveu du fameux gendarme qui a enquêté sur son affaire, demande qui "doit" arriver direct sur le bureau du ministre de l'Education, Luc Chatel ! Il est bien au courant lui aussi Jean-Noël Guérini de ce qui se passe au palais, non ? quel nid de crabes !

Après avoir plaint l'épouse de Muselier, soudain, la voix cassée par l'émotion, "Je pense beaucoup à elle, ça doit être très dur pour elle" et répété aux journalistes, micros tendus, "Vous savez ce que je subis depuis deux ans et demi ! Moi, je ne le souhaite à personne ce que j'ai vécu ! (…) c'est pas seulement pour mon honneur c'est aussi pour l'honneur de mon épouse, l'honneur de ma fille, du nom que je porte parfois qui est difficile à porter qui a été bafoué, qui a été mis à terre, je veux me battre surtout pour connaitre la vérité (…). Les quatre dernières minutes de conclusion pathétiques arrivent. 
Il paraissait touché. La voix s'est faite bien plus douce, presque un murmure. Plus de texte à lire. Beaucoup moins combatif, il regardait les journalistes soudain aux aguets. Il peut craquer. Le scoop. Silence total. Mêmes les mouches restaient en stationnaire. 

"Vous m'avez fait passer pour un voyou, un voleur, un bandit, un type qui avait aucune mentalité, des horreurs, je veux démontrer que je ne suis pas l'homme que certains médias ont voulu me faire passer, un bandit, un voyou, je suis un homme qui a reçu une éducation dure de ses parents, issu d'une famille très modeste et tout ce que j'ai appris en matière d'éducation je le dois à mes parents, pour mes parents qui m'ont tout donné, m'ont tout apporté et très pauvres, mais je vais me battre, je vais me battre parce que deux ans et demi d'horreur que j'ai vécues, j'en ai pris des coups, c'est la première fois que je m'exprime devant vous en toute liberté, je dis bien en toute liberté sur l'affaire, et, croyez-moi, il n'y aura pas une minute où je ne me battrai pas tant qu'on ne me dira pas toute la vérité, je dis bien toute la vérité, et ce qui est grave, c'est que nos institutions, l'institution judiciaire marseillaise est bafouée, remise en cause, on dépose les dossiers contre moi, contre ma femme, (…) comment avoir confiance à la lecture de tous ces articles à ces enquêteurs, à ce gendarme. Moi je souhaite que la justice aille jusqu'au bout mais je veux une justice sereine, responsable, une justice pas du tout manipulée, des enquêteurs responsables ni manipulés ni manipulables, (…) donc aujourd'hui je demande des comptes au ministre de l'Intérieur, au directeur général de la gendarmerie nationale, au général Mondoulet !, aussi. Qui est ce gendarme ? dont M. Muselier est intervenu pour son neveu pour un emploi au ministre Chatel, c'est tout ! Moi je veux savoir la vérité et c'est pour ça que mes avocats ont pris ce dossier à bras le corps et que nous demandons le dessaisissement et c'est un combat de tous les jours que nous avons mené, on n'a pas été capable de m'abattre politiquement par le suffrage universel donc il fallait trouver contre Jean-Noël Guérini des tas de choses, et bien, je suis pas plus que vous, je suis justifiable comme tout citoyen mais je veux qu'on aille jusqu'au bout de la vérité ! Je vous remercie."

Et cette phrase lancée, bon petit scud bien vicieux à tous les rats d'élus qui l'ont abandonné au Bateau bleu : "Vous savez, j''ai plein de projets ! Le Conseil général a un budget de deux milliards 400 millions d'euros à voter ! A mon avis, il n'y aura pas beaucoup d'élus qui ne voteront pas pour lui ...".

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                  Arrivée de Jean-Noël Guérini, hôtel Radisson, quai de Rive-Neuve à Marseille


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                              Jean-Noël Guérini  face à la presse dans le hall d'entrée.


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                                            Jean-Noël Guérini et le bâtonnier Dominique Mattei


photos et vidéo Cixi-Hélène

- Communiqué de presse   - Conférence de presse    - article Marsactu

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Par Cixi-Hélène - Publié dans : Marseille saga Guérini
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 01:30

L'avancée des partis d'extrême droite en Europe ne cesse d'augmenter comme pour la Suisse, la Norvège, la Finlande où le Vrai Finlandais est devenu la troisième force politique de ce pays. J'ai suivi tous les meetings des candidats à Marseille. Voici celui de Marine Le Pen, impressionnant. 

Dimanche 4 mars, à 14h, les portes du Palais de l'Europe au parc Chanot s'ouvraient. Environ trois cent cinquante personnes attendaient. Ambiance neutre, pas du tout excitée, presque bon enfant. Quelques-uns parlaient entre eux au sujet d'une centaine de manifestants issus pour la plupart du Maghreb, défilant dans les rues marseillaises pour dénoncer la venue de Marine Le Pen à Marseille, bafouant les lois de l'intégration. Le mot "gris" circulait beaucoup, repris par beaucoup de personnes. Gris ? Pourquoi gris ? 

Après avoir payé cinq euros, de jeunes hôtesses tamponnaient le dessus de la main d'un rond dans lequel figuraient deux initiales indéchiffrables. Elles donnaient un pin's (clignotant) que tous les militants agrafaient sur leur revers ou décolleté en se précipitant pour avoir les meilleures places dans l'immense salle. La scène entourée de spots tricolores dégageait un brouillard de fumigène. La salle, très vaste, sans gradins, était parsemée de drapeaux. Chaque chaise était couverte de prospectus de parrainages et de propagande de réservation pour le grand meeting du 17 avril à venir au Zénith de Paris.

Une heure plus tard, trois mille militants, pour la plupart Marseillais, affolaient la température sans l'aide d'aucun chauffeur de salle. Rien à voir avec le meeting de Sarkozy où les personnes présentes venues de la région (très peu de Marseillais) ne réagissaient que mollement à la claque des jeunes militants UMP.
Ici, dans le Palais de l'Europe, la grande majorité des militants venait visiblement de milieux très populaires mais, à côté de moi, une pharmacienne et une commerçante aixoise...
Ils agitaient leurs petits drapeaux en criant avec force le prénom forcément sublime, "Ma-ri-ne !" "Ma-ri-ne !". Revenaient les mêmes conversations qu'au meeting de Sarkozy, à croire que les seuls problèmes dans ce pays ne peuvent venir que de la communauté musulmane donc maghrébine, qui, à Marseille, représente 13% de la population où plus de 53% des jeunes de moins de 18 ans sont d'ascendance étrangère dont 40% d'origine maghrébine, subsaharienne ou turque.

Sans être vu par l'ensemble de la salle et par une entrée près de la scène, Jean-Marie Le Pen a gagné le premier rang dans un remous assez canalisé rejoignant l'avocat Gilbert Collard très entouré par les médias.
Dans une obscurité ciblée, sur le Boléro de Ravel, comme une cocotte minute en attente de l'explosion, tous les regards des militants se tendaient vers l'arrière de la salle où la garde de leur star s'était déjà placée en haie de sécurité.

Quand Marine Le Pen est arrivée dans son cordon en plein milieu de la salle, j'ai pu mesurer son incroyable popularité. Tous les gens sont montés spontanément sur leur chaise et hurlaient La Marseillaise. Grande, environ 1m75, tout de noir vêtue, assez belle, elle a vraiment fait une entrée à la Sarkozy, une sombre madone blonde, rieuse et vénéneuse.

Dans son discours axé en grand majorité sur l'immigration et sa nostalgie de l'autorité des profs, des instituteurs "dont on n'ose plus prononcer le mot instituteur", ou l'autorité parentale fusillée par "mai 68", elle a fait un copié-collé du discours de Nicolas Sarkozy sur les cantines scolaires, a ironisé sur "et où il est le karcher !" à qui une militante a répondu en criant, "en Nollande !
Elle a d'ailleurs traité plusieurs fois Hollande de "siamois" de Sarkozy. Le nom du premier a été beaucoup plus hué que celui du second pendant tout le meeting. A l'applaudimètre, au FN, on a visiblement moins d'affinités avec le PS qu'avec l'UMP... Elle n'a pas abordé le retour de la peine de mort qu'elle préconise et le refus de rembourser l'avortement à celles qui s'en servent de moyen de contraception, c'est déjà ça, je ne sais pas si je l'aurais supporté.

Dans la salle, les invectives fusaient sans arrêt dans une bonne ambiance fêtarde, une sorte de loto de fin d'année où tout le monde se retrouve et se comprend. "Rends-nous la France !", "Marine on t'aime !", "débarrasse nous de cochonnet !" (Hollande), "on veut plus de gris !", beaucoup de militants avaient dans les yeux une véritable soumission béate devant la belle au pupitre, de vrais disciples. Surtout les hommes d'une génération plus ancienne, pieds-noirs, criant sans pudeur leur haine de "l'arabe". Revenait souvent le mot "Ca-yen-ne !" "Ca-yen-ne !", qui était scandé dès que Marine Le Pen retournait sur ses terres de prédilection racistes. Il y a quand même eu un "Débarrasse-nous des Guérini !".

Une heure et demie de discours. Dès le dernier mot prononcé, le père, Jean-Marie, est alors monté sur la scène sous une colossale ovation de mutants en transes. Incroyable popularité !
Un canon de paillettes aux couleurs nationales a arrosé le duo mythique pendant que tous entonnaient La Marseillaise à se décoller la plèvre. J'ai vraiment cru que Le Pen ne fasse en direct un malaise tant il a mis du cœur à chanter.

Et puis tout le monde est parti en se congratulant. Dehors, la foule attendait en une haie d'honneur les voitures du père et de la fille. Les gardes du corps, totalement caricaturaux, en faisaient des tonnes et pavanaient leur charnier mental devant les militants prêts à lancer un dernier "Marine je t'aime !" à la vitre noire blindée. Ah ! J'oubliais, peut-être le principal…

Dans le premier quart d'heure, sur le problème grec et après avoir menacé de sa voix métallique, "la pente qui pourrait nous entraîner vers un lent et violent chaos social, la France pour horizon !", montrant une pseudo ligne d'horizon de l'affiche de Nicolas Sarkozy, lentement, une posture étudiée, elle se met de profil, lève le bras droit, main à plat et tient la pose plusieurs secondes..., un temps de stupeur et le public qui s'électrise, qui interprète comment ?, petit sourire de Marine Le Pen. 
Elle a fait exprès ou pas ? 
Climat subliminal ? A ce stade-là, chaque geste est étudié comme dans un show et ce sera d'ailleurs la seule longue posture de son meeting car elle restera derrière son pupitre jusqu'à la fin. 

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                                                       Capture d'écran sur la chaine parlementaire LCP

Voici le lien, mettez sur 3'07'' jusqu'à 3'12'', soit presque 10 secondes de geste fixe : Cliquez ici (LCP Public Sénat)

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Par Cixi-Hélène - Publié dans : Meetings présidentielle 2012
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 18:51

Paris 28 février, porte de Versailles, salon de l'Agriculture 2012. Comme chaque année pendant les vacances de février, le zoo de la méga-ferme parisienne est ouvert aux milliers de visiteurs en manque d'odeur de crottin. Seuls les pavillons où sont présents les animaux seront pris d'assaut à grands renforts de jeux et d'attractions pour les gamins hystériques qui n'ont jamais vu une vache 'pour de vrai'.

Aujourd'hui, François Hollande vient prendre sa température électorale soi-disant auprès des agriculteurs mais surtout auprès des milliers d'électeurs potentiels en balade pastorale. Donc, importante démarche de com' incontournable pour tous les candidats très préparés pour cette grande fête éminemment populaire. Hypocritement au nom de l'Agriculture française, celle-ci pourtant égorgée de quelque 90% d'agriculteurs qui n'arrivent pas à atteindre le SMIC. Peu importe. L'électorat des paysans est infime. Le but pour les politiques est de s'y montrer et pour les Parisiens de s'y amuser. D'ailleurs, seulement 11% d'agriculteurs s'y rendent

Dès mon arrivée en début d'après-midi, Hollande a déjà écumé une partie du pavillon 1, "Elevages et ses filières". Il a assisté à la traite et lavé une Prim'Holstein dont BFMTV a passé en boucle la vidéo, Prim'Holstein, vache laitière championne toutes catégories d'origine du Nord de la Hollande, cherchez le lien… Il a croisé Jean-Pierre Raffarin qu'il a remercié pour avoir désapprouvé les propos de Nicolas Sarkozy dénonçant les soutiens de François Hollande, c'est-à-dire, les riches Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, propriétaires du Monde, et le groupe Bolloré où sa compagne, Valérie Trierweiler, travaille sur la chaîne Direct 8. Sympa Raffarin. Hollande apprécie. "De rien, bonne visite",  a répondu l'ancien premier ministre. Il a aussi esquivé un œuf lancé contre lui par une main hostile mais maladroite, mangé des tas de 'cochonneries' et bu, un peu, quelques crus régionaux. Il n'en est qu'à la moitié de sa balade électorale. Restent six heures.

Je le cherche. Au pavillon 4, "Elevage et ses filières", personne. Pas de meute à l'horizon. En fait, il y a deux pavillons "Elevages et ses filières" avec différents animaux livrés en pâture morbide. Le 1, avec bovins, ovins, porcins, aviculture, basse-cour, le 4, avec chevaux, ânes, poneys, chats, chiens, oiseaux, tourisme, etc. Evidemment, cette bête politique-là se trouve toujours au 1 mais je ne le sais pas encore. 
Au 4, dans un stand sans nomination, une partie du staff PS est parqué derrière des jardinières avec deux ou trois journalistes caméras baissées. Michel Vauzelle, toujours plus rouge coquelicot que jamais, se pavane comme un paon sans roue à arborer. Jean-Claude Gayssot et François Patriat discutent du bout des lèvres avec quelques curieux amassés qui découvrent de près ces gens qu'ils ne connaissent pas, pour la plupart. Faisant partie du clan, quelques femmes, écharpe Hermès (what else ?) posée sur l'épaule, grands brushings démodés, papotent ostensiblement. Deux mâchent à se déboiter la mâchoire un chewing-gum ou le paquet entier, bref, une hérésie parlementaire. Visiblement, le chef de meute est quelque part dans un autre pavillon et ne va pas venir les rejoindre de sitôt. La bande s'ennuie ferme. Une attachée de presse a l'air de savoir où il se trouve. Je lui emboite le pas et, bingo, deux cents mètres plus tard et au fameux pavillon 1, la meute est en vue.

Entouré d'une vingtaine de gardes du corps éparpillés selon ses directives, François Hollande tente vainement d'approcher les électeurs en visite. Le barrage vient surtout des caméras et micros qui forment un rempart impossible à franchir. Hollande le voit bien mais ne peut pas canaliser cette ferveur médiatique. Bon nombre de journalistes attendent le scoop, la farine, l'œuf  c'est déjà du passé, bref, l'incident qu'il ne faut pas louper car ici, au salon de l'agriculture, pas de claque PS pour soutenir le candidat favori. Tout peut arriver. Mais, pour l'instant, et jusqu'à la fin d'ailleurs, les gens ne pourront pas vraiment l'approcher. Outre la barrière des cameramen qui sont logiquement assez grands, les dangereuses bousculades font peur aux parents accompagnés de leurs enfants. Hollande fera tout pour serrer le maximum de mains malgré sa petite taille (1,68m tout au plus) et cette garde non désirée. 

Beaucoup mieux au naturel qu'à l'écran, il a l'œil à tout, le sourire doux. Les gens sont surpris et assez bienveillants dans l'ensemble et lancent souvent des "Hol-lande pré-si-dent !" "Hol-lande pré-si-dent !". À ce moment-là, l'adrénaline doit délecter les veines du candidat. 
Hommes et femmes confondus, la réflexion la plus récurrente, concerne sa taille.  "Qu'il est petit !", "il est où ?", "il est comme Sarko !", "je le croyais plus grand !", "quand il sera président il portera des talonnettes !", j'en ai entendu des centaines comme celles-là. 
Il y a quand même des huées. Au pavillon 7, "Régions de France", bizarrement au passage devant le stand "Le domaine de Chirac", des huées hautement reprises l'ont suivi pendant un bon bout de temps. Il ne semblait pas pour autant en être affecté. Plus loin, j'ai entendu deci delà, "Hé le mou !", "Tête de veau !", "Tous les mêmes !", "Je voterai pas pour toi !", et le désormais mythique, "casse-toi pauv' con !", mais ce n'était que ponctuel. Entre deux hystéries collectives, je sortais prendre un bol d'air. Un maigre cortège médiatique passait accompagnant Ségolène Royal. J'approchais celle qui fut au second tour de la dernière présidentielle. 

Plus grande que son ex, botoxée, les pommettes re-bombées à l'acide hyaluronique, le teint bronzé artificiellement, elle n'attirait pas du tout la sympathie des gens qui la regardaient passer, curieux mais sans se déplacer. Belles bottes en cuir noir, jupe rouge et veste blanche, sourire altier, elle se prêtait avec une pointe d'agacement aux rares poignées de mains. Elle est montée dans une voiture électrique entourée de quatre ou cinq vieux fans qui voulaient la photographier.

Pour changer de pavillon, Hollande et son chaos de micros devaient sortir et se mêler à l'énorme foule extérieure qui grouillait dans les larges avenues. Pas simple pour le service d'ordre qui râlait contre ses multiples changements de trajectoires, "il fait ce qu'il veut, c'est pas possible comme ça !"
Parlons-en du service d'ordre. Une cinquantaine d'hommes et quelques femmes le constituait. Une partie venait du salon, une autre du PS.
Il faut reconnaitre qu'ils ont tout fait pour prévenir et protéger les gens qui voyaient arriver sur eux cette déferlante incroyable. Protection aussi des stands pour éviter l'écrasement des produits, entre autres. Le candidat Hollande n'étant pas très fiable dans ses mouvements et ses déplacements soudains, ils avaient tous les yeux qui leur sortaient de la tête, mais dès que se profilait une issue de secours, certains s'esquivaient pour fumer une cigarette, abandonnant les autres. Hé hé… 
A leur tête, blouson beige taille XXXX baillant sur une chemise rayée, vociférant, faisant de grands gestes directionnels malgré son oreillette, un colosse de presque deux mètres, une bonne centaine de kilos nourris sûrement de vache taurine, une sorte d'hybride entre une femelle gorille et un yéti. Jamais vu une bête pareille ! Chacun de ses postillons devait détruire une vie quelconque. A 18h40, le devoir accompli, la voiture de Hollande tout juste partie, il félicitait dans l'obscurité son équipe de grandes claques 'cajoleuses' qui les projetaient les uns contre les autres, bon, j'exagère un peu…  

On peut dire ce que l'on veut, mais à l'extérieur, la popularité de François Hollande était évidente. Les gens issus de classes très populaires ou non étaient ravis, se bousculaient et scandaient "Hollande président" avec un réel plaisir. 
Pour l'anecdote, j'ai voulu serrer la main de François, histoire de vérifier sa réputation de 'chmoll'. En effet, pas de poigne, l'impression d'avoir dans la main une chiffe molle sans réaction, mais, après des milliers de serrages, la main doit se liquéfier, non ? 
Juste après ce court instant d'échanges dermiques certainement sublissimes, loin de cette caravane en délire, une seule et récurrente obsession, me laver la main ! Je pensais aux millions de germes, d'agents pathogènes de grippes, gastro-entérites, dermites, salmonellose, d'herpès labial, de matières fécales que cette main pourtant illustre auraient pu déposer dans la mienne. 
Pour lui, à part une tendinite, des millions de bulletins potentiels.

 

vache veau

                                 Le siège des visiteurs autour d'une vache et son veau... 

 

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                                                                         Cool le joueur de cor...

 

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                                                                     François Hollande, boire un petit coup...

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                     Le "yéti-gorille" sans tête, tout en haut de l'image, blouson beige ouvert...

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Par Cixi-Hélène - Publié dans : Meetings présidentielle 2012
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 01:25

Marseille, 11h45. Rond-point du Prado tout à côté du Palais des évènements. Il fait beau. Tout est calme. Pas de policiers visibles, pas d'effervescence extérieure. Un vide-grenier a installé ses frusques sur le parking du stade vélodrome qui est voisin du lieu où le meeting interplanétaire du candidat Sarkozy est attendu. Devant l'entrée du palais, pas celle du Salon annuel de l'érotisme qui avait lieu en même temps, une centaine de personnes est déjà là. Les médias arrivent et s'engouffrent à l'intérieur.  

Les bus affrétés d'une grande partie des régions du Sud commencent à déferler et libèrent leurs excités, "Sar-ko pré-si-dent !" "Ni-co-las ! Ni-co-las !". Les fédérations passent les cordons pendant que le peuple s'amasse contre les barrières. L'ouverture des portes est prévue à 14h mais les gens en ont marre et bousculent le service d'ordre complètement dépassé et très mal organisé qui ne sait plus où donner de la tête. Coordination inopérante, certains répètent que les portes ouvriront dans une heure. D'autres laissent entrer un grand nombre de personnes sans passer par les six sas de contrôles magnétiques. Cinq cents kamikazes éventuels, cinq cents Lee Harvey Oswald potentiels.  

Dans la salle, vers 14h, l'aïoli commence à prendre. Copé démarre déjà sa campagne 2017 et fait des allers-retours dans la salle en demi-transe, "Co-pé ! Co-pé !". Il me semble bien avoir entendu d'ailleurs des "Co-pé, pré-si-dent !". Il se pavane entouré de caméras en traîne et serre toutes les mains possibles avec un sourire jouissif. La fameuse béatitude politique. Au-delà du ridicule, qu'existe-t-il ? Copé. Au troisième passage et certainement à contrecœur, il regagne enfin sa place toujours attribuée pour le moment au premier rang. 

Pas de porn-porn girls, pas de mise en bouche. Jean-Claude Gaudin monte sur la scène, déclame dans un mauvais Raimu deux trois phrases sur Marseille si "chè-reu à mon cœur !", s'adresse aux Marseillais alors que la plupart des militants n'en sont pas mais bon, glissons. Trois mandats à la mairie de Marseille l'ont complètement fossilisé. Il faut vraiment faire intervenir un taxidermiste.
Copé prend le relais, trucide Hollande histoire de préparer le terrain au patron qui vient juste après et n'en finit pas de rester sur scène. Pendant ce temps, la salle s'est remplie de façon dangereuse. Aucune consigne de sécurité n'est respectée et les rampes d'escaliers sont toutes prises d'assaut. Impossible de s'extirper en cas de mouvements de foule. On va compter sur la "Bonne mère"...

15h15, le candidat Sarkozy arrive. Les militants voient enfin en chair et en os l'idole des fausses promesses. Carla est déjà assise et a du tirer de ses seins du lait pour nourrir pendant son absence la petite Giulia. Sage précaution si elle l'allaite toujours. Son époux sur scène n'est pas aussi cinglant que prévu. Je m'attendais à un tribun démoniaque habité par la rage de vaincre. Pas du tout. Blasé le petit Nicolas, ou bien, pressé d'en finir devant ce public de beaufs à convaincre qu'il ne pourra jamais comprendre. Maryse Joissains, maire d'Aix en Provence, au premier rang avec Christian Kert, s'estranssine de joie. Elle en a peut-être fait pipi dans sa culotte. Croix en fanion, elle passe par la transfiguration céleste à chaque parole de NS. 

Pas un mot de soutien à Marseille qui l'accueille, pas un mot sur les énormes problèmes économiques que la ville subit depuis des lustres. Je ne commenterai pas son discours de 50mn, raccourci par lui paraît-il, et, surtout, après l'avoir entendu et oser dire qu'il ne veut pas "être le président d'une petite élite contre le peuple", là, ma limite est dépassée.

Devant mon rang, trois personnes qui venaient d'Avignon parlaient entre elles.
"Nous, dans notre cité, on a des bandes de maghrébins pourris qui dealent et qui nous crachent à la gueule quand on passe dans les couloirs de notre immeuble". "Il n'y a que Nicolas qui peut nous en débarrasser !"

Tragique certitude. Et à la question, "mais pourquoi ne votez-vous pas Marine Le Pen ?" L'évidente réponse du beauf trépané, "parce qu'elle arrivera jamais au pouvoir !  Il n'y a pas de temps à perdre. Nicolas, lui, il peut. Il faut tous les renvoyer chez eux et quand ils font leurs prières dans les rues, une bonne grenade ! Je te dis pas !"
Comme quoi les 'dérapages', sans compter les messages subliminaux de Guéant et d'Hortefeux ont porté leurs fruits…

Et puis, au beau milieu de cette fête intellectuelle, une petite bonne femme en rouge que quelques journalistes ont d'ailleurs repérée, un ersatz de Zézette du Père Noël est une ordure. Elle tient contre elle une peluche, un petit chien peut-être, où "Je t'aime" est brodé. Loin de la politique et de ses chienneries, sa seule idée, approcher "Carlita" pour lui donner son précieux cadeau pour la petite Giulia. Je ne pense pas qu'elle ait pu l'approcher.

Après un bain de foule sans risque car tout près de la scène et canalisé par les barrières parquant les VIP, le candidat Sarkozy s'en est allé, son épouse à ses côtés toute frétillante d'avoir été acclamée. Sur la scène abandonnée, Renaud Muselier répétait aux micros que Hollande était complice de Guérini pendant que l'équipe du Petit journal ricanait en douce.
J'aurais mieux fait d'aller au Salon de l'érotisme.


sarko

                                                                                                  Bof...

 

zezette

                                                                                      Zézette, à droite

 

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                                                         J'aime bien le "Petit journal"

 

muselier                                                              Renaud Muselier

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                                                 Maryse Joissains et Christian Kert

 

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Lien du Petit Journal de Yann Barthes sur le meeting de NS. Clik                                                *

(Photos Cixi-Hélène)

                      Suivez-moi sur Twitter ! @Cixi_Helene

 

Par Cixi-Hélène - Publié dans : Meetings présidentielle 2012
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